{"id":7677,"date":"2013-10-27T19:37:21","date_gmt":"2013-10-27T19:37:21","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7677"},"modified":"2013-10-27T19:37:21","modified_gmt":"2013-10-27T19:37:21","slug":"reflexions-sur-les-reflexions-sur-la-question-juive-de-sartre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/reflexions-sur-les-reflexions-sur-la-question-juive-de-sartre\/","title":{"rendered":"R\u00e9flexions sur les R\u00e9flexions sur la Question Juive de Sartre"},"content":{"rendered":"<p>\n\tR&eacute;flexions sur les R&eacute;flexions sur la Question Juive de Sartre<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t&nbsp;PAR&nbsp;DANIEL HOROWITZ<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t&quot;R&eacute;flexions sur la Question&nbsp; Juive&quot;&nbsp;est un essai publi&eacute; en 1946 par Jean-Paul Sartre qui a souvent &eacute;t&eacute; d&eacute;cri&eacute; dans des milieux juifs parce que ceux-ci estimaient que sa d&eacute;finition du juif &eacute;tait par trop sommaire et manquait de profondeur. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tD&#39;apr&egrave;s cet ouvrage&nbsp;le juif est un homme que les autres tiennent pour juif<a title=\"\">[1]<\/a>,&nbsp;et n&#39;a donc pas de consistance autre que celle que le regard d&#39;autrui lui conf&egrave;re. Pour mettre un terme &agrave; l&#39;antis&eacute;mitisme ce n&#39;&eacute;tait donc pas, d&#39;apr&egrave;s Sartre, le juif qu&#39;il fallait changer, mais l&#39;antis&eacute;mite. Il estimait en effet que m&ecirc;me dans les d&eacute;mocraties avanc&eacute;es les antis&eacute;mites maintenaient un cordon sanitaire qui permettait certes aux juifs de participer &agrave; la vie publique, mais qui les for&ccedil;aient n&eacute;anmoins &agrave; rester juifs envers et contre eux-m&ecirc;mes. Dans ses&nbsp;&quot;R&eacute;flexions&quot;,&nbsp;Sartre estime qu&#39;il y a ainsi un antis&eacute;mitisme latent m&ecirc;me chez les esprits qui se veulent ouverts, et&nbsp;qu&#39;on peut distinguer chez le d&eacute;mocrate lib&eacute;ral une nuance d&#39;antis&eacute;mitisme: il est hostile au juif dans la mesure ou le juif s&#39;avise de se penser comme juif.<\/p>\n<p>\n\t\tIl y a selon les&nbsp;&quot;R&eacute;flexions&quot;&nbsp;deux cat&eacute;gories de juifs: d&#39;une part les&nbsp;authentiques&nbsp;qui subissent leur condition de paria avec sto&iuml;cisme, et d&#39;autre part les&nbsp;inauthentiques&nbsp;qui cherchent a se fondre dans la masse, mais sans jamais y parvenir. Cette difficult&eacute; a s&#39;assimiler n&#39;est en r&eacute;alit&eacute; que partiellement vraie, parce que bien que le juif qui le d&eacute;sire n&#39;y arrive pratiquement jamais de son vivant, deux ou trois g&eacute;n&eacute;rations plus tard l&#39;assimilation est n&eacute;anmoins accomplie. Quand bien m&ecirc;me Montaigne, Cervant&egrave;s ou Christophe Colomb auraient eu du sang juif dans leurs veines comme certains le pensent, la dilution en &eacute;tait telle que m&ecirc;me les antis&eacute;mites les plus s&eacute;v&egrave;res ne s&#39;en sont jamais formalis&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t\tC&#39;est ainsi que de nombreux juifs se sont assimil&eacute;s depuis plus de trois mill&eacute;naires, sans quoi l&#39;on en d&eacute;nombrerait dans le monde d&#39;aujourd&#39;hui