{"id":9391,"date":"2014-10-02T00:31:08","date_gmt":"2014-10-02T00:31:08","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9391"},"modified":"2014-10-02T00:31:08","modified_gmt":"2014-10-02T00:31:08","slug":"tunisie-les-hoteliers-de-sousse-menacent-de-bruler-leurs-hotels","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/tunisie-les-hoteliers-de-sousse-menacent-de-bruler-leurs-hotels\/","title":{"rendered":"Tunisie : Les h\u00f4teliers de Sousse menacent de br\u00fbler leurs h\u00f4tels!"},"content":{"rendered":"<p>\n\tTunisie : Les h&ocirc;teliers de Sousse menacent de br&ucirc;ler leurs h&ocirc;tels!&nbsp;<br \/>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa d&eacute;ception &eacute;tait &eacute;norme, mercredi 24 septembre, lorsque les premiers tweets &eacute;taient sortis de la r&eacute;union de l&rsquo;ANC qui devait statuer sur le sort de la loi portant cr&eacute;ation de la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.africanmanager.com\/169171.html\" target=\"_blank\">soci&eacute;t&eacute; de gestion des actifs.<\/a>&nbsp;Des h&ocirc;teliers d&eacute;&ccedil;us par une ANC dont certains membres, comme Jouna&iuml;di Abdeljaoued (Parti El Massar), Khma&iuml;es Kessila (Parti Nida Tounes) ou encore Salah Choua&iuml;eb &eacute;taient venus apporter leur appui aux professionnels du tourisme des r&eacute;gions de Sousse, Monastir et Mahdia, r&eacute;unis en conf&eacute;rence de presse pour expliquer les m&eacute;faits de cette loi. Des d&eacute;put&eacute;s qui affirmaient alors que la loi ne passera pas. Ils d&eacute;chanteront tous et la majorit&eacute; quittera la salle de l&rsquo;h&ocirc;tel o&ugrave; se d&eacute;roulait la r&eacute;union, propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;un h&ocirc;telier concern&eacute; de pr&egrave;s par la loi sur la&nbsp;<a href=\"http:\/\/www.africanmanager.com\/171838.html\" target=\"_blank\">soci&eacute;t&eacute; de gestion des actifs<\/a>(SGA).<\/p>\n<p>\n\tEn r&eacute;sum&eacute;, ladite loi se donne pour objet le rachat des dettes des entreprises actives dans les secteurs de production aupr&egrave;s des banques et des soci&eacute;t&eacute;s de recouvrement. Les dettes concern&eacute;es sont celles devenues impayables trois ann&eacute;es apr&egrave;s la date de promulgation de la loi (article 7), m&ecirc;me si elles faisaient encore l&rsquo;objet de contestation juridique (article 69) &agrave; un prix non d&eacute;termin&eacute; mais pay&eacute; par le biais de bons n&eacute;gociables et ne venant &agrave; &eacute;ch&eacute;ance qu&rsquo;apr&egrave;s 12 ann&eacute;es (article 11). La loi reconna&icirc;t &agrave; la SGA le droit de racheter les dettes des entreprises dont les dettes &eacute;chues restent impay&eacute;es, sans aucun droit de recours des propri&eacute;taires ou d&rsquo;aucune autre personne en lien (article 9) et sans avoir besoin pour cela d&rsquo;aucune d&eacute;cision de justice.<\/p>\n<p>\n\tEt ce sont essentiellement ces points-l&agrave; qui provoquent le courroux des h&ocirc;teliers dont certains tra&icirc;nent depuis des ann&eacute;es des dettes, depuis l&rsquo;&acirc;ge de pierre de la BNDT (Banque nationale de d&eacute;veloppement touristique) et de la BDET (Banque d&rsquo;investissements touristiques), les deux fusionn&eacute;es avec la STB (Soci&eacute;t&eacute; tunisienne de banque). Des dettes, en tr&egrave;s grande partie faites de cr&eacute;ances accroch&eacute;es ayant induit des int&eacute;r&ecirc;ts, puis des int&eacute;r&ecirc;ts de retard et des int&eacute;r&ecirc;ts sur les int&eacute;r&ecirc;ts de retard.