{"id":8263,"date":"2016-10-05T00:55:36","date_gmt":"2016-10-05T00:55:36","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8263"},"modified":"2016-10-05T01:22:13","modified_gmt":"2016-10-05T01:22:13","slug":"la-kahina-ou-lhistoire-dune-grande-reine-berbere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-kahina-ou-lhistoire-dune-grande-reine-berbere\/","title":{"rendered":"La Kahina ou l\u2019histoire d\u2019une grande reine berb\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLa Kahina ou l&rsquo;histoire d&rsquo;une grande reine berb&egrave;re<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tJamais un personnage historique n&#39;a fait l&#39;objet de tant de contreverses et d&#39;interpr&eacute;tations. La reine Kahina est en effet plus qu&#39;une reine au comportement exemplaire et h&eacute;ro&iuml;que. Elle est un symbole de r&eacute;sistance, et habite l&#39;imaginaire des berb&egrave;res.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Introduction.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tBien des interpr&eacute;tations la concernant ne sont pas sans arri&egrave;re-pens&eacute;es id&eacute;ologiques. Pour les Occidentaux, il s&#39;agit d&#39;une reine mythique, comme s&#39;il fallait minimiser son combat. On la dit chr&eacute;tienne dans le m&ecirc;me but, comme si elle pr&eacute;sageait de la domination coloniale, alors qu&#39;elle fut au contraire l&#39;exemple du refus de la soumission. Les historiens arabes la surnomm&egrave;rent Kahina, ce qui veut dire la proph&eacute;tesse, au sens noble, mais aussi p&eacute;jorativement la devineresse, la sorci&egrave;re pour certains. Certains la d&eacute;clar&egrave;rent de religion juive pour montrer qu&#39;elle &eacute;tait une ennemie de la foi musulmane, ce qu&#39;elle fut effectivement, mais certainement pas en termes religieux. Les Imazighen ont sans doute exag&eacute;r&eacute; le personnage, puisqu&#39;on lui pr&ecirc;te parfois l&#39;&acirc;ge, de toute &eacute;vidence tr&egrave;s exag&eacute;r&eacute;, de 127 ans &agrave; sa mort&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t\tDans cette article nous avons voulu avant tout faire la part de la r&eacute;alit&eacute; historique si difficile soit-elle &agrave; conna&icirc;tre et les l&eacute;gendes. Kahina est effectivement un exemple de courage hors du commun. Chef politique hors pair, elle &eacute;tait aussi une femme qui sut prot&eacute;ger ses enfants.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Les origines de Kahina<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tCe qui est certain, c&#39;est qu&#39;elle est originaire de la tribu Z&eacute;nata, dont le mode de vie &eacute;tait pastoral et semi-nomade. Elle est peut-&ecirc;tre la fille de M&eacute;lag, Roi des Aur&egrave;s. Selon Ibn Khaldoun, elle serait une Z&eacute;nata de la branche Madaghis (ou Badaghis). La reine Kahina &eacute;tait une noble originaire de l&#39;Aur&egrave;s, sans doute descendante d&#39;une tr&egrave;s ancienne lign&eacute;e amazighe. Ceci explique comment elle parvint &agrave; la royaut&eacute;. Il semble que son pouvoir lui fut donn&eacute; par un conseil de tribus, ce qui &eacute;tait courant &agrave; l&#39;&eacute;poque. Gr&acirc;ce &agrave; son intelligence remarquable, elle organisa une conf&eacute;d&eacute;ration, regroupement de tribus, ce qui &eacute;tait courant face &agrave; un p&eacute;ril grave. La l&eacute;gende dit aussi qu&#39;elle aurait &eacute;t&eacute; d&#39;une beaut&eacute; &eacute;blouissante. Ce genre de description, bas&eacute; sur l&#39;admiration, doit &ecirc;tre pris avec circonspection. Il est courant de magnifier un personnage important, et &agrave; plus forte raison une femme, par la&nbsp;beaut&eacute;. On sait que c&#39;est &agrave; un &acirc;ge avanc&eacute; qu&#39;elle est amen&eacute;e &agrave; lutter contre les musulmans.