{"id":7987,"date":"2016-07-08T01:35:54","date_gmt":"2016-07-08T01:35:54","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=7987"},"modified":"2016-07-08T05:13:17","modified_gmt":"2016-07-08T05:13:17","slug":"sur-les-traces-de-chouchani","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sur-les-traces-de-chouchani\/","title":{"rendered":"Sur les traces de Chouchani"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>Sur les traces de Chouchani<\/u><\/strong><u>&nbsp;<\/u><u>[Culture]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Sandra Ores <strong>&copy;<\/strong><strong>Me<\/strong><strong>tula <\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews <\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>\n\t<strong><u>Sur les traces de Chouchani<\/u><\/strong><u>&nbsp;<\/u><u>[Culture]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Sandra Ores <strong>&copy;<\/strong><strong>Me<\/strong><strong>tula <\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews <\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tJacob lutta jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;aube avec l&rsquo;homme. Celui-ci, voyant qu&rsquo;il ne pouvait le vaincre, le blessa &agrave; la hanche. L&rsquo;homme demanda &agrave; Jacob son nom, puis le renomma Isra&euml;l. Jacob lui retourna la question &agrave; son tour, mais l&rsquo;homme r&eacute;pondit &quot;pourquoi demandes-tu mon nom&nbsp;?&quot;, et ne lui donna point de r&eacute;ponse.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tComme l&rsquo;homme avec lequel s&rsquo;est battu Jacob dans le r&eacute;cit biblique, le personnage &eacute;nigmatique de Chouchani, &eacute;rudit du XX<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle, qui fut le ma&icirc;tre in&eacute;gal&eacute; de grands penseurs de notre temps, ne r&eacute;v&eacute;la jamais son identit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;<em>homme<\/em> qui apparut puis disparut aupr&egrave;s de Jacob fut rebaptis&eacute; &quot;l&rsquo;ange&quot; par les commentateurs rabbiniques d&eacute;celant dans sa manifestation une pr&eacute;sence transcendantale&nbsp;; de la m&ecirc;me mani&egrave;re, les disciples de <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Monsieur_Chouchani\">Chouchani<\/a> ont per&ccedil;u dans ce g&eacute;nie du Talmud, de la philosophie, des math&eacute;matiques, et ma&icirc;tre dans bien d&rsquo;autres domaines encore, une dimension surnaturelle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tChouchani n&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;ailleurs pas son v&eacute;ritable nom. Ce pseudonyme d&eacute;coule du mot h&eacute;breu <em>chouchan<\/em>, qui signifie fleur de lys&nbsp;; la fleur, press&eacute;e sur la face de la pi&egrave;ce d&rsquo;un shekel, repr&eacute;sente un symbole ancien d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCam&eacute;ra &agrave; l&rsquo;&eacute;paule, le r&eacute;alisateur franco-isra&eacute;lien Michael Grynszpan s&rsquo;at&egrave;le &agrave; reconstituer le puzzle Chouchani, lequel avait le plus souvent l&rsquo;allure d&rsquo;un clochard. Mais Emmanuel Levinas, Elie Wiesel, Jacques Abramoff et d&rsquo;autres &eacute;minents professeurs ont couvert d&rsquo;&eacute;loges les plus respectueuses son intelligence et son savoir.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&quot;Ce ma&icirc;tre prestigieux et impitoyable en ex&eacute;g&egrave;se et en Talmud&quot; (le Talmud, la Torah orale), tel que le d&eacute;crivait Levinas, qui a certainement beaucoup appris de lui en mati&egrave;re d&rsquo;&eacute;thique &#8211; l&rsquo;un des principaux domaines d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et de recherche du philosophe fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tS&rsquo;il r&eacute;citait le Talmud, le Zohar<sup>1<\/sup> ou le Guide des Egar&eacute;s<sup>2<\/sup> de Ma&iuml;monide par c&oelig;ur, Chouchani en faisait de m&ecirc;me avec le Coran ou les Vedas<sup>3<\/sup>. Il poss&eacute;dait une m&eacute;moire ainsi qu&rsquo;un esprit de synth&egrave;se exceptionnels. &quot;Il savait tout&quot;, commenta Wiesel dans un article du quotidien isra&eacute;lien <em>Yediot Aharonot<\/em> en 1964&nbsp;; Wiesel, qui