{"id":9117,"date":"2014-08-11T00:00:46","date_gmt":"2014-08-11T00:00:46","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9117"},"modified":"2014-08-11T00:00:46","modified_gmt":"2014-08-11T00:00:46","slug":"les-yezidis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-yezidis\/","title":{"rendered":"Les Yezidis"},"content":{"rendered":"<p>\n\tL&#39;immonde massacre des minorit&eacute;s au Moyen-Orient est non seulement un crime contre l&#39;humanit&eacute; mais la fin d&#39;un conservatoire de rituels et traditions mill&eacute;naires m&ecirc;me ant&eacute;rieurs aux monoth&eacute;ismes. Le Y&eacute;zidis dont nous ne connaissons l&#39;histoire que depuis le XIX&deg;si&egrave;cle ont &eacute;t&eacute; victimes d&#39;ostracisme tout au long de leur histoire. &nbsp;Monique Zetlaoui.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong><span style=\"font-size: 1.2em; line-height: 1.7em;\">Les Yezidis<\/span><\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Le sort des chr&eacute;tiens du Moyen-Orient,&nbsp; fait l&rsquo;objet d&rsquo;un regain de curiosit&eacute; depuis les attentats dont ils sont victimes. La r&eacute;gion abrite aussi depuis fort longtemps d&rsquo;autres minorit&eacute;s religieuses &nbsp;dont la plus &eacute;nigmatique est celle des Y&eacute;zidis. &nbsp;Kurdes<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn1\" name=\"_ftnref1\" title=\"\">[1]<\/a> par leur appartenance ethnique, ils professent une religion tout &agrave; fait originale, sorte de syncr&eacute;tisme du juda&iuml;sme, du christianisme nestorien et de l&rsquo;islam avec de fortes composantes soufies, mais les religions de la Perse pr&eacute;-islamique, tant le mithra&iuml;sme, le zoroastrisme que le manich&eacute;isme, constituent peut-&ecirc;tre la trame essentielle de leurs croyances. Par ces apports h&eacute;t&eacute;roclites, ils sont le t&eacute;moignage vivant des diff&eacute;rents courants religieux qui ont foisonn&eacute; dans la r&eacute;gion. Le y&eacute;zidisme est unique par le fait que ses adeptes, issus du berceau indo-europ&eacute;en, ont &eacute;t&eacute; islamis&eacute;s durant de longs si&egrave;cles pour finir par renier l&rsquo;islam. &nbsp;La religion est le noyau central de leur identit&eacute;, c&rsquo;est par elle qu&rsquo;ils se diff&eacute;rencient des autres Kurdes qui adh&egrave;rent en majorit&eacute; &agrave; l&rsquo;islam sunnite. La majorit&eacute; des Y&eacute;zidis, est &eacute;tablie en Irak, foyer d&rsquo;origine de ce mouvement religieux, ils sont regroup&eacute;s au nord de l&rsquo;Irak dans le Jebel Sinjar (pr&egrave;s de la fronti&egrave;re syrienne et dans la r&eacute;gion du Sheikan non loin de Lalish, ville sacr&eacute;&nbsp; et lieu de p&egrave;lerinage. La plupart d&rsquo;entre eux s&rsquo;exprime dans un dialecte kurde, le Kurmanji.&nbsp; On en &nbsp;retrouve aussi en Syrie, &nbsp;en Arm&eacute;nie, en G&eacute;orgie, au Caucase, &nbsp;quant &agrave; ceux en nombre relativement important qui r&eacute;sidaient en Turquie, ils ont, dans la quasi-totalit&eacute; &eacute;migr&eacute; en Europe<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn2\" name=\"_ftnref2\" title=\"\">[2]<\/a>. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce n&rsquo;est que depuis le XIX&deg; si&egrave;cle que le y&eacute;zidisme fut connu des Occidentaux qui reprirent la d&eacute;signation que leur donnaient les musulmans &agrave; savoir les &laquo;&nbsp;Adorateurs du Diable.