beaucoup plus que les quelque treize millions qui se revendiquent comme tels. Des douze tribus de l&#39;Antiquit&eacute;, dix se sont m&eacute;lang&eacute;es aux assyriens. Avant m&ecirc;me l&#39;&egrave;re chr&eacute;tienne, des juifs s&#39;hell&eacute;nisaient de leur propre initiative. Plus tard une grande partie fut christianis&eacute;e ou islamis&eacute;e, le plus souvent de force. L&#39;erreur de Sartre est de ne pas avoir conc&eacute;d&eacute; &#8211; ou compris &#8211; qu&#39;il y avait parall&egrave;lement aux candidats &agrave; l&#39;assimilation des juifs aspirant de toute leur &acirc;me &agrave; p&eacute;renniser le juda&iuml;sme en tant que culture, langue ou religion, sans oublier le rapport particulier &agrave; la terre d&#39;Isra&euml;l. C&#39;est donc la complexit&eacute; d&#39;une &nbsp;conscience identitaire sans soubassement territorial qui a entretenu la singularit&eacute; du juda&iuml;sme, et non pas l&#39;antis&eacute;mitisme, comme le pensait Sartre. Le fait est que les juifs ont de tous temps eu la possibilit&eacute; de s&#39;assimiler, et y ont m&ecirc;me &eacute;t&eacute; incit&eacute;s ou contraints. Mais il y eut aussi toujours un noyau dur qui s&#39;y refusait de mani&egrave;re irr&eacute;ductible en consid&eacute;rant que s&#39;assimiler revenait &agrave; choisir une solution de facilit&eacute; au prix d&#39;un reniement.<\/p>\n<p>\n\t\tL&#39;on peut comprendre &agrave; quel point la r&eacute;duction du juif &agrave; une dimension sartrienne &nbsp;peut &ecirc;tre frustrante, voire blessante, &nbsp;pour des juifs porteurs d&#39;une spiritualit&eacute; datant d&#39;avant les grecs, d&#39;avant la chr&eacute;tient&eacute; et d&#39;avant l&#39;Islam. Mais cela n&#39;emp&ecirc;che pas les&nbsp;&quot;R&eacute;flexions&quot;&nbsp; de relever d&#39;une perspicacit&eacute; et d&#39;une finesse exceptionnelle pour tout ce qui concerne la psychologie du juifinauthentique&nbsp;et aussi celle de l&#39;antis&eacute;mite, que Sartre d&eacute;peint comme&nbsp;un l&acirc;che que ne veut pas s&#39;avouer sa l&acirc;chet&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tSartre&nbsp;repr&eacute;sente le juif&nbsp;inauthentique&nbsp;comme un homme&nbsp;que les autres tiennent pour juif et qui a choisi de fuir devant cette situation insupportable. &nbsp;Il joue &agrave; ne pas &ecirc;tre juif &nbsp;parce qu&#39;il se sait regard&eacute; et prend les devants. Partout o&ugrave; il s&#39;introduit pour fuir la r&eacute;alit&eacute;&nbsp; juive il sent qu&#39;on l&#39;accueille comme juif et qu&#39;on le pense &agrave; chaque instant comme tel. Quoi qu&#39;il fasse, le juif inauthentique est habit&eacute; par la conscience d&#39;&ecirc;tre juif. Il affirme qu&#39;il n&#39;est qu&#39;un homme parmi d&#39;autres, comme les autres, et pourtant se sent compromis par l&#39;attitude du premier passant si ce passant est juif.<\/p>\n<p>\n\t\tDe nos jours encore, beaucoup d&#39;intellectuels pourraient correspondre &agrave; la d&eacute;finition du juif&nbsp;inauthentique.