{"id":8835,"date":"2014-06-08T18:14:48","date_gmt":"2014-06-08T18:14:48","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=8835"},"modified":"2014-06-08T18:14:48","modified_gmt":"2014-06-08T18:14:48","slug":"le-nucleaire-iranien-et-laiea-par-jean-claude-zerbib","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/le-nucleaire-iranien-et-laiea-par-jean-claude-zerbib\/","title":{"rendered":"Le nucl\u00e9aire iranien et l\u2019AIEA  Par Jean Claude Zerbib"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>Le nucl&eacute;aire iranien et l&rsquo;AIEA<\/u><\/strong><u>(1<sup>&egrave;re<\/sup> de 2 parties)(info # 010506\/14)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\tPar Jean Claude Zerbib<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;uranium est un &eacute;l&eacute;ment chimique naturel qui est extrait, suivant les types de gisements, dans des carri&egrave;res &quot;&agrave; ciel ouvert&quot; ou dans des mines souterraines. Cet &eacute;l&eacute;ment, 1,67 fois plus lourd que le plomb, est constitu&eacute; de 3 isotopes (234, 235 et 238) mais seul l&rsquo;uranium 235 (<sup>235<\/sup>U) est recherch&eacute; pour sa propri&eacute;t&eacute; de se couper en 2 ou 3 morceaux, en lib&eacute;rant beaucoup d&rsquo;&eacute;nergie lorsqu&rsquo;il est bombard&eacute; par des neutrons.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe ph&eacute;nom&egrave;ne physique (appel&eacute; &quot;fission&quot; nucl&eacute;aire) est tr&egrave;s rapidement pass&eacute; des exp&eacute;riences de laboratoire (d&egrave;s 1938) &agrave; la construction du premier r&eacute;acteur en d&eacute;cembre 1942, puis &agrave; celle d&rsquo;une arme redoutable, lanc&eacute;e sur Hiroshima le 6 ao&ucirc;t 1945.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa teneur pond&eacute;rale en isotope 235 de l&rsquo;uranium naturel est tr&egrave;s faible&nbsp;: 0,71% (soit 7,1kg d&rsquo;<sup>235<\/sup>U par tonne). S&rsquo;il faut environ 20kg d&rsquo;uranium 235 pour faire une bombe<sup>1<\/sup>, soit la quantit&eacute; pr&eacute;sente dans quelques 3 tonnes d&rsquo;uranium naturel, la solution de <em>l&rsquo;enrichissement <\/em>artificielde l&rsquo;uranium naturel en isotope 235 s&rsquo;est impos&eacute;e afin de r&eacute;duire la masse des bombes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe sont donc des teneurs sup&eacute;rieures &agrave; 90% qui sont utilis&eacute;es dans une arme, soit des concentrations plus de 130 fois sup&eacute;rieures &agrave; la teneur naturelle.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDeux techniques d&rsquo;enrichissement ont atteint un d&eacute;veloppement industriel, mais c&rsquo;est la &quot;centrifugation&quot; qui s&rsquo;impose aujourd&rsquo;hui, car elle est 50 fois moins gourmande en &eacute;nergie &eacute;lectrique que la &quot;diffusion gazeuse&quot;. Elle permet aussi de r&eacute;aliser des installations de petite taille et de formes banales, ce qui a facilit&eacute; la <em>prolif&eacute;ration nucl&eacute;aire<\/em>. C&rsquo;est la diffusion qui a &eacute;t&eacute; choisie par les Pakistanais pour r&eacute;aliser leur bombe. Une technique et des mat&eacute;riels qu&rsquo;ils ont ensuite vendus aux Libyens et aux Iraniens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;Iran soutient que tous ses efforts en mati&egrave;re d&rsquo;enrichissement ne visent qu&rsquo;&agrave; fabriquer de l&rsquo;uranium enrichi n&eacute;cessaire au combustible du r&eacute;acteur de T&eacute;h&eacute;ran<sup>2<\/sup>, utilis&eacute; pour produire des radionucl&eacute;ides &agrave; usage m&eacute;dical (diagnostic de cancers, de pathologies cardiaques et radioth&eacute;rapie, ou curieth&eacute;rapie de certains cancers). Le c&oelig;ur de ce r&eacute;acteur doit comporter environ 30kg d&rsquo;uranium enrichi<sup>3<\/sup> &agrave; 20% en uranium 235.