{"id":8575,"date":"2014-04-09T00:09:44","date_gmt":"2014-04-09T00:09:44","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8575"},"modified":"2014-04-09T00:09:44","modified_gmt":"2014-04-09T00:09:44","slug":"une-entreprise-francaise-de-matsot-sexporte-dans-le-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/une-entreprise-francaise-de-matsot-sexporte-dans-le-monde\/","title":{"rendered":"Une entreprise fran\u00e7aise de matsot s\u2019exporte dans le monde"},"content":{"rendered":"<header>\n<hgroup>\n<p>\n\t\tUne entreprise fran&ccedil;aise de matsot s&rsquo;exporte dans le monde<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tPour Jean-Claude Neymann, le pain azyme est une longue tradition familiale<\/p>\n<\/hgroup>\n<p>\n\t\t<a href=\"http:\/\/fr.timesofisrael.com\/writers\/toni-l-kamins\/\" title=\"Toni L. Kamins\">TONI L. KAMINS<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/header>\n<div>\n<p>\n\t\tPour la plupart des Juifs, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une saison de matsot par an. Mais pour Jean-Claude Neymann, les matsot, ou &laquo;&nbsp;pain azyme,&nbsp;&raquo; est une tradition familiale.<\/p>\n<p>\n\t\tNeymann est &agrave; la t&ecirc;te de la plus vieille fabrique de matsot fran&ccedil;aise, situ&eacute;e &agrave; Wasselonne, pr&egrave;s de la fronti&egrave;re allemande. L&rsquo;entreprise familiale, &laquo;&nbsp;&Eacute;tablissements Ren&eacute; Neymann&nbsp;&raquo;, a &eacute;t&eacute; fond&eacute;e en 1850.<\/p>\n<div id=\"div-gpt-ad-1328660580467-1\">\n<p>\n\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t&laquo;&nbsp;Je fais partie de la cinqui&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration de ma famille qui confectionne des matsot &agrave; Wasselonne,&nbsp;&raquo; a indiqu&eacute; Neymann.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tLes rues pav&eacute;es raides de Wasselonne, une ville de presque&nbsp;6 000 &acirc;mes au pied des Vosges, au nord-est de la France, font penser &agrave; un conte des fr&egrave;res Grimm.<\/p>\n<p>\n\t\tLes fa&ccedil;ades &agrave; pans de bois sont typiquement allemandes et rappellent que l&rsquo;Alsace et la Lorraine sont pass&eacute;es d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre pendant deux si&egrave;cles lors de guerres pas si lointaines.<\/p>\n<p>\n\t\tSalomon Neymann, le marchand qui a fond&eacute; une dynastie de pain sans levain, a ouvert sa premi&egrave;re boulangerie dans la ville proche de Odratzheim, o&ugrave; il faisait des matsot de Pessah pour sa famille et la communaut&eacute; juive locale.<\/p>\n<p>\n\t\tSes matsot sont vite devenues populaires. En 1870, Neymann et son fils Beno&icirc;t ont donc d&ucirc; d&eacute;m&eacute;nager l&rsquo;usine vers un espace plus grand &agrave; Wasselonne. Cette nouvelle ville &eacute;tait une cit&eacute; commerciale, qui avait &eacute;galement pour avantage d&rsquo;&ecirc;tre situ&eacute;e &agrave; proximit&eacute; d&rsquo;un moulin &agrave; farine.<\/p>\n<p>\n\t\tEntre les ann&eacute;es 1870 et 1919, la famille Neymann produisait des matsot standard ainsi que des matsot shmurot dans leur usine. Le plus jeune fils de Beno&icirc;t, Ren&eacute;, avait cependant des r&ecirc;ves plus grands pour la petite entreprise.<\/p>\n<p>\n\t\tEn 1919, il a donc industrialis&eacute; la production et chang&eacute; le nom de l&rsquo;entreprise en &laquo;&nbsp;&Eacute;tablissements Ren&eacute; Neymann&nbsp;&raquo;. En 1930, il entreprit de commercialiser les bienfaits du pain azyme au public non juif. Ce fut un grand succ&egrave;s et les ventes n&rsquo;ont fait qu&rsquo;augmenter.<\/p>\n<p>\n\t\tAvec l&rsquo;occupation de la France par les nazis en 1940, la boulangerie a &eacute;t&eacute; ferm&eacute;e et la famille Neymann s&rsquo;est vue forc&eacute;e de s&rsquo;exiler dans le sud de la France.