&nbsp;Thierry Levy, avocat et &eacute;crivain notoire, a publi&eacute; il y a quelques ann&eacute;es un ouvrage intitul&eacute; &nbsp;&quot;Levy Oblige&quot; &nbsp;dont l&#39;objet est d&#39;ass&eacute;ner &agrave; longueur de page qu&#39;il n&#39;est juif en rien, d&#39;autant plus qu&#39;il dit se sentir&nbsp;&laquo;&nbsp;chez soi dans une &eacute;glise&nbsp;&raquo;,&nbsp;encore qu&#39;il mart&egrave;le qu&#39;il&nbsp;&laquo;&nbsp;ne pratique aucune religion, ne respecte aucune tradition, ne fait partie d&rsquo;aucun groupe, d&rsquo;aucune coterie, d&rsquo;aucun r&eacute;seau&nbsp;&raquo;,&nbsp;et enrage quand on lui pr&ecirc;te des opinions sur base de son seul patronyme. Mais dans son ouvrage il va au-del&agrave; de son propos initial, commet une attaque en r&egrave;gle contre la communaut&eacute; juive et d&eacute;nonce &nbsp;le&nbsp;retour en force du conservatisme religieux,&nbsp;de lafi&egrave;vre identitaire associ&eacute;e au repli communautaire et de la persistance de la guerre en Palestine, sans que l&#39;on comprenne en quoi cela rel&egrave;ve du th&egrave;me de son livre. Il pontifie et disserte d&#39;une culture dont il ignore &agrave; peu pr&egrave;s tout malgr&eacute; les miettes qu&rsquo;il puise dans des lectures cibl&eacute;es.<\/p>\n<p>\n\t\tOscar Mandel, dramaturge et essayiste am&eacute;ricain, est l&#39;auteur d&#39;un pamphlet intitul&eacute;&nbsp;&ldquo;Etre ou ne pas &ecirc;tre juif&rdquo;&nbsp;o&ugrave; il r&egrave;gle ses comptes avec ses origines. Il consid&egrave;re que son ascendance ne le d&eacute;finit en rien, mais ressent n&eacute;anmoins le besoin d&#39;exprimer un malaise face &agrave; ce qu&rsquo;il ressent comme une pression &#8211; juive pour le coup &#8211; qui lui d&eacute;nie le droit de se d&eacute;faire de sa jud&eacute;it&eacute;. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tJean Daniel, &eacute;crivain et fondateur du&nbsp;&quot;Nouvel Observateur&quot;, critique Isra&euml;l avec un acharnement sinistre tout en se distanciant d&#39;une mani&egrave;re appuy&eacute;e de ses origines juives. Dans son essai&nbsp;&quot;La Prison Juive&quot;&nbsp;, il accuse certains juifs de s&#39;&ecirc;tre virtuellement enferm&eacute;s dans une prison th&eacute;ologique, faisant ainsi obstacle &agrave; la paix en Isra&euml;l. Il semble oublier que les islamistes du monde entier clament eux-m&ecirc;mes qu&#39;ils m&egrave;nent une guerre de religion avec l&#39;objectif d&eacute;clar&eacute; de liquider Isra&euml;l au nom de Dieu.<\/p>\n<p>\n\t\tDes universitaires comme Edgar Morin ou Noam Chomsky, dont le m&eacute;tier consiste &agrave; penser, font preuve d&#39;une hostilit&eacute; irrationnelle et monomaniaque contre Isra&euml;l, ce qui arrange les antis&eacute;mites de tous bords, qui se procurent ainsi une l&eacute;gitimit&eacute; &agrave; bon compte sous couvert d&#39;antisionisme. Ils prennent ces personnalit&eacute;s &agrave; t&eacute;moin, mais prennent aussi soin de renvoyer &agrave; leurs origines juives, ce qui conforte la th&egrave;se sartrienne de l&#39;impossibilit&eacute; de se d&eacute;juda&iuml;ser aux yeux d&#39;autrui.