{"id":8611,"date":"2015-06-03T23:14:27","date_gmt":"2015-06-03T23:14:27","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8611"},"modified":"2015-06-04T00:54:14","modified_gmt":"2015-06-04T00:54:14","slug":"torah-et-coran-par-le-rabbin-andre-chalom-zaoui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/torah-et-coran-par-le-rabbin-andre-chalom-zaoui\/","title":{"rendered":"Torah et Coran, par le Rabbin Andr\u00e9 Chalom ZAOUI"},"content":{"rendered":"<p>\n\tTorah et Coran<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tpar le Rabbin Andr&eacute; Chalom ZAOUI<\/p>\n<p>\n\t<br \/>\n\t&nbsp;<\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tRevue d&#39;&eacute;tudes et de libres d&eacute;bats publi&eacute;e sous les auspices de l&#39;Alliance Isra&eacute;lite Universelle<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tDans le Coran, Mahomet parle souvent des juifs et des chr&eacute;tiens de son temps et de son pays. Beaucoup de ceux-l&agrave; &eacute;taient des pros&eacute;lytes, anciens idol&acirc;tres qui avaient d&eacute;finitivement choisi leur voie religieuse dans le juda&iuml;sme, notamment les Himyarites d&#39;avant la p&eacute;riode islamique, comme Samuel ben Adiya, roi de Taym&acirc; et, au VIe si&egrave;cle, le roi Yusuf Dhu Nuwas qui s&#39;&eacute;tait aussi converti au juda&iuml;sme, avec beaucoup d&#39;autres &eacute;l&eacute;ments des populations sud-arabiques. D&#39;autres Himyarites, qui n&#39;avaient pas craint l&#39;influence abyssine sur leur culture, avaient choisi le christianisme. Les premi&egrave;res communaut&eacute;s juives. sud-arabiques remontent &agrave; l&#39;an 25 av. J.-C. quand le roi H&eacute;rode avait exp&eacute;di&eacute; une brigade juive au Sud-Y&eacute;men. Par la suite, le d&eacute;clin de la culture himyarite commen&ccedil;a avec le d&eacute;clin de l&#39;Empire romain et avec le succ&egrave;s du christianisme.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tLa question se pose de savoir quelles avaient &eacute;t&eacute; les sources bibliques et n&eacute;o-testamentaires du Proph&egrave;te.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tCertains auteurs ont pr&eacute;tendu que Mahomet &eacute;tait un ancien &eacute;v&ecirc;que converti, d&#39;o&ugrave; ses connaissances des traditions bibliques et ses confusions volontaires ou involontaire&#8230; Rien de moins certain que pareille assertion.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tToutefois, de deux choses l&#39;une : ou bien les faits rapport&eacute;s &agrave; Mahomet, &agrave; La Mecque ou &agrave; M&eacute;dine, le r&eacute;dacteur trouve bon de les mentionner dans le Coran, par souci d&#39;attirer les chr&eacute;tiens et de les convertir &agrave; l&#39;islam, ou bien la R&eacute;v&eacute;lation est enti&egrave;re, et ces faits anciens ont &eacute;t&eacute; &quot;racont&eacute;s&quot; et r&eacute;v&eacute;l&eacute;s au Proph&egrave;te par Allah.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tMais alors surgit la difficult&eacute; th&eacute;ologique suivante : si c&#39;est le Dieu Unique qui s&#39;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;, pourquoi aurait-il chang&eacute; son propre message donn&eacute; auparavant aux chr&eacute;tiens, et avant eux, aux Fils d&#39;Isra&euml;l, au moins en ce qui concerne certains d&eacute;tails importants, comme par exemple, celui que pr&eacute;cise le v. 48 de la troisi&egrave;me Sourate selon lequel c&#39;est Dieu qui fit mourir J&eacute;sus et non les Romains ni les juifs.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tD&#39;autre part, dans plusieurs chapitres du Coran, relatifs &agrave; Isra&euml;l, le Proph&egrave;te reprend &agrave; son compte les paroles bibliques pour admonester le peuple qui ne peut se &quot;racheter de ses p&eacute;ch&eacute;s&quot; que par la conversion &agrave; l&#39;Islam, tout comme saint Paul et les Ap&ocirc;tres avaient propos&eacute; &agrave; Isra&euml;l, pour le &quot;racheter de ses p&eacute;ch&eacute;s&quot;, la foi en le Messie sauveur, la foi en sa mort et sa r&eacute;surrection. Ce m&ecirc;me proc&eacute;d&eacute;, six si&egrave;cles avant Mahomet, consistait &agrave; dire aux juifs que seule la foi dans la nouvelle R&eacute;v&eacute;lation&nbsp;<a title=\"Luther usera d'un proc\u00e9d\u00e9 semblable, au XVIe si\u00e8cle, pour convertir les Juifs\">(1)<\/a>&nbsp;et les nouveaux Ap&ocirc;tres et Envoy&eacute;s de Dieu, pouvait les sauver. On se souvient cependant qu&#39;avec des admonestations et des reproches souvent plus s&eacute;v&egrave;res, les Proph&egrave;tes bibliques avaient invit&eacute; Isra&euml;l auretour, &agrave; la Loi de Mo&iuml;se&nbsp;et au Dieu d&#39;Abraham, d&#39;Isaac et de Jacob. Les Proph&egrave;tes savaient bien, en effet, que &quot;Dieu n&#39;est pas un homme pour mentir&quot; (Nombres 23, 9)&nbsp;<a title=\" &quot;Les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance&quot;.\">(2)<\/a>.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tQu&#39;en est-il alors des donn&eacute;es m&ecirc;mes de la R&eacute;v&eacute;lation du Proph&egrave;te ? Un mot tout d&#39;abord sur le style coranique. Il est souvent po&eacute;tique, notamment quand il s&#39;agit d&#39;une r&eacute;miniscence biblique expresse. Dans ce cas, le texte semble alors couler de source. Ce fait pourrait confirmer la th&egrave;se des r&eacute;dacteurs du Coran, juifs ou chr&eacute;tiens convertis &agrave; l&#39;islam, qui connaissaient bien la Bible et le Nouveau Testament et, dans une certaine mesure aussi, les d&eacute;veloppements talmudiques et patristiques.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tSelon le Coran, les livres r&eacute;v&eacute;l&eacute;s des juifs, des chr&eacute;tiens et des musulmans ont la m&ecirc;me valeur. Aussi, Mahomet est-il &eacute;tonn&eacute; de n&#39;&ecirc;tre suivi ni par les juifs ni par les chr&eacute;tiens qui devraient accepter le Coran, comme il &quot;accepte&quot; lui, le Nouveau et l&#39;Ancien Testaments. En v&eacute;rit&eacute;, on ne voit nulle mosqu&eacute;e ou la Bible soit unie dans un m&ecirc;me livre, avec le Coran&nbsp;<a title=\"Il est vrai que, dans le Coran, sont inclus plusieurs r\u00e9cits et lois bibliques. Cependant, on n'y trouve aucun Psaume complet, bien qu'il soit fait allusion au Psautier de David (Zubur). Il serait int\u00e9ressant d'examiner les causes et les cons\u00e9quences psychologiques et th\u00e9ologiques de l'absence du Psautier dans la liturgie musulmane, tandis que, chez les juifs et les chr\u00e9tiens, les Psaumes constituent le livre de pri\u00e8re par excellence.\">(3)<\/a>, comme les chr&eacute;tiens l&#39;ont fait pour l&#39;Ancien et le Nouveau Testaments. Certes, Mahomet accepte les donn&eacute;es de la R&eacute;v&eacute;lation de l&#39;Ancien Testament, mais il ne se sent pas engag&eacute; par certains commandements fondamentaux, comme celui du sabbat que les juifs auraient &quot;invent&eacute;&quot;. Mahomet cite bien les profanateurs du sabbat, mais il fait du vendredi, le jour de l&#39;assembl&eacute;e&nbsp;Yaum el Djam&acirc;&nbsp;et non un jour complet de repos, comme c&#39;est le cas, dans la Torah, pour le sabbat. Le Proph&egrave;te dit bien (S.3,2) que la Loi et l&#39;Evangile sont des guides pour les hommes. Pris en bloc, l&#39;Ancien et le Nouveau Testaments sont reconnus comme livres inspir&eacute;s. Toutefois, ils n&#39;engagent pas le musulman : &agrave; l&#39;instar des bouddhistes qui reconnaissent dans les livres sacr&eacute;s des juifs, des chr&eacute;tiens et des musulmans, des livres inspir&eacute;s, sans qu&#39;ils soient engag&eacute;s par tout ce qui y est &eacute;crit et ordonn&eacute;.