fut son &eacute;l&egrave;ve pendant trois ans &agrave; Paris, et qui consid&egrave;re Chouchani comme l&rsquo;un de ses plus influents professeurs, &eacute;crivit &eacute;galement &agrave; son sujet qu&rsquo; &quot;il avait lu tous les livres, p&eacute;n&eacute;tr&eacute; tous les secrets, travers&eacute; tous les pays&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis presqu&rsquo;une ann&eacute;e qu&rsquo;il planche sur son sujet, Micha&euml;l Grynszpan, totalement absorb&eacute;, parle sans arr&ecirc;t de Chouchani. Ce n&rsquo;est pas la premi&egrave;re fois que le r&eacute;alisateur se penche sur un th&egrave;me au demeurant abstrus&nbsp;; en 2011, son film &quot;Descendants de nazis&nbsp;: l&rsquo;h&eacute;ritage infernal&quot;, montrait des descendants de nazis vivant en Isra&euml;l, certains s&rsquo;&eacute;tant convertis au juda&iuml;sme&nbsp;; son documentaire &quot;Les oubli&eacute;s de l&rsquo;histoire&quot; (2005), consacre quant &agrave; lui la m&eacute;moire des Juifs originaires du Moyen-Orient, r&eacute;fugi&eacute;s en Isra&euml;l suite aux violences dont ils furent victimes lors des mouvements nationalistes arabes du milieu du XX<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tGrynszpan se passionne d&eacute;sormais pour ce h&eacute;ros encore flou dont il approche pas &agrave; pas le myst&egrave;re&nbsp;; &agrave; force de recherches et de rencontres avec ceux qui ont crois&eacute; le chemin de Chouchani, il recoupe les bribes d&rsquo;informations dans le but de toucher du doigt la cl&eacute; de voute de la logique et de la magie du personnage. Sentir la r&eacute;alit&eacute; de ce passeur de sciences nomade s&rsquo;apparente pourtant &agrave; tenter de regarder &agrave; travers une vitre opaque.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCar en d&eacute;pit de sa grandeur et de l&rsquo;influence qu&rsquo;il a eue sur des hommes ayant plus tard r&eacute;alis&eacute; une brillante carri&egrave;re, Chouchani est rest&eacute; dans l&rsquo;ombre. C&rsquo;est que, pour lui, maintenir le secret sur sa propre vie relevait de l&rsquo;obsession.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA en croire Elie Wiesel, Chouchani parlait une trentaine de langues anciennes et modernes&nbsp;; mais nul ne connaissait son origine. &quot;Son fran&ccedil;ais &eacute;tait pur, son anglais parfait et son yiddish se pliait aux accents de son interlocuteur&quot;, &eacute;crivit Elie Wiesel. Des r&eacute;cits concourent cependant &agrave; &eacute;tablir qu&rsquo;il aurait surv&eacute;cu &agrave; la Shoah.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPersonne ne lui connaissait non plus ni &acirc;ge, ni adresse, ni m&eacute;tier, ni famille, ni amour&nbsp;; &quot;il lui manquait toutes ces caract&eacute;ristiques qui d&eacute;finissent habituellement un homme en tant qu&rsquo;&eacute;l&eacute;ment d&rsquo;un groupe&quot;, rench&eacute;rit le Prix Nobel de la paix 1986, qui explique en outre que, sans laisser de trace, il apparaissait et disparaissait &agrave; divers endroits du globe, qu&rsquo;il &eacute;tait chez lui partout et nulle part.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tChouchani n&rsquo;a laiss&eacute; aucun &eacute;crit&nbsp;; il a transmis toute sa science par oral &agrave; ceux qui ont eu la chance de recevoir ses enseignements &#8211; ou la folie de se laisser prendre au jeu de son intelligence aux limites impalpables.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais si quarante-cinq ans apr&egrave;s la mort de cet homme myst&eacute;rieux, peu de ceux qui l&rsquo;ont rencontr&eacute; ont effectivement d&eacute;voil&eacute; des indices, c&rsquo;est aussi parce que, parmi ces hommes et ces femmes, certains craignent d&rsquo;en parler&nbsp;; car r&eacute;v&eacute;ler ses secrets &eacute;quivaut, en quelque sorte, &agrave; transgresser son v&oelig;u d&rsquo;anonymat. Des t&eacute;moins, dont des individus des plus s&eacute;rieux et pragmatiques, ont refus&eacute; de se confier au r&eacute;alisateur, craignant probablement que la m&eacute;moire de l&rsquo;homme ne vienne les hanter. Rien d&rsquo;&eacute;tonnant &agrave; ce que Grynszpan se r&eacute;veille parfois la nuit, imaginant Chouchani incriminant son travail.