{"id":8009,"date":"2014-01-03T00:25:19","date_gmt":"2014-01-03T00:25:19","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8009"},"modified":"2014-01-03T00:25:19","modified_gmt":"2014-01-03T00:25:19","slug":"une-communaute-juive-back-berlin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/une-communaute-juive-back-berlin\/","title":{"rendered":"Une communaut\u00e9 juive \u00ab\u00a0back to Berlin\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<header style=\"color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; background-color: rgb(255, 255, 255);\">\n<p>\n\t\tUne communaut&eacute; juive &quot;back to Berlin&quot;<\/p>\n<p style=\"font-size: 11px; line-height: 18px; margin-top: 8px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"font-size: 11px; line-height: 18px; margin-top: 8px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"font-size: 11px; line-height: 18px; margin-top: 8px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t<strong style=\"font-size: 13px;\">Les juifs seraient au moins 50.000 &agrave; Berlin.<\/strong><\/p>\n<\/header>\n<div class=\"articleText\" style=\"margin-bottom: 20px; color: rgb(0, 0, 0); font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; background-color: rgb(255, 255, 255);\">\n<p class=\"lettrine1cara5l\" style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tEn 1948, le Congr&egrave;s juif mondial adopta une r&eacute;solution affirmant que le peuple juif &quot;avait d&eacute;cid&eacute; de ne plus jamais s&rsquo;&eacute;tablir sur le sol ensanglant&eacute; de l&rsquo;Allemagne&quot; . Incroyable retournement de l&rsquo;histoire : aujourd&rsquo;hui, ils sont pr&egrave;s de 110 000 &agrave; vivre dans le pays et au moins 50 000 se sont &eacute;tablis &agrave; Berlin, la ville o&ugrave; fut d&eacute;cid&eacute;e par les nazis la &quot;solution finale&quot;.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tLa m&eacute;tropole berlinoise agit comme un aimant sur les Juifs du monde entier. Elle attire les hassidiques de New York, les gays de Tel Aviv, les artistes de Moscou. Au moins 20 000 Isra&eacute;liens y vivent, lass&eacute;s par la polarisation de leur pays, attir&eacute;s par les loyers bas de la capitale allemande.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t&quot;<i>Au fond<\/i>&nbsp;, raconte Julius Schoeps, professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Potsdam et descendant du philosophe Moses Mendelssohn,&nbsp;<i>nous sommes les derniers Juifs allemands. C&rsquo;est remarquable. La majorit&eacute; des Juifs aujourd&rsquo;hui sont d&rsquo;origine russe. Berlin n&rsquo;est pas l&rsquo;Allemagne. C&rsquo;est une cit&eacute; mondiale<\/i>.&quot;<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tOn est encore loin des 160 000 Juifs qui vivaient &agrave; Berlin jusqu&rsquo;en 1933, quand Adolf Hitler est arriv&eacute; au pouvoir et que les d&eacute;portations de masse n&rsquo;avaient pas d&eacute;but&eacute;. Mais le retour est entam&eacute;, sous plusieurs formes. &quot;Berlin est une ville multiculturelle , poursuit le professeur. Les gens viennent du monde entier pour vivre ici, &agrave; Prenzlauer Berg ou &agrave; Kreuzberg. Dans les ann&eacute;es 20, &agrave; Charlottenburg o&ugrave; je vis, il y avait 200 000 Russes. Maintenant &eacute;galement. Dans un sens, l&rsquo;histoire revient. Nous revenons &agrave; la r&eacute;publique de Weimar.&quot;<\/p>\n<p class=\"ext-intertitre\" style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t<b>Le r&ocirc;le d&rsquo;un feuilleton am&eacute;ricain<\/b><\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tSi les Juifs reviennent, c&rsquo;est en partie parce que l&rsquo;Allemagne a fait un formidable travail d&rsquo;introspection sur son pass&eacute;. Pas tout de suite apr&egrave;s la guerre, mais &agrave; partir de la fin des ann&eacute;es 70 quand le feuilleton am&eacute;ricain &quot;Holocauste&quot; a &eacute;t&eacute; diffus&eacute; sur la cha&icirc;ne publique WDR et drain&eacute; une audience de vingt millions de t&eacute;l&eacute;spectateurs. Puis, il y a eu &quot;La Liste de Schindler&quot; de Steven Spielberg, qui a cr&eacute;&eacute; en 1993 un &eacute;lectrochoc comparable.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tLa ville est remplie de M&eacute;moriaux en souvenir des six millions de Juifs qui ont &eacute;t&eacute; extermin&eacute;s par le r&eacute;gime national-socialiste. &quot;Regardez le M&eacute;morial de l&rsquo;Holocauste , souligne Hermann Simon, le directeur du Centrum Judaicum, originaire de l&rsquo;ancienne RDA. Il est en plein milieu de la ville. Mon directeur adjoint dit toujours que les Isra&eacute;liens reviennent ici apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;rection du M&eacute;morial. C&rsquo;est pour eux un point-cl&eacute;.