<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tSelon certains historiens, le Coran aurait donc &eacute;t&eacute; &eacute;crit et pr&ecirc;ch&eacute; par quelques juifs et chr&eacute;tiens convertis qui auraient &eacute;t&eacute; les &quot;saint Paul&quot; de l&#39;islam. On comprendrait, d&egrave;s lors, le souci permanent du texte coranique d&#39;affermir les relations jud&eacute;o-islamo-chr&eacute;tiennes. Les auteurs pr&eacute;sum&eacute;s voulaient, sans nul doute, attirer plus ais&eacute;ment les juifs et les chr&eacute;tiens &agrave; la nouvelle doctrine. Que ces auteurs pr&eacute;sum&eacute;s fussent les auteurs r&eacute;els ou non, il reste que l&#39;islam n&#39;a pas pris l&#39;importance escompt&eacute;e par le Proph&egrave;te, dans les milieux juif et chr&eacute;tien de son temps. Et cela &eacute;tait naturel, tout comme, six si&egrave;cles auparavant, le christianisme n&#39;avait pas pris d&#39;importance essentielle dans l&#39;ensemble du peuple juif.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tPour mieux comprendre la situation, Imaginons l&#39;hypoth&egrave;se suivante : dans le cas o&ugrave; un proph&egrave;te se serait d&eacute;clar&eacute;, plusieurs si&egrave;cles apr&egrave;s Mahomet, et aurait fond&eacute; une nouvelle religion, en produisant un texte r&eacute;v&eacute;l&eacute; inspir&eacute; de la Bible et du Coran, ce nouveau proph&egrave;te aurait-il trouv&eacute; audience chez les musulmans qu&#39;il aurait appel&eacute;s &agrave; la convention ? En v&eacute;rit&eacute;, les sectes druze, isma&eacute;lite et b&eacute;ha&iuml;ste sont bien des h&eacute;r&eacute;sies de l&#39;Islam, mais elles n&#39;ont fait que tr&egrave;s peu d&#39;adeptes chez les peuples musulmans, bien qu&#39;elles aient eu leurs visionnaires et leurs proph&egrave;tes !&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tRappelons cependant que les th&eacute;ologiens juifs, Ma&iuml;monide et Juda Hall&eacute;vi, au XIIe si&egrave;cle ont reconnu que le christianisme et l&#39;islam, issus du juda&iuml;sme, &eacute;taient des religions n&eacute;cessaires &agrave; la r&eacute;demption de l&#39;humanit&eacute;, puisqu&#39;elles avaient converti de nombreux peuples de Gentils au monoth&eacute;isme biblique et &agrave; la morale proph&eacute;tique.<br \/>\n\t\t\t\t\tPar ailleurs, c&#39;est un fait que, malgr&eacute; le caract&egrave;re universel des trois r&eacute;v&eacute;lations juive, chr&eacute;tienne et musulmane, chacune garde son particularisme. Il faut m&ecirc;me se f&eacute;liciter de voir quelques intellectuels et chefs spirituels des trois religions r&eacute;v&eacute;l&eacute;es, si&eacute;ger ensemble dans les grandes capitales du monde, pour examiner fraternellement les points communs et les diff&eacute;rences de leurs doctrines. Il est vrai que le droit &agrave; la diff&eacute;rence est pr&eacute;vu dans le Coran (cf. S.3, 57). Ce droit indique le bien-fond&eacute; du pluralisme religieux qui correspond au pluralisme des caract&egrave;res des hommes et des soci&eacute;t&eacute;s. Ce n&#39;est pas Dieu qui est divis&eacute; en plusieurs divinit&eacute;s : c&#39;est la nature des choses qui fait que les hommes sont diff&eacute;rents les uns des autres et que chacun, tout comme chaque soci&eacute;t&eacute;, est anim&eacute;, en principe, de la m&ecirc;me essence spirituelle universelle, l&#39;adapte et la pr&eacute;sente, d&#39;une mani&egrave;re particuli&egrave;re, selon son g&eacute;nie propre.<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tIl est certain que Mahomet sut appr&eacute;cier l&#39;importance du juda&iuml;sme. Il s&#39;inspira beaucoup de son enseignement. Il puisa directement ou indirectement dans la Bible, les Apocryphes, le Talmud et les Midrashim, tout comme il s&#39;inspira des r&eacute;cits &eacute;vang&eacute;liques et de la tradition chr&eacute;tienne. Que peut-on dire alors des contradictions entre le texte biblique et les relations coraniques ? Elles sont r&eacute;solues selon A. Katsch&nbsp;<a title=\"Juda\u00efsm in Islam, N.-Y. 1954, et \u00e9dition h\u00e9bra\u00efque, J\u00e9rusalem, 1957\">(4)<\/a>, dans l&#39;abondant apport midrashique contenu dans le Coran. Toutefois, la connaissance directe ou indirecte des traditions juive et chr&eacute;tienne n&#39;emp&ecirc;che en rien l&#39;originalit&eacute; du texte coranique, sa richesse litt&eacute;raire et sa forme po&eacute;tique. Il s&#39;ensuit qu&#39;ind&eacute;pendamnent de l&#39;inspiration des sources jud&eacute;o-chr&eacute;tiennes, la richesse de la langue et la qualit&eacute; litt&eacute;raire du Coran lui assurent son originalit&eacute; particuli&egrave;re et s&eacute;duisante.<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tIci, &agrave; tous les croyants se pose la question de l&#39;authenticit&eacute; du texte r&eacute;v&eacute;l&eacute;. Et tout d&#39;abord, quelle est en fait la cause du confit entre le jud&eacute;o-christianisme et l&#39;islam ? Admettons un instant, comme le Coran, que les juifs et les chr&eacute;tiens aient &quot;falsifi&eacute;&quot;&nbsp;<a title=\"Les Samaritains avaient pr\u00e9tendu que les Juifs avaient falsifi\u00e9 la Torah (\u00e0 propos de l'autel du Mont Guerizim). Mahomet aurait-il suivi cette opinion, en la g\u00e9n\u00e9ralisant, pour les besoins de sa cause ?\">(5)<\/a>&nbsp;les Ecritures (S.7, 162). On s&#39;attendrait &agrave; des preuves fournies par des manuscrits anciens ou des d&eacute;couvertes arch&eacute;ologiques qui viendraient justifier la th&egrave;se coranique. Or, six si&egrave;cles s&eacute;parent la naissance du christianisme de celle de l&#39;islam et pr&egrave;s de vingt-cinq si&egrave;cles, la naissance d&#39;Abraham de celle de Mahomet. Ces temps rendent plus difficiles les t&eacute;moignages litt&eacute;raires d&#39;inspiration monoth&eacute;iste. Cependant, on a d&eacute;couvert dans le nord et le centre du Hedjaz (en 1952) des milliers de graffiti &#8211; noms de divinit&eacute;s et d&#39;hommes himyarites, et aussi pr&egrave;s de trois mille inscriptions&nbsp;Thamoud&nbsp;(ce nom se trouve d&eacute;j&agrave; dans le Talmud, Yeb. 17a) mais dans aucune d&#39;entre elles, il n&#39;est question ni de monoth&eacute;isme arabe ant&eacute;-islamique ni d&#39;Abraham ni d&#39;Isma&euml;l. On ne peut oublier que Mahomet est n&eacute; &agrave; La Mecque dans la tribu pa&iuml;enne des Qore&iuml;shites. Si m&ecirc;me, comme l&#39;atteste&nbsp;seule, la tradition musulmane Abraham &eacute;tait venu avec Isma&euml;l, b&acirc;tir le Temple de la&nbsp;Ka&#39;ba, vingt-cinq si&egrave;cles avant le Proph&egrave;te, le texte de la Gen&egrave;se aurait mentionn&eacute; le fait, et surtout, les tribus sud-arabiques auraient conserv&eacute; plus ou moins cette tradition, dans des documents &eacute;crits, sur parchemin, papyrus, os, pierres ou tablettes de bois. Or, ni &agrave; l&#39;&eacute;poque du Proph&egrave;te, ni apr&egrave;s lui et jusqu&#39;&agrave; nous, pareils t&eacute;moignages n&#39;ont &eacute;t&eacute; confirm&eacute;s ni par l&#39;arch&eacute;ologie ni par la pal&eacute;ographie<a title=\"Par contre, on a d\u00e9couvert r\u00e9cemment sur les colonnes d'une mosqu\u00e9e du Y\u00e9men, des inscriptions hebra\u00efques reproduisant la liste des vingt-quatre familles de pr\u00eatres qui assuraient leur tour de garde au (premier ou second) Temple de J\u00e9rusalem...\">(6)<\/a>.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tPour ce qui est de la pens&eacute;e objective du Coran, elle relate que la r&eacute;v&eacute;lation est divine et parfaite. Elle ne peut changer fondamentalement car Dieu est immuable et parfait, mais elle est perp&eacute;tuellement interpr&eacute;t&eacute;e par les hommes au cours des &acirc;ges. La v&eacute;rit&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;e est une. Le Verbe divin est, comme on l&#39;a vu, immodifiable : S.18, 26 et S.2, 80. Il faut rappeler cependant qu&#39;aucun des Proph&egrave;tes d&#39;Isra&euml;l apr&egrave;s Mo&iuml;se&nbsp;<a title=\" &quot;Mo\u00efse est l'interlocuteur de  Dieu Dialogue exceptionnel alors que tous les prophetes, J\u00e9sus et Mahomet compris ne sont que des anges intermediaires qui ont besoin de signes et de songes&quot; (Edit. Maisonneuve et Larose, paris, 1966).