&nbsp;&raquo; Vivant en terre d&rsquo;islam, ils ne furent pas reconnus comme Ahl el KiItab (Gens du livre) et de ce fait furent victimes des autorit&eacute;s musulmanes de terribles pers&eacute;cutions surtout &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;Empire ottoman r&eacute;gnait en ma&icirc;tre.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le y&eacute;zidisme&nbsp; tel que nous le connaissons aujourd&rsquo;hui a commenc&eacute; &agrave; faire des adeptes au sein des tribus kurdes au XII&deg; &nbsp;et XIII&deg; si&egrave;cle &nbsp;de notre &nbsp;&egrave;re et &eacute;merge comme religion &nbsp;avec des rituels bien sp&eacute;cifiques &agrave; partir du XV&deg; si&egrave;cle&nbsp; parmi une population en grande partie acquise &agrave; l&rsquo;islam sunnite avec de fortes composantes soufies mais aussi parmi des sectes chr&eacute;tiennes.&nbsp; L&rsquo;approche soufie appara&icirc;t comme un espace de libert&eacute; qui permet aux fid&egrave;les d&rsquo;exprimer en dehors des mosqu&eacute;es<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn3\" name=\"_ftnref3\" title=\"\">[3]<\/a> tant leur mysticisme au sein de l&rsquo;islam que leur attachement aux croyances pr&eacute;-islamiques. Chercheurs et historiens ont tent&eacute; d&rsquo;&eacute;tablir un lien entre&nbsp; le y&eacute;zidisme et d&rsquo;anciens cultes m&eacute;sopotamiens mais il n&rsquo;en reste pas moins que l&rsquo;empreinte la plus importante est celle des Aryens, notamment le culte des anges L&rsquo;&eacute;l&eacute;ment indo-aryen se retrouve d&rsquo;ailleurs chez tous les Kurdes tant sur le plan linguistique que culturel. Si rien ne prouve que les&nbsp; populations nomades et pastorales &nbsp;aient &eacute;t&eacute; sous la coupe directe des mages et des destours zoroastriens, les diff&eacute;rentes vagues indo-aryennes ont apport&eacute; leurs croyances, leurs langues, leurs coutumes. Par ailleurs, le Kurdistan se situe au c&oelig;ur de territoires&nbsp; &agrave; partir desquels &nbsp;l&rsquo;islam va conna&icirc;tre une grande diffusion, mais l&rsquo;environnement g&eacute;ographique &nbsp;et l&rsquo;isolement des montagnes favorisent la constitution de groupes religieux ou sectes que l&rsquo;islam consid&egrave;re comme h&eacute;t&eacute;rodoxes.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est dans ce paysage religieux tout &agrave; fait original, v&eacute;ritable palimpseste o&ugrave; se superposent et s&rsquo;entrem&ecirc;lent diverses croyances que va &eacute;merger la nouvelle religion.<\/p>\n<p>\n\tS&rsquo;il existe effectivement&nbsp; deux Livres, le Kitab el-Jilwa (le Livre de la R&eacute;v&eacute;lation) et le Mehesh Resh (le Livre Noir) &nbsp;la transmission &eacute;crite&nbsp; de leurs croyances &eacute;tait interdite jusqu&rsquo;&agrave; une p&eacute;riode tr&egrave;s r&eacute;cente et se faisait de fa&ccedil;on orale&nbsp; et secr&egrave;te par l&rsquo;interm&eacute;diaire du clerg&eacute;.&nbsp; &nbsp;&nbsp;Contes et l&eacute;gendes v&eacute;hiculent aussi le religieux &agrave; travers des figures aussi disparates que Abraham, le roi Salomon et m&ecirc;me Nabuchodonosor.&nbsp; Les mythes de Rustam et celui de l&rsquo;oiseau Simurg (Perse pr&eacute;-islamique) sont tr&egrave;s important ainsi que &nbsp;le culte d&rsquo;un saint appel&eacute; el Khidr<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn4\" name=\"_ftnref4\" title=\"\">[4]<\/a> ou Hadir (l&rsquo;Homme Vert).