{"id":833,"date":"2011-01-31T18:07:32","date_gmt":"2011-01-31T18:07:32","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=833"},"modified":"2011-01-31T18:11:28","modified_gmt":"2011-01-31T18:11:28","slug":"epoustouflante-femme-tunisienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/epoustouflante-femme-tunisienne\/","title":{"rendered":"Epoustouflante femme tunisienne"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<h1>\n\tEpoustouflante femme tunisienne&nbsp;!<\/h1>\n<div>\n<div>\n<p>\n\t\t\tEpoustouflante&nbsp;? Que dis-je&nbsp;? Incroyable&nbsp;! Extraordinaire&nbsp;! Fantastique&nbsp;! Eblouissante, increvable, magique&nbsp;! C&rsquo;est fou comme les mots de notre belle langue fran&ccedil;aise peuvent soudain me para&icirc;tre ternes quand il s&rsquo;agit de trouver un superlatif qui soit digne de ton nom.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tVendredi soir pourtant, en revenant de la Casbah dont nos m&eacute;dias n&rsquo;ont pas parl&eacute;, pr&eacute;f&eacute;rant se focaliser sur l&rsquo;islamisme ou l&rsquo;&eacute;ventualit&eacute; d&rsquo;un &eacute;chec de la r&eacute;volution en Egypte, tu semblais totalement an&eacute;antie. Et me faisant l&rsquo;honneur de te confier &agrave; moi, moi que pourtant tu ne connais pas mais avec qui tu entretiens une fraternelle correspondance depuis que j&rsquo;ai rejoins un groupe tunisien sur Facebook, tu m&rsquo;as laiss&eacute; ces quelques mots alarmants&nbsp;que j&rsquo;ai lu en rentrant de Paris&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;&#8230;ce que j ai vu aujourd&rsquo;hui est une autre facette de la r&eacute;volution. La pire&nbsp;; la sale&nbsp;; fausse magouilleuse, petite et basse&#8230; je suis d&eacute;gout&eacute;e.&nbsp;&raquo;. Puis visiblement g&ecirc;n&eacute;e de t&rsquo;&ecirc;tre confi&eacute;e comme &ccedil;a, au lendemain matin, tu t&rsquo;es excus&eacute;e&hellip; Et comme Mahmoud Darwich, je t&rsquo;ai r&eacute;pondu&nbsp;: &laquo;&nbsp;ne t&rsquo;excuse pas&nbsp;&raquo; et aie essay&eacute; autant que je le pouvais de te remonter le morale. Comme un autre &ecirc;tre humain peut se sentir touch&eacute; m&ecirc;me de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la mer, quand il ressent la profonde solitude et le d&eacute;sespoir de celui ou celle qu&rsquo;il a retenu comme sa s&oelig;ur ou son fr&egrave;re d&eacute;s les premiers mots &eacute;chang&eacute;s. Tes mots effroyablement sombres sont tomb&eacute;s saccad&eacute;s. &laquo;&nbsp;j ai vu mourir des hommes&hellip;&nbsp;&raquo; as-tu commenc&eacute;e&hellip; &laquo;&nbsp;Un asthmatique &eacute;touff&eacute; par les gaz&hellip;&nbsp;&raquo;. Tu m&rsquo;as racont&eacute; comment un de tes si nombreux fr&egrave;res, que tu connaissais, aux c&ocirc;t&eacute;s de qui tu combattais pour votre libert&eacute;, s&rsquo;est effondr&eacute; rendant son dernier souffle dans tes bras. Un &eacute;tudiant de 23 ans qui passait sa ma&icirc;trise en histoire. De ceux l&agrave; m&ecirc;me que nos m&eacute;dias ne veulent pas voir. Puis tu as continu&eacute; encore avec ces mots qui m&rsquo;ont boulevers&eacute; et dont j&rsquo;esp&egrave;re que tu me pardonneras de les avoir