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;Iran poss&egrave;de &eacute;galement un r&eacute;acteur<sup>4<\/sup> &eacute;lectronucl&eacute;aire de 915 m&eacute;gawatts, mais le combustible &quot;neuf&quot; est contractuellement fourni par les Russes, qui le r&eacute;cup&egrave;rent une fois &quot;us&eacute;&quot; afin d&rsquo;&eacute;viter la r&eacute;cup&eacute;ration du plutonium produit dans le combustible.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe seul argument recevable de la part de l&rsquo;Iran serait donc un enrichissement de l&rsquo;uranium en vue de la fabrication du combustible utilis&eacute; dans le r&eacute;acteur piscine de T&eacute;h&eacute;ran qui n&rsquo;est plus tr&egrave;s jeune (47 ans). Mais il est difficile de croire que l&rsquo;Iran fasse autant d&rsquo;investissements lourds, prenne autant de risques &eacute;conomiques et politiques en affrontant les grands de ce monde, uniquement pour alimenter un r&eacute;acteur de recherche<sup>5<\/sup> avec un combustible que plusieurs pays ach&egrave;tent sur le march&eacute; international, comme l&rsquo;Iran pourrait le faire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;Agence Internationale de l&rsquo;Energie Atomique (AIEA) sait depuis juin 2003<sup>6<\/sup> que l&rsquo;Iran a trich&eacute; depuis plusieurs ann&eacute;es (depuis 18 ans pour la centrifugation), en ne respectant pas les accords sign&eacute;s avec l&rsquo;Agence<sup>7<\/sup>, en camouflant ses importations de mati&egrave;res premi&egrave;res et en ne d&eacute;clarant pas un nombre important d&rsquo;activit&eacute;s nucl&eacute;aires clandestines<sup>8<\/sup>, qui couvraient la quasi-totalit&eacute; de ce que l&rsquo;on appelle le &quot;cycle nucl&eacute;aire&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes pr&eacute;occupations prennent corps lorsque l&rsquo;AIEA d&eacute;couvre, le 26 ao&ucirc;t 2003, sur le site de Natanz, des traces d&#39;uranium enrichi &quot;<em>sup&eacute;rieures aux normes civiles<\/em>&quot; (un enrichissement sup&eacute;rieur aux teneurs utilis&eacute;es dans les r&eacute;acteurs &eacute;lectronucl&eacute;aires civils&nbsp;qui sont de 3 &agrave; 4% environ).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDepuis 2003, l&rsquo;AIEA publie chaque ann&eacute;e un important rapport relatif &agrave; d&rsquo;anciennes et nouvelles r&eacute;v&eacute;lations que l&rsquo;Iran ne daigne pas toujours prendre en consid&eacute;ration. T&eacute;h&eacute;ran envoie parfois quelques lettres en r&eacute;ponse aux questions de l&rsquo;Agence, mais la v&eacute;racit&eacute; de leur contenu est souvent mise en doute par les experts bas&eacute;s &agrave; Vienne.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes activit&eacute;s nucl&eacute;aires iraniennes cach&eacute;es comprennent l&rsquo;extraction d&rsquo;uranium, le traitement, la conversion<sup>9<\/sup> sous forme gazeusede l&#39;uranium, puis son enrichissement&nbsp;; la fabrication du combustible, la production d&#39;eau lourde (depuis 2006 &agrave; Arak) et la construction d&rsquo;un r&eacute;acteur plutonig&egrave;ne &agrave; eau lourde<sup>10<\/sup> de 40 m&eacute;gawatts.