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Mythe d&rsquo;origine des Y&eacute;zidis<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp; Curieusement alors que le y&eacute;zidisme&nbsp; revendique&nbsp; ses origines indo-aryennes, leur mythe d&rsquo;origine les fait descendre du lignage d&rsquo;Adam. Plusieurs l&eacute;gendes racontent comment Adam et Eve voyant les animaux s&rsquo;accoupler et se reproduire se disputent leur filiation, chacun affirmant &nbsp;qu&rsquo;elle serait le fruit de sa propre semence. &nbsp;Ils d&eacute;cident alors de d&eacute;poser leurs semences respectives dans deux jarres aussit&ocirc;t colmat&eacute;es. A l&rsquo;ouverture neuf mois&nbsp; plus tard, la jarre contenant la semence d&rsquo;Eve est pleine d&rsquo;insectes et de vers tandis que celle d&rsquo;Adam contient un enfant de sexe masculin. A l&rsquo;&acirc;ge adulte, Shehid<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn5\" name=\"_ftnref5\" title=\"\">[5]<\/a> s&rsquo;unira &agrave; une houri et les Y&eacute;zidis sont leurs descendants. &nbsp;Ce mythe insiste sur la diff&eacute;rence ethnique et g&eacute;n&eacute;tique du reste de l&rsquo;humanit&eacute;, ils consid&egrave;rent appartenir &agrave; un lignage plus noble et plus pur. Il en ressort que les mythes d&rsquo;une Eve p&eacute;cheresse, v&eacute;hicul&eacute;s par les monoth&eacute;ismes ont marqu&eacute; leur imaginaire au point que celle qui a entrain&eacute; Adam vers le p&eacute;ch&eacute; est exclue comme anc&ecirc;tre, sa semence comme son &acirc;me n&rsquo;est que pourriture. Pour la tradition populaire ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;pisode des jarres qu&rsquo;Adam et Eve s&rsquo;uniront et donneront naissance au reste&nbsp; de l&rsquo;humanit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Melek Tawus<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;Les Y&eacute;zidis se consid&egrave;rent comme monoth&eacute;istes mais pour eux, Dieu s&rsquo;est retir&eacute; des affaires du monde. Il en a laiss&eacute; la charge &agrave; Melek Tawus&nbsp; qui, assist&eacute; de six archanges, veille &agrave; sa bonne marche. Repr&eacute;sent&eacute; sous la forme d&rsquo;un paon, Melek Tawus est identifi&eacute;, dans les religions du Livre, &agrave; Satan, l&rsquo;ange d&eacute;chu qui incita les hommes &agrave; d&eacute;sob&eacute;ir &agrave; Dieu. Dans la tradition y&eacute;zidie son r&ocirc;le et sa fonction &nbsp;sont diff&eacute;rents. Si dans un premier temps, il est effectivement chass&eacute; du Paradis pour avoir pouss&eacute; Adam &agrave; la faute originelle, il s&rsquo;en repend aussit&ocirc;t. A l&rsquo;inverse du Satan de la Bible qui depuis le p&eacute;ch&eacute; adamique s&rsquo;oppose &agrave; Dieu, Melek Tawus, atterr&eacute; par son m&eacute;fait, verse des larmes de repentir pendant sept mille ans jusqu&rsquo;&agrave; en &nbsp;remplir sept jarres. Dieu lui accorde alors son pardon&nbsp; et lui confie la gouvernance du monde mat&eacute;riel. Les six anges qui l&rsquo;entourent nous renvoient au concept zoroastrien des Amesha-Spenta. Cependant, dans le zoroastrisme Spenta Mainyu (le Bon Esprit) et Angra Mainyu (le Mauvais Esprit) sont apparus simultan&eacute;ment et &nbsp;que &nbsp;l&rsquo;un choisit le mal en toute connaissance de cause, dans le y&eacute;zidisme&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp; Melek Tawus est l&rsquo;alter ego de Dieu plut&ocirc;t que son adversaire. Si l&rsquo;Ange Paon &eacute;mane directement de lui, il n&rsquo;en d&eacute;veloppe pas moins une sph&egrave;re d&rsquo;action ind&eacute;pendante<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn6\" name=\"_ftnref6\" title=\"\">[6]<\/a>.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;C&rsquo;est autour XV&deg; si&egrave;cle que l&rsquo;Ange Paon devient l&rsquo;embl&egrave;me et la repr&eacute;sentation de leur foi et que les musulmans les stigmatiseront comme &laquo;&nbsp;Adorateurs de&nbsp; Diable.