\">(7)<\/a>&nbsp;ne s&#39;est d&eacute;clar&eacute;, &agrave; la mani&egrave;re de Mahomet, d&eacute;tenteur d&#39;une r&eacute;v&eacute;lation nouvelle et en m&ecirc;me temps, le dernier proph&egrave;te ou le &quot;sceau&quot; de la Proph&eacute;tie. Au contraire, les proph&egrave;tes bibliques se reportent toujours &agrave; la doctrine mosa&iuml;que de la&nbsp;Torah&nbsp;qu&#39;ils citent et n&#39;entendent changer, en aucune mani&egrave;re. Par ailleurs, le jud&eacute;o-christianisme du premier si&egrave;cle, avait compris cette philosophie religieuse. Il se trouve que les fondateurs du christianisme &eacute;taient juifs. C&#39;est parce que la doctrine paulinienne a chang&eacute;, en partie, l&#39;esprit et la lettre de la&nbsp;Torah, qu&#39;elle n&#39;a pas eu de prise dans le peuple juif. Le christianisme s&#39;est alors r&eacute;pandu essentiellement dans la Gentilit&eacute; de l&#39;Empire romain. De m&ecirc;me, Mahomet n&#39;a pu avoir de succ&egrave;s que chez ses cong&eacute;n&egrave;res, les Arabes pa&iuml;ens, bien qu&#39;il se r&eacute;clam&acirc;t constamment de la&nbsp;Torah&nbsp;et de l&#39;Evangile, de Mo&iuml;se, de J&eacute;sus et des proph&egrave;tes&nbsp;<a title=\" &quot;L'intelligentsia chr\u00e9tienne nourrit le secret d\u00e9sir d'une &quot;dissolution &quot; de l'islam dans un christianisme renov\u00e9 et \u00e0 la port\u00e9e du musulman.\">(8)<\/a>.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tOn peut constater, avec la fin de la sourate 9, que les r&eacute;dacteurs du Coran connaissaient bien la Bible et l&#39;Evangile auxquels ils se r&eacute;f&egrave;rent express&eacute;ment ou indirectement, en reproduisant certains r&eacute;cits et toute leur substance morale et religieuse. Il n&#39;est donc pas exag&eacute;r&eacute; de dire que le Coran reprend &agrave; son compte, pour une large part, l&#39;essentiel du message biblique quant &agrave; la crainte et d&#39;amour de Dieu, la solidarit&eacute; des Croyants, la justice et la v&eacute;rit&eacute;, l&#39;aum&ocirc;ne, la pri&egrave;re et l&#39;humilit&eacute;.<br \/>\n\t\t\t\t\tAinsi, l&#39;importance de la Bible et de ses r&eacute;cits est indiscutable, dans le fait que les r&eacute;dacteurs du Coran y ont puis&eacute; &#8211; avec le monoth&eacute;isme d&#39;Abraham et de Mo&iuml;se les histoires les plus &eacute;difiantes et les plus empreintes de spiritualit&eacute;.<br \/>\n\t\t\t\t\tCependant, nous pouvons constater, dans les diff&eacute;rentes sourates, qu&#39;il n&#39;est pas ais&eacute; d&#39;accorder la r&eacute;v&eacute;lation coranique avec l&#39;ex&eacute;r&egrave;se et la critique historique. En effet, le proc&eacute;d&eacute; litt&eacute;raire du Coran consiste souvent &agrave; &eacute;tayer le texte biblique avec beaucoup de contes et l&eacute;gendes qui lurent &eacute;labor&eacute;s plus tard, de sorte que dans la Pr&eacute;dication du Proph&egrave;te, la valeur de ces contes &eacute;quivaut &agrave; celle du texte biblique lui-m&ecirc;me. C&#39;est pourquoi, selon certains auteurs, la r&eacute;v&eacute;lation faite au Proph&egrave;te se pr&eacute;sente davantage comme un syncr&eacute;tisme o&ugrave; sont m&ecirc;l&eacute;es les r&eacute;v&eacute;lations pr&eacute;c&eacute;dentes et celle fait au &quot;dernier proph&egrave;te&quot;. Ce proc&eacute;d&eacute; employ&eacute; dans certains r&eacute;cits bibliques reproduits dans le Coran (Abraham, Loth, Joseph) prouve que :<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t1.&nbsp;&nbsp;La r&eacute;v&eacute;lation coranique, en ce qui concerne les r&eacute;cits et la th&eacute;ologie a puis&eacute; sa source dans la r&eacute;v&eacute;lation biblique ;&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\t2.&nbsp;&nbsp;Elle tient davantage de la compilation des textes &eacute;crits anciens, des commentaires et du folklore ;<br \/>\n\t\t\t\t\t3.&nbsp;&nbsp;Elle met en doute l&#39;authenticit&eacute; de la r&eacute;v&eacute;lation qu&#39;elle propose ou qu&#39;elle rapporte. Or, le texte coranique d&eacute;finitif n&#39;a &eacute;t&eacute; &eacute;crit qu&#39;aux VIIe et VIIIe si&egrave;cles de notre &egrave;re, tandis que le texte biblique, confirm&eacute; d&#39;ailleurs Par le Nouveau Testament, est plus ancien d&#39;au moins dix si&egrave;cles. Ces remarques posent le probl&egrave;me de l&#39;historicit&eacute; des chapitres du Coran se rapportant aux personnages bibliques, quand ils diff&egrave;rent notamment du texte biblique, et de l&#39;authenticit&eacute; de la r&eacute;v&eacute;lation coranique.<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\tDe deux choses l&#39;une : ou bien l&#39;histoire n&#39;a rien &agrave; voir avec la R&eacute;v&eacute;lation : un fait est ou a &eacute;t&eacute;, ou bien il n&#39;est pas, ou il n&#39;a pas &eacute;t&eacute;. Ou bien, la R&eacute;v&eacute;lation est divine de par son essence et tout ce qui s&#39;y rapporte est l&#39;expression de la v&eacute;rit&eacute;, m&ecirc;me si elle contredit la v&eacute;rit&eacute; historique. D&egrave;s lors, une des deux r&eacute;v&eacute;lations &#8211; biblique et coranique &#8211; est fausse. Or, ces deux r&eacute;v&eacute;lations se posent &#8211; chacune &agrave; sa mani&egrave;re &#8211; comme &eacute;tant de caract&egrave;re divin. Les r&eacute;dacteurs du Coran qui ont vu la difficult&eacute;, se sont empress&eacute;s d&#39;accuser les scribes juifs qui recopiaient la&nbsp;Torah, d&#39;avoir &quot;falsifi&eacute;&quot; le texte r&eacute;v&eacute;l&eacute; (S.7 162). Cette accusation n&#39;est fond&eacute;e que sur les affirmations du Proph&egrave;te, attendu que pour une grande partie des lois et des r&eacute;cits, le Coran s&#39;appuie sur la Loi de Mo&iuml;se qui est de loin son a&icirc;n&eacute;e et &quot;qui est un guide et une lumi&egrave;re pour les hommes&quot;. Or, comme on l&#39;a vu, &agrave; l&#39;&eacute;poque de Mahomet et de ses disciples, on ne disposait d&#39;aucune source &eacute;crite ni de t&eacute;moignage d&#39;aucune sorte, relatifs aux fait qui s&#39;&eacute;taient pass&eacute;s pr&egrave;s de deux mille ans avant le Proph&egrave;te et en dehors de la p&eacute;ninsule arabique. On sait &eacute;galement que les seules sources d&#39;information du Proph&egrave;te &eacute;taient les histoires bibliques en cours dans les communaut&eacute;s juives et les &eacute;glises chr&eacute;tiennes du Hedjaz et du Y&eacute;men, l&#39;ancien Himyar qui &eacute;tait le carrefour des marchands venus de Perse &agrave; l&#39;Est, de Syrie et Palestine au Nord et d&#39;Abyssinie, &agrave; l&#39;Ouest.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\t&Agrave; ce propos, il faut pr&eacute;ciser que les rabbis du Midrash n&#39;ont jamais pr&eacute;tendu refaire l&#39;histoire, &agrave; partir de leurs contes et l&eacute;gendes brod&eacute;s autour du texte biblique. Ils leur avaient encore moins donn&eacute; un caract&egrave;re dogmatique, car ils savaient distinguer entre le texte r&eacute;v&eacute;l&eacute; lui-m&ecirc;me et leurs propres paraboles, apologues et fables. Au contraire, en les faisant siens, le Coran jette la confusion dans l&#39;esprit des fid&egrave;les. Ceux-ci, pouss&eacute;s par l&#39;ardeur de leur foi religieuse, affirment l&#39;historicit&eacute; et l&#39;authenticit&eacute; de toute la pr&eacute;dication coranique, m&ecirc;me s&#39;il leur faut nier la valeur de tels r&eacute;cits bibliques anciens rapport&eacute;s par les Juifs et les chr&eacute;tiens. Mais comme il s&#39;agissait de sauvegarder le caract&egrave;re divin de la R&eacute;v&eacute;lation biblique, sans laquelle le Coron ne serait pas, il n&#39;y avait qu&#39;un pas &agrave; franchir pour s&#39;en sortir : accuser les juifs d&#39;avoir falsifi&eacute; certains textes. Ce proc&eacute;d&eacute; consiste &agrave; nier la r&eacute;alit&eacute; et les donn&eacute;es historiques. Cette m&eacute;thode est grave et les cons&eacute;quences fort &eacute;loign&eacute;es de la v&eacute;rit&eacute; qui est cependant un des attributs d&#39;Allah (S.22, 6) le Dieu Unique (cf. 5.46, 9-11). La discussion avait eu lieu d&eacute;j&agrave; &agrave; l&#39;&eacute;poque du Proph&egrave;te. Ce dernier texte cite &quot;l&#39;objection des incr&eacute;dules : &quot;Si ce Livre &eacute;tait v&eacute;ritable, les isra&eacute;lites ne l&#39;auraient pas re&ccedil;u avant nous. Ils ont ferm&eacute; les yeux &agrave; la lumi&egrave;re et ils disent : c&#39;est une fable de l&#39;Antiquit&eacute;&quot;. Cela explique que les incr&eacute;dules de La Mecque se posaient d&eacute;j&agrave; le probl&egrave;me de valeur du message coranique tout autant que la majorit&eacute; des juifs et des chr&eacute;tiens du pays. C&#39;est pourquoi ces derniers n&#39;entendaient pas se convertir &agrave; la pr&eacute;dication du Proph&egrave;te qui r&eacute;p&eacute;tait les principes th&eacute;ologiques et normaux de la R&eacute;v&eacute;lation biblique, adapt&eacute;e en arabe, &agrave; l&#39;intention des tribus pa&iuml;ennes d&#39;Arabie, cf. S.20, 97 : &#8230;&quot;nous l&#39;avons fait descendre sous forme d&#39;une r&eacute;v&eacute;lation en langue arabe&quot;.