partag&eacute;s, tant ils &eacute;taient &agrave; la fois triste et profond&eacute;ment beaux d&rsquo;humanit&eacute;. Tant j&rsquo;aurais aim&eacute; que toute la France qui se d&eacute;clare &agrave; 40% avoir peur des musulmans, les lise et sache que celle qui les &eacute;crivait &eacute;tait une jeune &eacute;tudiante en m&eacute;decine et musulmane&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai vu plusieurs morts hier&#8230; mais la mort ne ressemble pas a la mort&#8230; il y a avait de l&rsquo;inhumanit&eacute;&#8230; &ccedil;a m a d&eacute;gout&eacute; de tout mon &ecirc;tre. Je me suis &eacute;croul&eacute;e en rentrant. Sur toi. Surement volontairement. Je ne sais ni ou tu es ni ce que tu vis. Mais tu as l&rsquo;air vivant et solide et sain. Et voila&nbsp;! Bon&#8230;j&rsquo;esp&egrave;re que je pourrais faire quelque chose de positif. Avant&nbsp;; je me r&eacute;veillais en souhaitant vivre du beau&nbsp;; de toucher, entendre, manger&#8230; faire du beau. D&eacute;sormais..je n&rsquo;esp&egrave;re que voir le moins d&rsquo;inhumain possible&hellip; et tu t&rsquo;es &agrave; nouveau excus&eacute;e&nbsp;: &laquo;&nbsp;Excuses moi, j&rsquo;esp&egrave;re&nbsp;; m&ecirc;me si c&rsquo;est le cas&#8230; Ne pas trop avoir g&acirc;ch&eacute; ton matin&nbsp;&raquo;. Je t&rsquo;ai r&eacute;pondu que contrairement &agrave; ce que tu pensais, loin d&rsquo;avoir ternie ma journ&eacute;e, tu l&rsquo;avais ensoleill&eacute;e. Et nous nous sommes mis &agrave; parler &laquo;&nbsp;de tout et de rien&nbsp;&raquo; comme l&rsquo;on dit dans ces moments l&agrave;. Fatalement, parce que je suis incapable de faire autrement, nous avons parl&eacute; de la Turquie. De nos familles, de nos espoirs, de nos vies qui, malgr&eacute; les diff&eacute;rences de croyance et ce qu&rsquo;ils pourront tous en dire, ne sont en rien diff&eacute;rentes. J&rsquo;essayais de te remonter le morale comme je pouvais et finalement je crois y &ecirc;tre un peu arriv&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tAu bout d&rsquo;un certain temps qui s&rsquo;&eacute;tait &eacute;coul&eacute; sans que nous l&rsquo;ayons vu passer, j&rsquo;ai d&ucirc; te laisser, un peu &agrave; regret, j&rsquo;ai d&ucirc; mettre fin &agrave; notre conversation. Commen&ccedil;ant mon activit&eacute; en tant que photographe professionnel, je suis parti m&rsquo;engouffrer dans les morsures de l&rsquo;hiver pour aller immortaliser la campagne d&rsquo;une de mes jeunes amies franco-turques pour les cantonales posant sur les photos au c&ocirc;t&eacute; de son suppl&eacute;ant soixantenaire d&rsquo;origine juive arm&eacute;nienne. Le genre de photos que j&rsquo;aime prendre, allant droit &agrave; l&rsquo;encontre des clich&eacute;s. J&rsquo;ai donc pass&eacute; mon apr&egrave;s midi &agrave; mitrailler comme &agrave; Stalingrad&hellip; &agrave; la fin j&rsquo;&eacute;tais compl&egrave;tement frigorifi&eacute;, mon nez coulait horriblement et mes yeux en pleurs ne voyaient plus rien dans le viseur de mon objectif&hellip; je me suis cru dans le Grand Nord aux c&ocirc;t&eacute;s de Bernard Clavel, en train de perdre mes doigts&hellip; je suis rentr&eacute; la nuit tomb&eacute;e apr&egrave;s avoir mang&eacute; avec