{"id":7809,"date":"2013-11-17T22:32:44","date_gmt":"2013-11-17T22:32:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7809"},"modified":"2013-11-17T22:32:44","modified_gmt":"2013-11-17T22:32:44","slug":"tunisie-pourquoi-ennahdha-ne-reussira-jamais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisie-pourquoi-ennahdha-ne-reussira-jamais\/","title":{"rendered":"Tunisie : Pourquoi Ennahdha ne r\u00e9ussira jamais\u2026"},"content":{"rendered":"<p>\n\tPourquoi Ennahdha ne r&eacute;ussira jamais&hellip;<\/p>\n<p>\n\tpar Hatem Bourial<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\tDeux raisons se conjuguent et sont le socle de la crise actuelle qui secoue le pays : la fragilit&eacute; de l&#39;opposition et l&#39;arrogance d&#39;Ennahdha. Les racines initiales de cette crise remontent aux fameux sit-in de la Kasbah qui virent le r&eacute;gime politique n&eacute; de l&#39;Ind&eacute;pendance nationale effectivement basculer. Depuis, la gauche r&ecirc;ve de revenir &agrave; la Kasbah.<\/p>\n<p>\n\t\tToutefois, apr&egrave;s les derniers ratages des mobilisations r&eacute;centes, cette perspective semble s&#39;&eacute;loigner. A moins d&#39;un bras de fer qu&#39;engagerait une poign&eacute;e de militants r&eacute;solus face au pouvoir en place, au risque de d&eacute;clencher une confrontation. Ce qui se joue en cette journ&eacute;e du 15 novembre pourrait bien pr&eacute;cipiter la transition dans un nouvel &eacute;pisode de confusion. Ce prochain &eacute;pisode qui se dessine sera-t-il encore une fois en faveur des islamistes?<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>LA KASBAH 2, MOMENT CL&Eacute; DE LA R&Eacute;VOLUTION<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tA la Kasbah, l&#39;extr&ecirc;me-gauche tunisienne croyait le grand soir r&eacute;volutionnaire enfin venu. Le pouvoir destourien vacillait, le RCD &eacute;tait en voie de dissolution et la constitution de 1959 n&#39;allait pas tarder &agrave; passer aux oubliettes de l&#39;histoire. Cette mobilisation de la Kasbah avait vu les diff&eacute;rents mouvements islamistes adopter les m&ecirc;mes mots d&#39;ordre et se mettre dans le sillage de la gauche radicale.<\/p>\n<p>\n\t\tDe fait, les deux ennemis jur&eacute;s du Destour, les deux p&ocirc;les oppos&eacute;s qui avaient souffert sous Bourguiba et Ben Ali, semblaient &eacute;trangement se comporter comme des alli&eacute;s de circonstance, poussant ensemble le Destour &agrave; sa chute.<br \/>\n\t\tLe sit-in de la Kasbah 2 fut en ce sens un moment cl&eacute; de la r&eacute;volution tunisienne. Car si le d&eacute;part de Ben Ali &eacute;tait un pas essentiel, la chute du gouvernement Ghanouchi qui constituait une rupture dans la continuit&eacute; destourienne est pour sa part le v&eacute;ritable moment r&eacute;volutionnaire. Et c&#39;est de ce moment qu&#39;aussi bien les islamistes que la gauche radicale, tirent leur l&eacute;gitimit&eacute; r&eacute;volutionnaire d&#39;aujourd&#39;hui.<\/p>\n<p>\n\t\tEn effet, si la formidable convergence entre jeunesse rurale et urbaine, entre r&eacute;seaux sociaux et agitation politique, entre immolation de Bouazizi et r&eacute;pression aveugle des &eacute;meutes de Menzel Bouzaiane a fini par avoir raison de Ben Ali, c&#39;est par contre la conjonction des revendications de la gauche et des islamistes qui sera la premi&egrave;re donne politique d&#39;apr&egrave;s le 14 janvier.<br \/>\n\t\tCette nouvelle donne aboutira &agrave; la nomination de Beji Caid Essebsi &agrave; la t&ecirc;te du gouvernement puis aux &eacute;lections d&#39;octobre 2011 qui marqueront, c&#39;est un point extr&ecirc;mement important, un fait politique incontournable: &agrave; combat &eacute;gal, &agrave; r&eacute;pression &eacute;gale, les mouvements islamistes ont &eacute;t&eacute; per&ccedil;us par le vote populaire comme ayant plus de l&eacute;gitimit&eacute; que la gauche.