{"id":897,"date":"2011-02-09T00:50:49","date_gmt":"2011-02-09T00:50:49","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=897"},"modified":"2011-02-09T00:50:49","modified_gmt":"2011-02-09T00:50:49","slug":"interview-myriam-perets-par-guitel-ben-ishay-et-laurent-goldenberg-le-ptit-hebdo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/interview-myriam-perets-par-guitel-ben-ishay-et-laurent-goldenberg-le-ptit-hebdo\/","title":{"rendered":"Interview Myriam Perets Par Guitel Ben-Ishay et Laurent Goldenberg \u2013 Le P\u2019tit Hebdo"},"content":{"rendered":"<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div property=\"dc:description\">\n<p>\n\t\tInterview Myriam Perets Par Guitel Ben-Ishay et Laurent Goldenberg &ndash; Le P&rsquo;tit Hebdo<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tL&rsquo;histoire de notre pays est faite de joies et de douleurs intenses. La vie de Myriam Perets en est le symbole le plus touchant. M&egrave;re de cinq enfants, cette grande dame a perdu deux de ses fils &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e. Le premier, Ouriel (zal), est tomb&eacute; en 1998, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 20 ans, le second Eliraz (zal), en 2010, il avait 32 ans, &eacute;tait mari&eacute; et p&egrave;re de 4 enfants. Entre les deux, son mari, qui ne s&rsquo;est jamais remis de la mort d&rsquo;Ouriel (zal), quittait, lui aussi, ce monde. Myriam Perets a donc perdu ce qu&rsquo;elle avait de plus cher et pourtant elle n&rsquo;a ni haine, ni col&egrave;re. Au contraire, elle aime chaque Juif et la terre d&rsquo;Isra&euml;l. Sa foi est in&eacute;branlable. Nous avons rencontr&eacute; ce personnage hors du commun. Elle nous a donn&eacute; de grandes le&ccedil;ons de vie.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Myriam, parlez-nous un peu de vous.<br \/>\n\t\tM.P : Je suis n&eacute;e au Maroc en 1954. Une nuit de 1965, tous les Juifs de notre ghetto se sont rassembl&eacute;s en silence. J&rsquo;ai alors entendu : &laquo; Cette nuit nous partons en Eretz Isra&euml;l &raquo;. Jusque l&agrave;, je n&rsquo;avais jamais entendu ces mots, mon p&egrave;re ne parlait que de Yeroushala&iuml;m, comme du Gan Eden.<br \/>\n\t\tLorsque nous avons accost&eacute;s, mon p&egrave;re a embrass&eacute; la terre et nous avons fait comme lui.<br \/>\n\t\tNous avons ensuite habit&eacute; dans les baraques r&eacute;serv&eacute;es aux immigrants d&rsquo;Afrique du Nord &agrave; Beer Sheva. C&rsquo;&eacute;tait un logement tr&egrave;s v&eacute;tuste, mais nous &eacute;tions les plus heureux du monde.<br \/>\n\t\tLorsque j&rsquo;ai rencontr&eacute; mon mari, Eliezer, il travaillait &agrave; Sharm-El-Sheikh et je l&rsquo;ai suivi l&agrave;-bas.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Quelles &eacute;taient vos occupations &agrave; Sharm-El-Sheikh ?<br \/>\n\t\tM.P : Nous &eacute;tions la seule famille religieuse. Eliezer a cr&eacute;e une synagogue. Pour ma part, j&rsquo;&eacute;tais professeur de litt&eacute;rature dans une &eacute;cole. Mais ce que j&rsquo;apprenais &agrave; mes &eacute;l&egrave;ves, c&rsquo;&eacute;tait avant tout leurs origines et leurs racines : parasha de la semaine, shabbat, shmita, pri&egrave;res.<br \/>\n\t\tMes deux premiers enfants, Ouriel (zal) et Eliraz (zal), sont n&eacute;s &agrave; Sharm-El-Sheikh. En 1982, suite aux accords de paix avec l&rsquo;&Eacute;gypte, nous avons d&ucirc; partir et nous sommes arriv&eacute;s &agrave; Guivat Zeev.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Comment avez-vous v&eacute;cu ce d&eacute;part ?<br \/>\n\t\tM.P : Cela n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; facile. Nos enfants ont commenc&eacute; &agrave; regretter notre maison et notre vie l&agrave;-bas. Je leur ai expliqu&eacute; qu&rsquo;il fallait qu&rsquo;ils se souviennent de cette p&eacute;riode, mais que ce qui comptait maintenant c&rsquo;&eacute;tait de construire une nouvelle maison en Eretz Isra&euml;l. Je leur ai donn&eacute; de l&rsquo;espoir, je n&rsquo;ai pas commenc&eacute; &agrave; critiquer ni le pays, ni le gouvernement.