{"id":8289,"date":"2018-02-12T00:47:09","date_gmt":"2018-02-12T00:47:09","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8289"},"modified":"2018-02-11T17:10:27","modified_gmt":"2018-02-11T17:10:27","slug":"la-condition-des-juifs-au-moyen-age-le-massacre-de-la-saint-valentin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-condition-des-juifs-au-moyen-age-le-massacre-de-la-saint-valentin\/","title":{"rendered":"La condition des Juifs au Moyen-Age : LE MASSACRE DE LA SAINT-VALENTIN"},"content":{"rendered":"<div id=\"ssttrg\">\n\tLa condition des Juifs au Moyen-Age : LE MASSACRE DE LA SAINT-VALENTIN<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div id=\"date\">\n\tf&eacute;vrier 1349<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div id=\"auteur\">\n\tpar Lazare LANDAU<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\tExtrait de l&#39;Almanach KKL Strasbourg 5718-1958<\/div>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<div id=\"ssttrg\">\n\tLa condition des Juifs au Moyen-Age : LE MASSACRE DE LA SAINT-VALENTIN<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div id=\"date\">\n\tf&eacute;vrier 1349<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div id=\"auteur\">\n\tpar Lazare LANDAU<\/div>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n\tExtrait de l&#39;Almanach KKL Strasbourg 5718-1958<\/div>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa vie des juifs dans l&#39;Europe m&eacute;di&eacute;vale, si riche en aspects exaltants, est jalonn&eacute;e aussi par des &eacute;pisodes sanglants qui illustrent abondamment l&#39;&eacute;pith&egrave;te de &quot;barbare&quot;, si souvent accol&eacute;e &agrave; la soci&eacute;t&eacute; m&eacute;di&eacute;vale d&#39;Occident. Le massacre des juifs de Strasbourg, connu sous le nom de &quot;massacre de la Saint-Valentin&quot;, appara&icirc;t comme le type de ces flamb&eacute;es de haine dont les manifestations ont ensanglant&eacute; le calvaire d&#39;Isra&euml;l au long des si&egrave;cles pass&eacute;s.<\/p>\n<table>\n<caption>\n\t\t&nbsp;<\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\n\tLes premi&egrave;res d&eacute;cades du 14e si&egrave;cle avaient &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es dans le Saint Empire Germanique par des guerres et des troubles continuels, cons&eacute;quences des luttes d&#39;influence entre les nombreux princes allemands. Aux approches de l&#39;an 1340, des bandes de brigands s&#39;&eacute;taient form&eacute;es en de nombreux pays relevant de l&#39;Empire : elles pratiquaient sans risque leur sinistre industrie &agrave; la faveur de la disparition quasi-compl&egrave;te d&#39;une autorit&eacute; publique capable de faire r&eacute;gner l&#39;ordre.<\/p>\n<p>\n\tL&#39;Alsace n&#39;&eacute;tait pas &eacute;pargn&eacute;e par le fl&eacute;au. Des groupes de brigands s&#39;&eacute;taient constitu&eacute;s qui, sous la direction d&#39;un certain Armleder, ran&ccedil;onnaient les habitants et mettaient le pays &agrave; feu et &agrave; sang. Les principaux seigneurs d&#39;Alsace se d&eacute;cid&egrave;rent &agrave; une rigoureuse r&eacute;action collective. A cette fin, l&#39;&eacute;v&ecirc;que de Strasbourg conclut alliance avec le Landgrave d&#39;Alsace et les villes de la D&eacute;capole. Les coalis&eacute;s pr&ecirc;t&egrave;rent le serment de s&eacute;vir sans faiblesse contre les bandes d&#39;Armleder et contre tous ceux qui s&#39;&eacute;taient joints &agrave; lui dans l&#39;intention de participer au massacre des Juifs entrepris par ses tueurs.