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe professeur d&rsquo;histoire &eacute;m&eacute;rite de l&rsquo;universit&eacute; isra&eacute;lienne Bar-Ilan, Tsvi Bachrach, subjugu&eacute; par sa rencontre avec le vagabond prodige, au d&eacute;but des ann&eacute;es 50 dans le jeune Etat h&eacute;breu, refusa tout d&rsquo;abord de rencontrer le r&eacute;alisateur, pr&eacute;textant &quot;qu&rsquo;il y avait quelque chose d&rsquo;effrayant dans cette histoire&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tShalom Rosenberg, &eacute;minent intellectuel isra&eacute;lien, professeur de philosophie juive &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; H&eacute;bra&iuml;que de J&eacute;rusalem, suivit lui aussi les enseignements de Chouchani. Lors de l&rsquo;entretien qu&rsquo;il conc&eacute;da &agrave; Michael Grynszpan, l&rsquo;enregistrement du son se brouilla soudain ; &quot;c&rsquo;est du pur Chouchani&nbsp;!&quot;, marmonna-t-il en souriant. Rosenberg confia au cin&eacute;asteque, s&rsquo;il avait eu un jour Chouchani en face de lui, il aurait alors compris la raison de sa plaisanterie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tGr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;image, Grynszpan parvient &agrave; capter les regards m&ecirc;l&eacute;s d&rsquo;effroi, d&rsquo;envo&ucirc;tement et d&rsquo;admiration de ses interlocuteurs, ces &eacute;clairs qui d&eacute;peignent avec le plus d&rsquo;authenticit&eacute; le souffle de Chouchani. &quot;Ce n&rsquo;&eacute;tait pas humain&quot;, confia Zvi Bachrach. L&rsquo;un des ma&icirc;tres &agrave; penser des Juifs de France apr&egrave;s la guerre, le rabbin L&eacute;on Ashk&eacute;nazi, autrement connu sous le totem de Manitou, se demandait quant &agrave; lui &quot;s&rsquo;il &eacute;tait un homme ou autre chose&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAfin de rassembler les t&eacute;moignages, d&rsquo;Europe, des Am&eacute;riques, d&rsquo;Afrique du Nord, d&rsquo;Asie et des divers pays du monde dont Chouchani a foul&eacute; le sol, Michael Grynszpan a cr&eacute;&eacute; un <a href=\"http:\/\/www.chouchani.com\/\">site Internet<\/a>appelant ceux qui ont crois&eacute; sa route &agrave; s&rsquo;exprimer. Il reste encore six mois d&rsquo;enqu&ecirc;te et c&rsquo;est en Uruguay, notamment &agrave; Montevideo, o&ugrave; le g&eacute;nie fou s&rsquo;est &eacute;teint, que l&rsquo;&eacute;quipe de tournage se rendra prochainement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais plus que d&rsquo;entendre des opinions au sujet du personnage invraisemblable, ce que cherche avant tout Grynszpan, c&rsquo;est saisir l&rsquo;essence et l&rsquo;architecture de sa pens&eacute;e, percer la source de ses enseignements, d&eacute;voiler les motivations enceintes dans ses p&eacute;r&eacute;grinations. Avait-il compris le sens des innombrables choses de ce monde qui nous &eacute;chappent&nbsp;? Etait-il parvenu &agrave; entendre le <em>Om<\/em> sacr&eacute; (la syllabe sanskrite figurant la perfection, l&rsquo;unit&eacute; du monde)&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tWiesel &eacute;crivit, dans son livre <em>Le Chant des morts<\/em> (ed. du Seuil, 1966), que son mentor &quot;aimait d&eacute;placer les points fixes&quot;. L&rsquo;une de ses particularit&eacute;s consistait &agrave; faire jouer les correspondances &agrave; partir des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;un texte avec des rep&egrave;res situ&eacute;s dans des domaines compl&egrave;tement distincts&nbsp;; il pla&ccedil;ait les probl&eacute;matiques dans des contextes infiniment plus larges et inattendus, s&rsquo;inspirant notamment du Talmud, qu&rsquo;il percevait comme une source in&eacute;puisable et originale de philosophie et d&rsquo;&eacute;thique. Le penseur remettait tout en question, construisait et d&eacute;molissait ses th&eacute;ories du m&ecirc;me coup. Etre son &eacute;l&egrave;ve devait &ecirc;tre &eacute;puisant.