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Vous &ecirc;tes rest&eacute;e dans l&rsquo;enseignement?<br \/>\n\t\tM.P : Oui. J&rsquo;&eacute;tais directrice d&rsquo;une &eacute;cole publique non religieuse pendant 22 ans. J&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; que chacun de mes &eacute;l&egrave;ves sauraient ce qu&rsquo;est la pri&egrave;re, ce qu&rsquo;est la Torah &eacute;crite et orale, shabbat et tout notre h&eacute;ritage. Je voulais les relier &agrave; leur peuple et leur donner la possibilit&eacute; de savoir, de conna&icirc;tre pour qu&rsquo;ils puissent choisir leur chemin.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Pensez-vous que cet apprentissage est la cl&eacute; pour l&rsquo;avenir de notre jeunesse et de notre pays ?<br \/>\n\t\tM.P : Pour qu&rsquo;un enfant soit attach&eacute; &agrave; sa terre, il doit conna&icirc;tre son pass&eacute;, ses racines. La jeunesse isra&eacute;lienne a soif d&rsquo;apprendre et de conna&icirc;tre cet h&eacute;ritage.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Vous estimez qu&rsquo;il y a un manque de ce point de vue dans le syst&egrave;me &eacute;ducatif isra&eacute;lien ?<br \/>\n\t\tM.P : Cette soif d&rsquo;apprendre n&rsquo;est pas toujours suffisamment assouvie. La preuve c&rsquo;est que j&rsquo;ai r&eacute;ussi, avec l&rsquo;accord des parents, &agrave; introduire la pri&egrave;re dans mon &eacute;cole. Pourquoi cela devrait-il &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute; aux personnes religieuses ? La pri&egrave;re nous apprend &agrave; &ecirc;tre reconnaissant, &agrave; se soucier du bien-&ecirc;tre de tout le peuple d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Existe-t-il r&eacute;ellement un clivage entre religieux et non-religieux en Isra&euml;l ?<br \/>\n\t\tM.P : De tout temps, il y a eu des d&eacute;bats d&rsquo;id&eacute;e au sein du peuple d&rsquo;Isra&euml;l. Ce vers quoi nous devons tendre, ce n&rsquo;est pas &agrave; la disparition de ces divergences, mais &agrave; leur expression dans l&rsquo;amour de notre prochain. Chaque personne dans le pays doit se demander ce qu&rsquo;il fait pour cr&eacute;er des passerelles vers l&rsquo;autre.<br \/>\n\t\tJe voudrais vous donner un exemple personnel. Lorsque mon fils Eliraz (zal) est tomb&eacute;, le r&eacute;dacteur en chef adjoint d&rsquo;Haaretz a &eacute;crit qu&rsquo;il ne voulait pas vivre dans &laquo; l&rsquo;Isra&euml;l djihadiste de la famille Perets &raquo;!<br \/>\n\t\tLes m&eacute;dias sont venus recueillir notre r&eacute;action. Mon fils Eliassaf leur a r&eacute;pondu : &laquo; Dites-lui que nous continuerons &agrave; nous battre dans ce pays pour qu&rsquo;il puisse continuer &agrave; exprimer ses id&eacute;es &raquo;. Quant &agrave; moi, je lui ai propos&eacute; de venir partager un repas &agrave; notre table pour que nous puissions discuter. Trois jours plus tard, le journaliste en question m&rsquo;a appel&eacute;e pour me demander pardon. Il ne s&rsquo;attendait pas &agrave; ces r&eacute;actions pleines d&rsquo;amour.<br \/>\n\t\tVoil&agrave; la cl&eacute;, il n&rsquo;est pas question de religieux ou de non-religieux, mais de se sentir responsables les uns des autres et d&rsquo;&ecirc;tre un peuple uni. Ceux qui ne portent pas de kippa ne font pas forc&eacute;ment moins de mitsvot.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Vous avez perdu deux enfants &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e. De quel &oelig;il voyez-vous la frange de la population qui n&rsquo;accomplit pas de service militaire ?<br \/>\n\t\tM.P : J&rsquo;ai dans ma propre famille des personnes qui n&rsquo;ont pas fait l&rsquo;arm&eacute;e. Je viens d&rsquo;une maison croyante. Je pense que pour certains l&rsquo;&eacute;tude est leur mission.<br \/>\n\t\tMais vous savez, aussi bien mes enfants que moi-m&ecirc;me, nous ne nous comparons pas aux autres. Notre seule pr&eacute;occupation est de savoir ce que nous pouvons faire pour notre pays.