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;irradiation neutronique de cibles d&rsquo;oxyde d&rsquo;uranium suivie d&rsquo;essais d&rsquo;extraction du <em>plutonium<\/em> produit ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; conduits dans des &quot;cellules chaudes&quot; blind&eacute;es non-d&eacute;clar&eacute;es. Toutes ces activit&eacute;s sont compatibles avec l&rsquo;exploration des deux voies d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la mise au point d&rsquo;une arme utilisant de l&rsquo;uranium enrichi ou du plutonium.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu cycle du combustible nucl&eacute;aire &agrave; usages civil et militaire, s&rsquo;ajoutent des activit&eacute;s &agrave; vis&eacute;es purement militaires comme&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\tLa fabrication de polonium 210, car en associant cette substance radioactive &agrave; une cible de lithium, l&rsquo;on d&rsquo;obtient le flux de neutrons qui constitue <em>l&rsquo;allumette neutronique <\/em>d&rsquo;une bombe<\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\tLa mise au point de d&eacute;tonateurs d&rsquo;explosifs classiques, mais tr&egrave;s sp&eacute;cifiques, utilis&eacute;s uniquement dans la mise en &oelig;uvre des bombes &agrave; uranium et &agrave; plutonium. Cette information a &eacute;t&eacute; d&eacute;duite par les inspecteurs de l&rsquo;AIEA sur la base d&rsquo;analyses de dossiers en septembre 2013.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe dernier point important avait &eacute;t&eacute; soulev&eacute; d&egrave;s le 25 f&eacute;vrier 2008 par le directeur g&eacute;n&eacute;ral adjoint de l&#39;AIEA, le Finlandais Olli Heinonen, lors d&#39;une pr&eacute;sentation &agrave; huis clos<sup>11<\/sup> devant des repr&eacute;sentants des missions &eacute;trang&egrave;res aupr&egrave;s du si&egrave;ge de l&#39;Agence. M. Heinonen avait pr&eacute;sent&eacute; la description d&#39;un syst&egrave;me de d&eacute;tonateurs reli&eacute;s &agrave; une distance de 10 km &agrave; un puits de 400 m de profondeur (confirm&eacute; par l&rsquo;examen de clich&eacute;s satellites par des inspecteurs de l&rsquo;AIEA).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tHeinonen avait &eacute;galement d&eacute;montr&eacute; que les caract&eacute;ristiques du missile iranien Shahab-3, consistaient &agrave; exploser &agrave; une altitude d&#39;environ 600 m. Il a affirm&eacute; qu&#39;une telle altitude n&#39;&eacute;tait compatible qu&#39;avec l&#39;emploi d&#39;une charge nucl&eacute;aire<sup>12<\/sup>. Ce point continue d&rsquo;inqui&eacute;ter l&rsquo;AIEA, l&rsquo;Agence l&rsquo;a signal&eacute; dans son rapport<sup>13<\/sup> du 30\/08\/2012 (GOV\/2012\/37 paragraphe 38).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe rapport AIEA<sup>14<\/sup> de novembre 2011 rappelait &agrave; l&rsquo;Iran que les mesures exig&eacute;es dans les r&eacute;solutions de l&rsquo;Agence (dix d&rsquo;entre elles sont rest&eacute;es sans suite entre 2003 et 2009) avaient &quot;<em>un effet contraignant<\/em>&quot;. Ce document signalait que le mat&eacute;riel utilis&eacute; avec ces explosifs ne correspondait &agrave; <em>aucun<\/em> <em>usage civil<\/em> ni m&ecirc;me &agrave; aucune utilit&eacute; militaire conventionnelle connue. Une annexe de 12 pages d&eacute;crit le d&eacute;tail de ces &quot;activit&eacute;s militaires possibles&quot; comme le dit l&rsquo;AIEA avec une prudence tr&egrave;s diplomatique, tout en &eacute;voquant ses &quot;s&eacute;rieuses inqui&eacute;tudes&quot; (paragraphe 53).