<\/p>\n<p>\n\t\tApr&egrave;s la lib&eacute;ration en novembre 1944 par l&rsquo;arm&eacute;e du g&eacute;n&eacute;ral Phillipe Leclerc, Ren&eacute; Neymann a rouvert son entreprise en 1948.<\/p>\n<p>\n\t\tNombre de changements dans les habitudes alimentaires et commerciales des populations ont pu &ecirc;tre observ&eacute;s, au cours des d&eacute;cennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;&nbsp;Les supermarch&eacute;s ont commenc&eacute; &agrave; remplacer les march&eacute;s traditionnels, et les r&eacute;gimes alimentaires faibles en mati&egrave;res grasses sont devenus populaires,&nbsp;&raquo; souligne Jean-Claude Neymann.<\/p>\n<p>\n\t\tRobert Neymann, le fils de Ren&eacute;, a saisi l&rsquo;opportunit&eacute; pour moderniser l&rsquo;usine. La production a &eacute;t&eacute; automatis&eacute;e, la ligne de produits s&rsquo;est agrandie et de nouveaux partenariats de distribution ont &eacute;t&eacute; conclus.<\/p>\n<p>\n\t\tAvec Robert Neymann &agrave; sa t&ecirc;te, les &Eacute;tablissements Ren&eacute; Neymann ont continu&eacute; de diversifier leur gamme de produits et de marques en fabriquant d&rsquo;autres types de matsot pour diff&eacute;rents go&ucirc;ts et envies.<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;usine s&rsquo;est mise &agrave; produire des matsot &agrave; partir de seigle et de farine compl&egrave;te, de son, d&rsquo;&eacute;peautre, ainsi que des matsot certifi&eacute;es de l&rsquo;agriculture biologique.<\/p>\n<p>\n\t\tM&ecirc;me les matsot casher pour Pessah de Neymann, sous la supervision du Grand Rabbin de Strasbourg, sont faites &agrave; partir d&rsquo;une gamme de farines.<\/p>\n<p>\n\t\tJean-Claude, le fils de Robert, a repris l&rsquo;entreprise familiale en 1983.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;&nbsp;Les matsot standard restent les plus vendues pour Pessah, mais pr&egrave;s de 62 % de notre production totale s&rsquo;exportent &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger,&nbsp;&raquo; indique-t-il.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;&nbsp;Nous vendons partout en Europe, au Maroc, en Afrique du Sud, au Japon et en Chine. Le march&eacute; des crackers est important dans ces pays.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\tInterrog&eacute; sur l&rsquo;&eacute;tat de la communaut&eacute; juive de France et la mont&eacute;e de l&rsquo;antis&eacute;mitisme, le propri&eacute;taire de cette importante entreprise juive fran&ccedil;aise est avis&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;&nbsp;Je ne m&rsquo;inqu&egrave;te pas pour le moment, mais nous ne pouvons pas savoir ce que les gens feront. Personne n&rsquo;a imagin&eacute; que la Shoah pourrait se produire, mais elle s&rsquo;est produite,&nbsp;&raquo; explique Neymann.<\/p>\n<p>\n\t\t&laquo;&nbsp;Nous et notre compagnie sommes tr&egrave;s bien int&eacute;gr&eacute;s dans la vie &agrave; Wasselonne et en France, mais au sein des esprits nous resterons toujours &lsquo;le Juif&rsquo;.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t\tToni L. Kamins est un journaliste freelance new-yorkais. Il est l&rsquo;auteur du livre&nbsp;The Complete Jewish Guide to France&nbsp;et du livre &eacute;lectronique &agrave; para&icirc;tre&nbsp;The Complete Jewish Guide to Paris.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une entreprise fran&ccedil;aise de matsot s&rsquo;exporte dans le monde &nbsp; Pour Jean-Claude Neymann, le pain azyme est une longue tradition familiale TONI L. KAMINS &nbsp; &nbsp; Pour la plupart des Juifs, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une saison de matsot par an. Mais pour Jean-Claude Neymann, les matsot, ou &laquo;&nbsp;pain azyme,&nbsp;&raquo; est une tradition familiale. 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