<\/p>\n<p>\n\tDes cr&eacute;dits accord&eacute;s alors &agrave; des taux prohibitifs et avec des conditions bancaires qui friseraient le vol, &agrave; en croire l&rsquo;&eacute;tude faite par la commissaire aux comptes (CC) N&eacute;jiba Chouk et l&rsquo;avocat Nabil Arrayan. La CC a quantifi&eacute; d&rsquo;ailleurs que ce qu&rsquo;elle a appel&eacute; les &laquo;erreurs contractuelles&raquo; &agrave; la somme faramineuse de 2.220 MDT. Une CC qui fera compilation des irr&eacute;gularit&eacute;s bancaires commises &agrave; l&rsquo;encontre des h&ocirc;teliers et qui ont aggrav&eacute; leur endettement et les ont mis, depuis plus de 20 ans, dans une situation inextricable. Des irr&eacute;gularit&eacute;s telles que les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t excessifs, le recouvrement pr&eacute;alable des int&eacute;r&ecirc;ts, la recapitalisation des int&eacute;r&ecirc;ts et des int&eacute;r&ecirc;ts des int&eacute;r&ecirc;ts, le d&eacute;tournement de la bonification des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et l&rsquo;omerta sur le taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de r&eacute;f&eacute;rence ainsi que des p&eacute;nalit&eacute;s de retard excessives.<\/p>\n<p>\n\tArrayan dira de cette loi qu&rsquo;elle touche &agrave; l&rsquo;ordre public &eacute;conomique, qu&rsquo;elle va &agrave; l&rsquo;encontre du droit fondamental de la propri&eacute;t&eacute;, qu&rsquo;elle est une loi de pr&eacute;dation et qu&rsquo;elle est une injure et une violation de l&rsquo;autorit&eacute; de la loi.<\/p>\n<p>\n\tCe qui est s&ucirc;r, c&rsquo;est que cette loi conf&egrave;re &agrave; la SGA une autorit&eacute; au-dessus de toutes les lois, une autorit&eacute; du type fait du prince, qu&rsquo;elle ne reconna&icirc;t aux propri&eacute;taires des entreprises endett&eacute;es aucune possibilit&eacute; de r&eacute;cup&eacute;rer leurs biens et aucun droit de recours m&ecirc;me pas aupr&egrave;s de la justice administrative, une SGA en somme anticonstitutionnelle et facilement attaquable aupr&egrave;s de la Cour Constitutionnelle d&egrave;s qu&rsquo;elle aura acquis force de loi.<\/p>\n<p>\n\tLes h&ocirc;teliers en veulent surtout &agrave; la Banque Centrale (BCT) de ne pas avoir agi contre les multiples erreurs contractuelles et les d&eacute;passements des lois bancaires des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit. Une col&egrave;re contre la BCT que refl&egrave;te d&rsquo;ailleurs cette large banderole qui accueillait les participants &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de l&rsquo;h&ocirc;tel. &laquo;Nous pr&eacute;f&eacute;rons vivre d&rsquo;eau et de pain&hellip;et la Banque mondiale [ndlr : qui serait derri&egrave;re cette loi et l&rsquo;exigerait m&ecirc;me] non. BCT, l&egrave;ve ta main, le tourisme est coriace et nous ne te d&eacute;fendrons pas&raquo;. Leur col&egrave;re contre la BCT gagnera en intensit&eacute; lorsque l&rsquo;un des participants exhibera un Tweet de l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;ANC accablant le gouverneur de la BCT de l&rsquo;accusation de vol contre les h&ocirc;teliers. Un gouverneur dont ils honnissent aussi le refus de recevoir les professionnels de l&rsquo;h&ocirc;tellerie venus lui faire part de leurs dol&eacute;ances. Des h&ocirc;teliers qui ne d&eacute;col&eacute;raient pas contre Ennahdha, lorsque les premiers noms des d&eacute;put&eacute;s qui ont vot&eacute; pour la loi commen&ccedil;aient &agrave; sortir par t&eacute;l&eacute;phone. Des h&ocirc;teliers qui affirment toute leur disposition &agrave; payer leurs dettes, mais dans des conditions plus humaines et qui tiennent compte de la conjoncture d&rsquo;un secteur malade. Ils affirment d&rsquo;ailleurs avoir propos&eacute; un projet de loi palliatif que les responsables tunisiens refusent d&rsquo;&eacute;tudier. Ils accusent aussi