{"id":8033,"date":"2014-01-07T03:59:39","date_gmt":"2014-01-07T03:59:39","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8033"},"modified":"2014-01-07T03:59:39","modified_gmt":"2014-01-07T03:59:39","slug":"les-juifs-francais-arrivent-en-israel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-juifs-francais-arrivent-en-israel\/","title":{"rendered":"Les Juifs fran\u00e7ais arrivent en Isra\u00ebl"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLes Juifs fran&ccedil;ais arrivent en Isra&euml;l<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIsra&euml;l se lance dans le &quot;sur mesure&quot; pour accueillir les nouveaux immigrants de France<\/p>\n<p>\n\tL&#39;Alyah de France et les perspectives d&#39;une future immigration massive des Juifs fran&ccedil;ais vers Isra&euml;l ont fait les manchettes des journaux de la Terre Promise.<\/p>\n<p>\n\tLes Isra&eacute;liens aiment naturellement la notion d&#39;Alyah (l&#39;immigration juive vers Isra&euml;l), bien davantage qu&#39;ils n&#39;appr&eacute;cient les immigrants eux-m&ecirc;mes.<\/p>\n<p>\n\tEtant donn&eacute; le sentiment croissant d&#39;isolement du pays, l&#39;id&eacute;e m&ecirc;me que des personnes font le choix de venir ici donne un certain r&eacute;confort.<\/p>\n<p>\n\tLe crit&egrave;re du choix est particuli&egrave;rement satisfaisant, puisque les Fran&ccedil;ais, &agrave; la diff&eacute;rence d&#39;autres populations, disposent d&#39;autres options. Le fait qu&#39;ils nous choisissent &quot;nous&quot; est un t&eacute;moignage positif &agrave; l&#39;&eacute;gard de notre pays et de notre peuple.<\/p>\n<p>\n\tD&#39;un point de vue politique, toute augmentation de la population juive est une victoire de l&#39;Etat dans sa bataille d&eacute;mographique contre les musulmans et est donc plus que bienvenue. Mais les titres des manchettes ne sont pas n&eacute;cessairement proportionn&eacute;s aux 40.000 personnes attendues ici dans un avenir proche.<\/p>\n<p>\n\tMalgr&eacute; l&#39;attitude accueillante, l&#39;image du Juif fran&ccedil;ais est plut&ocirc;t probl&eacute;matique. Il y a d&eacute;j&agrave; quelques ann&eacute;es, le tr&egrave;s populaire programme satyrique &quot;Eretz Nehederet&quot; (le pays merveilleux) qui fa&ccedil;onne l&#39;opinion bien plus que les v&eacute;ritables infos, croquait la famille juive fran&ccedil;aise typique passant ses vacances en Isra&euml;l: bronzage ridicule, tr&egrave;s bruyante et totalement hors de contr&ocirc;le.<\/p>\n<p>\n\tLes chiffres sont &eacute;galement int&eacute;ressants. Il y a environs 120.000 immigrants fran&ccedil;ais en Isra&euml;l. Le nombre d&#39;&quot;olim&quot; (immigrants) a augment&eacute; de 60% l&#39;ann&eacute;e derni&egrave;re. Selon de r&eacute;centes enqu&ecirc;tes, 49% des Juifs de France envisagent d&#39;&eacute;migrer, mais pas n&eacute;cessairement en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\tLes motivations pour quitter la France sont plut&ocirc;t compr&eacute;hensibles. L&#39;antis&eacute;mitisme arrive en t&ecirc;te. Une enqu&ecirc;te r&eacute;cente men&eacute;e par l&#39;Agence des droits fondamentaux de l&#39;Union europ&eacute;enne t&eacute;moigne de chiffres alarmants: 52% des Juifs fran&ccedil;ais estiment que l&#39;antis&eacute;mitisme est un &quot;gros probl&egrave;me&quot; et 33% &quot;plut&ocirc;t un gros probl&egrave;me&quot;. En comparaison, en Grande Bretagne, ces chiffres tombent respectivement &agrave; 11% et 37%.