<\/p>\n<p>\n\tLes massacres de juifs &eacute;taient un ph&eacute;nom&egrave;ne assez fr&eacute;quent dans le Saint-Empire pour laisser en paix la conscience publique. Celui qui commen&ccedil;a vers 1347 rev&ecirc;tit pourtant une ampleur et une importance particuli&egrave;res. A son origine se trouvait l&#39;apparition d&#39;un fl&eacute;au horrible, la peste noire, qui s&#39;&eacute;tant d&eacute;clar&eacute;e pour la premi&egrave;re mois en Europe au cours de cette ann&eacute;e, faisait d&#39;effrayants ravages. Or, les Juifs &eacute;taient moins frapp&eacute;s par le fl&eacute;au que les chr&eacute;tiens. Cet apparent privil&egrave;ge &eacute;tait d&ucirc; tr&egrave;s probablement &agrave; leur pratique d&#39;une morale s&eacute;v&egrave;re qui interdisait certains exc&egrave;s et &agrave; l&#39;observance de lois alimentaires qui s&#39;av&eacute;r&egrave;rent en l&#39;occurrence une sauvegarde pr&eacute;cieuse contre la maladie.<\/p>\n<p>\n\tLe bas-peuple pourtant ne l&#39;entendit pas ainsi. Il donnait &agrave; la peste une interpr&eacute;tation lourde de menaces pour les Juifs. D&#39;une part on disait que la peste noire &eacute;tait un ch&acirc;timent envoy&eacute; par le Ciel pour punir les princes coupables d&#39;avoir arr&ecirc;t&eacute; l&#39;ouvre. d&#39;extermination entreprise par Armleder ; d&#39;autre part, on accusait formellement les juifs d&#39;avoir provoqu&eacute; le fl&eacute;au en empoisonnant tous les points d&#39;eau : sources, fontaines, citernes. La populace, ulc&eacute;r&eacute;e par les ravages du mal, cherchait un bouc-&eacute;missaire : les Juifs, comme il va de soi, &eacute;taient tout d&eacute;sign&eacute;s pour ce r&ocirc;le. Pour s&#39;attaquer aux Juifs en toute qui&eacute;tude, il fallait d&eacute;tenir des preuves de leur culpabilit&eacute; : on en trouva sans peine. Des juifs tortur&eacute;s &agrave; Wintzenheim avou&egrave;rent tout ce que les tortionnaires voulaient. D&eacute;sormais, on pouvait passer aux actes : les Juifs le savaient et vivaient dans l&#39;angoisse. A Strasbourg, &agrave; l&#39;approche du mois d&#39;Adar &#8211; au d&eacute;but de l&#39;ann&eacute;e 1349 &#8211; aucun Juif ne se risquait plus dans la rue. Le Stettmeister de Strasbourg, d&eacute;sireux de prot&eacute;ger ses Juifs contre les violences de la populace, ordonna la fermeture du quartier juif. Des pays de l&#39;Empire, comme des r&eacute;gions voisines, des nouvelles alarmantes atteignirent les juifs d&#39;Alsace. Des massacres atroces endeuillaient jour apr&egrave;s jour des communaut&eacute;s de Suisse, de Rh&eacute;nanie et de Haute-Alsace. Les seigneurs alsaciens, inqui&eacute;t&eacute;s par ce mouvement dont ils n&#39;avaient pas le contr&ocirc;le, se r&eacute;unirent en congr&egrave;s &agrave; Benfeld pour aviser aux moyens les plus propices &agrave; r&eacute;tablir l&#39;ordre. Mais ils se content&egrave;rent d&#39;appeler la populace au calme, sans se faire illusion sur la valeur de cette manifestation. Brusquement, la situation atteignit un degr&eacute; d&#39;extr&ecirc;me gravit&eacute; en Basse-Alsace.<\/p>\n<p>\n\tDu jour au lendemain, la situation des juifs &eacute;tait devenue intenable &agrave; Strasbourg. Non pas, certes, du fait du gouvernement strasbourgeois : Sturm et Kuntz de Winterthur, les deux Stettmeister, jouissaient de, m&ecirc;me que l&#39;Ammeister (chef de corporations de m&eacute;tiers) Pierre Schwarber, de la r&eacute;putation d&#39;hommes justes et honn&ecirc;tes dont les Juifs n&#39;avaient rien &agrave; craindre. Mais les corporations des m&eacute;tiers &#8211; tr&egrave;s puissantes ici &#8211; et la populace, travaill&eacute;es par des agitateurs fanatiques, nourrissaient des sentiments tr&egrave;s diff&eacute;rents de ceux des gouvernants. D&egrave;s le 9 f&eacute;vrier, les d&eacute;put&eacute;s des corporations demandaient &agrave; l&#39;Ammeister &#8211; magistrat comparable au maire de l&#39;&eacute;poque .moderne &#8211; l&#39;arrestation de tous les Juifs et leur mise en jugement.