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Comment &eacute;tait Ouriel (zal) ?<br \/>\n\t\tM.P : Ouriel (zal) &eacute;tait notre premier enfant. Il &eacute;tait un enfant menu et &agrave; son entr&eacute;e au CP, je le voyais s&rsquo;efforcer pour arriver &agrave; la premi&egrave;re marche du minibus qui l&rsquo;amenait &agrave; l&rsquo;&eacute;cole. En tant que m&egrave;re marocaine, je l&rsquo;ai pousse &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur! Il s&rsquo;est tourn&eacute; vers moi et m&rsquo;a dit : &laquo; Maman, je suis capable &raquo;. Cette phrase me reste et m&rsquo;aide &agrave; tenir. Nous avons des difficult&eacute;s, des ennemis, mais avec la volont&eacute;, rien ne peut nous effrayer.<br \/>\n\t\tA 16 ans, il est parti &eacute;tudier dans l&rsquo;internat pr&eacute;-militaire du Rav Druckman et il y a excell&eacute;. Ses amis l&rsquo;appelaient le roi. Un roi est une personne qui a un petit ego, qui se soucient des autres.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Qu&rsquo;a-t-il fait &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e ?<br \/>\n\t\tM.P : Il voulait entrer comme commando Golani. Mais il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; re&ccedil;u en raison de son physique. Il n&rsquo;a pas abandonn&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; ce que le commandant l&rsquo;autorise &agrave; entrer dans l&rsquo;unit&eacute; en tant que cuisinier. Il a accept&eacute; avec joie. Deux mois plus tard, il entrait comme combattant, il a fini officier.<br \/>\n\t\tEn 1998, il servait au Sud-Liban, o&ugrave; des soldats &eacute;taient tu&eacute;s chaque jour. Il savait et je savais qu&rsquo;il ne reviendrait pas. Il est mort le jour de son anniversaire.<br \/>\n\t\tApr&egrave;s quelques temps, je me suis demand&eacute;e pourquoi il &eacute;tait parti en premi&egrave;re ligne alors qu&rsquo;il savait pertinemment qu&rsquo;il allait mourir. J&rsquo;ai eu la r&eacute;ponse sur un mot du Rav Kook (zatsal) que nous avons trouv&eacute; dans son portefeuille : lorsque l&rsquo;on sait pourquoi, alors la peur de la mort s&rsquo;&eacute;loigne et notre &acirc;me est pr&ecirc;te pour ce moment.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Parlez-nous d&rsquo;Eliraz (zal).<br \/>\n\t\tM.P : Pour Eliraz (zal), la vie a toujours &eacute;t&eacute; facile. Il ne connaissait pas la peur. Il &eacute;tait un adolescent qui se posait de grandes questions, tr&egrave;s attach&eacute; &agrave; la terre, &agrave; son peuple et qui &eacute;tait capable de r&eacute;flexion d&rsquo;une grande maturit&eacute;.<br \/>\n\t\tIl s&rsquo;est engag&eacute; dans le commando Golani peu de temps apr&egrave;s Ouriel (zal). Lorsqu&rsquo;Ouriel (zal) est mort, le commandant d&rsquo;Eliraz nous a demand&eacute; de le sortir de cette unit&eacute;. Eliraz n&rsquo;a pas voulu et mon mari et moi apr&egrave;s de douloureuses r&eacute;flexions, nous avons accept&eacute; de signer pour donner notre accord afin qu&rsquo;il poursuive dans ce commando.<br \/>\n\t\tLa longueur de la vie n&rsquo;est pas entre nos mains. C&rsquo;est D. qui dirige le monde.<\/p>\n<p>\n\t\tTrois ans apr&egrave;s la mort d&rsquo;Ouriel (zal), Eliraz s&rsquo;est mari&eacute;. Nous ressentions enfin la consolation. Il a eu quatre enfants. Il leur a appris la charit&eacute;, l&rsquo;amour. Il a fond&eacute; un Talmud Torah. Eliraz (zal) ne rentrait jamais chez lui de l&rsquo;arm&eacute;e, sans &ecirc;tre pass&eacute; par le Beit Hamidrach. Mes enfants ont pris leur force de ce lieu, de la Torah et de leur amour de la terre.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : En ce moment, il est question d&rsquo;une d&eacute;cision de justice visant &agrave; faire d&eacute;truire la maison d&rsquo;Eliraz (zal) &agrave; Eli, car elle serait sur un terrain appartenant aux Arabes. Pouvez-vous nous en dire davantage ?