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAinsi, &agrave; des <em>niveaux d&rsquo;ach&egrave;vement divers<\/em>, tout l&rsquo;arsenal permettant de r&eacute;aliser une bombe &agrave; uranium enrichi ainsi qu&rsquo;une autre au plutonium (m&ecirc;me si l&rsquo;Iran est tr&egrave;s loin de l&rsquo;avanc&eacute;e atteinte pour l&rsquo;uranium) et de la lancer, a donc &eacute;t&eacute; mis en &oelig;uvre par les Iraniens. Une s&eacute;rie d&rsquo;activit&eacute;s nucl&eacute;aires clandestines qui d&eacute;passent tr&egrave;s largement le seul enrichissement de l&rsquo;uranium, qui, bien que tr&egrave;s important, n&rsquo;est en fait que la partie &eacute;merg&eacute;e de l&rsquo;iceberg nucl&eacute;aire iranien.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes n&eacute;gociations de l&rsquo;Iran avec les grandes puissances<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe rapport de f&eacute;vrier 2014 de l&rsquo;AIEA sur l&rsquo;Iran<sup>15<\/sup>, d&eacute;crit les mesures accept&eacute;es par ce pays dans le cadre d&rsquo;un accord (dit des &quot;5+1&quot; ou des &quot;3E+3&quot;), pass&eacute; en plusieurs &eacute;tapes avec les cinq puissances mondiales&nbsp;: les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, la Chine + l&rsquo;Allemagne (soit 3 europ&eacute;ens + 3).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s avoir d&eacute;voil&eacute; des informations sur ses activit&eacute;s nucl&eacute;aires secr&egrave;tes dans six lettres adress&eacute;es &agrave; l&rsquo;AIEA entre d&eacute;cembre 2013 et f&eacute;vrier 2014, l&rsquo;Iran vient de s&rsquo;engager &agrave; ne plus enrichir d&rsquo;uranium dans ses deux sites de production : l&rsquo;installation pilote d&rsquo;enrichissement du combustible de Natanz (IPEC) et celle souterraine de Fordou (IECF), construite pr&egrave;s de Qom, une ville sainte pour les Iraniens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe rapport de 2014 de l&rsquo;AIEA d&eacute;veloppe six points &eacute;claircis par les lettres de l&rsquo;Iran adress&eacute;es &agrave; l&rsquo;AIEA, mais fournit des demandes d&rsquo;&eacute;claircissement en ce qui concerne sept autres points. Les deux premiers parmi ceux-ci portent sur une autorisation donn&eacute;e aux inspecteurs de l&rsquo;AIEA pour des &quot;<em>acc&egrave;s r&egrave;glement&eacute;s<\/em>&quot; dans l&rsquo;usine d&rsquo;eau lourde d&rsquo;Arak, la mine d&rsquo;uranium de Gchine et les ateliers de production, d&rsquo;assemblage et d&rsquo;entreposage des centrifugeuses.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl faut conna&icirc;tre le langage cod&eacute; des textes de l&rsquo;AIEA pour traduire en termes clairs ce que recouvrent les termes d&rsquo;&quot;<em>acc&egrave;s r&egrave;glement&eacute;<\/em>&quot;&nbsp;: ils excluent en pratique les visites &quot;<em>inopin&eacute;es<\/em>&quot; des inspecteurs de l&rsquo;AIEA et toute incursion dans des parties de l&rsquo;installation qui leur paraitraient utiles lors de la visite. Ce sont donc des visites tr&egrave;s verrouill&eacute;es, stipulant un jour, une heure et un espace limit&eacute;, convenues apr&egrave;s une n&eacute;gociation difficile.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette libert&eacute; laiss&eacute;e aux Iraniens permet de fixer une date qui leur donne du temps pour la mise en &oelig;uvre des camouflages, tout en pouvant interdire la visite des zones difficiles &agrave; cacher. Un cauchemar donc pour les inspecteurs&nbsp;de l&rsquo;AIEA, qui donnent &agrave; l&rsquo;Iran l&rsquo;alibi d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; officiellement contr&ocirc;l&eacute;, tout en sachant que leurs contr&ocirc;les laissent des zones d&rsquo;ombres. Il leur faut alors traquer les incoh&eacute;rences du discours en les confrontant avec ce qu&rsquo;ils ont vu, aux donn&eacute;es techniques recueillies et aux r&eacute;sultats d&rsquo;analyses radioactives des multiples pr&eacute;l&egrave;vements effectu&eacute;s sur les lieux visit&eacute;s. La version nucl&eacute;aire du jeu du chat et de la souris.