{"id":9641,"date":"2015-10-21T00:06:00","date_gmt":"2015-10-21T00:06:00","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9641"},"modified":"2015-10-21T01:07:33","modified_gmt":"2015-10-21T01:07:33","slug":"rebbi-hai-taieb-lo-met-1743-1837","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/rebbi-hai-taieb-lo-met-1743-1837\/","title":{"rendered":"Rebbi Hai TAIEB Lo Met &#8211; 1743-1837"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<span>&nbsp;<\/span><span id=\"cke_bm_157S\">&nbsp;<\/span><span>&nbsp;<\/span><span id=\"cke_bm_158S\">&nbsp;<\/span><\/p>\n<p>\n\tRebbi Hai&nbsp;TAIEB Lo Met 1743-1837<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tN&eacute; dans une famille de rabbins en 1743, ( mort en 1837 ) il se distingue d&egrave;s son jeune &acirc;ge par son savoir et son intelligence; &eacute;rudit en Talmud et &eacute;voluant ais&eacute;ment dans le zohar.<\/p>\n<p>\n\tFils unique, Rabbi Ha&iuml; TA&Iuml;EB habitait avec sa m&egrave;re et passait de longues heures &agrave; &eacute;tudier le Talmud et la Kabale. Il avait l&rsquo;habitude de noter ses commentaires sur des feuilles qui tra&icirc;naient aux quatre coins de sa chambre.<\/p>\n<p>\n\tSa m&egrave;re pensait qu&rsquo;elles n&rsquo;avaient aucune utilit&eacute; ou peut-&ecirc;tre craignait-elle pour la sant&eacute; psychique de son fils et elle les br&ucirc;la par inadvertance.<\/p>\n<p>\n\tVu d&rsquo;en haut l&rsquo;explication est la suivante : On dit qu&rsquo;un jour, alors qu&rsquo;il &eacute;tait plong&eacute; dans une &laquo; souguia &raquo; il d&eacute;cida d&rsquo;arr&ecirc;ter son &eacute;tude pour reprendre plus tard, et c&rsquo;est &agrave; cette n&eacute;gligence que serait due la destruction de ses &eacute;crits.<\/p>\n<p>\n\tUn livre fut quand m&ecirc;me sauv&eacute; et &eacute;dit&eacute; : &laquo; HELEV HITIM &raquo; mais depuis il se mit &agrave; la boisson forte (&agrave; la boukha en l&rsquo;occurrence).<\/p>\n<p>\n\t<strong>Des contes et des l&eacute;gendes ne manquent pas sur les nissims et niflaots qu&rsquo;il accomplit.<\/strong><\/p>\n<p>\n\t. Il y avait &agrave; Tunis un riche commer&ccedil;ant qui r&eacute;unissait chez lui chaque ann&eacute;e un minian pour lire le &laquo; Tikoun de Chavouot &raquo; et le matin il pr&eacute;parait un repas copieux et offrait des cadeaux &agrave; ses invit&eacute;s. Il eut un revers de fortune et pour continuer ce &laquo; minhag &raquo; (cette habitude) il alla vendre les bijoux de sa femme ; au retour il rencontra Rabbi H. TA&Iuml;EB qui lui demanda de l&rsquo;argent et ne put lui refuser.<\/p>\n<p>\n\tEn rentrant chez lui, il rencontra un &eacute;missaire du Bey qui lui dit : &laquo; Le Bey veut un service &agrave; caf&eacute; en fa&iuml;ence qui co&ucirc;te tr&egrave;s cher, pour boire le caf&eacute; avec ses ministres &raquo;.<\/p>\n<p>\n\tImpossible de trouver ce mod&egrave;le au march&eacute;.Le juif continua sa route et voil&agrave; qu&rsquo;il rencontre un marchand qui lui dit : j&rsquo;ai dans ma r&eacute;serve un service &agrave; caf&eacute; , je ne sais qu&rsquo;en faire, prend le &agrave; n&rsquo;importe quel prix. Il retourna alors chez le Bey et lui vendit le service &agrave; caf&eacute; &agrave; prix d&rsquo;or. Au retour, il rencontra le Rabbin H. TA&Iuml;EB qui lui dit : Quelle &eacute;tait meilleure, la somme que tu m&rsquo;as donn&eacute; ou celle que tu as re&ccedil;u du Bey. Le rabbin le b&eacute;nit et depuis ce jour il s&rsquo;enrichit.