&quot;<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tCe soir-l&agrave;, en face de la porte de Brandebourg, un immense chandelier de la Hanoukkia a &eacute;t&eacute; dress&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;un sapin de No&euml;l. Quelques touristes isra&eacute;liens se pressent dans le froid, dans l&rsquo;attente d&rsquo;un improbable rabbin.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tEti Young, 40 ans, se sent en s&eacute;curit&eacute; &agrave; Berlin car il y a des policiers &agrave; chaque monument juif. C&rsquo;est la premi&egrave;re fois qu&rsquo;elle vient &agrave; Berlin. &quot;L&rsquo;Allemagne , dit-elle, ne peut nous rendre nos a&iuml;euls. Mais si je viens ici, c&rsquo;est que je veux faire la paix en moi. Mon p&egrave;re fut le seul de sa famille &agrave; survivre aux d&eacute;portations en Slovaquie. Ma m&egrave;re venait de Roumanie. Certains survivants n&rsquo;ont jamais parl&eacute;. Ils avaient des probl&egrave;mes psychologiques. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas facile comme enfant de vivre dans une famille pareille.&quot;<\/p>\n<p class=\"ext-intertitre\" style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t<b>En plusieurs &eacute;tapes<\/b><\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tLe retour des Juifs s&rsquo;est d&eacute;roul&eacute; en plusieurs &eacute;tapes. En 1945, il n&rsquo;y en avait plus que 5 000, dont bon nombre avaient &eacute;chapp&eacute; aux d&eacute;portations parce qu&rsquo;ils &eacute;taient mari&eacute;s &agrave; des non-Juifs. D&rsquo;abord sont venues les personnes d&eacute;plac&eacute;es, des Juifs polonais fuyant le communisme et l&rsquo;antis&eacute;mitisme. A partir des ann&eacute;es 70, sont arriv&eacute;s les premiers Juifs de l&rsquo;Union sovi&eacute;tique. Leur nombre a d&eacute;cupl&eacute; quand l&rsquo;URSS s&rsquo;est d&eacute;compos&eacute;e dans les ann&eacute;es 90, ouvrant les portes de l&rsquo;&eacute;migration. Souhaitant reconstruire une communaut&eacute; juive, l&rsquo;Allemagne leur a accord&eacute; un passeport. Depuis quelques mois, ce sont les Isra&eacute;liens, touristes ou travailleurs temporaires, qui affluent &agrave; Berlin. &quot;Beaucoup ont des passeports allemands car leurs parents &eacute;taient d&rsquo;origine allemande , explique Hermann Simon. C&rsquo;est int&eacute;ressant pour eux car ils ont un passeport europ&eacute;en.&quot;<\/p>\n<p class=\"ext-intertitre\" style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t<b>Choc culturel<\/b><\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tLe contrecoup de cette immigration massive est que la Communaut&eacute; juive de Berlin, la J&uuml;dische Gemeinde, est sens dessus dessous. Dirig&eacute;e par un immigrant isra&eacute;lien, Gideon Joffe (NdlR : qui a d&eacute;clin&eacute; une demande d&rsquo;interview), elle est travers&eacute;e par des conflits profonds.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tLi&eacute;s &agrave; sa gestion tout d&rsquo;abord puisque le S&eacute;nat de Berlin r&eacute;clame des comptes &agrave; cet organisme qu&rsquo;il finance de 60 &agrave; 80 %. Li&eacute;s ensuite au choc culturel que repr&eacute;sente l&rsquo;arriv&eacute;e de dizaines de milliers de Juifs russes. Une partie seulement s&rsquo;est affili&eacute;e &agrave; la Gemeinde. Peu fr&eacute;quentent les synagogues.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tLes traditions ne sont pas les m&ecirc;mes. Pour un Juif allemand, une date-cl&eacute; est la nuit du 9 au 10 novembre 1938, d&eacute;but du pogrom nazi. Pour un Juif russe, c&rsquo;est la fin de la guerre et la victoire des troupes alli&eacute;es en 1945 qui comptent.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t&quot;Les Juifs allemands essaient de faire revivre leur pass&eacute; grandiose. Tout ce qui int&eacute;resse les Juifs russes, c&rsquo;est l&rsquo;argent. Ils n&rsquo;ont aucun int&eacute;r&ecirc;t pour la culture. Ils sont mat&eacute;rialistes&quot;, se plaint Mike Cullen, en d&eacute;signant son piano &agrave; queue qui tr&ocirc;ne dans le salon d&rsquo;un appartement fin du si&egrave;cle &agrave; Charlottenburg, &agrave; l&rsquo;ouest de Berlin.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tCullen est un cas particulier. Il vit &agrave; Berlin depuis les ann&eacute;es 60. &quot;Quand je suis parti des Etats-Unis, &agrave; l&rsquo;origine pour passer trois mois &agrave; Munich, ma m&egrave;re a refus&eacute; de me conduire au bateau et mon p&egrave;re m&rsquo;a dit : &lsquo;N&rsquo;oublie jamais, un bon Allemand est un Allemand mort.&rsquo; Je ne pouvais pas accepter ce raisonnement.