<\/p>\n<p>\n\tCes donn&eacute;es, ajout&eacute;es &agrave; la d&eacute;t&eacute;rioration de la situation &eacute;conomique, sont un puissant levier qui pousse les Juifs de France &agrave; quitter leur pays. &quot;Il ne s&#39;agit pas seulement de jud&eacute;ophobie musulmane&quot;, dit Alain Zeitoun. &quot;Il y a &eacute;galement l&#39;antisionisme de gauche qui se traduit souvent par de l&#39;antis&eacute;mitisme. Actuellement, nous sommes t&eacute;moins d&#39;un nouveau ph&eacute;nom&egrave;ne: en d&eacute;pit des efforts du gouvernement, il devient parfaitement acceptable d&#39;&ecirc;tre antis&eacute;mite en France&quot;.<\/p>\n<p>\n\tAlain Zeitoun est un Juif fran&ccedil;ais d&#39;origine tunisienne qui s&#39;est install&eacute; en Isra&euml;l il y a 15 ans, passant de la m&eacute;decine aux affaires. Il est &eacute;galement &agrave; la t&ecirc;te de l&#39;organisation des universitaires francophones isra&eacute;liens.<\/p>\n<p>\n\tSi l&#39;antis&eacute;mitisme est une cause du d&eacute;part des Juifs de France, le choix de venir en Isra&euml;l exige une autre explication &eacute;tant donn&eacute; que l&#39;Etat h&eacute;breu n&#39;est pas encore vraiment devenu un havre de paix pour les Juifs.<\/p>\n<p>\n\t&quot;Ce crit&egrave;re s&eacute;curitaire n&#39;inqui&egrave;te absolument pas la communaut&eacute; juive en France&quot;, dit Zeitoun. &quot;Ce qui compte c&#39;est le fait qu&#39;il y a d&#39;autres Juifs pour les prot&eacute;ger, d&#39;autres Juifs sur lesquels on peut compter. C&#39;est ainsi que les Juifs de France voient les choses. Mais tout le monde ne souhaite pas venir s&#39;installer ici. Isra&euml;l doit faire face &agrave; la concurrence du Canada et des Etats-Unis. Les Juifs fran&ccedil;ais, ais&eacute;s et d&#39;un haut niveau d&#39;&eacute;ducation, sont tr&egrave;s recherch&eacute;s&quot;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>\n\tSofa Landver, la ministre de l&#39;Int&eacute;gration, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; i24news, qu&#39;Isra&euml;l est pr&ecirc;t pour la comp&eacute;tition. Elle a d&#39;ailleurs discut&eacute; de ce sujet avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou et un programme sur mesure a &eacute;t&eacute; mis sur pied en coop&eacute;ration avec l&#39;Agence juive pour les immigrants de France. &quot;Nous allons tout d&#39;abord supprimer la bureaucratie. Un pourcentage plus &eacute;lev&eacute; que dans les autres communaut&eacute;s a tendance &agrave; retourner en France. Ils sont sionistes et ont des liens tr&egrave;s &eacute;troits avec Isra&euml;l. Je crois savoir comment mettre un terme &agrave; cette propension&quot;, affirme la ministre.<\/p>\n<p>\n\tAlain Zeitoun et G&eacute;rad Benhamou (le correspondant en Isra&euml;l de RCJ, la radio communautaire de Paris) voient les choses diff&eacute;remment. Ils doutent de la capacit&eacute; des institutions d&#39;amener et d&#39;int&eacute;grer des milliers d&#39;immigrants de France. L&#39;administration n&#39;a pas de tradition de service public et les Isra&eacute;liens ont davantage d&#39;exp&eacute;rience dans l&#39;absorption de nouveaux arrivants originaires de pays moins privil&eacute;gi&eacute;s que la France, disent-ils.<\/p>\n<p>\n\t&quot;Nous avons affaire &agrave; une Aliyah diff&eacute;rente. Beaucoup d&#39;entre eux seront dispos&eacute;s &agrave; faire des concessions concernant le niveau de vie, mais jusqu&#39;&agrave; une certaine limite&quot;, ajoute Alain Zeitoun.