&nbsp;Pierre SCHWARBER, non seulement repoussa cette requ&ecirc;te, mais encore il pronon&ccedil;a un discours empreint de grave noblesse pour apaiser la populace d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e. Les d&eacute;put&eacute;s furieux r&eacute;pondirent par des insultes au discours de l&#39;Ammeister : &quot;Ne le savait-on depuis longtemps vendu aux Juifs ?&quot; Pierre Schwarber n&#39;&eacute;tait pas homme &agrave; tol&eacute;rer les &eacute;carts de langage des trublions : sur-le-champ, il les fit arr&ecirc;ter tous.<\/p>\n<p>\n\tUn seul d&eacute;put&eacute; du groupe parvint &agrave; prendre la fuite et son action fut d&eacute;cisive. Sans tarder, il ameuta les corporations qui, toutes, r&eacute;pondirent &agrave; son appel en se r&eacute;unissant, avec la noblesse, place de la Cath&eacute;drale. On d&eacute;lib&eacute;ra sur la conduite &agrave; tenir envers les juifs. Bouchers et tanneurs &eacute;taient les adversaires les plus acharn&eacute;s des Juifs parce qu&#39;ils avaient contract&eacute; envers eux des dettes consid&eacute;rables : ils esp&eacute;raient liquider en m&ecirc;me temps cr&eacute;ances et cr&eacute;anciers. Les deux Stettmeister vinrent assister &agrave; la r&eacute;union, place de la Cath&eacute;drale. Ils y furent tr&egrave;s mal accueillis. Alors qu&#39;ils appelaient la foule au calme, ils furent grossi&egrave;rement insult&eacute;s et accus&eacute;s &agrave; leur tour de corruption.<\/p>\n<table>\n<caption>\n\t\t&nbsp;<\/caption>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n\t\t\t\t&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\n\tLe 10 f&eacute;vrier marque une &eacute;tape d&eacute;cisive dans l&#39;&eacute;volution de l&#39;&eacute;meute strasbourgeoise. Ce jour, en effet, les &eacute;meutiers se rendirent ma&icirc;tres du gouvernement de la petite r&eacute;publique. Ils s&#39;empress&egrave;rent de proclamer la d&eacute;ch&eacute;ance des magistrats qui passaient pour &ecirc;tre favorables aux juifs: Sturm, Kuntz de Winterthur et surtout de l&#39;Ammeister Pierre Schwarber, la b&ecirc;te noire de la populace. Les insurg&eacute;s nomm&egrave;rent Ammeister le boucher Betschold, connu pour &ecirc;tre l&#39;ennemi jur&eacute; des Juifs. A cette nouvelle, de nombreux juifs quitt&egrave;rent Strasbourg &agrave; la h&acirc;te, cependant que d&#39;autres cherchaient, dans la ville m&ecirc;me, un refuge chez des Chr&eacute;tiens.<\/p>\n<p>\n\tAu cours des jours suivants, les &eacute;meutiers s&#39;efforc&egrave;rent de donner une apparence l&eacute;gale &agrave; la situation cr&eacute;&eacute;e par leur coup de force. Le 13 f&eacute;vrier ils install&egrave;rent un nouveau s&eacute;nat peupl&eacute; de leurs cr&eacute;atures. Pierre Schwarber, l&#39;Ammeister int&egrave;gre, fut durement frapp&eacute; par les vainqueurs. Condamn&eacute; au bannissement perp&eacute;tuel, &agrave; la confiscation de tous ses biens, il se voyait en outre d&eacute;chu de la qualit&eacute; de bourgeois de Strasbourg. Pendant que les assembl&eacute;es nouvelles prenaient ces mesures, la multitude d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e grondait dans les rues : une catastrophe paraissait d&eacute;sormais in&eacute;vitable.<\/p>\n<p>\n\tElle se produisit, totale, le 14 f&eacute;vrier, jour de la Saint-Valentin. Les chroniques de Clossner et de K&oelig;nigshoffen rapportent, sur cette journ&eacute;e, le t&eacute;moignage, &eacute;mouvant dans sa simplicit&eacute;, d&#39;un compagnon tanneur qui assista impuissant aux sc&egrave;nes atroces qui ensanglant&egrave;rent alors la ville.