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils ont d&eacute;couvert, par exemple, &agrave; la lecture des dossiers disponibles, que des &eacute;chantillons de bismuth avaient &eacute;t&eacute; irradi&eacute;s pour produire du polonium 210 (en 2003) ou la pr&eacute;sence de particules d&#39;uranium naturel et <em>hautement enrichi<\/em> dans les &eacute;chantillons pr&eacute;lev&eacute;s sur des &eacute;quipements, &agrave; l&#39;Universit&eacute; technique, en janvier 2006<sup>16<\/sup> (GOV\/2006\/53paragr. 24).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes quatre autres points du rapport de 2014 font r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;annonce officielle par l&rsquo;Iran de projets de construction de nouvelles installations nucl&eacute;aires (un r&eacute;acteur de recherche, le recensement de zones pour &eacute;riger de nouvelles centrales nucl&eacute;aires, la r&eacute;alisation de dix installations suppl&eacute;mentaires d&rsquo;enrichissement de l&rsquo;uranium) et &agrave; des informations compl&eacute;mentaires sur l&rsquo;enrichissement par &quot;laser&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tApr&egrave;s autant d&rsquo;efforts engag&eacute;s par les grandes puissances pour arr&ecirc;ter la production des deux installations d&rsquo;enrichissement existantes, l&rsquo;annonce de la construction de dix nouvelles installations est stup&eacute;fiante. Alors que l&rsquo;Iran s&rsquo;engage &agrave; ne plus enrichir au-del&agrave; de 5% et &agrave; diluer ou &agrave; convertir les quantit&eacute;s disponibles enrichies &agrave; plus de 5%, quelle coh&eacute;rence peut-on trouver entre ces arr&ecirc;ts de production avec l&rsquo;annonce de ce spectaculaire accroissement des capacit&eacute;s d&rsquo;enrichissement&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQuant au dernier point, relatif &agrave; l&rsquo;enrichissement &quot;laser&quot;, il est une &quot;signature&quot; de plus qui indique la volont&eacute; de l&rsquo;Iran de construire une arme au plutonium. M&ecirc;me si les Iraniens affirment que ces recherches et d&eacute;veloppements se sont achev&eacute;s en 2003 (l&rsquo;Iran travaillait depuis 12 ans sur la s&eacute;paration laser) et qu&rsquo;aucun &eacute;quipement n&rsquo;a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u ou pr&eacute;par&eacute; pour &ecirc;tre utilis&eacute; par la suite (lettre du 18\/01\/2014), quelle confiance peut-on apporter &agrave; ces dires lorsque les inspecteurs de l&rsquo;AIEA ne disposent pas de la possibilit&eacute; de conduire des contr&ocirc;les inopin&eacute;s ?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour faire de l&#39;enrichissement isotopique, deux techniques ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;es industriellement : la diffusion gazeuse et la centrifugation. La France et les USA ont tent&eacute; une 3<sup>&egrave;me<\/sup> technique, celle de &quot;l&#39;excitation laser<sup>17<\/sup>&quot;. Les USA poursuivent leurs travaux (Projet SILEX), mais la France l&#39;a abandonn&eacute;e (Proc&eacute;d&eacute; SILVA) en 2004, car le proc&eacute;d&eacute; &eacute;tait difficile &agrave; industrialiser. Une fois maitris&eacute;e avec l&rsquo;uranium, cette technique peut s&#39;appliquer au plutonium afin d&#39;extraire du plutonium &quot;civil&quot;, l&#39;isotope 239, pour faire une bombe. De plus, ces installations peuvent &ecirc;tre de petite taille et devenir ainsi difficilement identifiables par une surveillance satellitaire.