<\/p>\n<p>\n\tBenhamou et Zeitoun estiment que Nefesh b&#39;Nefesh, une ONG sp&eacute;cialis&eacute;e dans la promotion de l&#39;Aliyah aux Etats-Unis, est bien plus apte &agrave; faire face &agrave; ce genre de situation. &quot;Ils ont de l&rsquo;exp&eacute;rience avec l&#39;immigration de haut niveau et c&#39;est pr&eacute;cis&eacute;ment le profil de l&#39;Aliyah en provenance de France&quot;, souligne Zeitoun.<\/p>\n<p>\n\tL&#39;immigration fran&ccedil;aise a des caract&eacute;ristiques uniques. Beaucoup d&#39;immigrants choisissent de garder leurs affaires en France gr&acirc;ce aux nouvelles technologies, ce qui leur permet de ne pas renoncer compl&egrave;tement &agrave; la France. &quot;Ils apportent de l&#39;argent, des projets de startups, mais surtout, ils am&egrave;nent leurs enfants&quot;, affirme Benhamou.<\/p>\n<p>\n\tPour le gouvernement, l&#39;immigration fran&ccedil;aise repr&eacute;sente un magot de 120.000 &eacute;lecteurs potentiels puisque la plupart sont des sympathisants de la droite. Une concurrence sous-jacente existe d&eacute;j&agrave; entre le parti russophone &quot;Israel Beteinou&quot; de Liebermann et le &quot;Foyer juif&quot; national-religieux. Les deux formations tentent de tisser des liens avec cette communaut&eacute; fran&ccedil;aise de plus en plus importante.<\/p>\n<p>\n\tLa cit&eacute; baln&eacute;aire d&#39;Ashdod, &agrave; moins d&#39;une heure de voiture de Tel Aviv, constitue un mini-laboratoire de l&#39;int&eacute;gration des Fran&ccedil;ais en Isra&euml;l. Attir&eacute;s par la mer et les prix plus raisonnables de l&#39;immobilier, 6.000 nouveaux arrivants de France s&#39;y sont install&eacute;s. Ashdod a &eacute;galement absorb&eacute; une forte population d&#39;origine russe.<\/p>\n<p>\n\tCette population vari&eacute;e repr&eacute;sente un microcosme d&#39;Isra&euml;l<\/p>\n<p>\n\tOn y trouve des restaurants aux noms fran&ccedil;ais et l&#39;alerte &quot;rouge&quot;, le syst&egrave;me d&#39;urgence contre les missiles tir&eacute;s depuis Gaza fonctionne en fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>\n\tLa plupart des nouveaux immigrants de France sont d&#39;origine nord-africaine. Dans une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;chir&eacute;e par de nombreuses fractures sociales, l&#39;origine ethnique joue un r&ocirc;le important. La d&eacute;finition la plus courante est &quot;Tsarfoka&iuml;m&quot; &#8211; une combinaison en h&eacute;breu de Tsarfati (fran&ccedil;ais) et Maroka&iuml; (marocain), induisant une certaine inf&eacute;riorit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&quot;Ce genre de racisme doit cesser&quot;, affirme Benhamou avec col&egrave;re. &quot;Les nouveaux immigrants fran&ccedil;ais sont confiants et les tensions ethniques entre S&eacute;pharades et Ashk&eacute;nazes ne sont pas un probl&egrave;me pour eux. Mais s&#39;ils ne se plaisent pas, ils partiront et Isra&euml;l ne peut se le permettre&quot;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>\n\tIls y a quelques ann&eacute;es, G&eacute;rard Benhamou a fait un film retra&ccedil;ant 60 ans de relations entre Isra&euml;l et la France. Il a appel&eacute;: &quot;Je t&#39;aime, moi non plus&quot;. Il esp&egrave;re que cela ne sera pas le titre de l&#39;histoire de l&#39;int&eacute;gration des Juifs fran&ccedil;ais en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\tde France et les perspectives d&#39;une future immigration massive des Juifs fran&ccedil;ais vers Isra&euml;l ont fait les manchettes des journauxde la Terre Promise.