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tCertes, on dira que tout ce qu&#39;Allah a r&eacute;v&eacute;l&eacute; &agrave; Son Proph&egrave;te exprime, par d&eacute;molition, la v&eacute;rit&eacute; absolue et suppl&eacute;e la carence de connaissances historiques de r&eacute;dacteurs des Coran. Devant cette affirmation dogmatique, la discussion est impossible. N&eacute;anmoins, si les choses &eacute;taient ainsi, tout ce qui est contenu dans de Coran serait parfait et exprimerait la v&eacute;rit&eacute; &eacute;ternelle. Or, on sait que ce n&#39;est pas toujours le cas. On le voit, par exemple, pour les relations des r&eacute;cits ct lois bibliques rapport&eacute;s souvent avec des diff&eacute;rences ou des alt&eacute;rations importantes.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tCes consid&eacute;rations posent le probl&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral de l&#39;ex&eacute;g&egrave;se et de la critique historique des textes, par rapport &agrave; la r&eacute;v&eacute;lation ou &agrave; l&#39;inspiration des textes biblique et coranique. On sait que dans ce domaine, il faut choisir entre l&#39;affirmation dogmatique qui peut aller jusqu&#39;au fanatisme, et l&#39;&eacute;tablissement des faits historiques qui n&#39;ont rien &agrave; voir avec la foi. Un texte, m&ecirc;me r&eacute;v&eacute;l&eacute;, est&nbsp;humain&nbsp;dans sa langue, sa grammaire, son &eacute;criture, ses copistes, son parchemin, son encre, sa transmission, etc. Les variantes des diff&eacute;rents manuscrits de la premi&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration qui a suivi la mort du Proph&egrave;te, suffiraient &agrave; &eacute;tablir la n&eacute;cessit&eacute; du fait fondamental de l&#39;ex&eacute;g&egrave;se et de la critique historique.<br \/>\n\t\t\t\t\tVoici un exemple : Comme les Sourates qui la pr&eacute;c&egrave;dent, la sourate 5 parle beaucoup des juifs, tant&ocirc;t &quot;Fils d&#39;Isra&euml;l&quot; tant&ocirc;t &quot;ceux qui pratiquent le juda&iuml;sme&quot;, tant&ocirc;t &quot;d&eacute;tenteurs de l&#39;Ecriture&quot;, avec une certaine hostilit&eacute; qui ne peut d&#39;adresser qu&#39;aux juifs sud-arabiques, les seuls que le Proph&egrave;te ait connus et dont beaucoup &eacute;taient des pros&eacute;lytes, venus de la Gentilit&eacute; himyarite ou &eacute;thiopienne. Ces juifs n&#39;&eacute;taient pas tous h&eacute;bra&iuml;sants, encore moins des talmudistes. En outre, Mahomet avait certainement beaucoup entendu parler des juifs, en bien et en mal, entre autres, par les chr&eacute;tiens, pr&ecirc;tres, moines et simples fid&egrave;les de l&#39;Eglise qui n&#39;&eacute;taient pas toujours tr&egrave;s tendres envers eux. Si bien qu&#39;apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; l&#39;ami des juifs de La Mecque et de M&eacute;dine, Mahomet les appr&eacute;cia de moins en moins, du fait de leur refus d&#39;embrasser l&#39;islam.<br \/>\n\t\t\t\t\tEnfin, la connaissance du Proph&egrave;te est souvent impr&eacute;cise relativement &agrave; ses sources juives et chr&eacute;tiennes. Elle est bas&eacute;e g&eacute;n&eacute;ralement sur ce qu&#39;il a entendu dire. C&#39;est pourquoi on peut &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute; quant &agrave; la&nbsp;rigueur historique&nbsp;des faits rapport&eacute;s par certaines sourates.<br \/>\n\t\t\t\t\tA ce propos, il est int&eacute;ressant de noter ce mot de l&#39;historien musulman c&eacute;l&egrave;bre du XIVe si&egrave;cle, Ibn Khaldoun (Prol&eacute;gom&egrave;nes VI, 22) &quot;Joseph interpr&eacute;tait les r&ecirc;ves, comme cela est racont&eacute; dans le Coran&quot;. L&#39;auteur, plut&ocirc;t que de citer la Bible (Gen&egrave;se 40, 41) cite le Corp &eacute;crit douze ou quinze si&egrave;cles apr&egrave;s la source premi&egrave;re&nbsp;<a title=\"Par ailleurs, ce m\u00eame auteur, dans l'introduction aux Prol\u00e9gom\u00e8nes (K, 17) signale l'erreur des commentateurs sur S.89, 7. Il se moquera des pseudo-historiens arabes-b\u00e9douins pour se f\u00e9liciter des vrais savants musulmans non-arabes.\">(9)<\/a>.<br \/>\n\t\t\t\t\tAutre exemple : la construction &quot;par Abraham&quot;, &agrave; La Mecque, du Temple de la&nbsp;Ka&#39;ba. La l&eacute;gende et l&#39;histoire sont ici confondues dans le Coran. Les r&eacute;dacteurs du Coran ont certainement voulu d&#39;une part, justifier la descendance abrahamique de Mahomet et d&#39;autre part, le monoth&eacute;isme enseign&eacute; au peuple arabe. Comme on l&#39;a vu pr&eacute;c&eacute;demment, en l&#39;absence de tout document litt&eacute;raire historique ou arch&eacute;ologique, l&#39;ex&eacute;g&egrave;se moderne ne se trouve, en d&eacute;finitive, plac&eacute;e que devant deux textes : la Bible et le Coran, oppos&eacute;s quant aux p&eacute;r&eacute;grinations d&#39;Abraham. Devant deux documents, ce qui d&eacute;cidera, est bien la critique historique des textes et l&#39;arch&eacute;ologie.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tEn outre, du fait des diff&eacute;rences notoires entre le r&eacute;cit coranique et le r&eacute;cit biblique, on se pose la question de savoir si r&eacute;ellement il n&#39;y a eu qu&#39;un seul ou deux r&eacute;dacteurs du Coran, ou plusieurs &eacute;coles diff&eacute;rentes qui auraient chacune &#8211; selon les contes et l&eacute;gendes en cours &#8211; r&eacute;dig&eacute; un groupe de Sourates. En effet, il para&icirc;t difficile d&#39;accepter que tant&ocirc;t le texte coranique rapporte fid&egrave;lement tel fait biblique et tant&ocirc;t il en rapporte des d&eacute;tails diff&eacute;rents, contraires ou inconnus.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tDe fait, certaines relations coraniques ont pu &ecirc;tre la cause de faits malheureux qui avaient divis&eacute; les deux communaut&eacute;s juive et musulmane&nbsp;<a title=\"Ainsi, par exemple, jusqu'au mai 1948, les juifs de J\u00e9rusalem ne pouvaient ni visiter les mosqu\u00e9es (du Roc et Al-Aksa), du mont du Temple, ni celle qui abrite les tombeaux des Patriarches \u00e0 H\u00e9bron (alors que, selon la d\u00e9finition coranique, les juifs ne sont pas &quot;infid\u00e8les&quot;), mais encore ils risquaient de payer de leur vie toute tentative d'y acc\u00e9der. Il y eut de nombreux cas de juifs massacr\u00e9s, parce qu'ils s'\u00e9taient trouv\u00e9s involontairement tout pr\u00e8s de ces mosqu\u00e9es, avant que J\u00e9rusalem ne f\u00fbt unifi\u00e9e en Juin 1967. Aujourd'hui encore, les juifs ne sont pas autoris\u00e9s \u00e0 se rendre \u00e0 La Mecque pour visiter la mosqu\u00e9e sacr\u00e9e de la Ka'ba. Les grands de ce monde oublieraient-ils qu'ils sont tous fr\u00e8res et qu'ils sont mortels ?\">(10)<\/a>&nbsp;.