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>LE 23 OCTOBRE 2011, CATASTROPHE &Eacute;LECTORALE&nbsp;POUR TOUTES LES GAUCHES<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tDe fait, les tendances se r&eacute;clamant des travailleurs et de la justice sociale teint&eacute;e d&#39;id&eacute;es socialistes seront les grands perdants de cette &eacute;lection dont, il ne faut pas l&#39;oublier, les Destouriens avaient &eacute;t&eacute; exclus. C&#39;est apr&egrave;s octobre 2011 qu&#39;islamistes et gauchistes, hier alli&eacute;s de circonstance, ont recommenc&eacute; leur confrontation, les uns brandissant des quolibets &agrave; propos des 0,% et les autres qualifiant Ennahdha de RCD &agrave; barbe.<br \/>\n\t\tPourtant, il &eacute;tait pr&eacute;visible et cela se v&eacute;rifiera &agrave; chaque &eacute;lection que la gauche radicale ne recueillerait que des poussi&egrave;res, sauf dans ses bastions historiques de Tunis, du bassin minier et du nord-ouest. En l&#39;absence des Destouriens qui sont et demeurent le v&eacute;ritable parti centriste de l&#39;&eacute;chiquier politique, la gauche n&#39;a rien pes&eacute; face &agrave; Ennahdha, fer de lance de la mouvance islamiste, alli&eacute; au CPR et &agrave; des ind&eacute;pendants dont le panarabisme est le cr&eacute;do fondateur.<\/p>\n<p>\n\t\tAinsi, le 23 octobre 2011 repr&eacute;sente au fond la revanche des islamistes et des panarabistes, vainqueurs de leur vieil ennemi destourien. On parlera d&#39;ailleurs, apr&egrave;s ces &eacute;lections de nouvelle ind&eacute;pendance, de victoire finale des ennemis politiques de Bourguiba, de mort du Destour. Toute cette exub&eacute;rance revancharde pr&eacute;figurait ce qui se passe aujourd&#39;hui.<br \/>\n\t\tCar, au fond, pour les islamistes et les nationalistes arabes, ce n&#39;&eacute;tait pas la r&eacute;volution qui avait gagn&eacute; mais Bourguiba qui avait enfin perdu. C&#39;est pourquoi le 23 octobre est ressenti par les islamistes surtout, comme le moment r&eacute;volutionnaire qui leur ouvrait les portes du pouvoir et allait leur permettre non pas de concr&eacute;tiser le programme pour lequel le peuple avait cru les &eacute;lire mais de mettre en place un tout autre projet qui consiste en la d&eacute;bourguibisation de la Tunisie.<\/p>\n<p>\n\t\tTous les soubresauts actuels que nous vivons s&#39;inscrivent dans ce projet id&eacute;ologique qui consiste &agrave; modifier l&#39;identit&eacute; politique de la Tunisie pour faire passer notre pays de sa singularit&eacute; bourguibienne &agrave; une norme islamo-panarabe. Faut-il le rappeler ? La constitution tunisienne qui a &eacute;t&eacute; abolie interdisait explicitement la r&eacute;f&eacute;rence partisane &agrave; l&#39;islam et &agrave; l&#39;arabit&eacute;, deux tabous politiques car ces deux &eacute;l&eacute;ments identitaires &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;s par le pouvoir d&eacute;chu comme des donn&eacute;es partag&eacute;s par tous les Tunisiens, hormis les minorit&eacute;s. Au vu de ce qui se passe de nos jours, on comprend mieux cet interdit.<br \/>\n\t\tAujourd&#39;hui, l&#39;heure est au d&eacute;tricotage des acquis de l&#39;Etat bourguibien : d&#39;abord, le contr&ocirc;le des mosqu&eacute;es et ensuite la restauration des habous et demain la polygamie et le reste. S&#39;agit-il de nous r&eacute;tablir dans notre identit&eacute; v&eacute;ritable ou bien du d&eacute;ploiement d&#39;un projet id&eacute;ologique &agrave; coloration islamiste radicale ?<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>LE DETRICOTAGE DE L&rsquo;&Eacute;TAT BOURGUIBIEN<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tEt c&#39;est en cela qu&#39;Ennahdha commet une erreur historique qui lui co&ucirc;tera &agrave; court terme son statut de parti le plus puissant du mouvement islamiste tunisien. S&#39;allier tactiquement aux radicaux islamistes constitue, comme nous le voyons depuis la mont&eacute;e du terrorisme, une arme &agrave; double tranchant qui pourrait briser Ennahdha en deux entit&eacute;s voire davantage si d&#39;aventure la synth&egrave;se actuelle au sein du bureau politique nahdhaoui &eacute;tait remise en question. Car, leurs propos et attitudes d&eacute;montrent bien que nombreux sont les t&eacute;nors de ce parti &agrave; sympathiser avec certains radicaux.