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tSartre fut un ind&eacute;fectible compagnon de route des juifs. L&#39;historien Michel Winock rappelle qu&#39;il rompit avec l&rsquo;Unesco en raison de positions anti-isra&eacute;liennes de cet organisme; qu&#39;il refusait les honneurs, dont le prix Nobel, mais acceptait d&rsquo;&ecirc;tredocteur honoris causa&nbsp;de l&rsquo;Universit&eacute; H&eacute;bra&iuml;que de J&eacute;rusalem; qu&#39;il d&eacute;fendait la l&eacute;gitimit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat juif malgr&eacute; l&rsquo;antisionisme de ses amis mao&iuml;stes; que face &agrave; l&rsquo;embargo d&eacute;cr&eacute;t&eacute; par le g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle en 1967 il disait que&nbsp;&quot;si l&rsquo;on pr&eacute;tend aboutir &agrave; une paix n&eacute;goci&eacute;e en retirant les armes &agrave; tout le monde, cela consiste &agrave; livrer l&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;Isra&euml;l aux Arabes&quot;;&nbsp;qu&#39;il r&eacute;futait le slogan comme quoi Isra&euml;l serait une colonie;&nbsp; qu&#39;il estimait qu&#39;on ne pouvait &nbsp;reprocher aux Isra&eacute;liens&nbsp; de riposter&nbsp;&quot;parce qu&rsquo;on ne peut pas leur demander de se laisser syst&eacute;matiquement tuer sans r&eacute;pliquer&quot;.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tIl y a dans les&nbsp;&quot;R&eacute;flexions sur la Question&nbsp; Juive&quot;&nbsp;de nombreuses pages qui attestent d&#39;un incontestable entendement de l&#39;&acirc;me juive:&nbsp;On&nbsp; ne comprendra rien au rationalisme des juifs si l&#39;on veut voir je ne sais quel go&ucirc;t abstrait pour la dispute au lieu de le prendre pour ce qu&#39;il est: un jeune et vivace amour des hommes. Le rationalisme auquel le juif adh&egrave;re si passionn&eacute;ment, c&#39;est d&#39;abord un exercice d&#39;asc&egrave;se et de purification, une &eacute;vasion dans l&#39;universel. Le juif a le go&ucirc;t de l&#39;intelligence pure, qu&#39;il aime &agrave; exercer &agrave; propos de tout et de rien. Les juifs sont passionn&eacute;ment ennemis de la violence. Cette douceur obstin&eacute;e qu&#39;ils conservent au milieu des pers&eacute;cutions les plus atroces, ce sens de la justice et de la raison qu&#39;ils opposent comme leur unique d&eacute;fense &agrave; une soci&eacute;t&eacute; hostile, brutale et injuste, c&#39;est peut-&ecirc;tre le meilleur du message qu&#39;ils nous d&eacute;livrent et la vraie marque de leur grandeur.<\/p>\n<p>\n\t\tSartre avait une perception aig&uuml;e de l&#39;angoisse existentielle juive:un juif n&#39;est jamais s&ucirc;r de sa place ou de ses possessions; il ne saurait m&ecirc;me affirmer qu&#39;il sera encore demain dans le pays qu&#39;il habite aujourd&#39;hui, sa situation, ses pouvoirs et jusqu&#39;&agrave; son droit de vivre peur &ecirc;tre mis en question d&#39;une minute &agrave; l&#39;autre; en outre, il est hant&eacute; par cette image insaisissable et humiliante que les foules hostiles ont de lui. Son histoire est celle d&#39;une errance de vingt si&egrave;cle; &agrave; chaque instant, il doit s&#39;attendre &agrave; reprendre son b&acirc;ton. Le sang juif retombe sur toutes nos t&ecirc;tes.<\/p>\n<p>\n\t\tLes&nbsp;&quot;R&eacute;flexions&quot;&nbsp;&nbsp;soul&egrave;vent aussi la lourde responsabilit&eacute; du christianisme dans l&#39;antis&eacute;mitisme:&nbsp;ce qui p&egrave;se sur le juif originellement, c&#39;est qu&#39;il est l&#39;assassin du Christ. Si l&#39;on veut savoir ce qu&#39;est le juif contemporain, c&#39;est la conscience du chr&eacute;tien qu&#39;il faut interroger: il faut lui demander non pas &quot;qu&#39;est ce qu&#39;un juif&quot;&nbsp;? mais &quot;qu&#39;as tu fait des juifs&quot;. Comme le juif d&eacute;pend de