<\/p>\n<p>\n\tLes Isra&eacute;liens aiment naturellement la notion m&ecirc;me d&#39;Alyah (l&#39;immigration vers Isra&euml;l), bien davantage qu&#39;ils n&#39;appr&eacute;cient les immigrants eux-m&ecirc;mes.<\/p>\n<p>\n\tEtant donn&eacute; le sentiment croissant d&#39;isolement du pays, l&#39;id&eacute;e m&ecirc;me que des personnes font le choix de venir ici donne un certain r&eacute;confort.<\/p>\n<p>\n\tLe crit&egrave;re du choix est particuli&egrave;rement satisfaisant, puisque les Fran&ccedil;ais, &agrave; la diff&eacute;rence d&#39;autres populations, disposent d&#39;autres options et le faut qu&#39;ils nous choisissent &quot;nous&quot; est un t&eacute;moignage positif &agrave; l&#39;&eacute;gard de notre pays et de notre peuple.<\/p>\n<p>\n\tD&#39;un point de vue politique, tout augmentation de la population juive est une victoire de l&#39;Etat dans sa bataille d&eacute;mographique contre les musulmans et est donc plus que bienvenue. Mais les titres des manchettes ne sont pas n&eacute;cessairement proportionn&eacute;s aux 40.000 personnes attendues ici dans un avenir proche.<\/p>\n<p>\n\tMalgr&eacute; l&#39;attitude accueillante, l&#39;image du Juif fran&ccedil;ais est plut&ocirc;t probl&eacute;matique. Il y a d&eacute;j&agrave; quelques ann&eacute;es, le tr&egrave;s populaire programme satyrique &quot;Eretz Nehederet&quot; (le pays merveilleux) qui fa&ccedil;onne l&#39;opinion bien plus que les v&eacute;ritables infos, croquait la famille juive fran&ccedil;aise typique passant ses vacances en Isra&euml;l: bronzage ridicule, tr&egrave;s bruyante et totalement hors de contr&ocirc;le.<\/p>\n<p>\n\tLes chiffres sont &eacute;galement int&eacute;ressants. Il y a environs 120.000 immigrants fran&ccedil;ais en Isra&euml;l. Le nombre d&#39;&quot;olim&quot; (immigrants) a augment&eacute; de 60% l&#39;ann&eacute;e derni&egrave;re. Selon de r&eacute;centes enqu&ecirc;tes, 49% des Juifs de France envisagent d&#39;&eacute;migrer, mais pas n&eacute;cessairement en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\tLes motivations pour quitter la France sont plut&ocirc;t compr&eacute;hensibles. L&#39;antis&eacute;mitisme arrive en t&ecirc;te. Une enqu&ecirc;te r&eacute;cente men&eacute;e par l&#39;Agence des droits fondamentaux de l&#39;Union europ&eacute;enne t&eacute;moigne de chiffres alarmants: 52% des Juifs fran&ccedil;ais estiment que l&#39;antis&eacute;mitisme est un &quot;gros probl&egrave;me&quot; et 33% &quot;plut&ocirc;t un gros probl&egrave;me&quot;. En comparaison, en Grande Bretagne, ces chiffres tombent respectivement &agrave; 11% et 37%.<\/p>\n<p>\n\tCes donn&eacute;es, ajout&eacute;es &agrave; la d&eacute;terioration de la situation &eacute;conomique, sont un puissant levier qui pousse les Juifs de France &agrave; quitter leur pays. &quot;Il ne s&#39;agit pas seulement de jud&eacute;ophobie musulmane&quot;, dit Alain Zeitoun. &quot;Il y a &eacute;galement l&#39;antisionisme de gauche qui se traduit souvent par de l&#39;antis&eacute;mitisme. Actuellement, nous sommes t&eacute;moins d&#39;un nouveau ph&eacute;nom&egrave;ne: end&eacute;pit des efforts du gouvernement, il devient parfaitement acceptable d&#39;&ecirc;tre antis&eacute;mite en France&quot;.