{"id":9179,"date":"2015-11-19T00:29:51","date_gmt":"2015-11-19T00:29:51","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9179"},"modified":"2015-11-19T18:20:17","modified_gmt":"2015-11-19T18:20:17","slug":"la-splendeur-des-jours-nacres-dautomne-par-therese-zrihen-dvir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/la-splendeur-des-jours-nacres-dautomne-par-therese-zrihen-dvir\/","title":{"rendered":"LA SPLENDEUR DES JOURS NACR\u00c9S D\u2019AUTOMNE &#8211; PAR TH\u00c9R\u00c8SE ZRIHEN-DVIR"},"content":{"rendered":"<p>\n\tLA SPLENDEUR DES JOURS NACR&Eacute;S D&rsquo;AUTOMNE<\/p>\n<p>\n\tPAR<\/p>\n<p>\n\tTH&Eacute;R&Egrave;SE ZRIHEN-DVIR<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl est un temps o&ugrave; les malheurs du monde cessent de nous impressionner, je dirais m&ecirc;me qu&rsquo;ils nous ont &eacute;rod&eacute;s &agrave; un tel degr&eacute;, qu&rsquo;il suffit d&rsquo;un vent de lassitude, d&rsquo;un brusque essoufflement pour qu&rsquo;ils s&rsquo;&eacute;clipsent comme des oiseaux de mauvaise augure.<\/p>\n<p>\n\tSous un &oelig;il apathique, nous les laissons rouler leur carrosse en grands tintamarres sans r&eacute;aliser qu&rsquo;en r&eacute;alit&eacute;, ceux ne sont apr&egrave;s tout, que les premiers signes de la lente agonie de l&rsquo;&eacute;t&eacute;. Ao&ucirc;t qui tire &agrave; sa fin, et l&agrave;, juste au tournant, septembre, aur&eacute;ol&eacute; de matins nacr&eacute;s d&rsquo;automne, avance &agrave; pas velout&eacute;s. Imperceptiblement, un cort&egrave;ge d&rsquo;&eacute;tranges parfums d&rsquo;encens, d&rsquo;huile vierge de cand&eacute;labre, de f&ecirc;tes, nous envahissent. Ils s&rsquo;accompagnent au lever du soleil et &agrave; son coucher, de m&eacute;lodies c&eacute;lestes &agrave; peine audibles et d&rsquo;une moiteur feutr&eacute;e qui fend les portes de l&rsquo;amour.<\/p>\n<p>\n\t&laquo;&nbsp;Gloire &agrave; DIEU&nbsp;&raquo;, hurle la nature en sa pleine maturit&eacute;. &nbsp;Avec elle, vient aussi celle de l&rsquo;homme, qui, dans le creux transitoire entre deux saisons, l&rsquo;une embras&eacute;e et exaltante et l&rsquo;autre qui sonne le repos du guerrier, il s&rsquo;analyse, se repend, s&rsquo;humilie.<\/p>\n<p>\n\tOui, c&rsquo;est la saison et l&rsquo;heure quand l&rsquo;homme se rel&egrave;ve de ses petitesses quotidiennes. Il sait qu&rsquo;avec l&rsquo;automne, les pr&eacute;mices de la vieillesse vont s&rsquo;imposer avec leurs derniers souffles de vie, trompeurs et glorieux &agrave; la fois, et leur ultime effort d&rsquo;exhiber une fougue et des nuances vives, mais combien sournoises et fugitives. &nbsp;C&rsquo;est l&rsquo;agonie de la nature qui s&rsquo;&eacute;tend &agrave; nos pieds avec ses tapis de feuilles couleur rouge ocre et ses branches qui se d&eacute;nudent &agrave; vue d&rsquo;&oelig;il. L&rsquo;automne se glisse doucement, &eacute;teignant les feux d&rsquo;un &eacute;t&eacute; &eacute;claboussant, d&eacute;viant les rayons du soleil qu&rsquo;il pare de sa&nbsp;clart&eacute; nacr&eacute;e, tant particuli&egrave;re. L&rsquo;automne a pour besogne de paver le chemin au froid hiver, &agrave; ses jours sombres qui m&egrave;nent vers la fin de la vie.