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tChouchani fut assur&eacute;ment un personnage contradictoire sous tous ses aspects. Il v&eacute;cut dans la plus grande simplicit&eacute;, voire en dessous des limites de la d&eacute;cence, hirsute, mangeant salement, dormant sur des bancs, toujours coiff&eacute; du m&ecirc;me chapeau, mais n&rsquo;&eacute;tait pas pauvre&nbsp;pour autant ; il aurait gagn&eacute; beaucoup d&rsquo;argent en jouant &agrave; l&rsquo;homme d&rsquo;affaires. Encore aujourd&rsquo;hui, sa fortune profite &agrave; des familles pauvres d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tClaude Riveline, ing&eacute;nieur polytechnicien, professeur &agrave; l&rsquo;Ecole des Mines &agrave; Paris, auteur de nombreux &eacute;crits sur la gestion des organisations et l&rsquo;influence des &quot;tribus, des rites et des mythes&quot;, rencontra Chouchani pendant moins d&rsquo;une heure en 1962. Il raconte avoir eu une sensation qui lui &eacute;tait jusque-l&agrave; inconnue&nbsp;; celle de se laisser p&eacute;n&eacute;trer compl&egrave;tement par les mots de son interlocuteur, d&rsquo;en comprendre aussit&ocirc;t tout le sens. Riveline compare cette situation &agrave; la r&eacute;v&eacute;lation de la Torah sur le mont Sina&iuml;, lorsque, selon le r&eacute;cit, les 600 000 &acirc;mes pr&eacute;sentes auraient entendu la parole du Dieu d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;ing&eacute;nieur instille ainsi que Chouchani &eacute;tait dot&eacute; de la capacit&eacute; exceptionnelle de conna&icirc;tre et de saisir l&rsquo;&acirc;me des hommes&nbsp;; de s&rsquo;y adresser et de s&rsquo;en faire comprendre parfaitement, en nuan&ccedil;ant son discours selon l&rsquo;&acirc;ge, le niveau de connaissance, les capacit&eacute;s &eacute;motionnelles et intellectuelles de celui ou celle qu&rsquo;il avait en face de lui. Chouchani avait aussi la vocation de transmettre sa science aux esprits avides de savoir. Dans pas longtemps, Michael Grynszpan sera certainement capable de nous en apprendre un peu plus sur ce personnage mythique et sur sa dialectique.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNotes&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>1<\/sup><em>Zohar<\/em>&nbsp;: l&rsquo;un des ouvrages principaux de la Kabale, ex&eacute;g&egrave;se &eacute;sot&eacute;rique de la Torah.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>2<\/sup>Le <em>Guide des Egar&eacute;s<\/em> de Mo&iuml;se Ma&iuml;monide&nbsp;est l&rsquo;&oelig;uvre majeure de ce philosophe juif, consid&eacute;r&eacute; comme le plus marquant du Moyen-Age, qui &eacute;tait &eacute;galement rabbin et m&eacute;decin dans l&rsquo;Andalousie musulmane du XII<sup>&egrave;me<\/sup> si&egrave;cle. Cet ouvrage, dans le quel l&rsquo;auteur examine entre autres la relation entre la philosophie et la religion, a influenc&eacute; les philosophes juifs et non juifs des si&egrave;cles suivants.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>3<\/sup><em>Vedas<\/em>, ou connaissances en sanskrit&nbsp;: ensemble de textes qui auraient &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;s aux sages indiens, et transmis oralement de brahmane &agrave; brahmane jusqu&rsquo;&agrave; nos jours. Un brahmane, dans les soci&eacute;t&eacute;s hindouistes, est un membre de l&rsquo;une des quatre castes regroupant les hommes de lettres et les &eacute;rudits, et notamment les sacrificateurs et les pr&ecirc;tres.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur les traces de Chouchani&nbsp;[Culture] Par Sandra Ores &copy;Metula News Agency &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":18595,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[292,271,16,11,14,129,1,430],"tags":[],"class_list":["post-7987","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-elie-wiesel","category-emmanuel-levinas","category-judaisme","category-moyen-orient","category-paris","category-sandra-ores","category-uncategorized","category-yediot-aharonot"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7987","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7987"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7987\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18595"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7987"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7987"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7987"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}