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>La religion de Kahina<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tOn ne sait pas pr&eacute;cis&eacute;ment sa religion. Peut-&ecirc;tre fut-elle chr&eacute;tienne ou juive, mais elle a pu &ecirc;tre &eacute;galement animiste. Ce point est tr&egrave;s controvers&eacute;. Nous donnons ici quelques &eacute;l&eacute;ments de discussion. C&#39;est Ibn Khaldoun qui &eacute;met l&#39;hypoth&egrave;se qu&#39;elle &eacute;tait juive. Mais on peut raisonnablement penser qu&#39;elle &eacute;tait animiste&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t\tL&#39;histoire des juifs d&#39;Afrique du Nord est relativement bien connue &agrave; cette &eacute;poque. Les communaut&eacute;s &eacute;taient tr&egrave;s restreintes. Elles &eacute;taient accept&eacute;es, mais on ne voit pas comment une reine juive auraient pu avoir le pouvoir. Il n&#39;y a jamais eu de rois ou de reines juifs dans les Aur&egrave;s d&#39;apr&egrave;s les documents historiques. Par ailleurs l&#39;invasion musulmane fut accompagn&eacute;e de l&#39;implantation de juifs, qui assumaient les m&eacute;tiers interdits aux musulmans&nbsp;: banquiers, certains m&eacute;tiers du commerce, et surtout forgerons. Ces m&eacute;tiers &eacute;taient absolument indispensables &agrave; l&#39;arm&eacute;e musulmane, et &agrave; l&#39;administration des territoires conquis. L&#39;Islam, &agrave; cette &eacute;poque, les prot&eacute;geait. Si Kahina avait &eacute;t&eacute; juive on ne voit pas pourquoi elle aurait combattu les musulmans. Ce n&#39;est pas pour rien que les historiens juifs l&#39;ignorent ou, au contraire, la d&eacute;crivent comme une redoutable ennemie. Il nous semble plus logique de penser que lorsque Ibn Khaldoun la dit juive, il veut tout simplement dire qu&#39;elle appartenait &agrave; une religion existant avant l&#39;Islam. On a qualifi&eacute; &agrave; tort la reine touar&egrave;gue Ti Hinan de chr&eacute;tienne de la m&ecirc;me mani&egrave;re. La d&eacute;couverte de son tombeau a montr&eacute; que cette reine &eacute;tait animiste. Quelque soit la rigueur d&#39;Ibn Khaldoun, on peut penser qu&#39;il n&#39;avait pas les moyens de d&eacute;terminer exactement, plusieurs si&egrave;cles apr&egrave;s, la religion de Kahina.<\/p>\n<p>\n\t\tPr&eacute;tendre qu&#39;elle fut chr&eacute;tienne se heurte &agrave; d&#39;autres difficult&eacute;s. A cette &eacute;poque, le christianisme s&#39;&eacute;tait effondr&eacute; depuis longtemps en Afrique du Nord. Le seul royaume chr&eacute;tien restant &eacute;tait celui des Djeddars, dont on ne sait pas grand chose sinon que les Byzantins cherch&egrave;rent sans succ&egrave;s &agrave; s&#39;en faire un alli&eacute;. Les Byzantins tent&egrave;rent d&#39;imposer un christianisme d&#39;&eacute;tat, ce qui provoqua une guerre entre eux et les Imazighen qui dura plusieurs si&egrave;cles. Or, les Imazighen laissent au d&eacute;part musulmans et byzantins s&#39;entretuer. Si elle avait &eacute;t&eacute; chr&eacute;tienne, Kahina se serait probablement alli&eacute;e au Byzantins, d&#39;autant que la r&eacute;volte de Koceilia contre les musulmans, quelques dizaines d&#39;ann&eacute;es auparavant, devait encore &ecirc;tre dans toutes les m&eacute;moires.<\/p>\n<p>\n\t\tOn a affirm&eacute; aussi que Kahina &eacute;tait adoratrice de Gurzil, une divinit&eacute; amazighe repr&eacute;sent&eacute;e par un taureau. Si le culte du Taureau, symbole de virilit&eacute; et de puissance, est connu en Afrique du Nord dans l&#39;Antiquit&eacute;, aucun &eacute;l&eacute;ment historique ne prouve que Kahina en fut une pr&ecirc;tresse.<\/p>\n<p>\n\t\tOn peut donc penser que Kahina &eacute;tait tr&egrave;s probablement animiste, mais sans que l&#39;on connaisse vraiment le culte auquel elle appartenait. Cependant, faute de preuves arch&eacute;ologiques, nous nous garderons bien de nous avancer plus. Selon la l&eacute;gende, elle vivait dans un somptueux palais. A plusieurs reprises, on a pens&eacute; l&#39;avoir trouv&eacute;, mais apparemment sans succ&egrave;s pour l&#39;instant.