l&#39;opinion pour sa profession, ses droits et sa vie, sa situation est tout &agrave; fait instable; l&eacute;galement inattaquable, il est &agrave; la merci d&#39;une humeur, d&#39;une passion de la soci&eacute;t&eacute; &quot;r&eacute;elle&quot;. Il guette les progr&egrave;s de l&#39;antis&eacute;mitisme, il pr&eacute;voit les crises comme le paysan guette et pr&eacute;voit les orages; il calcule sans rel&acirc;che les r&eacute;percussions que les &eacute;v&egrave;nements auront sur sa propre position. Il n&#39;acquerra jamais la s&eacute;curit&eacute; du chr&eacute;tien le plus humble.<\/p>\n<p>\n\t\tEn ignorant la r&eacute;alit&eacute; d&#39;un juda&iuml;sme ne devant rien &agrave; l&#39;antis&eacute;mitisme, l&#39;essai de Sartre avait t&eacute;moign&eacute; en 1946 d&#39;une regrettable lacune. Celle-ci fut combl&eacute;e vers la fin de sa vie par son secr&eacute;taire Benny Levy, fondateur de la Gauche Prol&eacute;tarienne devenu plus tard juif orthodoxe et docteur en philosophie. Gr&acirc;ce &agrave; lui Sartre finit par consid&eacute;rer que le juda&iuml;sme &eacute;tait&nbsp;une pens&eacute;e digne d&#39;examen,&nbsp;alors que toute sa vie il avait d&eacute;fendu l&#39;ath&eacute;isme.<\/p>\n<p>\n\t\tLa toute derni&egrave;re phrase des&nbsp;&quot;R&eacute;flexions sur la Question Juive&quot;&nbsp;est lancinante, et forte d&#39;une conviction qui pr&egrave;s de sept d&eacute;cennies apr&egrave;s sa parution n&#39;a pas pris une ride:<\/p>\n<p>\n\t\tPas un fran&ccedil;ais ne sera en s&eacute;curit&eacute; tant qu&#39;un juif,&nbsp;en France&nbsp;et dans le monde entier, pourra craindre pour sa vie.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p>\n\t\t<a title=\"\">[1]<\/a>&nbsp;Les extraits repris en italique sont parfois modifi&eacute;s au niveau de la syntaxe afin de pouvoir s&#39;int&eacute;grer de mani&egrave;re naturelle dans le propos. Par ailleurs certains passages figurent ici de mani&egrave;re contig&uuml;e alors que dans le texte original ce n&#39;est pas toujours le cas.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R&eacute;flexions sur les R&eacute;flexions sur la Question Juive de Sartre &nbsp; &nbsp; &nbsp;PAR&nbsp;DANIEL HOROWITZ &nbsp; &nbsp; &quot;R&eacute;flexions sur la Question&nbsp; Juive&quot;&nbsp;est un essai publi&eacute; en 1946 par Jean-Paul Sartre qui a souvent &eacute;t&eacute; d&eacute;cri&eacute; dans des milieux juifs parce que ceux-ci estimaient que sa d&eacute;finition du juif &eacute;tait par trop sommaire et manquait de profondeur.&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":18479,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[335,287,303,16,1],"tags":[],"class_list":["post-7677","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-christophe-colomb","category-daniel-horowitz","category-jean-paul-sartre","category-judaisme","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7677","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7677"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7677\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18479"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7677"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7677"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7677"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}