{"id":9597,"date":"2014-11-04T00:36:50","date_gmt":"2014-11-04T00:36:50","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9597"},"modified":"2014-11-04T00:09:34","modified_gmt":"2014-11-04T00:09:34","slug":"les-peshmergas-dirak-et-de-syrie-combattent-cote-a-cote","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/les-peshmergas-dirak-et-de-syrie-combattent-cote-a-cote\/","title":{"rendered":"Les Peshmergas d\u2019Irak et de Syrie combattent c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<u>Les Peshmergas d&rsquo;Irak et de Syrie combattent c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te&nbsp;<\/u><u>(info # 010111\/14)&nbsp;<\/u><u>[Exclusivit&eacute;]<\/u><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPar St&eacute;phane Juffa avec Hevi Pekoz et Jean Tsadik &agrave; M&eacute;tula et Perwer Muhammad Ali &agrave; Koban&eacute; &copy; Metula News Agency<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes 150 Peshmergas venus d&rsquo;Irak ont finalement &eacute;t&eacute; autoris&eacute;s par le gouvernement turc &agrave; traverser sa fronti&egrave;re et &agrave; se rendre dans la ville assi&eacute;g&eacute;e de Koban&eacute;, en Syrie, &agrave; quelques centaines de m&egrave;tres &agrave; peine.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes Peshmergas, cependant, n&rsquo;ont pas emprunt&eacute; le chemin le plus court mais ils ont p&eacute;n&eacute;tr&eacute; sur le territoire syrien &agrave; 4 kilom&egrave;tres environ &agrave; l&rsquo;ouest du poste fronti&egrave;re de M&uuml;rsitpinar, non loin de la colline de Sha&iuml;r.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;entr&eacute;e des combattants venus d&rsquo;Erbil a &eacute;t&eacute; prot&eacute;g&eacute;e par d&rsquo;intenses bombardements a&eacute;riens effectu&eacute;s par les appareils de la coalition.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAuparavant, les Peshmergas du pr&eacute;sident du Gouvernement R&eacute;gional du Kurdistan Irakien, Massoud Barzani, avaient d&ucirc; patienter trois jours durant dans un camp turc, situ&eacute; &agrave; huit kilom&egrave;tres de la fronti&egrave;re.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe retard occasionn&eacute; &eacute;tait d&ucirc; &agrave; deux &eacute;l&eacute;ments&nbsp;: le premier concernait la n&eacute;cessit&eacute; de synchroniser les op&eacute;rations avec les YPG, les Unit&eacute;s de Protection Populaire, qui combattent les islamistes dans Koban&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLa seconde tenait aux r&eacute;ticences du gouvernement d&rsquo;Ankara, qui fait tout son possible pour minimiser la port&eacute;e de la contribution de ces renforts qui ont pourtant travers&eacute; une bonne partie de son territoire pour parvenir &agrave; destination.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tMais c&rsquo;est du bout des l&egrave;vres et sous une pression massive de Washington que Recep Tayip Erdogan a finalement autoris&eacute; ce transfert, non sans le critiquer vertement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA Paris, quelques minutes apr&egrave;s avoir rencontr&eacute; le pr&eacute;sident Fran&ccedil;ois Hollande, Erdogan a ainsi lanc&eacute;&nbsp;: &quot;Pourquoi Koban&eacute; et pas les autres villes telles Idlib, Hama ou Homs [en Syrie]&hellip; Ce, alors que 40% du territoire irakien est &eacute;galement contr&ocirc;l&eacute; par l&rsquo;Etat Islamique&nbsp;? (&hellip;) On ne parle que de Koban&eacute; o&ugrave; il n&rsquo;y a pratiquement plus personne &agrave; part 2 000 combattants&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes facteurs de r&eacute;ticence du pr&eacute;sident ottoman sont multiples et ils ont r&eacute;cemment &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;s dans ces colonnes par Ferit Ergil, dans son article &quot;<em>Du rififi chez les Turcs<\/em>&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tParmi ces raisons, il faut souligner l&rsquo;hostilit&eacute; d&rsquo;une grande partie de la population turque, &agrave; majorit&eacute; sunnite, &agrave; l&rsquo;encontre des Kurdes et, particuli&egrave;rement, l&rsquo;hostilit&eacute; du courant nationaliste, qui refuse cat&eacute;goriquement toute ouverture &agrave; leur endroit, et consid&egrave;re globalement les Kurdes comme les ennemis, y compris les 15 millions d&rsquo;entre eux vivant en Turquie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDe plus, force est de r&eacute;p&eacute;ter que Recep Erdogan est un islamiste, dont les sympathies vont &agrave; al Nosra et &agrave; l&rsquo;Etat Islamique.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tD&rsquo;ailleurs, parall&egrave;lement au transfert des 150 Peshmergas irakiens, un chiffre insuffisant pour provoquer un revirement fondamental dans l&rsquo;issue des combats, Ankara continue de soutenir les milices djihadistes, laissant transiter par son territoire des mercenaires musulmans de plus de 80 nationalit&eacute;s, ainsi que des armes, des munitions et des vivres.