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>&Eacute;l&eacute;ments historiques<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tVoici ce qui g&eacute;n&eacute;ralement est admis par les historiens de l&#39;histoire de Dihya: A son &eacute;poque, une guerre oppose les musulmans, dirig&eacute;s par Hassan d&#39;Ibn en Nu&#39;man, les chr&eacute;tiens byzantins, qui tentent de pr&eacute;server leurs possessions dans cette r&eacute;gion, et les Imazighen, habitants des lieux. Ces derniers sont d&#39;abord divis&eacute;s sur la conduite &agrave; tenir. La Reine Kahina parvient &agrave; les rassembler, par son pouvoir de conviction et sa grande intelligence pour lutter contre l&#39;invasion musulmane. Le r&eacute;sultat ne se fait pas attendre, puisqu&#39;en 697, sous son commandement, ils &eacute;crasent l&#39;arm&eacute;e d&#39;Ibn en Nu&#39;man. Celui-ci doit livrer bataille pr&egrave;s de l&#39;Oued Nini, &agrave; 16 km d&#39;A&iuml;n al Bayda. Les troupes imazighen font tant de victimes que les Arabes appel&egrave;rent le lieu &quot;Nahr Al Bala&quot;, ce qui se traduit par &quot;la rivi&egrave;re des souffrances&quot;. On dit que la rivi&egrave;re &eacute;tait rouge du sang des combattants arabes. Apr&egrave;s cette victoire les Imazighen poursuivent les musulmans, et les obligent &agrave; se r&eacute;fugier dans la place forte de Gab&egrave;s. Le calife Malik rappelle alors ses troupes en Tripolitaine (l&#39;actuel nord de la Libye). Ibn Khadoun donne dans sa version des d&eacute;tails &eacute;tranges sur cette premi&egrave;re bataille. Il pr&eacute;tend notamment que les Imazighen auraient poss&eacute;d&eacute; des chameaux de combat. Si cela a &eacute;t&eacute; le cas, ceci signifie qu&#39;ils &eacute;taient alli&eacute;s &agrave; une tribu saharienne, ce qui n&#39;est pas &eacute;tabli. Si de telles alliances sont connues lors de la lutte contre les byzantins, dans les si&egrave;cles pr&eacute;c&eacute;dents, elles ne sont pas &eacute;tablies lors de l&#39;invasion musulmane. Il indique &eacute;galement que les Imazighen auraient captur&eacute; quarante musulmans et les auraient laiss&eacute; rejoindre leur camp, &agrave; l&#39;exception de Khaled, que la reine aurait d&eacute;cid&eacute; d&#39;adopter. Ce r&eacute;cit lyrique tr&egrave;s beau, reste lui aussi sujet &agrave; caution. On ne comprend pas pourquoi les Imazighen n&#39;auraient pas gard&eacute; les musulmans en otage, pratique courante &agrave; l&#39;&eacute;poque.<\/p>\n<p>\n\t\tApr&egrave;s cette d&eacute;faite cuisante, les musulmans d&eacute;cident de concentrer leur effort de guerre contre les chr&eacute;tiens byzantins. En 695, les Byzantins reprennent Carthage aux musulmans. Ils y restent seulement trois ans, avant d&#39;en &ecirc;tre d&eacute;finitivement chass&eacute;s en 698. La m&ecirc;me ann&eacute;e, Ibn en Nu&#39;man fonde Tunis. En fait, les Byzantins sont oblig&eacute;s de l&acirc;cher prise, pr&eacute;occup&eacute;s par des tensions au nord de leur empire. La mont&eacute;e en puissance des royaumes chr&eacute;tiens europ&eacute;ens constituent en effet une menace pour eux encore plus grave que l&#39;invasion musulmane. Le royaume de Kahina reste alors le seul obstacle contre la progression des musulmans &agrave; l&#39;ouest et Hassan Ibn en Nu&#39;man reprend l&#39;offensive contre les Imazighen. Conscient de la forte r&eacute;sistance qu&#39;il va rencontrer, il entreprend une conqu&ecirc;te syst&eacute;matique du pays. Poss&eacute;dant Carthage et la nouvelle ville de Tunis, il dispose enfin de solides bases arri&egrave;res. Kahina se trouve alors forc&eacute;e d&#39;appliquer une politique de terres br&ucirc;l&eacute;es. Devant eux, les musulmans ne trouvent qu&#39;un pays d&eacute;truit. Une partie de la population n&#39;appr&eacute;cie pas cette politique, encore que ceci ne soit pas historiquement prouv&eacute;. Ibn Al Nu&#39;man en tire partie&nbsp;: il obtient des renforts du calife Abd al-Malik en 702. Son arm&eacute;e compte alors probablement plus de 50 000 combattants. Face &agrave; une telle force, Kahina n&#39;avait d&#39;autre choix que cette politique d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e. Apr&egrave;s deux ans de guerre, la