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tAu sujet des relations entre les tenants des trois religions abrahamiques, certains versets (S. 42, 11) suffiraient &agrave; prouver qu&#39;il n&#39;&eacute;tait pas n&eacute;cessaire au Proph&egrave;te de chercher &agrave; convertir &agrave; l&#39;islam, les juifs et les chr&eacute;tiens d&#39;Arabie. Il pouvait, en effet, se consacrer essentiellement &agrave; la conversion des Arabes pa&iuml;ens du Hedjaz et d&#39;Himyar. C&#39;est d&#39;ailleurs ce &agrave; quoi il dut se r&eacute;signer, puisque l&#39;immense majorit&eacute; des chr&eacute;tiens et des juifs refus&egrave;rent la conversion. Qu&#39;il y eut des faux d&eacute;vots chez les juifs et les chr&eacute;tiens &#8211; il y en eut aussi chez les musulmans &#8211; cela ne suffisait pas pour justifier les nombreuses admonestations et mal&eacute;dictions &agrave; l&#39;adresse de ses adversaires monoth&eacute;istes, consid&eacute;r&eacute;s parfois comme hypocrites. En v&eacute;rit&eacute;, l&#39;islam s&#39;est r&eacute;pandu tr&egrave;s vite comme une religion conqu&eacute;rante, puisqu&#39;en moins d&#39;un si&egrave;cle apr&egrave;s la mort de Mahomet, tout l&#39;Orient, l&#39;Afrique du Nord, l&#39;Espagne et la moiti&eacute; de la France avaient &eacute;t&eacute; occup&eacute;s par les musulmans, et leurs populations pa&iuml;ennes, chr&eacute;tiennes ou juives avaient &eacute;t&eacute; converties de gr&eacute; ou de force. Tr&egrave;s rapidement aussi, l&#39;islam s&#39;est r&eacute;pandu jusqu&#39;au Caucase et en Inde et par la suite, en Indon&eacute;sie et aux Philippines. Le m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne de conqu&ecirc;te s&#39;&eacute;tait produit pour le christianisme, avec la conversion, au IVe si&egrave;cle, de l&#39;Empereur Constantin.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tAu contraire, pareilles circonstances ne se sont pas produites, au cours de l&#39;histoire du peuple juif. Elles auraient certainement permis &agrave; Isra&euml;l de r&eacute;pandre aussi sa religion, au fil de l&#39;&eacute;p&eacute;e, dans plusieurs continents. Dieu en avait d&eacute;cid&eacute; autrement&#8230; : &quot;Mes pens&eacute;es ne sont pas vos pens&eacute;es, Mes voies ne sont pas vos voies&#8230; Comme les cieux sont plus &eacute;lev&eacute;s que la terre, ainsi Mes voies sont plus &eacute;lev&eacute;es que vos voies&quot; (Is. 55,8).&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tSi Mahomet est venu confirmer la Loi de Mo&iuml;se et l&#39;adapter &agrave; ses fr&egrave;res arabes de La Mecque et de M&eacute;dine, c&#39;est que la Loi de Mo&iuml;se confirm&eacute;e par les Proph&egrave;tes d&#39;Isra&euml;l, est suffisante en elle-m&ecirc;me pour les juifs qui l&#39;avaient re&ccedil;ue, plus de deux mille ans auparavant. Il en est de m&ecirc;me des &eacute;vangiles qui confirment aussi la Loi de Mo&iuml;se &#8211; et qui ont &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;s environ treize si&egrave;cles apr&egrave;s Mo&iuml;se et six si&egrave;cles avant Mahomet. C&#39;est pourquoi on ne dira jamais assez combien le christianisme et l&#39;islam doivent au juda&iuml;sme et aux juifs qui ont donn&eacute; au monde, la Bible, les Proph&egrave;tes et les Psaumes. Cette seule et immense dette, comme a dit Jules Isaac, doit imposer le respect.<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tLe malentendu entre l&#39;islam d&#39;une part, et le christianisme et le juda&iuml;sme d&#39;autre part, a engendr&eacute; des confits douloureux et des guerres meurtri&egrave;res. Si maintenant, les Arabes s&#39;en prennent particuli&egrave;rement &agrave; Isra&euml;l, c&#39;est parce que ce peuple est infiniment peu nombreux et encore, aux trois-quarts, dispers&eacute; dans le monde. De plus, par une &quot;dialectique&quot; sp&eacute;cieuse, on veut distinguer les isra&eacute;lites des Isra&eacute;liens et les juifs des sionistes.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tC&#39;est pourquoi, plus que jamais, un grand besoin de d&eacute;mythification se fait sentir. Une nouvelle interpr&eacute;tation du Coran est n&eacute;cessaire et urgente, ainsi qu&#39;une r&eacute;vision critique et historique du texte, de mani&egrave;re que les Arabes de notre temps prennent conscience de tout ce que leur religion doit au juda&iuml;sme. En tout cas, certains versets coraniques ne s&#39;appliquaient qu&#39;&agrave; ceux des juifs que Mahomet a connus dans la p&eacute;ninsule sud-arabique et qui, somme toute, ne repr&eacute;sentaient qu&#39;une infime minorit&eacute; du peuple juif r&eacute;pandu essentiellement en Perse, en Afrique et en Europe&nbsp;<a title=\"En Syrie-Palestine il n'y en avait que quelques milliers, comme en Arabie et au Y\u00e9men.\">(11)<\/a>. Ce que Jules Isaac a dit du christianisme : &quot;Seul l&#39;enseignement peut d&eacute;faire ce que l&#39;enseignement a fait&quot;, peut et doit &ecirc;tre dit &eacute;galement de l&#39;islam.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tLe lecteur peut conclure entre autres, du fait que le Coran t&eacute;moigne de l&#39;origine divine de la Loi de Mo&iuml;se, que si Mahomet semble vouloir retirer ce don de Dieu fait &agrave; Isra&euml;l, en d&eacute;clarant n&eacute;cessaire une nouvelle R&eacute;v&eacute;lation, il pr&ecirc;che l&#39;abrogation de la Loi du Sina&iuml;&nbsp;<a title=\"Robert Brunschvig (Etudes d'Islamologie Paris 1976, tome I, pp. 263-279) consacre un chapitre int\u00e9ressant sur la pol\u00e9mique d'Al B\u00e2quillani (Bagdad, XIe si\u00e8cle) contre le Juda\u00efsme. Le c\u00e9lebre th\u00e9ologien oriental expose ses vues sur l'&quot;information&quot; et la &quot;tradition&quot; dans l'Islam et &quot;se pla\u00eet \u00e0 opposer la valeur inattaquable des sources musulmanes annon\u00e7ant qu'il n'y aurait plus de proph\u00e8te apr\u00e8s Mohamet&quot;.\nAu sujet de l'abrogation de certains versets par d'autres versets (S. II, 100), la discussion \u00e9tait vive entre musulmans et Juifs. Pour ces derniers, selon Robert Brunschvig, &quot;la Loi divine ne peut \u00eatre abrog\u00e9e, Mahomet n'est pas un proph\u00e8te et le Coran n'est pas un livre r\u00e9v\u00e9l\u00e9&quot;.\">(12)<\/a>, alors qu&#39;elle exprime le Verbe &eacute;ternel divin et les promesses immuables de Dieu &agrave; Son peuple, car, selon le Coran lui-m&ecirc;me, Dieu ne change pas son message, sous pr&eacute;texte &agrave; que les hommes gui l&#39;ont re&ccedil;u, ont pu se d&eacute;tourner de Lui.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tAllons plus loin. Selon le texte de la Gen&egrave;se qui fleurit de po&eacute;sie, Dieu avait regrett&eacute; d&#39;avoir cr&eacute;&eacute; l&#39;homme (Gen. 6,6). N&eacute;anmoins, malgr&eacute; le D&eacute;luge, il maintient la race humaine sur la terre. De m&ecirc;me, apr&egrave;s le p&eacute;ch&eacute; du Veau d&#39;Or, Dieu se laisse apitoyer par la pri&egrave;re de Mo&iuml;se et ne d&eacute;truit pas &quot;son peuple&quot; Isra&euml;l &quot;&agrave; la nuque raide&quot; qu&#39;Il s&#39;&eacute;tait cependant promis d&#39;an&eacute;antir. En aucune circonstance, Dieu n&#39;a retir&eacute; sa b&eacute;n&eacute;diction donn&eacute;e &agrave; Abraham, &agrave; Isaac et &agrave; Jacob, b&eacute;n&eacute;diction qu&#39;Il a confirm&eacute;e ensuite &agrave; tout le peuple d&#39;Isra&euml;l, au Sina&iuml;. Saint-Paul admit, dans ses Epitres, que Dieu ne retire pas les dons qu&#39;Il a faits &agrave; Isra&euml;l (Rom. II). De plus, Mahomet reconna&icirc;t, &agrave; son tour, l&#39;&eacute;lection d&#39;Isra&euml;l, et la v&eacute;rit&eacute; immuable de la Loi. Par voie de cons&eacute;quence, Mahomet reconna&icirc;t que la Promesse essentielle de Dieu, contenue dans la Loi, est le don de la Terre Sainte &agrave; son peuple Isra&euml;l qu&#39;il a d&eacute;livr&eacute; d&#39;Egypte et de toutes les maisons d&#39;esclavage.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tLa terre promise &agrave; Isra&euml;l doit donc &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e par les musulmans, comme l&#39;objet irr&eacute;versible de la parole divine. Il n&#39;a jamais &eacute;t&eacute; dit dans le Coran, que la Terre Sainte devait &ecirc;tre h&eacute;rit&eacute;e par les fid&egrave;les de l&#39;islam. Certes, ceux-ci l&#39;ont conquise et occup&eacute;e pendant de longs si&egrave;cles comme l&#39;avaient fait avant eux les Grecs, les Romains et les Byzantins, les Crois&eacute;s et apr&egrave;s eux, les Turcs et les Anglais. Il n&#39;en demeure pas moins que le Retour annonc&eacute; depuis plus de deux mill&eacute;naires, par l&#39;ensemble des livres de la Bible &#8211; les fid&egrave;les de l&#39;islam doivent l&#39;admettre -, r&eacute;alise le plan th&eacute;ologique de l&#39;&eacute;conomie divine. Le Proph&egrave;te Mahomet l&#39;a d&#39;ailleurs maintes fois confirm&eacute;, cf. S.5, 24 ; S.7, 132 ; S.17, 106 ; S.21, 71 ; S.7, 161 ; S.2. 