&nbsp;&raquo; Cette d&eacute;signation, dont ils s&rsquo;estiment injustement affubl&eacute;s, leur a valu maintes pers&eacute;cutions. La discrimination est loin d&rsquo;avoir disparu comme en t&eacute;moigne le correspondant du Figaro en Irak&nbsp;: &laquo;&nbsp;Au Moyen&ndash;Orient, cette communaut&eacute; surgie des profondeurs du temps se voit affubl&eacute;e de l&rsquo;appellation Adorateurs du Diable. Cette d&eacute;nomination sulfureuse l&rsquo;&eacute;mir Farouk la r&eacute;cuse. Elle a valu aux siens maintes pers&eacute;cutions<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn7\" name=\"_ftnref7\" title=\"\">[7]<\/a>.&nbsp;&raquo; Les Y&eacute;zidis r&eacute;agiront en &eacute;liminant de leur vocabulaire les termes Satan ou Shaytan et, ils consid&egrave;rent m&ecirc;me que les employer devant eux est une v&eacute;ritable offense. Le culte de Melek Tawus est au centre de leur conscience religieuse, son effigie&nbsp; en bronze, le sanjak, dont la vue est interdite aux &eacute;trangers est r&eacute;v&eacute;r&eacute;e et promen&eacute;e en procession deux fois par an dans les villages y&eacute;zidis. A cette occasion, les quewels<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn8\" name=\"_ftnref8\" title=\"\">[8]<\/a>, l&rsquo;accompagnent et perp&eacute;tuent par leurs chants la foi y&eacute;zidie et son unit&eacute;. Le nom de l&rsquo;Ange Paon est compos&eacute; de deux racines diff&eacute;rentes, Melek d&eacute;rive de&nbsp; l&rsquo;h&eacute;breu malakh qui dans la Bible signe un messager de Dieu tandis que le terme&nbsp; Tawus d&eacute;signe le paon en persan et dans les langues kurdes. Les fouilles arch&eacute;ologiques de Shanidar-Z&acirc;wi Chami,<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn9\" name=\"_ftnref9\" title=\"\">[9]<\/a>&nbsp; au centre du Kurdistan, ont mis &agrave; jour des restes de gros oiseaux datant de 10000 avant note &egrave;re&nbsp; &nbsp;dont les grandes outardes. La quantit&eacute; d&rsquo;ossements group&eacute;s &nbsp;laisse supposer des rites sacrificiels ou une v&eacute;n&eacute;ration de ces volatiles. Les outardes d&eacute;nomm&eacute;es chaw&acirc;t dans les langues kurdes ont les plumes de la queue tr&egrave;s color&eacute;es comme les paons quoique plus petites. Le paon, originaire de l&rsquo;Inde fut import&eacute; bien plus tard et s&rsquo;est substitu&eacute; aux outardes L&rsquo;adoration primitive des volatiles est rest&eacute;e enfouie dans l&rsquo;imaginaire collectif sans jamais totalement dispara&icirc;tre. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si de nos jours les Y&eacute;zidis, &nbsp;relay&eacute;s par des mouvements politiques kurdes se revendiquent &nbsp;comme les d&eacute;positaires des racines de la culture kurde ayant conserv&eacute; Leur foi originelle face&nbsp; &agrave; la conqu&ecirc;te arabo-islamique nous constatons n&eacute;anmoins l&rsquo;importance de deux personnage musulmans&nbsp;: Yazid ibn Mu&rsquo;awiya et Sheikh Adi ibn Musafir<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Yazid ibn Mu&rsquo;awiyya<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L&rsquo;origine du mot y&eacute;zidisme&nbsp; pour d&eacute;signer une religion et une ethnie&nbsp; est obscure. Le culte des anges, dont Melek Tawus, tenant une place centrale dans la religion, il n&rsquo;est pas impossible que leur nom soit &agrave; rattacher au terme avestique et pehlvi Yazatas qui d&eacute;signe les anges&nbsp; dans la Perse antique d&rsquo;autant que nous connaissons