<\/p>\n<p>\n\tAlain Zeitoun est un Juif fran&ccedil;ais d&#39;origine tunisienne qui s&#39;est install&eacute; en Isra&euml;l il y a 15 ans, passant de la m&eacute;decine aux affaires. Il est &eacute;galement &agrave; la t&ecirc;te de l&#39;organisation des universitaires francophones.<\/p>\n<p>\n\tSi l&#39;antis&eacute;mitisme est un cause du d&eacute;part des Juifs de France, le choix de venir en Isra&euml;l exige une autre explication &eacute;tant donn&eacute; que l&#39;Etat h&eacute;breu n&#39;est pas encore vraiment devenu un havre de paix pour les Juifs.<\/p>\n<p>\n\t&quot;Ce crit&egrave;re s&eacute;curitaire n&#39;inqui&egrave;te absolument pas la communaut&eacute; juive en France&quot;, dit Zeitoun. &quot;Ce qui compte c&#39;est le fait qu&#39;il y a d&#39;autres Juifs pour les prot&eacute;ger, d&#39;autres Juifs sur lesquels on peut compter. C&#39;est ainsi que les Juifs de France voient les choses. Mais tout le monde ne souhaite pas venir s&#39;installer ici Isra&euml;l doit faire face &agrave; la concurrence du Canada et des Etats-Unis. Les Juifs fran&ccedil;ais, ais&eacute;s et d&#39;un haut niveau d&#39;&eacute;ducation sont tr&egrave;s recherch&eacute;s&quot;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>\n\tSofa Landver, la ministre de l&#39;Int&eacute;gration, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; i24news, qu&#39;Isra&euml;l est pr&ecirc;t pour la comp&eacute;tition. Elle a d&#39;ailleurs discut&eacute; de ce sujet avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou et un programme sur mesure a &eacute;t&eacute; mis sur pied en coop&eacute;ration avec l&#39;Agence juive pour les immigrants de France. &quot;Nous llons tout d&#39;abord supprimer la bureaucratie. Un pourcentage plus &eacute;lev&eacute; que dans les autres communaut&eacute;s a tendance &agrave; retourner en France. Ils sont sionistes et ont des liens tr&egrave;s &eacute;troits avec Isra&euml;l. Je crois savoir comment mettre un terme &agrave; cette propension&quot;, affirme la ministre.<\/p>\n<p>\n\tAlain Zeitoun et G&eacute;rad Benhamou (le correspondant en Isra&euml;l de RCJ, la radio communautaire de Paris) voient les choses diff&eacute;remment. Ils doutent de la capacit&eacute; des institutions d&#39;amener et d&#39;int&eacute;grer des milliers d&#39;immigrants de France. L&#39;administration n&#39;a pas de tradition de service public et les Isra&eacute;liens ont davantage d&#39;exp&eacute;rience dans l&#39;absorption de nouveaux arrivants originaires de pays moins privil&eacute;gi&eacute;s que la France, disent-ils.<\/p>\n<p>\n\t&quot;Nous avons affaire &agrave; une Aliyah diff&eacute;rente. Beaucoup d&#39;entre eux seront dispos&eacute;s &agrave; faire des concessions concernant le niveau de vie, mais jusqu&#39;&agrave; une certaine limite&quot;, ajoute Alain Zeitoun.<\/p>\n<p>\n\tBenhamou et Zeitoun estiment que Nefesh b&#39;Nefesh, une ONG sp&eacute;cialis&eacute;e dans la promotion de l&#39;Aliyah aux Etats-Unis, est bien plus apte pour faire face &agrave; ce genre de situation. &quot;Ils ont de l&#39;ep&eacute;rience avec l&#39;immigration de haut niveau et c&#39;est pr&eacute;cis&eacute;ment le profil de l&#39;Aliyah en provenance de France&quot;, souligne Zeitoun.<\/p>\n<p>\n\tL&#39;immigration fran&ccedil;aise a des caract&eacute;ristiques uniques. Beaucoup d&#39;immigrants choisissent de garder leurs affaires en France gr&acirc;ce aux nouvelles technologies ce qui leur permet de ne pas renoncer compl&egrave;tement &agrave; la France. &quot;Ils apportent de l&#39;argent, des projets de startups, mais surtout, ils am&egrave;nent leurs enfants&quot;, affirme Benhamou.