<\/p>\n<blockquote><p>\n\t&quot;D&egrave;s l&#39;aube, un vacarme indescriptible remplissait les rues de Strasbourg : c&#39;&eacute;tait le bruit des troupes en marche, avan&ccedil;ant au rythme de chants sauvages, accompagn&eacute;s des cris de femmes d&eacute;cha&icirc;n&eacute;es. Lorsqu&#39;elle eut bris&eacute; les barri&egrave;res qui fermaient l&#39;entr&eacute;e du quartier juif, la foule se pr&eacute;cipita dans le ghetto. Hommes et femmes, enfants et vieillards furent &eacute;gorg&eacute;s sans piti&eacute;. Dans les maisons incendi&eacute;es, des familles enti&egrave;res disparurent sans laisser trace.&quot;<\/p>\n<p>\n\t\tLe t&eacute;moin auquel nous avons fait allusion plus haut, rapporte un dialogue touchant entre un chef de famille juif et l&#39;un des assassins. Comme le pr&eacute;texte du massacre r&eacute;sidait dans la pr&eacute;tendue responsabilit&eacute; des juifs dans la propagation de la peste noire, le juif s&#39;&eacute;cria : &quot;Mais nos propres enfants aussi sont frapp&eacute;s par la peste&quot;. A quoi le gros Herrmann, le boucher de la Pfalz, r&eacute;pliqua : &quot;Quand on a tu&eacute; le fils de Dieu, on peut bien empoisonner un de ses enfants &agrave; soi, pour faire croire &agrave; son innocence : tout le monde sait combien les Juifs sont rus&eacute;s&quot;.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\n\tMalgr&eacute; l&#39;ampleur du massacre, des juifs assez nombreux &#8211; on parle de plusieurs milliers &#8211; avaient surv&eacute;cu. Ils furent tous rassembl&eacute;s et tra&icirc;n&eacute;s au cimeti&egrave;re juif. L&agrave; s&#39;&eacute;levait un grand b&ucirc;cher auquel on mit le feu. La foule s&#39;acharna avec pr&eacute;dilection sur les petits enfants juifs : ils recevaient le bapt&ecirc;me avant d&#39;&ecirc;tre jet&eacute;s au b&ucirc;cher. Les chroniqueurs rel&egrave;vent avec admiration la noble attitude des femmes juives : elles arrachaient leurs enfants aux mains des baptiseurs pour les jeter sur le b&ucirc;cher o&ugrave; elles les suivaient aussit&ocirc;t.<\/p>\n<p>\n\tSur cette vision dantesque s&#39;ach&egrave;ve le r&eacute;cit de notre tanneur. Il t&eacute;moigne durement contre l&#39;&eacute;tat d&#39;esprit du petit peuple strasbourgeois, prompt aux entra&icirc;nements irr&eacute;fl&eacute;chis et aux atrocit&eacute;s barbares accomplies joyeusement derri&egrave;re le fallacieux pr&eacute;texte de la culpabilit&eacute; juive dans les grands fl&eacute;aux qui, p&eacute;riodiquement, frappaient l&#39;Occident m&eacute;di&eacute;val. Le courage tranquille des juifs, l&#39;h&eacute;ro&iuml;sme des m&egrave;res, m&eacute;ritent une admiration qui ne soit pas de pure convention. Si le souvenir du massacre de la Saint-Valentin doit demeurer vivace parmi nous, c&#39;est que si nos anc&ecirc;tres ont su avec simplicit&eacute; mourir pour une id&eacute;e, il vaut sans doute aussi la peine de vivre pour elle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La condition des Juifs au Moyen-Age : LE MASSACRE DE LA SAINT-VALENTIN &nbsp; &nbsp; f&eacute;vrier 1349 &nbsp; par Lazare LANDAU &nbsp; Extrait de l&#39;Almanach KKL Strasbourg 5718-1958 &nbsp; &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":18728,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[250,19,18,169,1],"tags":[],"class_list":["post-8289","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-alsace","category-europe","category-histoire","category-strasbourg","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8289","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8289"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8289\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/18728"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8289"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8289"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8289"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}