<\/p>\n<p>\n\t\tMais revenons &agrave; l&#39;erreur d&#39;Ennahdha. Elle est plurielle et se compose de plusieurs volets.<br \/>\n\t\tAinsi Ennahdha cherche &agrave; rompre avec le g&eacute;nie tunisien, c&#39;est &agrave; dire avec notre mani&egrave;re unique d&#39;&ecirc;tre &agrave; la fois musulmans, arabes, africains, m&eacute;diterran&eacute;ens un peu latins et un peu europ&eacute;ens avec aussi notre vieux fonds berb&egrave;re et punique. Nous sommes uniques et ce que nous sommes aujourd&#39;hui vient pour beaucoup de ce que nous &eacute;tions hier. Pourtant Ennahdha ne voit que de l&#39;uniformit&eacute;. Sans s&#39;en rendre compte, ce parti cherche &agrave; d&eacute;truire l&#39;identit&eacute; tunisienne, ce qui nous rend diff&eacute;rents d&#39;un Alg&eacute;rien, d&#39;un Irakien ou d&#39;un Y&eacute;m&eacute;nite. A force de ne voir que l&#39;arabit&eacute; et l&#39;Islam, on perd le reste de nos sp&eacute;cificit&eacute;s. Cela peut mener notre pays &agrave; sa dissolution dans des entit&eacute;s plus vastes.<br \/>\n\t\tPar ailleurs, Ennahdha a trop abus&eacute; du double langage voire du mensonge pur et simple. Ceci, les Tunisiens ne sont pas pr&egrave;s de l&#39;oublier. N&#39;est-ce pas une erreur de faire perdre sa cr&eacute;dibilit&eacute; &agrave; la parole publique? De plus, les promesses &eacute;lectorales de ce parti n&#39;ont nullement &eacute;t&eacute; tenues.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>ROMPRE AVEC LE G&Eacute;NIE TUNISIEN<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLe parti islamiste n&#39;a r&eacute;ussi en deux ans de pouvoir qu&#39;&agrave; aggraver les polarisations au sein du pays. Ainsi, outre la fracture est-ouest, la Tunisie compte aujourd&#39;hui deux p&ocirc;les antagonistes qui risquent de passer les prochaines ann&eacute;es &agrave; se faire des crocs en jambe au d&eacute;triment du progr&egrave;s social, de la croissance &eacute;conomique et du d&eacute;veloppement culturel.<\/p>\n<p>\n\t\tLes Tunisiens sinc&egrave;res le ressentent en leur for int&eacute;rieur : seule une convergence entre Nida Tounes et Ennahdha, une r&eacute;conciliation historique entre la Gauche, le Destour et les islamistes pourrait &eacute;viter &agrave; la Tunisie de stagner. D&#39; ailleurs, nombreux ont &eacute;t&eacute; ceux qui avaient cru cette heure venue, lors de la d&eacute;mission factice de Hamadi Jebali. Mais m&ecirc;me cela, Ennahdha n&#39;est pas capable de le r&eacute;ussir. Sauf, bien s&ucirc;r, si cette convergence se fait en faveur du parti islamiste. C&#39;est l&#39;une des raisons du blocage du dialogue national.<\/p>\n<p>\n\t\tEt par extrapolation, c&#39;est l&#39;une des raisons qui font que les islamistes marocains ont le vent en poupe. Au pouvoir, ils ont cr&eacute;&eacute; les conditions d&#39;un modus vivendi avec leurs opposants et, fid&egrave;les au roi, ils font all&eacute;geance au Maroc l&agrave; o&ugrave; les nahdhaouis se prennent pour le roi et tournent le dos &agrave; la diff&eacute;rence et se soucient peu de leur pays dont ils semblent vouloir programmer l&#39;effondrement.<br \/>\n\t\tA ces conditions, Ennahdha ne pourra r&eacute;ussir qu&#39;au d&eacute;triment de la Tunisie. C&#39;est au fond le choix de ce parti qui, requinqu&eacute; par la fragilit&eacute; de l&#39;opposition, se voit dans un boulevard, libre de tout faire, un peu comme &agrave; la veille des &eacute;lections d&#39;octobre 2011.<\/p>\n<p>\n\t\tPartie pour d&eacute;truire le g&eacute;nie tunisien, Ennahdha a d&eacute;j&agrave; des d&eacute;lires de grandeur, tout en jurant le contraire. Depuis f&eacute;vrier puis juillet 2013, ce parti ne fait qu&#39;esquiver, retarder l&#39;&eacute;ch&eacute;ance, diviser les Tunisiens, r&ecirc;ver d&#39;une dictature. Ceci ne pourra pas durer ind&eacute;finiment.