44 et 116, etc&#8230;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tPour plus de pr&eacute;cision, on ne saurait assez rappeler les diff&eacute;rents versets de la sourate 5 qui confirment les donn&eacute;es essentielles de la Torah, au sujet du Pays d&#39;Isra&euml;l. Plus encore, le Coran, dans les sourates suivantes, est fid&egrave;le aux r&eacute;cits bibliques relatifs aux quarante ans d&#39;errance dans le D&eacute;sert qui pr&eacute;ludent &agrave; l&#39;entr&eacute;e dans la terre des Anc&ecirc;tres. Nulle part, le Coran n&#39;infirme ce don divin de la Terre d&#39;Isra&euml;l, promise aux descendants d&#39;Abraham, d&#39;Isaac et de Jacob.<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tLes n&eacute;ophytes, ignorant la litt&eacute;rateurs biblique, prirent le texte coranique, comme la r&eacute;v&eacute;lation unique. Ils le d&eacute;fendirent &agrave; la lettre et crurent &agrave; la possibilit&eacute; d&#39;abrogation de la Torah&nbsp;<a title=\" &quot;Tu n'es qu'un faussaire&quot;.\">(13)<\/a>.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tIl n&#39;est pas &eacute;tonnant que les accusations r&eacute;ciproques de faussaires ou falsificateurs, datant de Mahomet, se soient r&eacute;percut&eacute;es &agrave; travers l&#39;histoire des rapports Jud&eacute;o-musulmans et islamo-chr&eacute;tiens. Ils ont pris la forme d&#39;une premi&egrave;re contestation : Isma&euml;l et non Isaac sacrifi&eacute; par Abraham, et une nouvelle forme dans le diff&eacute;rend politique actuel qui oppose les &Eacute;tats Arabes et l&#39;Etat d&#39;Isra&euml;l, au sujet de la guerre sainte. Si m&ecirc;me l&#39;argumentation g&eacute;opolitique des commentateurs arabes modernes du Coran &eacute;tait fond&eacute;e, il semblerait contraire &agrave; la raison et &agrave; la r&eacute;v&eacute;lation que Dieu, l&#39;Unique, l&#39;Immuable, l&#39;Omniscient et le Tout-Puissant e&ucirc;t choisi d&#39;accorder Son Message &agrave; Abraham, Isaac, Jacob, Mo&iuml;se, les Proph&egrave;tes et &agrave; tous les descendants des Enfants d&#39;Isra&euml;l.<br \/>\n\t\t\t\t\tEn v&eacute;rit&eacute;, Mahomet est venu pour convertir les peuples d&#39;Arabie au monoth&eacute;istes d&#39;Abraham. Le Proph&egrave;te, l&eacute;gislateur et strat&egrave;ge, souhaitait naturellement que ses amis juifs et chr&eacute;tiens le suivissent, d&egrave;s le d&eacute;but de son apostolat. Ils ne l&#39;ont pas fait, d&#39;une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale. Sa r&eacute;action, toute humaine &#8211; n&#39;est-il pas selon le Coran m&ecirc;me un &quot;proph&egrave;te comme les autres&quot; et un homme mortel &quot;comme tous les hommes&quot; ? &#8211; fut, sinon de les convaincre et les convertir, du moins de les soumettre par la force, l&#39;expulsion ou la guerre. Quant &agrave; la suite de l&#39;histoire elle est connue : les forces conqu&eacute;rantes de l&#39;islam s&#39;&eacute;tendront par la guerre aussi, jusqu&#39;au c&oelig;ur de l&#39;Europe, dans les si&egrave;cles du Moyen-Age et jusqu&#39;&agrave; l&#39;aube des temps modernes. N&eacute;anmoins le d&eacute;clin s&#39;ensuivit.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tMais voici qu&#39;en cette fin de si&egrave;cle, le r&eacute;veil nationaliste semble &eacute;tourdir certains peuples, du fait des richesses inesp&eacute;r&eacute;es de leur sous-sol. Cela est bien loin de la pure doctrine monoth&eacute;iste de l&#39;Islam qui consid&egrave;re que&nbsp;les incroyants sont ceux &quot;&agrave; gauche&quot;&nbsp;et que&nbsp;le riche ne doit pas s&#39;enorgueillir de sa richesse&nbsp;<a title=\"S.34, 34 et S. 57, 19.\">(14)<\/a>. Quant au peuple d&#39;Isra&euml;l, t&eacute;moin de l&#39;histoire, il a assist&eacute; &agrave; la grandeur et la d&eacute;cadence des empires &#8211; les colosses aux pieds d&#39;argile &#8211; de l&#39;Antiquit&eacute;, du Moyen-Age et des Temps Modernes. Il continue sa marche contre vents et mar&eacute;es, fort des valeurs spirituelles bibliques qui ont soutenu ses innombrables martyrs.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tUn jour viendra o&ugrave; les th&eacute;ologiens musulmans pourront faire l&#39;effort de redressement et de civilisation, afin d&#39;att&eacute;nuer les diff&eacute;rences entre les trois religions abrahamiques. Il faut souhaiter que le&nbsp;Mahdi&nbsp;(Le douzi&egrave;me Im&acirc;m, l&#39;Im&acirc;m cach&eacute; ou le Messie &agrave; venir, dans la th&eacute;ologie de l&#39;islam vienne interpr&eacute;ter le Coran, d&#39;une mani&egrave;re nouvelle et ouvre toutes les possibilit&eacute;s d&#39;entente entre les musulmans et les juifs, et entre les Etats arabes et l&#39;Etat d&#39;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tla t&acirc;che d&#39;un grand spirituel musulman, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me celle du&nbsp;Mahdi&nbsp;lui-m&ecirc;me, consisterait &agrave; entreprendre la r&eacute;forme de l&#39;enseignement islamique concernant les Juifs et leur terre ancestrale ressuscit&eacute;e des sables du d&eacute;sert, afin d&#39;apaiser les passions qui ont agit&eacute; l&#39;&eacute;poque de la Pr&eacute;dication du Proph&egrave;te et de ne retenir essentiellement que le message v&eacute;ritable de Mahomet, dans son aspect universaliste et dans ce qu&#39;il reprend celui de Mo&iuml;se et des Proph&egrave;tes d&#39;Isra&euml;l, de J&eacute;sus et des Ap&ocirc;tres.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tLes similitudes th&eacute;ologiques entre le Coran et la Bible Prouvent &agrave; quel point ces deux formes de monoth&eacute;isme abrahamique proviennent de la m&ecirc;me source religieuse s&eacute;mitique qui suffirait &agrave; mettre d&#39;accord les tenants des deux grandes religions mosa&iuml;que et mahom&eacute;tane. Apr&egrave;s la griserie du r&eacute;veil national des peuples arabes, il n&#39;est pas impossible que se l&egrave;ve, un jour, une autorit&eacute; religieuse, capable &#8211; comme le bon pape Jean XXIII l&#39;avait fait pour le christianisme, en r&eacute;unissant le Concile Vatican II &#8211; d&#39;entreprendre les r&eacute;formes n&eacute;cessaires dans l&#39;enseignement de la th&eacute;ologie islamique, afin que soit reconnue, par les peuples arabes et musulmans, leur dette envers le peuple d&#39;Isra&euml;l et que soit &eacute;tablie la fraternit&eacute; religieuse entre Isra&euml;l et Isma&euml;l.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tCertes, il est souhaitable qu&#39;une paix r&eacute;elle s&#39;&eacute;tablisse entre les peuples qui se r&eacute;clament d&#39;Abraham, sur la base des enseignements communs, et non point sur ce qui les oppose. En effet, le Dieu biblique d&#39;Isra&euml;l comme l&#39;Allah coranique de l&#39;Islam est d&eacute;clar&eacute; &eacute;galement &quot;bon, compatissant, patient&nbsp;<a title=\"Cf. Eccl\u00e9siastique, V, 4.\">(15)<\/a>, cl&eacute;ment et mis&eacute;ricordieux&quot;. C&#39;est pourquoi il est du devoir des croyants de l&#39;islam comme du juda&iuml;sme, d&#39;imiter les attributs de Dieu et de s&#39;estimer, de se respecter et de s&#39;aimer les uns les autres.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tOn ne r&eacute;p&egrave;tera jamais assez que le minuscule territoire d&#39;Isra&euml;l promis aux descendants d&#39;Abraham, d&#39;Isaac et de Jacob avait &eacute;t&eacute;, pendant pr&egrave;s de quatorze si&egrave;cles, la patrie du peuple h&eacute;breu. Il est redevenu la patrie retrouv&eacute;e de ce peuple qui a souffert, comme aucun autre, au cours de sa longue histoire, des injustices humaines, des l&acirc;ches pers&eacute;cutions et des horreurs des camps de la mort, tandis les peuples d&#39;Isma&euml;l disposent d&#39;immenses et de riches territoires qui symbolisent la r&eacute;alisation des promesses divines au fils d&#39;Agar et d&#39;Abraham (Gen. 16,12 et 25,16). &quot;Allah est juste, bon et compatissant&quot; (S. 1,1).