{"id":9627,"date":"2014-11-07T00:17:29","date_gmt":"2014-11-07T00:17:29","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9627"},"modified":"2014-11-07T00:21:35","modified_gmt":"2014-11-07T00:21:35","slug":"leconomie-tunisienne-nationale-pourrait-elle-remonter-la-pente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/leconomie-tunisienne-nationale-pourrait-elle-remonter-la-pente\/","title":{"rendered":"L&rsquo;\u00e9conomie tunisienne nationale pourrait-elle remonter la pente?"},"content":{"rendered":"<p>\n\tL&#39;&eacute;conomie tunisienne nationale pourrait-elle remonter la pente?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA l&#39;issue des l&eacute;gislatives du 26 octobre, et apr&egrave;s un calvaire de 3 ans, l&#39;&eacute;conomie nationale pourrait-elle se redresser avec l&#39;arriv&eacute;e d&#39;un nouveau gouvernement?<\/p>\n<p>\n\tPar&nbsp;Aref Slama<\/p>\n<p>\n\tQuelles que soient ses orientations, le prochain gouvernement doit jouer, en priorit&eacute;, un r&ocirc;le crucial pour sauver l&#39;&eacute;conomie nationale d&#39;une forte &eacute;ventualit&eacute; de d&eacute;faillance avant d&#39;examiner la question de sa relance. Pour y parvenir, une s&eacute;rie de r&eacute;formes conjoncturelles et structurelles s&#39;impose en d&eacute;pit du flou qui plane sur le paysage politique.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Du Keynes pour sauver les meubles<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLa destruction subie par le tissu institutionnel n&eacute;cessite, en plus d&#39;un soutien conjoncturel, des efforts importants pour renforcer les assises structurelles de l&#39;activit&eacute; &eacute;conomique. La mobilisation du financement demeure une question hypoth&eacute;tique vu le recours excessif des pr&eacute;c&eacute;dents gouvernements &agrave; l&#39;endettement ext&eacute;rieur.<\/p>\n<p>\n\tSi l&#39;on prend pour acquis le r&ocirc;le r&eacute;gulateur de l&#39;Etat, garant de la dynamique &eacute;conomique et de la coh&eacute;sion sociale, deux types d&#39;actions seront n&eacute;cessaires pour booster la demande effective et lutter contre le fl&eacute;au du sous-emploi. Il s&#39;agit, de relancer les grands investissements publics en infrastructures afin de permettre la reprise de l&#39;&eacute;conomie tout en redonnant confiance aux entrepreneurs en qu&ecirc;te d&#39;un partenariat public-priv&eacute; bas&eacute; r&eacute;glementairement clair.<\/p>\n<p>\n\tPour m&eacute;moire, le taux des tirages des d&eacute;penses du d&eacute;veloppement r&eacute;gional a &eacute;t&eacute; bloqu&eacute; depuis 2012 au seuil annuel moyen de 27%. Une reprise, sur ce plan, constituera l&#39;un des d&eacute;terminants pour redresser une activit&eacute; &eacute;conomique globale en berne. De tels investissements seront vitaux pour l&#39;initiative priv&eacute;e, et limiteront la grogne des Tunisiens qui ont perdu sous la tro&iuml;ka 23% de leur capacit&eacute; nominale en pouvoir d&#39;achat.<\/p>\n<p>\n\tEn d&eacute;pit d&#39;une marge de man&oelig;uvre limit&eacute;e, le prochain gouvernement est appel&eacute; &agrave; travailler pour la reprise de l&#39;activit&eacute; du tissu industriel, gravement affect&eacute; par le d&eacute;ploiement d&#39;une politique industrielle favorisant l&#39;entreprenariat.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le soutien conjoncturel<\/strong><\/p>\n<p>\n\tLes mesures d&#39;appui conjoncturel ne pourraient &ecirc;tre efficientes que concomitamment &agrave; la diminution de la pression fiscale (21%) &agrave; travers la recherche de nouvelles niches de ressources permettant de juguler le d&eacute;ficit in&eacute;dit du budget de l&#39;Etat, qui atteindra selon les pronostics des instances financi&egrave;res internationales 8% au terme de l&#39;ann&eacute;e 2014 (contre environ 1% en 2010, derni&egrave;re ann&eacute;e de la dictature de Ben Ali).