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;examen des installations d&eacute;clar&eacute;es par l&rsquo;Iran &agrave; l&rsquo;AIEA<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes activit&eacute;s d&rsquo;enrichissement, sont conduites en Iran dans deux installations&nbsp;: Natanz pour un enrichissement en <sup>235<\/sup>U de 5 % au maximum et Fordou, qui est &eacute;quip&eacute;e pour produire de l&rsquo;uranium enrichi &agrave; 20% et plus. L&rsquo;AIEA donne, dans son rapport de f&eacute;vrier 2014, le bilan des diff&eacute;rents mod&egrave;les de centrifugeuses install&eacute;es, IR1, IR2m, IR4, IR6s, et d&rsquo;un exemplaire de l&rsquo;IR5 et de la nouvelle IR8.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe rapport donne &eacute;galement les tonnages d&rsquo;uranium naturel sous forme gazeuse (UF<sub>6<\/sub>) utilis&eacute;s &agrave; Natanz (127 tonnes) qui ont permis de produire 7,6 tonnes enrichies jusqu&rsquo;&agrave; 5% et 448 kg jusqu&rsquo;&agrave; 20%. La dilution de la partie enrichie au-del&agrave; de 5% a commenc&eacute; selon l&rsquo;engagement de l&rsquo;Iran (1\/20<sup>&egrave;me<\/sup> avait &eacute;t&eacute; transform&eacute; au 9 f&eacute;vrier 2014). Cependant, cette conversion &agrave; 5% d&rsquo;enrichissement en <sup>235<\/sup>U est <em>r&eacute;versible<\/em> et si l&rsquo;Iran le d&eacute;cide, le retour vers des hauts taux d&rsquo;enrichissement pourra reprendre. L&rsquo;Iran d&eacute;tient, sous forme gazeuse (UF<sub>6<\/sub>), 7 609 kg d&rsquo;uranium enrichi jusqu&rsquo;&agrave; 5%.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn mati&egrave;re de retraitement de combustible irradi&eacute;, la voie pour obtenir du plutonium, l&rsquo;Iran s&rsquo;engage (lettre du 18\/01\/2014), mais seulement pour une <em>dur&eacute;e de 6 mois<\/em>, &agrave; ne rien mettre en oeuvre en termes d&rsquo;activit&eacute; ou de construction.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour ce qui concerne le r&eacute;acteur &agrave; eau lourde, l&rsquo;AIEA note que l&rsquo;<em>Iran n&rsquo;a pas suspendu les travaux sur tous les projets<\/em>.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSommes-nous vraiment parvenus &agrave; <em>une solution globale, durable, mutuellement agr&eacute;&eacute;e, qui garantirait que le programme nucl&eacute;aire de l&rsquo;Iran sera exclusivement pacifique <\/em>comme pr&eacute;vu par le &quot;Plan d&rsquo;action conjoint&quot; des 5 membres permanents du Conseil de S&eacute;curit&eacute; + l&rsquo;Allemagne auquel se r&eacute;f&egrave;re l&rsquo;AIEA&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans sa conclusion, l&rsquo;AIEA, tr&egrave;s consciente des nombreuses incertitudes, exprime ses doutes en sp&eacute;cifiant dans le r&eacute;sum&eacute; de son rapport (paragraphes 74 et 78)&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\t<em>L&rsquo;Agence<\/em><em>n&rsquo;est pas en mesure de donner des assurances cr&eacute;dibles quant &agrave; l&rsquo;absence de mati&egrave;res et d&rsquo;activit&eacute;s nucl&eacute;aires non d&eacute;clar&eacute;es en Iran, et donc de conclure que toutes les mati&egrave;res nucl&eacute;aires dans ce pays sont affect&eacute;es &agrave; des activit&eacute;s pacifiques.<\/em><\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p style=\"margin-left:36pt;\">\n\t<em>Les mesures mises en &oelig;uvre par l&rsquo;Iran constituent une &eacute;volution positive, mais il reste beaucoup &agrave; faire pour r&eacute;soudre toutes les questions en suspens<\/em>.