&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tSans doute, une lueur point &agrave; l&#39;horizon dans l&#39;esprit de quelques hommes d&#39;&Eacute;tat et intellectuels musulmans qui proclament publiquement le droit &agrave; l&#39;existence d&#39;Isra&euml;l. Le souci de la paix du monde doit faire que cette minorit&eacute; emporte progressivement l&#39;adh&eacute;sion du plus grand nombre qui se r&eacute;veillera enfin &agrave; la r&eacute;alit&eacute; historique que constitue l&#39;&eacute;tonnant miracle contemporain : le retour dans sa patrie premi&egrave;re et unique, d&#39;un tr&egrave;s ancien peuple qui a r&eacute;v&eacute;l&eacute; le Dieu-Un au monde. L&#39;humanit&eacute; en aura fini avec ses guerres religieuses, les gu&eacute;rillas et le terrorisme ! Elle comprendra que les guerres ne m&egrave;nent qu&#39;&agrave; la destruction et &agrave; la mort.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\tLes Proph&egrave;tes d&#39;Isra&euml;l avaient annonc&eacute; le jour o&ugrave; ne seront plus fabriqu&eacute;es des armes meurtri&egrave;res. Les peuples nantis qui les vendent et les distribuent &agrave; profusion, offriront, au contraire plus de pain et de lait, aux peuples pauvres et sous-d&eacute;velopp&eacute;s. Au nom m&ecirc;me de la Torah, de l&#39;Evangile et du Coran, les croyants juifs, chr&eacute;tiens et musulmans pourraient &ecirc;tre les premiers &agrave; d&eacute;clarer la tr&ecirc;ve de toute guerre fratricide et tracer le programme de reconstruction et de r&eacute;habilitation de l&#39;homme.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tCertes, il faut se conna&icirc;tre pour s&#39;aimer et se respecter. Il importe que les adeptes de l&#39;islam dont le livre r&eacute;v&eacute;l&eacute; a puis&eacute; abondamment dans la Bible et les enseignements rabbiniques, se r&eacute;concilient avec Isra&euml;l et le juda&iuml;sme. D&#39;ailleurs, il ressort de nombreuses sourates (S.2, 130 ; S.3, 57 ; S.4, 124 ; S.22, 41) que Mahomet lui-m&ecirc;me croyait qu&#39;il ne fallait point distinguer essentiellement entre juda&iuml;sme, christianisme et islam dont il souligne l&#39;universalit&eacute; depuis Abraham. Ce qui a fait dire &agrave; Si Boubakeur, que le dialogue est n&eacute;cessaire entre les trois religions. C&#39;est un fait d&#39;importance que Mahomet convertit au Dieu Unique d&#39;Abraham et aux prescriptions essentielles de la&nbsp;Torah, de tr&egrave;s nombreuses peuplades pa&iuml;ennes, en leur interdisant le meurtre d&#39;enfants, en insistant sur les devoirs de charit&eacute;, du je&ucirc;ne et de la pri&egrave;re, et en mettant en garde les riches, orgueilleux de leurs richesses, au nom du Cr&eacute;ateur de l&#39;Univers et de l&#39;Homme. En outre, le peuple juif est appel&eacute; souvent dans le Coran, Enfants d&#39;Isra&euml;l, Peuple du Livre. Elus de Dieu, qui ont re&ccedil;u l&#39;Alliance du Seigneur.<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tRappelons enfin que le Proph&egrave;te Mahomet avait eu &agrave; leur &eacute;gard deux attitudes qui rappellent beaucoup celles des Proph&egrave;tes d&#39;Isra&euml;l et celles des r&eacute;dacteurs du Nouveau Testament : la premi&egrave;re, une attitude tr&egrave;s positive qui reconna&icirc;t la r&eacute;v&eacute;lation de Dieu accord&eacute;e aux Enfants d&#39;Isra&euml;l et les miracles qu&#39;il a accomplis en leur faveur depuis l&#39;Egypte, le passage de la Mer Rouge et la vie dans le D&eacute;sert, la promulgation de la Loi au Sina&iuml; et l&#39;entr&eacute;e dans la Terre Promise &agrave; son peuple Isra&euml;l (cf. S.21, 71 et 81 ; S.7, 133 et 161 ; S.10, 93 ; S.2, 44 et 116 ; S.7, 161 et S.17, 106). En ce qui concerne la Ville de David o&ugrave; furent &eacute;crits les Psaumes et le Cantique des Cantiques, il faut rappeler que jamais n&#39;est mentionn&eacute; dans le Coran le nom de J&eacute;rusalem, ni dans sa forme h&eacute;bra&iuml;que &quot;Y&eacute;rushalayim&quot;, ni dans sa forme arabe &quot;Al-Q&ucirc;ds&quot;, (&quot;La Sainte&quot;): comme jamais il n&#39;a &eacute;t&eacute; dit que J&eacute;rusalem et la Terre Sainte fussent promises aux Musulmans. Par contre, il y est question de la Cit&eacute; b&eacute;nie destin&eacute;e aux Enfants d&#39;Isra&euml;l (S.7, 161 et S.2, 55).<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tLa seconde attitude de Mahomet avait &eacute;t&eacute; n&eacute;gative, en ce qui rappelait les p&eacute;ch&eacute;s d&#39;Isra&euml;l, dans le D&eacute;sert et dans la Terre Promise o&ugrave;, bien souvent ils avaient &eacute;t&eacute; incr&eacute;dules envers les proph&egrave;tes. Mahomet reprend &agrave; son compte plusieurs expressions bibliques, pour d&eacute;noncer ceux des Juifs de M&eacute;dine qui ont le &quot;c&oelig;ur incirconcis&quot; ou ont transgress&eacute; les commandements de la Loi. En outre, comme les juifs d&#39;Arabie, dans leur ensemble, ont refus&eacute; de suivre le Proph&egrave;te dans sa nouvelle religion, Mahomet les fustige et appelle sur eux la mal&eacute;diction &#8211; manifestation de col&egrave;re en Orient &#8211; sur les juifs de M&eacute;dine, notamment. Cependant, nul n&#39;a le droit de g&eacute;n&eacute;raliser&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/Cf%20.%20S.98,%201,%206,%20o%C3%B9%20le%20Proph%C3%A8te%20lui-m%C3%AAme%20distingue,%20parmi%20les%20Juifs,%20les%20bons%20des%20m%C3%A9chants.\">(16)<\/a>&nbsp;ces mal&eacute;dictions ou de les &eacute;tendre &agrave; tout le peuple juif qui vivait tr&egrave;s loin, hors d&#39;Arabie. L&#39;ensemble des juifs n&#39;avaient pas connu le nom de Mahomet, ni celui de La Mecque, &quot;la m&egrave;re des Cit&eacute;s&quot; (S.6, 92), la Ville Sainte par excellence de l&#39;islam, qui &quot;d&eacute;passe en saintet&eacute; toutes le villes du monde&quot;, m&ecirc;me la ville de M&eacute;dine ou cependant le Proph&egrave;te mourut et fut enterr&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tN&eacute;anmoins, si la Pr&eacute;dication de Mahomet ne comporte aucune mal&eacute;diction des Enfants d&#39;Isra&euml;l, dans leur totalit&eacute;, c&#39;est que le Proph&egrave;te avait trouv&eacute; parmi les juifs, l&#39;authentique message religieux transmis par Dieu. Son souci constant fut de ressembler &agrave; Mo&iuml;se qui repr&eacute;sentait pour lui &#8211; comme pour les juifs &#8211; le Proph&egrave;te incomparable et le L&eacute;gislateur d&#39;une &quot;doctrine lumineuse sup&eacute;rieure, destin&eacute;e &agrave; tous les hommes&quot;, et qui &eacute;tait &quot;mont&eacute; au Ciel, visitant l&#39;Enfer et le Paradis&quot;, cf. S.17&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/et%20les%20livres%20apocryphes%20:%20Jubil%C3%A9e,%20Enoch,%20Ascension%20de%20Mo%C3%AFse,%20etc.\">(17)<\/a>.<\/p>\n<p>\t\t\t\t<center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" alt=\"asterisque\" src=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/asterisque.gif\" \/><\/p>\n<p>\t\t\t\t<\/center><\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\tC&#39;est dans l&#39;esprit universaliste de S.2, 130, S.3, 57, S.13, 38-39 et S.22, 35 et 41, que nous terminerons cet article. Nous souhaitons ardemment que vienne le jour o&ugrave; les th&eacute;ologiens musulmans entreprendront l&#39;&eacute;tude et l&#39;approfondissement du juda&iuml;sme tout comme les th&eacute;ologiens chr&eacute;tiens de cette fin de si&egrave;cle se sont adonn&eacute;s aux &eacute;tudes juives et h&eacute;bra&iuml;ques et o&ugrave; les th&eacute;ologiens juifs &#8211; comme l&#39;avaient fait d&eacute;j&agrave; au Moyen-Age Ma&iuml;monide et Juda Hall&eacute;vi &#8211; &eacute;tudieront &eacute;galement le Coran et l&#39;islam. Alors, chr&eacute;tiens et musulmans se tendront fraternellement la main, sous le signe d&#39;Abraham et construiront ensemble un monde de paix, de justice et d&#39;amour, dans lequel Dieu Seul sera Roi (Zac. 14,9), &agrave; partir de cette r&eacute;gion du monde &#8211; berceau de la civilisation jud&eacute;o-islamo-chr&eacute;tienne &#8211; et pour la paix entre tous les hommes. &quot;N&#39;avons-nous pas tous un seul P&egrave;re, n&#39;est-ce pas qu&#39;un seul Dieu nous a cr&eacute;&eacute;s ?