<\/p>\n<p>\n\tDes subventions directes pour sauver les secteurs strat&eacute;giques et prot&eacute;ger les principales activit&eacute;s &eacute;conomiques de la concurrence d&eacute;loyale et invasive de l&#39;&eacute;conomie souterraine sont &agrave; leur tour d&#39;une importance fondamentale.<\/p>\n<p>\n\tSur un autre plan, il y a lieu de mettre l&#39;accent sur l&#39;assouplissement des m&eacute;canismes de la politique mon&eacute;taire, la gestion des risques du taux, la limitation de la volatilit&eacute; et de l&#39;insuffisance chronique de la liquidit&eacute; bancaire.<\/p>\n<p>\n\tCes mesures auront des r&eacute;percussions sur l&#39;am&eacute;lioration des attentes des entreprises en termes d&#39;accroissement des concours financiers des &eacute;tablissements de cr&eacute;dit et de la garantie d&#39;un climat d&#39;affaires sain d&#39;une part, et sur la structure de la consommation et de l&#39;&eacute;pargne, d&#39;autre part.<\/p>\n<p>\n\t<strong>Inverser la courbe du ch&ocirc;mage<\/strong><\/p>\n<p>\n\tL&#39;inversion de la courbe du ch&ocirc;mage pour 2015 semble improbable. Les pr&eacute;visions sont difficiles en la mati&egrave;re mais en l&#39;esp&egrave;ce, et comme c&#39;&eacute;tait d&eacute;j&agrave; le cas depuis 2012 avec les promesses de la tro&iuml;ka, l&#39;ex-coalition gouvernementale conduite par le parti islamiste Ennahdha, aucun &eacute;l&eacute;ment n&#39;est susceptible d&#39;&eacute;merger pour accr&eacute;diter la th&egrave;se d&#39;une diminution ou d&#39;une stabilisation du ch&ocirc;mage car l&#39;&eacute;conomie nationale ne cr&eacute;e plus assez d&#39;emplois.<\/p>\n<p>\n\tCompte tenu de la structure d&eacute;mographique et de la productivit&eacute; de la Tunisie, seul un taux de croissance de +3,5% par an au minimum pourra permettre de limiter de mani&egrave;re peu significative l&#39;impact ravageur du ch&ocirc;mage et m&ecirc;me, &agrave; ce niveau, il est incertain que l&#39;on puisse lutter contre ses r&eacute;percussions vu son caract&egrave;re devenu end&eacute;mique.<\/p>\n<p>\n\tD&egrave;s lors, le prochain gouvernement devra adopter une approche agr&eacute;ant la cr&eacute;ation des emplois aid&eacute;s, et r&eacute;ussir &agrave; limiter le travail pr&eacute;caire, cependant cela devra ne pas &ecirc;tre non durable. M&ecirc;me en cas de reprise, il faudra observer une p&eacute;riode d&#39;attente avant la diminution du taux de ch&ocirc;mage.<\/p>\n<p>\n\t<strong>In fine<\/strong><\/p>\n<p>\n\tRappelons que les principaux risques qui guetteront l&#39;&eacute;conomie seront la hausse du service de la dette ext&eacute;rieure de 50% &agrave; partir de 2018, les difficult&eacute;s pour drainer les investissements &eacute;trangers qui n&#39;ont permis que la cr&eacute;ation de 97.00 postes d&#39;emplois &agrave; fin 2013 pour un flux de 734 millions de dinars (MD). Le recours &agrave; l&#39;endettement et au financement ext&eacute;rieur serait, de ce fait, in&eacute;vitable malgr&eacute; qu&#39;un plan Marshall pour le pays semble peu probable du moins sur le court terme.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/www.kapitalis.com\/kapital\/25612-l-economie-tunisienne-nationale-pourrait-elle-remonter-la-pente.html?device=xhtml\">L&#39;&eacute;conomie tunisienne nationale pourrait-elle remonter la pente?<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#39;&eacute;conomie tunisienne nationale pourrait-elle remonter la pente? &nbsp; &nbsp; &nbsp; A l&#39;issue des l&eacute;gislatives du 26 octobre, et apr&egrave;s un calvaire de 3 ans, l&#39;&eacute;conomie nationale pourrait-elle se redresser avec l&#39;arriv&eacute;e d&#39;un nouveau gouvernement? 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