l&rsquo;influence&nbsp; des croyances perses chez les Kurdes. Pourtant, une autre explication les relie au calife Yazid ibn Mu&rsquo;awayya de la dynastie des Omeyades (680- 683) Ha&iuml; et honni par les chi&rsquo;ites celui qui donna l&rsquo;ordre d&rsquo;assi&eacute;ger les troupes d&rsquo;Hussayn ibn Ali, le petit fils du Proph&egrave;te et qui est responsable de sa mort jouit&nbsp; un statut diff&eacute;rent &nbsp;&nbsp;chez certains groupes sunnites kurdes du nord de l&rsquo;Irak &nbsp;qui continu&egrave;rent &agrave; chanter ses louanges pendant plusieurs si&egrave;cles. Une veille tradition dit que certains descendants des Omeyades trouv&egrave;rent refuge au Kurdistan alors que la majorit&eacute; d&rsquo;entre eux fut massacr&eacute;e par le califat abbasside. &nbsp;Au XIV&deg; si&egrave;cle, le th&eacute;ologien ibn Tamiyya confirme l&rsquo;existence d&rsquo;une confr&eacute;rie soufie fond&eacute;e &agrave; Lalish par Adi ibn Musafir, un Arabe originaire du Liban qui appartiendrait &agrave; la lign&eacute;e des&nbsp; Omeyyades.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Adi ibn Musafir <\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Adul&eacute; et v&eacute;n&eacute;r&eacute;, Sheikh Adi ibn Musafir, n&eacute; vers 1075, est un cas particuli&egrave;rement int&eacute;ressant qui prouve les liens entre l&rsquo;orthodoxie et l&rsquo;h&eacute;t&eacute;rodoxie au Kurdistan. Le destin spirituel de ce musulman sunnite originaire de la plaine de la Bekaa est pour le moins &eacute;trange puisqu&rsquo;il est l&rsquo;objet d&rsquo;un r&eacute;el culte de la part des Y&eacute;zidis qui le consid&egrave;rent comme leur proph&egrave;te et parfois m&ecirc;me comme un avatar de Melek Tawus. &nbsp;Il quitte vers l&rsquo;&acirc;ge de quinze ans la plaine de la Beeka<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn10\" name=\"_ftnref10\" title=\"\">[10]<\/a> pour &eacute;tudier le soufisme &agrave; Baghdad sous la direction d&rsquo;el Ghazali puis vers 1100 s&rsquo;&eacute;tablit dans la vall&eacute;e de Lalish &agrave; une cinquantaine de km de la ville de Mossul o&ugrave; il fonde la confr&eacute;rie soufie des&nbsp; Adawiyya. La r&eacute;gion avait d&eacute;j&agrave; servi de terre d&rsquo;accueil aux descendants des Omeyades et la tradition en fait un descendant du dernier souverain omeyyade, Merwan II dont la m&egrave;re &eacute;tait kurde. Hormis un p&egrave;lerinage &agrave; la Mecque en 1116 en compagnie d&rsquo;un ancien condisciple de Baghdad, al-Jilani, il ne quittera jamais la vall&eacute;e de Lalish o&ugrave; sa pr&eacute;sence&nbsp; est attest&eacute;e par plusieurs auteurs dont l&rsquo;historien Ibn al-Athir qui &eacute;crit&nbsp;: &laquo;&nbsp;&nbsp; Durant le mois de Moharram Sheikh est d&eacute;c&eacute;d&eacute;, cet asc&egrave;te soufi qui vivait dans la r&eacute;gion des Hakkari avait de tr&egrave;s nombreux disciples qui suivaient ses enseignements et le v&eacute;n&eacute;raient.&nbsp;&raquo;&nbsp; &nbsp;&nbsp;Il ne reniera jamais l&rsquo;islam et jusqu&rsquo;au XIV&deg;&nbsp; si&egrave;cle, des th&eacute;ologiens musulmans dont Ibn Taymiyya, approuveront ses &eacute;crits. Son installation dans la r&eacute;gion et ses pr&ecirc;ches soufies en font le premier maillon d&rsquo;une cha&icirc;ne qui est &agrave; l&rsquo;origine de la nouvelle religion&nbsp; qui n&rsquo;&eacute;merge que plusieurs &nbsp;g&eacute;n&eacute;rations &nbsp;apr&egrave;s sa mort et qu&rsquo;il aurait probablement d&eacute;sapprouv&eacute;. &nbsp;En effet la confr&eacute;rie Adawiyya s&rsquo;&eacute;loignera de plus en plus de