bataille finale a lieu en 704, &agrave; Tabarqa. La Kahina envoie auparavant ses deux fils rejoindre le camp musulman, afin de pr&eacute;server les int&eacute;r&ecirc;ts de sa famille. Ceci signifie que, loin de se renier, elle se place au contraire comme un chef de guerre, qui privil&eacute;gie son combat et se lib&egrave;re ainsi de toute attache familiale. Il est probable qu&#39;elle savait son combat perdu mais loin de plier, elle accepte la mort avec un courage qui force l&#39;admiration. La bataille de Tabarqa est finalement gagn&eacute;e par les musulmans, mais ce n&#39;est pas une victoire facile pour eux. Les Imazighen, bien que tr&egrave;s inf&eacute;rieurs en nombre, opposent une farouche r&eacute;sistance. Ibn Khadoun d&eacute;crit le combat comme particuli&egrave;rement &acirc;pre et dit que les musulmans b&eacute;n&eacute;fici&egrave;rent &quot;d&#39;une intervention sp&eacute;ciale de Dieu&quot;. Ceci signifie que les Imazighen livr&egrave;rent sans doute un combat terrible, qui mit &agrave; mal les troupes musulmanes. Finalement, la reine Dihya est captur&eacute;e et d&eacute;capit&eacute;e au lieu-dit B&iuml;r El Kahina (Le puits de la Kahina). Sa t&ecirc;te est envoy&eacute;e au calife Malik selon certains, jet&eacute;e dans le puits selon d&#39;autres. Hassan Ibn en N&#39;uman fait preuve d&#39;un grand respect pour le peuple amazigh apr&egrave;s sa victoire. Il ne fait pas de prisonniers et ne commet aucun pillage. Sa grande tol&eacute;rance en fait d&#39;ailleurs l&#39;un des artisans de l&#39;islamisation des Imazighen.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Les fils de Kahina<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLes deux fils de Kahina (Ifran et Yezdia) avaient rejoint le camp musulman avant la bataille. Certains auteurs ont vu l&agrave; une trahison de leur part. C&#39;est &agrave; notre avis une erreur, puisqu&#39;il est clairement &eacute;tabli qu&#39;ils rejoignirent le camp adverse sur ordre de la Reine, et qu&#39;ils ne particip&egrave;rent pas &agrave; la bataille de Tabarqa. Ils ne se convertirent &agrave; l&#39;Islam et n&#39;obtinrent un commandement militaire qu&#39;ensuite, lorsque Hassan Ibn en N&#39;uman se d&eacute;cida &agrave; conqu&eacute;rir le Maroc. Selon certains auteurs, Kahina avait &eacute;galement un fils adoptif du nom de Khaled, un jeune arabe fait prisonnier lors de la bataille de l&#39;Oued Nini, qu&#39;elle aurait adopt&eacute;. M&ecirc;me si on ne peut totalement exclure cette adoption, cette th&egrave;se nous semble douteuse, et la description qu&#39;en donne Ibn Khaldoun sujette &agrave; caution. Il a en effet affirm&eacute; qu&#39;elle partagea le lait de son sein entre Khaled et ses deux enfants l&eacute;gitimes, ce qui semble impossible pour une femme &acirc;g&eacute;e. Mais il se pourrait qu&#39;il d&eacute;crive une c&eacute;r&eacute;monie d&#39;adoption qui &eacute;tait alors en vigueur, ou la femme montrait son sein au fils adopt&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Conclusion.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t\tLongtemps encore, La Kahina et ses fils susciteront des l&eacute;gendes. Ceci est sans doute d&ucirc; autant &agrave; sa d&eacute;termination de femme, insoumise jusqu&#39;au sacrifice d&#39;elle-m&ecirc;me qu&#39;&agrave; la protection qu&#39;elle donna jusqu&#39;au bout &agrave; ses fils, en m&egrave;re exemplaire. Symbole des femmes imazighen, elle est aussi le symbole de toute une culture, &agrave; l&#39;&eacute;gal de Massinissa et de Jugurtha.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Kahina ou l&rsquo;histoire d&rsquo;une grande reine berb&egrave;re &nbsp; &nbsp; Jamais un personnage historique n&#39;a fait l&#39;objet de tant de contreverses et d&#39;interpr&eacute;tations. La reine Kahina est en effet plus qu&#39;une reine au comportement exemplaire et h&eacute;ro&iuml;que. Elle est un symbole de r&eacute;sistance, et habite l&#39;imaginaire des berb&egrave;res. &nbsp; Introduction. 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