mes amis &agrave; Paris, au japonais&hellip; et sur le chemin du retour o&ugrave; je pensais &agrave; toi, je suis pass&eacute; devant la caserne o&ugrave; mes deux fr&egrave;res sont pompiers volontaires. Et comme l&rsquo;un d&rsquo;entre eux &eacute;tait l&agrave;, il m&rsquo;a offert un coup &agrave; boire (avec mon argent&hellip;). Il a prit un th&eacute; et moi une soupe &agrave; la tomate qui m&rsquo;a r&eacute;chauff&eacute;e la gorge. Sur le grand &eacute;cran plasma de la salle de garde passait en boucle les actualit&eacute;s sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;Egypte, ses pyramides, son couscous, son dictateur, ses chameaux, sa r&eacute;volution et ses islamistes&nbsp;&raquo;. Am&eacute;ricains et europ&eacute;ens invitaient leurs ressortissants &agrave; d&eacute;caniller fissa et on&nbsp;s&rsquo;interrogeait pour faire peur &agrave; la m&eacute;nag&egrave;re de moins de 50 ans et &agrave; son conjoint qui n&rsquo;en est pas moins abruti d&rsquo;informations, si oui ou non les islamistes allaient prendre le pouvoir&hellip; et me suis demand&eacute; ce que nos journalistes et nos politiques feraient par moments, si les islamistes n&rsquo;existaient pas&nbsp;? Nous avons finalement vite chang&eacute; de sujet, car mon fr&egrave;re conna&icirc;t Momo et m&rsquo;a demand&eacute; si j&rsquo;avais des nouvelles et m&rsquo;a parl&eacute; de la Tunisie et, parce qu&rsquo;il est aussi militaire, qu&rsquo;il avait &eacute;t&eacute; heureux de voir les images de fraternisation de l&rsquo;arm&eacute;e tunisienne avec l&rsquo;ennemi. J&rsquo;ai r&eacute;pondu qu&rsquo;il ne pouvait en &ecirc;tre autrement, l&rsquo;arm&eacute;e de tous pays &eacute;tant compos&eacute;e du peuple. Et pour le taquiner un peu je lui est demand&eacute; si cela devait arriver en France et qu&rsquo;il devait tirer sur le peuple, s&rsquo;il le ferait. Il m&rsquo;a r&eacute;pondu aussi sec ce que r&eacute;pondront certainement l&rsquo;ensemble de ses coll&egrave;gues&nbsp;: &laquo;&nbsp;c&rsquo;est clair que non&nbsp;!&nbsp;&raquo;. (Ca rassure&hellip; Bon, on se la fait maintenant, les filles, cette petite r&eacute;volution&nbsp;?)<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tEt enfin je suis revenu chez moi, sautant sur mes messages &agrave; peine la porte repouss&eacute;e derri&egrave;re moi. Attir&eacute; irr&eacute;sistiblement par le parfum du jasmin. Car je savais que tu serais all&eacute;e &agrave; la marche des femmes pour la d&eacute;mocratie, l&rsquo;&eacute;galit&eacute;, et la la&iuml;cit&eacute; qui devait avoir eue lieu en fin de matin&eacute;e sur l&rsquo;avenue Bourguiba, &agrave; l&rsquo;initiative de l&#39;Association Tunisienne des Femmes D&eacute;mocrates, l&#39;Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche et le D&eacute;veloppement, le Collectif Maghreb-Egalit&eacute;, la Commission Femmes de l&#39;Union G&eacute;n&eacute;rale Tunisienne du Travail, et de la Commission Femmes de la Ligue Tunisienne de D&eacute;fense des Droits de l&#39;Homme ainsi que de nombreux groupes sur les r&eacute;seaux sociaux, comme celui intitul&eacute;&nbsp;en fran&ccedil;ais et en arabe <a _mce_href=\"http:\/\/www.facebook.com\/pages\/Vive-La-Femme-Tunisienne-Libre-thya-almrat-altwnsyt-alhrt\/103762233033896\" href=\"http:\/\/www.facebook.com\/pages\/Vive-La-Femme-Tunisienne-Libre-thya-almrat-altwnsyt-alhrt\/103762233033896\">&laquo;&nbsp;Vive La Femme Tunisienne Libre \u062a\u062d\u064a\u0627 \u0627\u0644\u0645\u0631\u0623\u0629 \u0627\u0644\u062a\u0648\u0646\u0633\u064a\u0651\u0629 \u0627\u0644\u062d\u0631\u0651\u0629&nbsp;&raquo;<\/a> qui comme quelques 2000 membres et relaie comme tant d&rsquo;autres de nombreux appels &agrave; l&rsquo;&eacute;galit&eacute;, &agrave; la la&iuml;cit&eacute;, et &agrave; la d&eacute;mocratie.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tEt en effet, ta soeur et toi&nbsp;m&rsquo;aviez post&eacute;es plein de photos comme je&nbsp;vous&nbsp;l&rsquo;avais demand&eacute;, pour &eacute;crire cet article. A l&rsquo;heure qu&rsquo;il &eacute;tait tu devais certainement dormir. Mais il faut que tu saches que j&rsquo;en avais des frissons sur tout le corps et des larmes aux yeux de voir ces images&hellip; Tu avais donc fini par rejoint la foule de tes s&oelig;urs et &ndash; n&rsquo;en d&eacute;plaise &agrave; certains clich&eacute;s du tunisien in&eacute;duqu&eacute; &ndash; de tes fr&egrave;res venus demander pour toi aussi l&rsquo;&eacute;galit&eacute;. Tu t&rsquo;&eacute;tais forc&eacute;e &agrave; remettre tes doutes, tes peurs, et ta d&eacute;tresse personnelle au second plan, parce que l&rsquo;avenir d&rsquo;une Tunisie enfin verte, la&iuml;que et d&eacute;mocratique &eacute;tait devenait &agrave; toi aussi bien plus important que ta propre personne. Et ne faisant plus qu&rsquo;une foule compacte de milliers de femmes et d&rsquo;hommes, dans la paix et la bonne humeur, les fourmis rejoignant les fourmis, formant une immense foule compacte, et ne faisant plus qu&rsquo;une seule et m&ecirc;me force, vous avez fusionn&eacute;es les unes aux autres, devenant ce que le r&eacute;alisateur John G. Avildsen a appel&eacute; en 1992, &laquo;&nbsp;the power of one&nbsp;&raquo;&nbsp;: la puissance de l&rsquo;ange&nbsp;! Le pas assur&eacute;, fi&egrave;re, tu as m&ecirc;me alors affront&eacute;, &Ocirc; toi, noble et courageuse Femme Tunisienne, les quolibets hyst&eacute;riques de quelques hommes frustr&eacute;s venus dans l&rsquo;espoir vainc et fou de troubler cette marche o&ugrave; tu arrachais avec force ton corps des t&eacute;n&egrave;bres, tournant ton visage vers la lumi&egrave;re. Mais d&eacute;s lors, le regard clair et baignant dans de bleues profondeurs, tu savais que ces hommes apparemment comme tout le monde ne pouvaient &ecirc;tre qu&rsquo;un ramassis de religieux fanatiques ou de r&eacute;sidus des milices de Ben Ali, venus dans l&rsquo;improbable espoir de venir semer le doute en s&rsquo;habillant comme tout le monde. Et tu as continu&eacute; &agrave; brandir des pancartes&nbsp;en fran&ccedil;ais et en arabe, &laquo;&nbsp;un homme = une femme&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Discrimination d&eacute;gage&nbsp;&raquo;, ou encore &laquo;&nbsp;ne me lib&egrave;re pas, je m&rsquo;en charge&nbsp;&raquo;. Hurlant &agrave; tue-t&ecirc;te jusqu&rsquo;&agrave; en cracher tes poumons des slogans lib&eacute;rateurs