le chef du gouvernement de vouloir vendre leurs patrimoines &agrave; une soci&eacute;t&eacute; qui a pr&eacute;par&eacute; d&eacute;j&agrave; un fonds d&rsquo;investissement sp&eacute;cial tourisme et dont la dirigeante est une ancienne du minist&egrave;re des Finances de l&rsquo;&egrave;re Jalloul Ayed. L&rsquo;un des h&ocirc;teliers nous d&eacute;clare m&ecirc;me avoir vu &laquo;de mes propres yeux &agrave; Mahdia&raquo;, le chef du gouvernement en compagnie de cette personne, du ministre des Finances et de celle du tourisme. Et lorsque nous lui demandons, incr&eacute;dules, les preuves de cette r&eacute;union, il se borne en souriant &agrave; nous dire que &laquo;c&rsquo;est le m&ecirc;me jour o&ugrave; Mehdi Jomaa s&rsquo;&eacute;tait foul&eacute; le pied apr&egrave;s un match de foot &agrave; Mahdia&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tSelon ces h&ocirc;teliers, ce fonds d&rsquo;investissement ne veut que racheter leurs h&ocirc;tels pour en faire un tr&eacute;sor foncier qu&rsquo;ils compteraient bien &eacute;couler, alors que si le gouvernement avait accept&eacute; que certains h&ocirc;teliers changent la vocation d&rsquo;une partie de leurs terrains, ils auraient &eacute;t&eacute; capables de payer leurs cr&eacute;dits.<\/p>\n<p>\n\tLa col&egrave;re des h&ocirc;teliers du Sahel tunisien &eacute;taient grande, ce mercredi, et m&ecirc;me sans limite et d&eacute;bordait sous toutes les formes d&rsquo;expression. L&rsquo;un d&rsquo;eux ira m&ecirc;me jusqu&rsquo;&agrave; menacer que lui et ses confr&egrave;res pr&eacute;f&egrave;reraient br&ucirc;ler leurs h&ocirc;tels que de les donner &agrave; la SGA. &laquo;Je vous jure que nous le ferons &raquo;, rench&eacute;rit un de ses confr&egrave;res.<\/p>\n<p>\n\tPour la petite histoire, en 1969, lorsque le ministre Ahmed Ben Salah avait commenc&eacute; &agrave; appliquer la confiscation des terres agricoles au Sahel pour les int&eacute;grer dans des coop&eacute;ratives, le propri&eacute;taire du terrain o&ugrave; se trouve maintenant une salle des f&ecirc;tes avant qu&rsquo;elle ne soit rachet&eacute;e par un producteur de cin&eacute;ma saoudien connu, avait pr&eacute;f&eacute;r&eacute; d&eacute;raciner tous ses oliviers pour en faire du charbon de bois.<\/p>\n<p>\n\tLes h&ocirc;teliers du Sahel iront-ils jusque l&agrave; et comme ils en agitent ouvertement la menace?<\/p>\n<p>\n\tKhaled Boumiza.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\thttp:\/\/www.africanmanager.com\/172547.html<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tunisie : Les h&ocirc;teliers de Sousse menacent de br&ucirc;ler leurs h&ocirc;tels!&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; La d&eacute;ception &eacute;tait &eacute;norme, mercredi 24 septembre, lorsque les premiers tweets &eacute;taient sortis de la r&eacute;union de l&rsquo;ANC qui devait statuer sur le sort de la loi portant cr&eacute;ation de la&nbsp;soci&eacute;t&eacute; de gestion des actifs.&nbsp;Des h&ocirc;teliers d&eacute;&ccedil;us par une ANC dont&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19201,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[222,9,1],"tags":[],"class_list":["post-9391","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-nida-tounes","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9391","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9391"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9391\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19201"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9391"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9391"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9391"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}