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tRien n&rsquo;est donc acquis pour verrouiller de mani&egrave;re sure toutes les &eacute;tapes des deux voies de prolif&eacute;ration (uranium enrichi et plutonium), m&ecirc;me si les grandes puissances et l&rsquo;AIEA ont mis un frein &agrave; la diffusion gazeuse, la voie la plus avanc&eacute;e en Iran pour construire une arme nucl&eacute;aire. Mais &agrave; tout moment, l&rsquo;Iran pourra desserrer ce frein.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNotes&nbsp;<span style=\"font-size: 1.2em; line-height: 1.7em;\">:<\/span><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>1<\/sup>Appel&eacute;e &quot;Little boy&quot; [petit gar&ccedil;on] et pesant 4,5 tonnes, la bombe lanc&eacute;e sur Hiroshima renfermait 64 kg d&rsquo;uranium enrichi mais seuls 0,7kg ont d&eacute;livr&eacute; de l&rsquo;&eacute;nergie. Les Etats qui ont conduit des recherches et des essais a&eacute;riens et souterrains, r&eacute;alisent actuellement des engins de moins de 10kg.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>2<\/sup>C&rsquo;est un r&eacute;acteur de <em>type &laquo; piscine &raquo;, c&#39;est-&agrave;-dire que le c&oelig;ur du r&eacute;acteur (5 m&eacute;gawatts thermiques) est immerg&eacute; dans une piscine. Il a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u et mis en service en novembre 1967 par les Am&eacute;ricains, du temps du Shah d&rsquo;Iran<\/em>. Les premiers c&oelig;urs de ce type de r&eacute;acteur renfermaient 6kg d&#39;uranium enrichi &agrave; 90% en isotope 235.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>3<\/sup>Pour lutter contre le risque de prolif&eacute;ration, depuis la fin des ann&eacute;es 70, les combustibles utilisant un uranium enrichi &agrave; des teneurs sup&eacute;rieures &agrave; 90% ont &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;s au niveau mondial.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>4<\/sup>Ce r&eacute;acteur nucl&eacute;aire &agrave; eau sous pression (PWR) a &eacute;t&eacute; construit par la firme russe (Atomstroy Export). Alors que la construction avait commenc&eacute; sous le r&egrave;gne du Shah, en mai 1975, il n&rsquo;a diverg&eacute; qu&rsquo;en mai 2011.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>5<\/sup>En 2013, l&rsquo;AIEA d&eacute;nombrait dans le monde pr&egrave;s de 240 r&eacute;acteurs de recherche en activit&eacute;, r&eacute;partis dans un peu plus de 50 pays, dont 37 en Europe. Le combustible des r&eacute;acteurs de recherche se pr&eacute;sente sous la forme de plaques minces (1mm d&rsquo;&eacute;paisseur) constitu&eacute;es d&rsquo;un m&eacute;lange d&rsquo;uranium (enrichi &agrave; 20%) et d&rsquo;aluminium ou, plus r&eacute;cemment, en molybd&egrave;ne. Une usine iranienne fabrique ce type de combustible en plaque &agrave; Ispahan.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>6<\/sup><a href=\"http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2003\/French\/gov2003-40_fr.pdf\">http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2003\/French\/gov2003-40_fr.pdf<\/a><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>7<\/sup>L&rsquo;Iran a sign&eacute; avec l&rsquo;AIEA un accord relatif &agrave; l&rsquo;application de garanties dans le cadre du <em>Trait&eacute; sur la non-prolif&eacute;ration des armes nucl&eacute;aires<\/em> (INFCIRC\/214), qui est entr&eacute; en vigueur le 15 mai 1974. Un protocole additionnel a &eacute;t&eacute; sign&eacute; par l&rsquo;Iran le 18 d&eacute;cembre 2003, mais