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCeux de nos confr&egrave;res sur place qui sont parvenus &agrave; obtenir des documents filmiques montrant le soutien d&rsquo;Ankara aux djihadistes ont &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;s, menac&eacute;s, et une cons&oelig;ur libanaise, Serena Ch&eacute;him, a m&ecirc;me trouv&eacute; la mort dans des circonstances douteuses.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour cacher aux Turcs l&rsquo;entr&eacute;e des Peshmergas de Barzani &agrave; Koban&eacute;, des soldats ont constitu&eacute; une barri&egrave;re de boucliers dans le but d&rsquo;emp&ecirc;cher les photographes pr&eacute;sents de faire leur travail.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNotre correspondant sur place nous indique que les combattants venus d&rsquo;Erbil &eacute;taient embarqu&eacute;s dans une dizaine de jeeps flambant neuves, entour&eacute;es de blind&eacute;s l&eacute;gers assurant leurs protection, et accompagn&eacute;s de mitrailleuses lourdes mont&eacute;es sur des pickups, de lanceurs de mortiers, de canons et de missiles antichars.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCes hommes viennent s&rsquo;ajouter &agrave; quelques 50 militaires des forces syriennes libres, sous le commandement du Colonel Abdul Jabbar al Oqaidi, entr&eacute;s dans la ville assi&eacute;g&eacute;e il y a quelques jours.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl est &eacute;vident que l&rsquo;apport de ces personnels et de leur armement jouera un r&ocirc;le crucial dans la reconqu&ecirc;te de la ville martyr, car ce qui manquait le plus aux YPG, c&rsquo;&eacute;tait des armes antichars, de l&rsquo;artillerie et du sang frais,<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCes renforts seront peut-&ecirc;tre suffisants pour repousser DAECH derri&egrave;re les limites de l&rsquo;agglom&eacute;ration mais assur&eacute;ment pas pour lancer une offensive d&rsquo;envergure afin de lib&eacute;rer une partie significative du territoire dont le Califat Islamique a pris le contr&ocirc;le en Syrie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn peut d&rsquo;ailleurs, nous aussi, nous demander si les strat&egrave;ges am&eacute;ricains et europ&eacute;ens ne se rendent pas compte que les moyens qu&rsquo;ils ont engag&eacute;s sur le terrain ne suffisent pas &agrave; renverser le sort des armes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCertes, il serait pr&eacute;f&eacute;rable de d&eacute;p&ecirc;cher plus de forces terrestre sur le th&eacute;&acirc;tre des op&eacute;rations, ce qui pose un probl&egrave;me tant &agrave; Barack Obama qu&rsquo;aux dirigeants de l&rsquo;Union Europ&eacute;enne. Reste que des milliers de combattants non-djihadistes de l&rsquo;Arm&eacute;e Syrienne Libre ainsi que d&rsquo;autres Peshmergas sont disponibles &agrave; cet effet, mais qu&rsquo;ils ne re&ccedil;oivent pas le soutien ad&eacute;quat des puissances occidentales.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tQui plus est, les experts militaires de la M&eacute;na sont formels quant &agrave; la possibilit&eacute; de fournir un soutien a&eacute;rien plus cons&eacute;quent et efficace aux forces qui combattent tant les djihadistes que le r&eacute;gime de B&eacute;char al Assad.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCela pourrait &ecirc;tre ais&eacute;ment accompli en multipliant le nombre des chasseurs-bombardiers et en red&eacute;finissant leurs missions, ainsi qu&rsquo;en engageant des h&eacute;licopt&egrave;res d&rsquo;assaut que l&rsquo;on ne voit pratiquement pas dans la bataille.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl ne nous semble pas utile de mentionner que les forces de la coalition disposent des appareils et &eacute;quipages n&eacute;cessaires, pr&ecirc;ts &agrave; intervenir, par milliers.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes experts de la M&eacute;na formulent le v&oelig;u qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un calcul d&rsquo;ordre strat&eacute;gique de la part des coalis&eacute;s, et que ceux-ci comprennent que la pr&eacute;sence de l&rsquo;Etat Islamique, pour d&eacute;testable qu&rsquo;elle soit, participe &agrave; contrebalancer les aspirations de l&rsquo;Iran chiite en Irak. Et que, d&rsquo;autre part, l&rsquo;Arm&eacute;e alaouite d&rsquo;al Assad constitue le seul rempart tangible face &agrave; l&rsquo;avanc&eacute;e dudit Etat Islamique &agrave; l&rsquo;Ouest, en direction de Damas, du Liban et d&rsquo;Isra&euml;l.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSi les strat&egrave;ges occidentaux ont compris cette &eacute;quation, ce serait le signe qu&rsquo;ils pr&eacute;f&egrave;rent une politique r&eacute;aliste &agrave; celle consistant &agrave; vouloir changer le monde ou &agrave; le fa&ccedil;onner &agrave; leur image.