et charg&eacute; de po&eacute;sie. Car tu sais au plus profond de tes entrailles, Femme Tunisienne, que le c&oelig;ur de l&rsquo;homme tunisien n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un l&acirc;che comme ceux que tu croises. Qu&rsquo;il ne craint pas sa virilit&eacute; remise en cause par l&rsquo;&eacute;galit&eacute;, mais au contraire, qu&rsquo;il sait combien elle est essentielle &agrave; sa propre libert&eacute;. Que la d&eacute;mocratie ne pourra venir que sous la condition sine qua non de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; pour tous. Non une &eacute;galit&eacute; de loi, mais de fait. Et ce soir, &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; blanchissent les cheveux de ma nuit, je pense &agrave; toi avec confiance. Finissant cette lettre que je viens de t&rsquo;&eacute;crire &agrave; c&oelig;ur ouvert, sur les magnifiques vers du po&egrave;te palestinien Mahmoud Derviche qui, je le pense te va &agrave; ravir, et que je l&rsquo;esp&egrave;re, te r&eacute;chaufferont autant le c&oelig;ur que moi lorsque je respire les yeux ferm&eacute;s ton doux parfum de jasmin&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tUn autre jour viendra<\/p>\n<p>\t\tUn autre jour viendra, f&eacute;minin,<\/p>\n<p>\n\t\tA la m&eacute;taphore transparente, accompli,<\/p>\n<p>\n\t\tAdamantin, nuptial, ensoleill&eacute;,<\/p>\n<p>\n\t\tFluide, sympathique. Personne n&rsquo;aura<br \/>\n\t\tune envie de suicide ou de migration,<\/p>\n<p>\n\t\tEt tout, hors du pass&eacute;, sera naturel, vrai,<\/p>\n<p>\n\t\tConforme &agrave; ses attributs premiers.<br \/>\n\t\tComme si le temps<\/p>\n<p>\n\t\tDormait en vacances&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;&nbsp;Prolonge le beau temps de ta parure.<\/p>\n<p>\n\t\tEnsoleille-toi &agrave; l&rsquo;astre de tes seins de soie<\/p>\n<p>\n\t\tEt attends la bonne nouvelle. Ensuite,<\/p>\n<p>\n\t\tNous grandirons. Nous avons du temps<\/p>\n<p>\n\t\tPour grandir apr&egrave;s ce jour&hellip;&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\tUn autre jour viendra, f&eacute;minin,<\/p>\n<p>\n\t\tAu signe chantant, au salut<\/p>\n<p>\n\t\tEt aux verbes azur&eacute;ens.<br \/>\n\t\tTout est f&eacute;minin hors du pass&eacute;.<br \/>\n\t\tL&rsquo;eau s&rsquo;&eacute;coule des mamelles de la pierre.<br \/>\n\t\tPas de poussi&egrave;re, pas de s&eacute;cheresse,<\/p>\n<p>\n\t\tPas de perte,<\/p>\n<p>\n\t\tEt les colombes font la sieste dans un char<\/p>\n<p>\n\t\tAbandonn&eacute;, quand elles ne trouvent pas<\/p>\n<p>\n\t\tUn petit nid<\/p>\n<p>\n\t\tDans le lit des amants&hellip;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<span class=\"auteurs\"><span>par<\/span> <span class=\"vcard author\"><a class=\"url fn spip_in\" href=\"http:\/\/www.agoravox.fr\/actualites\/international\/article\/auteur\/aurelien-roulland\">Aur&eacute;lien Roulland<\/a><\/span> <a href=\"http:\/\/www.laturquiedanslapeau.eu\/article-l-accueil-brulant-des-pompiers-d-istanbul-48214916.html\" title=\"La Turquie dans la peau !\">(son site)<\/a><\/span><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Epoustouflante femme tunisienne&nbsp;! 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