{"id":8697,"date":"2016-07-06T00:09:06","date_gmt":"2016-07-06T00:09:06","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8697"},"modified":"2016-07-06T05:26:47","modified_gmt":"2016-07-06T05:26:47","slug":"tunisie-1910-1960-par-victor-sebag","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisie-1910-1960-par-victor-sebag\/","title":{"rendered":"Tunisie 1910 &#8211; 1960 &#8211; Par Victor Sebag"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\n\t\tTunisie 1910 &#8211; 1960<\/p>\n<p>\n\t\tVictor Sebag<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tL&#39;histoire d&eacute;bute un peu &agrave; la mani&egrave;re des contes de f&eacute;es. Nous sommes en 1910, Mohamed Naceur Bey, 15e monarque husseinite, offre au jeune Victor Sebag pour son treizi&egrave;me anniversaire un appareil photo. D&egrave;s lors, son destin est scell&eacute; : Victor sera photographe. Plus rien n&#39;&eacute;chappera &agrave; son regard : la rue, la Cour, le ciel, la mer, et le d&eacute;sert, les Tunisiens, les Fran&ccedil;ais, les Italiens et tous les autres. Des milliers de plaques de verre et de clich&eacute;s d&#39;une diversit&eacute; et d&#39;une qualit&eacute; remarquables qui constituent aujourd&#39;hui la m&eacute;moire visuelle de notre XXe si&egrave;cle.<\/p>\n<p>\n\t\tParti centenaire, apr&egrave;s plus de 60 ans de prises de vue, le reporter du Petit Matin, de l&#39;Afrique du Nord illustr&eacute;e, de l&#39;Excelsior, du New York Times, nous est enfin restitu&eacute;. Si l&#39;on regarde ailleurs, son oeuvre n&#39;est pas sans &eacute;voquer la ligne de la &laquo; Photo S&eacute;cession &raquo; am&eacute;ricaine et son chef de file Alfred Stieglitz. Comme son a&icirc;n&eacute;, il juxtapose des univers distincts, s&#39;ouvre &agrave; toutes les communaut&eacute;s, souligne leur proximit&eacute;, mais ne feint pas de les confondre. Comme lui, il pense que, sans c&eacute;der sur la v&eacute;rit&eacute; du contenu, le reportage et la photo de presse doivent &ecirc;tre des oeuvres d&#39;art. Il sait que tout jeune bon photographe est d&#39;abord &agrave; la recherche d&#39;effets artistiques, mais qu&#39;il m&ucirc;rit n&eacute;cessairement dans la d&eacute;couverte de la puissance esth&eacute;tique de la r&eacute;alit&eacute; elle m&ecirc;me.<\/p>\n<p>\n\t\tSebag, sans en faire partie, &eacute;volue &agrave; sa mani&egrave;re dans l&#39;esprit de la prestigieuse Camera Work de Stieglitz. Mais Sebag est avant tout Ibn As Sabb&acirc;gh, transcription arabe de son premier passeport. Il &eacute;volue surtout dans son pays. Ce pays &agrave; propos duquel un vieil ami, photographe italien, me dit un jour : &laquo; ici, tout est photographique, la lumi&egrave;re est pr&eacute;destin&eacute;e, vos rues sont une sc&egrave;ne, vos cheikhs sortent des dessins de Bellini, vos rabbins sont des Rembrandt&#8230; le plus difficile ce n&#39;est pas de trouver la photo &agrave; prendre mais celle &agrave; laquelle il vous faudra renoncer. &raquo; l&#39;ami est flatteur, mais il s&#39;&eacute;tait gard&eacute; de dire que tous les Tunisiens &eacute;taient photographes.<\/p>\n<p>\n\t\tQuelques uns le furent et des meilleurs, parfois dans l&#39;ignorance de leurs talents d&#39;exception : les Tunisiens Chikly, Sfar, Sa&acirc;doun, Bsa&iuml;la, Ha&iuml;k et les adoptifs, Garrigues, Soler, Lehnert. Comme tous les pionniers, les devanciers de Sebag se sont essay&eacute;s &agrave; plus d&#39;un genre mais il est incontestablement le premier &agrave; avoir trouv&eacute; rapidement sa propre ligne. Sa facture est reconnaissable parmi toutes.<\/p>\n<p>\n\t\tTr&egrave;s t&ocirc;t et d&egrave;s ses premiers exercices de jeunesse, Sebag ne faisait d&eacute;j&agrave; plus que du Sebag. Il &eacute;tait toutefois trop modeste pour s&#39;en r&eacute;clamer. Ce livre est le r&eacute;sultat de plusieurs ann&eacute;es de travail. Visionnage, tri, restaurations chromatiques, recherches documentaires. Il est aussi l&#39;histoire d&#39;une rencontre et d&#39;une collaboration exceptionnelles avec G&eacute;rard Sebag, d&eacute;tenteur de ce fonds photographique quasi mythique, &agrave; qui nous tenons &agrave; rendre un hommage appuy&eacute;. Sans sa confiance, sa disponibilit&eacute; et sa profonde connaissance de l&#39;oeuvre de son p&egrave;re, rien n&#39;aurait &eacute;t&eacute; possible. Nous avons, ensemble, red&eacute;couvert le travail de Victor Sebag, et nous sommes fiers de lui rendre la place qu&#39;il m&eacute;rite.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tAchat en ligne :&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.ceresbookshop.com\/67-tunisie-1910-1960.html\">http:\/\/www.ceresbookshop.com\/67-tunisie-1910-1960.html<\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tunisie 1910 &#8211; 1960 Victor Sebag &nbsp; &nbsp; L&#39;histoire d&eacute;bute un peu &agrave; la mani&egrave;re des contes de f&eacute;es. Nous sommes en 1910, Mohamed Naceur Bey, 15e monarque husseinite, offre au jeune Victor Sebag pour son treizi&egrave;me anniversaire un appareil photo. D&egrave;s lors, son destin est scell&eacute; : Victor sera photographe. 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