<br \/>\n\t\tRus&eacute;s, les nahdhaouis ont embarqu&eacute; l&#39;opposition dans un dialogue national qu&#39;ils comptent bien &eacute;luder. Parall&egrave;lement, le dossier du terrorisme demeure d&#39;actualit&eacute; tout comme les tiraillements &agrave; l&#39;ANC qui, dans cette atmosph&egrave;re cr&eacute;pusculaire, d&eacute;bat des habous alors que, selon toute &eacute;vidence, les priorit&eacute;s sont ailleurs.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>LA POSTURE MORALE DU QUARTETTE,&nbsp;SOCLE DE LA D&Eacute;MOCRATIE DE DEMAIN<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tEnnahdha sait tout cela et s&#39;accommoderait bien d&#39;un Etat en voie de d&eacute;composition du moment qu&#39;elle le contr&ocirc;lerait et m&egrave;nerait sa reconstruction. C&#39;est pour cela qu&#39;avec la donne actuelle, ce parti serait gagnant &agrave; tous les coups. En effet, les islamistes tiennent l&#39;ANC, le gouvernement, les radicaux islamistes, les ligues de protection de la r&eacute;volution et tout ce qui pourrait participer &agrave; une confrontation si elle devenait n&eacute;cessaire. Ceci m&egrave;ne &agrave; un constat amer ; Ennahdha tient le pays malgr&eacute; lui et manie la carotte et le b&acirc;ton dans presque toutes les directions. En soi, ce sont l&agrave; les germes d&#39;une dictature naissante. Et c&#39;est bien ce qui nous fait dire qu&#39;Ennahdha ne r&eacute;ussira jamais. Comme Ben Ali, elle finira par &ecirc;tre rattrap&eacute;e, malgr&eacute; la peur, par la volont&eacute; du peuple.<\/p>\n<p>\n\t\tEnnahdha a le tort de m&eacute;priser le g&eacute;nie tunisien qui n&#39;est pas r&eacute;ductible &agrave; une identit&eacute; arabe et islamique. Les partisans de ce mouvement devraient aussi r&eacute;aliser que s&#39;ils sont les b&eacute;n&eacute;ficiaires provisoires de la crise politique, c&#39;est le Quartette qui, moralement tient la main. Car la seule promesse de d&eacute;mocratie vient non seulement de l&#39;initiative du Quartette mais de son attitude &eacute;thique et de la fid&eacute;lit&eacute; de ses composantes au g&eacute;nie tunisien, p&eacute;tri de pragmatisme et de loyaut&eacute; envers le peuple dans sa diversit&eacute;. Rien que cette posture morale du Quartette peut suffire &agrave; poser le socle de la d&eacute;mocratie de demain. Loin des d&eacute;robades et compromissions d&#39;Ennahdha, loin de l&#39;infantilisme de la gauche radicale, loin des illusions des partis sans assise populaire et dans la n&eacute;cessaire et in&eacute;luctable convergence entre les grandes familles politiques.<\/p>\n<p>\n\t\tCar si nous construisons notre d&eacute;mocratie sur l&#39;illusion d&#39;une alternance entre Ennahdha et Nidaa Tounes, nous irons droit dans le mur une nouvelle fois et c&#39;est le pays qui s&#39;enfoncera dans des crises politiques &agrave; r&eacute;p&eacute;tition. Seule une convergence, un compromis historique entre les deux mouvances pourrait ouvrir la voie &agrave; une nouvelle Tunisie qui ferait la synth&egrave;se entre les conservateurs r&eacute;publicains et la grande famille social-d&eacute;mocrate. Mais cela aussi Ennahdha feint de ne pas vouloir en entendre parler. Quitte &agrave; couler avec le bateau Tunisie dont le gouvernail n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; autant disput&eacute;. Peut-on parler de victoire en coulant avec le bateau ?<\/p>\n<p>\n\t\tA force de vouloir gagner &agrave; tous les coups, Ennahdha risque de tout perdre : sa cr&eacute;dibilit&eacute; bien entam&eacute;e, ses militants les plus r&eacute;cents, l&#39;honneur de ses combats ant&eacute;rieurs et aussi les si&egrave;ges et les maroquins auxquels ce parti s&#39;accroche avec l&#39;&eacute;nergie non pas du d&eacute;sespoir mais de l&#39;arrogance contrari&eacute;e, la duplicit&eacute; d&eacute;masqu&eacute;e et la plus path&eacute;tique des volont&eacute;s de puissance.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi Ennahdha ne r&eacute;ussira jamais&hellip; par Hatem Bourial &nbsp; Deux raisons se conjuguent et sont le socle de la crise actuelle qui secoue le pays : la fragilit&eacute; de l&#39;opposition et l&#39;arrogance d&#39;Ennahdha. 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