&quot; C&rsquo;est dans le salon de cet &eacute;crivain qu&rsquo;a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u le fameux projet de l&rsquo;artiste Christo d&rsquo;emballer le Reichstag.<\/p>\n<p class=\"ext-intertitre\" style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t<b>Nouvelle &eacute;nergie<\/b><\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tPourtant, les Juifs russes apportent aussi une nouvelle &eacute;nergie &agrave; la ville. Restos koshers, discos russes, magasins, galeries d&rsquo;art essaiment dans la ville. Les Russes ont aussi un regard d&eacute;complex&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du lourd pass&eacute; de la ville, comme les jeunes Allemands. Peut-&ecirc;tre trop, reconna&icirc;t Sergey Lagodinsky, 38 ans, arriv&eacute; d&rsquo;Astrakhan, pr&egrave;s de la mer Caspienne quand il avait 18 ans.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t&quot;Quand j&rsquo;ai dit &agrave; l&rsquo;&eacute;cole que j&rsquo;&eacute;tais Juif, certains de mes amis &eacute;taient choqu&eacute;s car j&rsquo;&eacute;tais le premier Juif vivant qu&rsquo;ils rencontraient&quot;, dit-il. &quot;Les gens plus &acirc;g&eacute;s, comme mes parents, sont plus m&ucirc;rs , poursuit ce militant des Verts, repr&eacute;sentant au sein de la Gemeinde. Il y avait par le pass&eacute; une peur de parler de la Shoah, une charge &eacute;motionnelle. Aujourd&rsquo;hui, beaucoup de jeunes n&rsquo;ont aucune &eacute;motion. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;angoisse, de honte, de responsabilit&eacute;. Ils ne savent pas et ne veulent pas savoir. Le danger est le d&eacute;tachement. Des jeunes prennent des photos ou mangent des sandwiches devant le M&eacute;morial de l&rsquo;Holocauste parce que c&rsquo;est un chouette endroit. C&rsquo;est un d&eacute;fi pour nous.&quot;<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tIl n&rsquo;y a pas de risque actuel que l&rsquo;Allemagne oublie son pass&eacute; nazi. Chaque soir, au moins une cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision montre des images de la guerre. Mais les Juifs craignent une remont&eacute;e de l&rsquo;antis&eacute;mitisme, comme &agrave; la fin de la r&eacute;publique de Weimar.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tLes avis sont partag&eacute;s. Certains mettent en cause une partie de la communaut&eacute; musulmane, o&ugrave; r&egrave;gne un antisionisme virulent, d&rsquo;autres un antis&eacute;mitisme qui serait latent dans la classe moyenne allemande. &quot;Ma fille avait &eacute;t&eacute; invit&eacute;e &agrave; un anniversaire d&rsquo;une compagne de classe musulmane. Quand les parents ont appris que je portais un nom juif, ils ont annul&eacute; l&rsquo;invitation&quot;, explique une journaliste berlinoise. Des Juifs portant la kippa ont aussi &eacute;t&eacute; harcel&eacute;s, parfois attaqu&eacute;s, &agrave; Neuek&ouml;lln o&ugrave; vivent des communaut&eacute;s arabes, mais aussi &agrave; Marzahn ou &agrave; Sch&ouml;neweide, d&rsquo;anciens quartiers de Berlin-Est o&ugrave; s&eacute;vit l&rsquo;extr&ecirc;me droite.<\/p>\n<p class=\"ext-intertitre\" style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t<b>L&rsquo;antis&eacute;mitisme &quot;en dessous de la surface&quot;<\/b><\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tPour le professeur Schoeps, &agrave; la t&ecirc;te d&rsquo;une fondation charg&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudier l&rsquo;antis&eacute;mitisme, financ&eacute;e par la famille Flick (dont un anc&ecirc;tre fut un des fondateurs du parti nazi), ce dernier &quot;se trouve en dessous de la surface&quot; de la soci&eacute;t&eacute; allemande chr&eacute;tienne.<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\tL&rsquo;antis&eacute;mitisme n&rsquo;est pas virulent mais s&rsquo;exprime par des remarques, des descriptions physiques et des clich&eacute;s. Beaucoup estiment que les Allemands sont&nbsp;<i>&quot;obs&eacute;d&eacute;s&quot;&nbsp;<\/i>par les Juifs, qu&rsquo;il y a un malaise persistant. Ce que Daniel Libeskind, l&rsquo;architecte qui a con&ccedil;u l&rsquo;extraordinaire mus&eacute;e juif de Berlin, a r&eacute;sum&eacute; un jour dans cette formule : &quot;Quand je viens en Allemagne, je suis un architecte am&eacute;ricain. Quand je la quitte, je suis un Juif am&eacute;ricain.&quot;<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"font-size: 13px; line-height: 18px; margin-bottom: 9px;\">\n\t\t<span style=\"font-size: 11px; font-weight: bold; text-transform: uppercase;\">REPORTAGE&gt;CHRISTOPHE LAMFALUSSY&nbsp;<\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une communaut&eacute; juive &quot;back to Berlin&quot; &nbsp; &nbsp; Les juifs seraient au moins 50.000 &agrave; Berlin. 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