<\/p>\n<p>\n\tMais est-ce que la vie &agrave; une fin&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tDe ces feuilles mortes qui craquent sous nos pieds renaitront les premiers bourgeons de la vie. Nous mourrons en quelque sorte, tout en restant tr&egrave;s proches des portes de la renaissance. Dans mon jardin, la rose s&rsquo;est &eacute;panouie au point de d&eacute;voiler son c&oelig;ur. Elle aussi, sait bien que demain les vents froids de l&rsquo;hiver, le d&eacute;nueront. Mais, juste, l&agrave;, &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s, accroch&eacute;s &agrave; ses branches, des t&ecirc;tes de bouton de rose s&rsquo;&eacute;lancent orgueilleuses et prometteuses&hellip;&nbsp; Ma rose a pr&eacute;par&eacute; sa succession avant de se laisser emporter par l&rsquo;intemp&eacute;rie. &laquo;&nbsp;Je revivrai &agrave; travers ma descendance, mes enfants&nbsp;&raquo;, nargue-t-elle.<\/p>\n<p>\n\tPourtant, c&rsquo;est en automne que les arbres donnent leurs fruits les plus juteux, les plus doux, les plus croustillants. C&rsquo;est en automne qu&rsquo;il semble que l&rsquo;homme s&rsquo;assagit, en se rapprochant le plus pr&egrave;s de son cr&eacute;ateur, en pardonnant et en se pardonnant. &nbsp;Il a eu le temps de d&eacute;penser son exc&egrave;s de vigueur, de folie, de se noyer dans l&rsquo;illusion, tant pis si elle est &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, de croire en son immortalit&eacute;, et en celle de l&rsquo;amour. Il a d&eacute;pens&eacute; toutes ses fortunes et ses utopies, lutt&eacute; pour ses convictions fausses ou justifi&eacute;es&hellip; La vie n&rsquo;est-elle pas dans le fond une lutte perp&eacute;tuelle qui ne cesse qu&rsquo;&agrave; notre dernier souffle&nbsp;? Ne sommes-nous pas en quelque sorte, des pantins auxquels on tire les ficelles&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\tMais apr&egrave;s l&rsquo;erreur, l&rsquo;incertitude, vient la r&eacute;v&eacute;lation&hellip; Celle que nous avons un peu trop souvent n&eacute;glig&eacute;e, remis &agrave; plus tard, par nonchalance ou l&acirc;chet&eacute;, par ind&eacute;cision et incr&eacute;dulit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tSi notre espoir s&rsquo;&eacute;br&egrave;che face au sort ou &agrave; nos supputations pr&eacute;cipit&eacute;es, nous nous replions&hellip; Certains d&rsquo;entre nous forgeront leur destin, d&rsquo;autres l&rsquo;accepteront en silence, nourrissant le vain espoir d&rsquo;un lendemain meilleur.<\/p>\n<p>\n\tMais oui, il y aura un lendemain&hellip; Et apr&egrave;s le triste hiver, rena&icirc;tront en nous et autour de nous, les bourgeons neufs de la vie. Que serons-nous sans cette vision splendide de la renaissance, du retour, de l&rsquo;amour, de la foi en nous et entre nous, de cette promesse divine du bonheur&nbsp;inalt&eacute;rable ? Faut-il le m&eacute;riter&nbsp;? Faut-il le chercher&nbsp;? Il n&rsquo;est gu&egrave;re trop loin, puisqu&rsquo;il nous habite depuis notre naissance. Il suffit simplement de le laisser &eacute;clore&hellip; Par les gestes naturels de l&rsquo;affection, de la bont&eacute; et du pardon.<\/p>\n<p>\n\thttp:\/\/therese-zrihen-dvir.over-blog.com\/2014\/08\/la-splendeur-des-jours-nacres-d-automne-par-therese-zrihen-dvir.html<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>LA SPLENDEUR DES JOURS NACR&Eacute;S D&rsquo;AUTOMNE PAR TH&Eacute;R&Egrave;SE ZRIHEN-DVIR &nbsp; &nbsp; Il est un temps o&ugrave; les malheurs du monde cessent de nous impressionner, je dirais m&ecirc;me qu&rsquo;ils nous ont &eacute;rod&eacute;s &agrave; un tel degr&eacute;, qu&rsquo;il suffit d&rsquo;un vent de lassitude, d&rsquo;un brusque essoufflement pour qu&rsquo;ils s&rsquo;&eacute;clipsent comme des oiseaux de mauvaise augure. 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