&quot; (Mal. II, 10).<\/p>\n<p>\t\t\t\t\tEn v&eacute;rit&eacute;, les trois religions r&eacute;v&eacute;l&eacute;es doivent leur force &agrave; la conviction de leurs fid&egrave;les, &agrave; leur foi dans le Dieu Unique et dans les valeurs morales et spirituelles qu&#39;ils partagent depuis de longues g&eacute;n&eacute;rations. Or, du point de vue de la morale et de la spiritualit&eacute; la plus d&eacute;pouill&eacute;e, seul un effort de purification de la part des chefs des croyants des trois religions et de leurs institutions, pourra faire progresser l&#39;humanit&eacute; dans la voie divine et universelle de la v&eacute;rit&eacute;, de la fraternit&eacute; et de la justice.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/www.nikibar.com\/news\/rabbin-zaoui-torah-et-coran.html#haut-de-page\">Retour haut de page<\/a><\/p>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\tNotes<\/p>\n<p>\n\t\t\t\t\t<br \/>\n\t\t\t\t\t(1)&nbsp;&nbsp; &#8211; Luther usera d&#39;un proc&eacute;d&eacute; semblable, au XVIe si&egrave;cle, pour convertir les Juifs.<br \/>\n\t\t\t\t\t(2)&nbsp;&nbsp; &#8211; Cf. Sourate XVIII, 26 : &quot;le verbe d&#39;Allah ne peut &ecirc;tre modifi&eacute;&quot; et Sourate 11, 80 : &quot;Allah ne viole jamais sa promesse&quot;, cf. Romains XI, 29 : &quot;Les dons et l&#39;appel de Dieu sont sans repentance&quot;.&nbsp;<br \/>\n\t\t\t\t\t(3)&nbsp;&nbsp; &#8211; Il est vrai que, dans le Coran, sont inclus plusieurs r&eacute;cits et lois bibliques. Cependant, on n&#39;y trouve aucun Psaume complet, bien qu&#39;il soit fait allusion au Psautier de David (Zubur). Il serait int&eacute;ressant d&#39;examiner les causes et les cons&eacute;quences psychologiques et th&eacute;ologiques de l&#39;absence du Psautier dans la liturgie musulmane, tandis que, chez les juifs et les chr&eacute;tiens, les Psaumes constituent le livre de pri&egrave;re par excellence.<br \/>\n\t\t\t\t\t(4)&nbsp;&nbsp; &#8211; Juda&iuml;sm in Islam, N.-Y. 1954, et &eacute;dition h&eacute;bra&iuml;que, J&eacute;rusalem, 1957<br \/>\n\t\t\t\t\t(5)&nbsp;&nbsp; &#8211; Les Samaritains avaient pr&eacute;tendu que les Juifs avaient falsifi&eacute; la Torah (&agrave; propos de l&#39;autel du Mont Guerizim). Mahomet aurait-il suivi cette opinion, en la g&eacute;n&eacute;ralisant, pour les besoins de sa cause ?<br \/>\n\t\t\t\t\t(6)&nbsp;&nbsp; &#8211; Par contre, on a d&eacute;couvert r&eacute;cemment sur les colonnes d&#39;une mosqu&eacute;e du Y&eacute;men, des inscriptions h&eacute;bra&iuml;ques reproduisant la liste des vingt-quatre familles de pr&ecirc;tres qui assuraient leur tour de garde au (premier ou second) Temple de J&eacute;rusalem&#8230;<br \/>\n\t\t\t\t\t(7)&nbsp;&nbsp; &#8211; Boubakeur, Coran vol. 1, p. 655 : &quot;Mo&iuml;se est l&#39;interlocuteur de Dieu Dialogue exceptionnel alors que tous les proph&egrave;tes, J&eacute;sus et Mahomet compris ne sont que des anges interm&eacute;diaires qui ont besoin de signes et de songes&quot; (Edit. Maisonneuve et Larose, paris, 1966).<br \/>\n\t\t\t\t\t(8)&nbsp;&nbsp; &#8211; Boubakeur, tome 2 p. 998 (Sourate 42 : Mohammed) fait cette curieuse remarque relative aux rapports christlano-musulmans : &quot;L&#39;intelligentsia chr&eacute;tienne nourrit le secret d&eacute;sir d&#39;une &quot;dissolution &quot; de l&#39;islam dans un christianisme r&eacute;nov&eacute; et &agrave; la port&eacute;e du musulman.<br \/>\n\t\t\t\t\tCe souhait ne tient nullement compte du fait que l&#39;islam est plus que jamais conscient de sa force, de la solidarit&eacute; de son rayonnement grandissant et qu&#39;il souhaite, au contraire, la dissolution d&#39;un christianisme d&eacute;pass&eacute;, dans un islam mieux compris des chr&eacute;tiens et qui, &agrave; l&#39;heure actuelle, appara&icirc;t ind&eacute;niablement comme la seule force au monde qui s&#39;oppose victorieusement &agrave; l&#39;ath&eacute;isme et au mat&eacute;rialisme&quot;.<br \/>\n\t\t\t\t\t(9)&nbsp;&nbsp; &#8211; Par ailleurs, ce m&ecirc;me auteur, dans l&#39;introduction aux Prol&eacute;gom&egrave;nes (K, 17) signale l&#39;erreur des commentateurs sur S.89, 7. Il se moquera des pseudo-historiens arabes-b&eacute;douins pour se f&eacute;liciter des vrais savants musulmans non-arabes.<br \/>\n\t\t\t\t\t(10)&nbsp; &#8211; Ainsi, par exemple, jusqu&#39;au mai 1948, les juifs de J&eacute;rusalem ne pouvaient ni visiter les mosqu&eacute;es (du Roc et Al-Aksa), du mont du Temple, ni celle qui abrite les tombeaux des Patriarches &agrave; H&eacute;bron (alors que, selon la d&eacute;finition coranique, les juifs ne sont pas &quot;infid&egrave;les&quot;), mais encore ils risquaient de payer de leur vie toute tentative d&#39;y acc&eacute;der. Il y eut de nombreux cas de juifs massacr&eacute;s, parce qu&#39;ils s&#39;&eacute;taient trouv&eacute;s involontairement tout pr&egrave;s de ces mosqu&eacute;es, avant que J&eacute;rusalem ne f&ucirc;t unifi&eacute;e en Juin 1967. Aujourd&#39;hui encore, les juifs ne sont pas autoris&eacute;s &agrave; se rendre &agrave; La Mecque pour visiter la mosqu&eacute;e sacr&eacute;e de la Ka&#39;ba. Les grands de ce monde oublieraient-ils qu&#39;ils sont tous fr&egrave;res et qu&#39;ils sont mortels ?<br \/>\n\t\t\t\t\t(11)&nbsp; &#8211; En Syrie-Palestine il n&#39;y en avait que quelques milliers, comme en Arabie et au Y&eacute;men.<br \/>\n\t\t\t\t\t(12)&nbsp; &#8211; Robert Brunschvig (Etudes d&#39;Islamologie Paris 1976, tome I, pp. 263-279) consacre un chapitre int&eacute;ressant sur la pol&eacute;mique d&#39;Al B&acirc;quillani (Bagdad, XIe si&egrave;cle) contre le Juda&iuml;sme. Le c&eacute;l&egrave;bre th&eacute;ologien oriental expose ses vues sur l&#39;&quot;information&quot; et la &quot;tradition&quot; dans l&#39;Islam et &quot;se pla&icirc;t &agrave; opposer la valeur inattaquable des sources musulmanes annon&ccedil;ant qu&#39;il n&#39;y aurait plus de proph&egrave;te apr&egrave;s Mohamet&quot;.<br \/>\n\t\t\t\t\tAu sujet de l&#39;abrogation de certains versets par d&#39;autres versets (S. II, 100), la discussion &eacute;tait vive entre musulmans et Juifs. Pour ces derniers, selon Robert Brunschvig, &quot;la Loi divine ne peut &ecirc;tre abrog&eacute;e, Mahomet n&#39;est pas un proph&egrave;te et le Coran n&#39;est pas un livre r&eacute;v&eacute;l&eacute;&quot;.<br \/>\n\t\t\t\t\t(13)&nbsp; &#8211; Cf. S. VII 162. Cela a conduit le proph&egrave;te &agrave; affirmer la possibilit&eacute; d&#39;abrogation de versets par Allah qui est l&#39;abrogeant omnipotent (cf S. II 100) . Dans S. XVI, 103, les infid&egrave;les disent n&eacute;anmoins au Proph&egrave;te : &quot;Tu n&#39;es qu&#39;un faussaire&quot;.<br \/>\n\t\t\t\t\t(14)&nbsp; &#8211; S.34, 34 et S. 57, 19.<br \/>\n\t\t\t\t\t(15)&nbsp; &#8211; Cf. Eccl&eacute;siastique, V, 4.<br \/>\n\t\t\t\t\t(16)&nbsp; &#8211; Cf. S.98, 1, 6, o&ugrave; le Proph&egrave;te lui-m&ecirc;me distingue, parmi les Juifs, les bons des m&eacute;chants.<br \/>\n\t\t\t\t\t(17)&nbsp; &#8211; et les livres apocryphes : Jubil&eacute;e, Enoch, Ascension de Mo&iuml;se, etc.<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<p>\n\t\t\t\t\tLes Nouveaux Cahiers<br \/>\n\t\t\t\t\tn&deg; 57 &#8211; &Eacute;t&eacute; 1979<\/p>\n<div>\n\t\t\t\t\t&nbsp;<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Torah et Coran &nbsp; par le Rabbin Andr&eacute; Chalom ZAOUI &nbsp; &nbsp; Revue d&#39;&eacute;tudes et de libres d&eacute;bats publi&eacute;e sous les auspices de l&#39;Alliance Isra&eacute;lite Universelle &nbsp; Dans le Coran, Mahomet parle souvent des juifs et des chr&eacute;tiens de son temps et de son pays. 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