<\/p>\n<p>\n\tPour le gouvernement, l&#39;immigration fran&ccedil;aise repr&eacute;sente un magot potentiel de 120.000 &eacute;lecteurs potentiels puisque la plupart sont des sympathisants de la droite. Une concurrence sous-jacente existe d&eacute;j&agrave; entre le parti russophone &quot;Israel Beteinou&quot; de Liebermann et le &quot;Foyer juif&quot; national-religieux. Les deux formations tentent de tisser des liens avec cette communaut&eacute; fran&ccedil;aise de plus en plus importante.<\/p>\n<p>\n\tLa cit&eacute; baln&eacute;aire d&#39;Ashdod, &agrave; moins d&#39;une heure de voiture de Tel Aviv, constitue un mini-laboratoire de l&#39;int&eacute;gration des Fran&ccedil;ais en Isra&euml;l. Attir&eacute;s par la mer et les prix plus raisonnables de l&#39;immobilier, 6.000 nouveaux arrivants de France s&#39;y sont install&eacute;s. Ashdod a &eacute;galement absorb&eacute; une forte population d&#39;origine russe.<\/p>\n<p>\n\tCette population vari&eacute;e repr&eacute;sente un microcosme d&#39;Isra&euml;l<\/p>\n<p>\n\tOn y trouve des restaurants aux noms fran&ccedil;ais et l&#39;alerte &quot;rouge&quot;, le syst&egrave;me d&#39;urgence contre les missiles tir&eacute;s depuis Gaza, fonctionne en fran&ccedil;ais.<\/p>\n<p>\n\tLa plupart des nouveaux immigrants de France sont d&#39;oigine nord-africaine. Dans une soci&eacute;t&eacute; d&eacute;chir&eacute;e par de nombreuses fractures sociales, l&#39;origine ethnique joue un r&ocirc;le important. La d&eacute;finition la plus courante est &quot;Tsarfoka&iuml;m&quot; &#8211; une combinaison en h&eacute;breu de Tsarfati (fran&ccedil;ais) et Maroka&iuml; (marocain), induisant une certaine inf&eacute;riorit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&quot;Ce genre de racisme doit cesser&quot;, affirme Benhamou avec col&egrave;re. &quot;Les nouveaux immigrants fran&ccedil;ais sont confiants et les tensions ethniques entre S&eacute;pharades et Ashk&eacute;nazes ne sont pas un probl&egrave;me pour eux. Mais s&#39;ils ne se plaisent pas, ils partiront et Isra&euml;l ne peut se le permettre&quot;, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>\n\tIl y a quelques ann&eacute;es, G&eacute;rard Benhamou a fait un film retra&ccedil;ant 60 ans de relations entre Isra&euml;l et la France. Il l&#39;a appel&eacute;: &quot;Je t&#39;aime, moi non plus&quot;. Il esp&egrave;re que cela ne sera pas le titre de l&#39;histoire de l&#39;int&eacute;gration des Juifs fran&ccedil;ais en Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\tLily Galili est analyste de la soci&eacute;t&eacute; isra&eacute;lienne. Elle a cosign&eacute; un livre, &quot;Le million qui a chang&eacute; le Moyen-Orient&quot; sur l&#39;immigration d&#39;ex-URSS vers Isra&euml;l, son domaine de sp&eacute;cialisation.<\/p>\n<p>\n\tI24News<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Juifs fran&ccedil;ais arrivent en Isra&euml;l &nbsp; Isra&euml;l se lance dans le &quot;sur mesure&quot; pour accueillir les nouveaux immigrants de France L&#39;Alyah de France et les perspectives d&#39;une future immigration massive des Juifs fran&ccedil;ais vers Isra&euml;l ont fait les manchettes des journaux de la Terre Promise. 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