l&rsquo;orthodoxie islamiste&nbsp; et&nbsp; d&eacute;veloppera une religion dont les rites s&rsquo;inspirent des pratiques musulmanes&nbsp; et soufies&nbsp;&nbsp; mais aussi des croyances gnostiques, pr&eacute;-iraniennes et manich&eacute;ennes. Cette fusion lui vaut tr&egrave;s t&ocirc;t la r&eacute;probation et la suspicion de l&rsquo;islam jusqu&rsquo;&agrave; son exclusion. &nbsp;&nbsp;&nbsp;va&nbsp; A &nbsp;la mort de Sheikh Adi, son tombeau devient naturellement un lieu de p&egrave;lerinage. Dans la nouvelle religion, le saint soufi est consid&eacute;r&eacute;&nbsp; comme un puissant intercesseur entre le monde des vivants et l&rsquo;au-del&agrave;. &nbsp;&nbsp;En l&rsquo;espace de deux si&egrave;cles,&nbsp; Lalish et les deux p&egrave;lerinages annuels, celui du Nouvel An de printemps et celui de l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;automne&nbsp;&nbsp; deviennent &nbsp;un des piliers des pratiques religieuses. Tous les Y&eacute;zidis&nbsp; effectuent le d&eacute;placement&nbsp; qui est l&rsquo;occasion de s&rsquo;adonner &agrave; la ferveur religieuse mais aussi d&rsquo;affirmer leur identit&eacute; par rapport aux musulmans. Les bapt&ecirc;mes des enfants ont lieu &agrave; ces p&eacute;riodes avec l&rsquo;eau de la source souterraine qui jaillit pr&egrave;s du sanctuaire de Sheikh Adi, qui porte le m&ecirc;me nom Zemzem que la source de la Mecque. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>&nbsp;Organisation religieuse <\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp; Clanique et tribale, la soci&eacute;t&eacute; est structur&eacute;e selon un syst&egrave;me de caste qui n&rsquo;est pas sans rappeler celui ces hindous. Elle est scind&eacute;e en deux groupes&nbsp;: le clerg&eacute; et les s&eacute;culiers. Ces groupes sont eux-m&ecirc;mes divis&eacute;s en plusieurs cat&eacute;gories endogames. Comme l&rsquo;&eacute;crit Nelida Fuccaro&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Dans le y&eacute;zidisme, le maintien d&rsquo;un r&eacute;seau serr&eacute; de relations sociales est intimement li&eacute;&nbsp;&nbsp; &agrave; la pr&eacute;servation des valeurs religieuses.&nbsp;&raquo; Ces valeurs sont v&eacute;hicul&eacute;es par la classe sacerdotale dont les fonctions sont h&eacute;r&eacute;ditaires. La hi&eacute;rarchie de la classe cl&eacute;ricale s&rsquo;apparente aux premi&egrave;res confr&eacute;ries soufies. Il n&rsquo;y a pas de terme g&eacute;n&eacute;rique pour d&eacute;signer la classe sacerdotale alors que les la&iuml;ques sont tous des murid. Chaque murid est l&rsquo;adepte d&rsquo;un sheikh et d&rsquo;un p&icirc;r eux-m&ecirc;mes membres du clerg&eacute;. Alors que juda&iuml;sme, christianisme et islam disposent de canons religieux et d&rsquo;un corpus bien d&eacute;fini qui codifient les rituels et les pri&egrave;res tant collectives qu&rsquo;individuelles, le y&eacute;zidisme &agrave; une approche totalement diff&eacute;rente &agrave; cause de l&rsquo;absence de prescriptions. Il existe n&eacute;anmoins&nbsp; plusieurs solennit&eacute;s collectives, des interdits alimentaires et vestimentaires communs &agrave; tous. &nbsp;Les interdits alimentaires sont nombreux et incluent tous les choux, le potiron, &nbsp;&nbsp;les f&egrave;ves&nbsp; la laitue, les dattes, les viande de gazelle et de jeune coq<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftn11\" name=\"_ftnref11\" title=\"\">[11]<\/a> et le poisson. Servir ou manger de la laitue en pr&eacute;sence&nbsp; d&rsquo;un y&eacute;zidi est consid&eacute;r&eacute; comme une insulte et une agression. Le port de v&ecirc;tements de couleur bleue est interdit. &nbsp;Les explications pour ces tabous sont tr&egrave;s souvent contradictoires m&ecirc;me au sein de la communaut&eacute; y&eacute;zidie. Farouchement endogames, les rapports avec ceux appartenant &agrave; d&rsquo;autres fois, notamment les musulmans&nbsp;&nbsp; sont r&eacute;gul&eacute;s par de nombreux interdits comme celui de p&eacute;n&eacute;trer dans une mosqu&eacute;e ou d&rsquo;utiliser leurs cuillers, gobelets, peignes et rasoirs.