il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>8<\/sup>Activit&eacute;s d&eacute;taill&eacute;es notamment dans le rapport du directeur de l&rsquo;AIEA du 11\/11\/2011 : (<a href=\"http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2011\/French\/gov2011-65_fr.pdf\">http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2011\/French\/gov2011-65_fr.pdf<\/a>)<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>9<\/sup>L&rsquo;enrichissement en isotope 235 s&rsquo;effectue avec de l&rsquo;uranium mis en <em>phase gazeuse<\/em> sous forme d&rsquo;hexafluorure d&rsquo;uranium (UF6).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>10<\/sup>Une fois le projet d&eacute;couvert, l&rsquo;Iran a pr&eacute;tendu que ce r&eacute;acteur, construit en 2004 pr&egrave;s de la ville d&#39;Arak, situ&eacute;e &agrave; 290 km au sud-ouest de T&eacute;h&eacute;ran, &eacute;tait appel&eacute; &agrave; remplacer son seul r&eacute;acteur de recherche devenu vieux.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>11<\/sup>Article du Monde : <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/proche-orient\/article\/2008\/03\/01\/l-aiea-detient-des-preuves-que-l-iran-a-mene-un-programme-nucleaire-militaire-apres-2003_1017661_3218.html\">http:\/\/www.lemonde.fr\/proche-orient\/article\/2008\/03\/01\/l-aiea-detient-des-preuves-que-l-iran-a-mene-un-programme-nucleaire-militaire-apres-2003_1017661_3218.html<\/a><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>12<\/sup>La bombe d&rsquo;Hiroshima a explos&eacute; &agrave; l&rsquo;altitude de 580m et celle de Nagasaki &agrave; 469m.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>13<\/sup><a href=\"http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2012\/French\/gov2012-37_fr.pdf\">http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2012\/French\/gov2012-37_fr.pdf<\/a><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\t&nbsp;<\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t<sup>14<\/sup>Rapport du Directeur de l&rsquo;AIEA du 11\/11\/2011 (<a href=\"http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2011\/French\/gov2011-65_fr.pdf\">http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2011\/French\/gov2011-65_fr.pdf<\/a>)<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<sup>15<\/sup><a href=\"http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2014\/French\/gov2014-10_fr.pdf\">http:\/\/www.iaea.org\/Publications\/Documents\/Board\/2014\/French\/gov2014-10_fr.pdf<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<sup>16<\/sup><em>Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Islamic Republic of Iran<\/em>, [mise en oeuvre de l&rsquo;accord de garantie NPT dans la R&eacute;publique Islamique d&rsquo;Iran] GOV\/2006\/53&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.fas.org\/nuke\/guide\/iran\/nuke\/iaea0806.pdf\">http:\/\/www.fas.org\/nuke\/guide\/iran\/nuke\/iaea0806.pdf<\/a><\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t<sup>17<\/sup>Avec un laser, de fr&eacute;quence pr&eacute;cise, un isotope de l&#39;uranium, mis sous forme de vapeur m&eacute;tallique, est &quot;ionis&eacute;&quot;, afin de l&#39;extraire.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nucl&eacute;aire iranien et l&rsquo;AIEA(1&egrave;re de 2 parties)(info # 010506\/14)[Analyse] Par Jean Claude Zerbib &nbsp; L&rsquo;uranium est un &eacute;l&eacute;ment chimique naturel qui est extrait, suivant les types de gisements, dans des carri&egrave;res &quot;&agrave; ciel ouvert&quot; ou dans des mines souterraines. 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