<br \/>\n\t\tM.P : Il existe apparemment un probl&egrave;me juridique. Mais nous ne rentrons pas dans ces consid&eacute;rations. Le plus important, c&rsquo;est que les enfants d&rsquo;Eliraz (zal) puissent rester dans la maison o&ugrave; ils sont n&eacute;s, o&ugrave; ils ont les souvenirs de leur p&egrave;re.<br \/>\n\t\tLa d&eacute;cision revient au gouvernement et je suis convaincue qu&rsquo;il trouvera une solution.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Vous lui faites confiance ?<br \/>\n\t\tM.P : Bien sur ! Le premier ministre s&rsquo;est assis en face de nous pendant la semaine de deuil, il a aussi perdu un fr&egrave;re. Nous avons senti qu&rsquo;il s&rsquo;identifiait &agrave; notre douleur.<br \/>\n\t\tNous sommes croyants, je suis certaine qu&rsquo;ils trouveront une solution et quelle qu&rsquo;elle soit ce sera la bonne.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : M&ecirc;me si cela signifie que votre belle-fille et vos petits-enfants d&eacute;m&eacute;nagent ?<br \/>\n\t\tM.P : Je ne veux pas penser en ces termes. Depuis que j&rsquo;ai perdu deux fils et mon mari, je ne veux voir que le bien et remercier pour chaque moment que nous vivons. Pour le moment, ma belle-fille et mes petits-enfants sont dans leur maison, laissons D. diriger le monde.<br \/>\n\t\tJe ne veux pas que la maison d&rsquo;Eliraz (zal) devienne un sujet de discorde dans notre peuple. Ce n&rsquo;est pas digne de lui. Il pr&ocirc;nait l&rsquo;amour gratuit. Je prie pour que cette maison soit celle de l&rsquo;unit&eacute; du peuple.<br \/>\n\t\tNous avons surmont&eacute; la chose la plus dure qui puisse arriver &agrave; un homme. Nous surmonterons aussi cette &eacute;preuve quelle qu&rsquo;en soit l&rsquo;issue.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Comment jugez-vous les ONG de gauche qui agissent activement pour la destruction de la maison d&rsquo;Eliraz (zal) ?<br \/>\n\t\tM.P : Ce sont des Juifs, ce sont mes fr&egrave;res. Leurs enfants aussi se battent &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e pour notre pays. M&ecirc;me au sein de ces organisations, ils d&eacute;battent autour de l&rsquo;aspect humain de cette affaire.<br \/>\n\t\tNous devons nous souvenir &agrave; chaque instant que nous sommes fr&egrave;res.<\/p>\n<p>\n\t\tLph : Vous parlez beaucoup de D&rsquo;. Est-ce gr&acirc;ce &agrave; la foi que vous surmontez avec autant de courage et de dignit&eacute; toutes vos &eacute;preuves ?<br \/>\n\t\tM.P : Ma foi totale envers D&rsquo; et envers le peuple d&rsquo;Isra&euml;l, mon amour pour la terre d&rsquo;Isra&euml;l et envers chaque personne du peuple juif m&rsquo;aident &agrave; avancer. Cela n&rsquo;est pas simple. Je continue aussi parce que je voudrais avoir le m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre pr&eacute;sente au mariage des enfants d&rsquo;Eliraz, la t&ecirc;te haute, &agrave; la place de leur p&egrave;re, de leur oncle, de leur grand-p&egrave;re.<br \/>\n\t\tMa vie est faite de drames et d&rsquo;espoirs. Mais je ne commence pas &agrave; me demander pourquoi, mais plut&ocirc;t qu&rsquo;est-ce que cela signifie pour moi. Et je pense que cela veut dire que je dois &ecirc;tre encore meilleure, j&rsquo;ai dans mes mains ce que je fais de ma vie, ni le moment de naitre, ni celui de mourir.<br \/>\n\t\t<strong>Chaque matin, je remercie D. d&rsquo;&ecirc;tre debout sur mes pieds. Je veux dire Am Israel &lsquo;Hai.<\/strong><br \/>\n\t\t<strong><strong>Ceux qui ont tu&eacute; mes fils ont tu&eacute; leur corps mais pas leur esprit.<\/strong><\/strong><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Interview Myriam Perets Par Guitel Ben-Ishay et Laurent Goldenberg &ndash; Le P&rsquo;tit Hebdo &nbsp; L&rsquo;histoire de notre pays est faite de joies et de douleurs intenses. La vie de Myriam Perets en est le symbole le plus touchant. M&egrave;re de cinq enfants, cette grande dame a perdu deux de ses fils &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e. 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