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;L&rsquo;ostracisme dont ils ont &eacute;t&eacute; victimes tout au long de l&rsquo;histoire, les brimades et pers&eacute;cutions de la part des musulmans leur ont curieusement permis de conserver leur particularismes, aid&eacute;s il est vrai par un isolement dans des&nbsp; r&eacute;gions montagneuses. La chute de Saddam Hussein,la reconnaissance de leur identit&eacute; par les leaders musulmans kurdes dont Massoud&nbsp; Barzani qui est all&eacute; jusqu&rsquo;&agrave; d&eacute;clarer&nbsp;: &laquo;&nbsp;les Y&eacute;zidis sont les Kurdes d&rsquo;origine&nbsp;&raquo; la naissance d&rsquo;un Kurdistan iraquien avec une administration r&eacute;gional sont de nouvelles donnes et un nouveau pari sur l&rsquo;avenir de cette communaut&eacute; estim&eacute;e entre trois cent mille et cinq cent mille personnes en Irak.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tBibliographie<\/p>\n<p>\n\tAlexie Sadrine&nbsp;: La reconstructio du Kurdistan, entre protection des minorit&eacute;s et patrimoines concurrentiels, Actes du colloque de l&rsquo;AGCCPF-PACA, juin2009<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAllison Christine&nbsp;: The Yezidi Oral Tradition in Iraqi Kurdistan<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tBruinessen Martin&nbsp; van&nbsp;: The Kurds and Islam in Islamic Area Studies Project n&deg;13, Tokyo, Japan 1999.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tFuccaro Nelida: The Others Kurds, &eacute;ditions I.B. Tauris, Londres 1999.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tGuest John S: The Yezidis, editions KPI, Londres 1987.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tKreyenbrock Philip G: Yezidisme, its Background, Observances and Textual Tradition, editions Edwin Mellen Press, New York 1995<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSp&auml;t Eszter: The Yezidis, editions Saqui, Londres 2005 &nbsp;&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n\t<br clear=\"all\" \/><\/p>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div id=\"ftn1\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref1\" name=\"_ftn1\" title=\"\">[1]<\/a> 5\/&deg; des kurdes sont y&eacute;zidis&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn2\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref2\" name=\"_ftn2\" title=\"\">[2]<\/a> Ils sont en majorit&eacute; install&eacute;s en Allemagne.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn3\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref3\" name=\"_ftn3\" title=\"\">[3]<\/a> Au Kurdistan les tombes des saints soufis sont bien plus nombreuses que les mosqu&eacute;es.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn4\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref4\" name=\"_ftn4\" title=\"\">[4]<\/a> L&rsquo;homme vert est assimil&eacute; &agrave; Saint Georges, chez les chr&eacute;tiens du Liban et de Palestine ainsi que chez les Druzes et les Alaouites. Les palestiniens musulmans du village qui portent son nom vont prier &agrave; l&rsquo;&eacute;glise&nbsp; du m&ecirc;me nom. En Syrie et en Irak, il est assimil&eacute; au proph&egrave;te Elie y compris chez les musulmans sunnites.