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNotre correspondant face &agrave; Koban&eacute;, Perwer Muhammad Ali, nous indique &eacute;galement qu&rsquo;un officier Peshmerga en train d&rsquo;entrer en Syrie a cri&eacute; &agrave; son intention&nbsp;: &quot;En une semaine nous aurons nettoy&eacute; Koban&eacute; de ces mercenaires&quot;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe ne sont peut-&ecirc;tre pas 150 Peshmergas irakiens qui vont changer la face du monde, toutefois, nous distinguons un &eacute;l&eacute;ment plus que symbolique dans leur participation aux affrontements de Koban&eacute;. Pour le comprendre il faut pr&ecirc;ter l&rsquo;oreille &agrave; ce commentaire d&rsquo;un officier des YPG, nous affirmant qu&rsquo;assister au combat commun des YPG et des combattants irakiens &eacute;tait un fait d&rsquo;extr&ecirc;me importance pour le peuple kurde.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNous, d&rsquo;observer attentivement que, jusqu&rsquo;&agrave; un pass&eacute; tr&egrave;s r&eacute;cent, en raison de mille divergences internes, aussi futiles que p&eacute;nalisantes, les Kurdes restaient divis&eacute;s, tant militairement que politiquement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette guerre, l&rsquo;intervention timor&eacute;e des grandes puissances, le danger existentiel repr&eacute;sent&eacute; par les djihadistes sunnites ainsi que le bombardement de villes turques kurdes par l&rsquo;Arm&eacute;e turque ont fini par faire comprendre aux YPG syriens, au PKK en Turquie et au Gouvernement R&eacute;gional du Kurdistan, qui lui le savait d&eacute;j&agrave;, qu&rsquo;il n&rsquo;existe qu&rsquo;une seule planche de salut pour leur peuple.<\/p>\n<p align=\"right\">\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCelle-ci participe d&rsquo;un Etat ind&eacute;pendant regroupant les Kurdes d&rsquo;Irak, de Turquie, de Syrie, et &eacute;galement les sept millions de Kurdes iraniens.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCeci pr&eacute;sage d&rsquo;une accentuation des confrontations entre le PKK et Ankara, d&rsquo;un affermissement des positions du PYD, le Parti de l&rsquo;Union D&eacute;mocratique (l&rsquo;organe politique auquel ob&eacute;issent les Unit&eacute;s de Protection Populaire). D&rsquo;une &eacute;tatisation accrue du Kurdistan en Irak, et de la recrudescence des sentiments nationalistes chez les Kurdes iraniens, dont le monde ignore largement les souffrances &agrave; cause du blackout de T&eacute;h&eacute;ran.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCes futurs d&eacute;veloppements, dont on peut d&rsquo;ailleurs parler au pr&eacute;sent, ne vont pas sans inqui&eacute;ter les grandes puissances, qui restent officiellement attach&eacute;es &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; g&eacute;ographique des pays concern&eacute;s. Sauf qu&rsquo;&agrave; part en Iran, ladite int&eacute;grit&eacute; a d&eacute;j&agrave; vol&eacute; en &eacute;clats depuis longtemps, et que si on prodigue aux Kurdes l&rsquo;entrainement n&eacute;cessaire et qu&rsquo;on leur remet assez d&rsquo;armes pour obtenir leur ind&eacute;pendance, ils la prendront eux-m&ecirc;mes, sans attendre le blanc-seing de personne.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;Occident a ainsi besoin des Kurdes pour contenir les djihadistes, besoin des djihadistes pour contenir les Iraniens, besoin des alaouites pour contenir les djihadistes, tout en esp&eacute;rant que les Kurdes et DAECH n&rsquo;institutionnalisent pas leurs Etats, et que ce qui reste de la Syrie alaouite ne reparte pas &agrave; l&rsquo;offensive.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est de l&rsquo;&eacute;quilibrisme, du compromis et de la nuance, ce n&rsquo;est pas particuli&egrave;rement moral, mais, dans les limites restreintes que l&rsquo;Occident est pr&ecirc;t &agrave; investir dans la r&eacute;gion pour instaurer un ordre &quot;tol&eacute;rable&quot;, c&rsquo;est absolument tout ce qu&rsquo;il peut faire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Peshmergas d&rsquo;Irak et de Syrie combattent c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te&nbsp;(info # 010111\/14)&nbsp;[Exclusivit&eacute;] &nbsp; Par St&eacute;phane Juffa avec Hevi Pekoz et Jean Tsadik &agrave; M&eacute;tula et Perwer Muhammad Ali &agrave; Koban&eacute; &copy; Metula News Agency &nbsp; Les 150 Peshmergas venus d&rsquo;Irak ont finalement &eacute;t&eacute; autoris&eacute;s par le gouvernement turc &agrave; traverser sa fronti&egrave;re et &agrave; se&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19285,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[194,267,42,83,328,11,14,26,41,1,57],"tags":[],"class_list":["post-9597","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ankara","category-homs","category-iraq","category-jean-tsadik","category-kurdistan","category-moyen-orient","category-paris","category-syrie","category-turquie","category-uncategorized","category-washington"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9597","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9597"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9597\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19285"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9597"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9597"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9597"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}