&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn5\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref5\" name=\"_ftn5\" title=\"\">[5]<\/a> Shehid&nbsp;: le nom de l&rsquo;enfant signifie t&eacute;moignage en arabe<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn6\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref6\" name=\"_ftn6\" title=\"\">[6]<\/a>Nelida Fucaro&nbsp;: The Others Kurds in Colonial Irak, p16<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn7\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref7\" name=\"_ftn7\" title=\"\">[7]<\/a> Arnaud de la Grange: le Figaro du 17\/02\/2004<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn8\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref8\" name=\"_ftn8\" title=\"\">[8]<\/a> Ces chanteurs sacr&eacute;s&nbsp; sont les garants de la tradition orale et les seuls &agrave; conna&icirc;tre les hymnes sacr&eacute;s et les pri&egrave;res. Pendant tr&egrave;s longtemps les Y&eacute;zidis &eacute;taient oppos&eacute;s &agrave; mettre par &eacute;crit tout leur corpus religieux, l&rsquo;&eacute;criture &eacute;tait banni sans doute conserver le secret de leur foi et se prot&eacute;ger d&rsquo;un environnement hostile.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn9\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref9\" name=\"_ftn9\" title=\"\">[9]<\/a> Shanidar-Zawi Chami est &agrave; une cinquantaine de km de Lalish&nbsp; ville sacr&eacute; des Y&eacute;zidis.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn10\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref10\" name=\"_ftn10\" title=\"\">[10]<\/a> Actuel Liban<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div id=\"ftn11\">\n<p>\n\t\t\t<a href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Jaco\/AppData\/Local\/Microsoft\/Windows\/Temporary%20Internet%20Files\/Content.IE5\/3IN0AGEW\/Les%20Yezidis.doc#_ftnref11\" name=\"_ftn11\" title=\"\">[11]<\/a> La viande de porc est prohib&eacute; dans certains groupes.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t\tParu dans Religions et Histoire n&deg;37 en mars 2011<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#39;immonde massacre des minorit&eacute;s au Moyen-Orient est non seulement un crime contre l&#39;humanit&eacute; mais la fin d&#39;un conservatoire de rituels et traditions mill&eacute;naires m&ecirc;me ant&eacute;rieurs aux monoth&eacute;ismes. Le Y&eacute;zidis dont nous ne connaissons l&#39;histoire que depuis le XIX&deg;si&egrave;cle ont &eacute;t&eacute; victimes d&#39;ostracisme tout au long de leur histoire. &nbsp;Monique Zetlaoui. &nbsp; Les Yezidis &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19082,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[320,359,19,355,42,328,11,26,41,1],"tags":[],"class_list":["post-9117","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-adam-","category-caucase","category-europe","category-eve","category-iraq","category-kurdistan","category-moyen-orient","category-syrie","category-turquie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9117","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9117"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9117\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19082"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9117"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9117"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9117"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}