<\/p>\n<p>\n\t. Il y eut un jour une s&eacute;cheresse en Tunisie et la communaut&eacute; d&eacute;cr&eacute;ta un jour de jeune (sans consulter le Rabin H. TA&Iuml;EB) . Le matin du jeune , le rabbin demanda un caf&eacute; &agrave; sa femme ; n&rsquo;as-tu pas entendu que la communaut&eacute; a d&eacute;cr&eacute;t&eacute; un jour de jeune ? Pr&eacute;pare le caf&eacute; lui dit-elle la pluie va tomber. Connaissant son mari, elle pr&eacute;para le caf&eacute;. La pluie commen&ccedil;a &agrave; tomber. Mais la pluie tombait trop dru. &laquo; Ma&icirc;tre du monde fait tomber une pluie de BERAKHA &raquo;. Le jeune fut annul&eacute; et chacun rentra joyeux chez lui.<\/p>\n<p>\n\t. Le voisin de R.H Ta&iuml;eb qui &eacute;tait non juif, avait entendu le rabbin parler avec le Ma&icirc;tre du monde, il voulut vite changer de voisinage ; argument donn&eacute; au propri&eacute;taire :<\/p>\n<p>\n\tIl parle avec le Cr&eacute;ateur comme &agrave; son ami ; d&rsquo;abord donne la pluie, ensuite une pluie douce, si demain il se f&acirc;che avec moi il peut me mettre &agrave; mort. La nouvelle parvint &agrave; R.H.T qui lui dit qu&rsquo;il n&rsquo;avait rien &agrave; craindre tant qu&rsquo;il ne ferait pas de mal aux juifs.<\/p>\n<p>\n\t. On raconte que les Hakhamim d&rsquo;Eteretz ISRAEL envoy&egrave;rent un kollelman &agrave; Tunis pour appr&eacute;cier le niveau des rabbins de Tunisie. Dans son ROUAH HAKODECH<\/p>\n<p>\n\tR.H.T alla recevoir au port l&rsquo;envoy&eacute;. Il se pr&eacute;senta &agrave; lui comme &laquo; porteur &raquo;. Le lendemain &agrave; la synagogue, l&rsquo;envoy&eacute; put se rendre compte des connaissances de R.H.T qui &eacute;taient d&rsquo;un ordre sup&eacute;rieur. Il put donc appr&eacute;cier d&rsquo;une part de la valeur des Hakhamim de Tunisie, mais aussi de leur modestie et simplicit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t. La servante de R.H.T. aimait tellement la vie qu&rsquo;elle demanda &agrave; son ma&icirc;tre une pri&egrave;re pour sa long&eacute;vit&eacute;. Le rabbin pria pour elle et lui assura qu&rsquo;elle vivrait jusqu&rsquo;&agrave; 120 ans. La vielle dame mourut &agrave; 110 ans ; elle avait renonc&eacute; &agrave; 10 ans de sa vie , demandant &agrave; D&rsquo; , d&rsquo;offrir &agrave; son fils ces 10 ann&eacute;es pour le sauver de la mort.<\/p>\n<p>\n\t. R.H.T fut un jour malade et s&rsquo;absenta du BETH HAMIDRACH pendant trois semaine. Rabbi YOCHOUA BESSIS dit &agrave; ses &eacute;l&egrave;ves de ramasser de l&rsquo;argent pour lui. Ils ramass&egrave;rent 50 pi&egrave;ces d&rsquo;argent et all&egrave;rent chez lui pour les lui remettre. Arriv&eacute;s chez le rabbin, ils s&rsquo;aper&ccedil;urent que celui-ci &eacute;tait gu&eacute;ri et qu&rsquo;il se promenait dans la cour.<\/p>\n<p>\n\tIls se dirent : La moiti&eacute; de la somme lui suffirait. Ils entr&egrave;rent chez le rabbin, prirent de ses nouvelles et lui remirent 25 pi&egrave;ces d&rsquo;argent. R.H.T. les d&eacute;visagea et leur dit : Celui qui sort se promener dans sa cour doit-il perdre 25 pi&egrave;ces d&rsquo;argent ? Les envoy&eacute;s pr&eacute;sent&egrave;rent leurs excuses et demand&egrave;rent au rabbin de les excuser pour leur conduite.<\/p>\n<p>\n\t. Le Rav H. Ta&iuml;eb habitait pr&egrave;s du notable Y. SILVERA dont la femme &eacute;tait st&eacute;rile et tr&egrave;s chagrin&eacute;e car son mari voulait &eacute;pouser une autre femme pour procr&eacute;er. R.H.T lui promit Qu&rsquo;elle aurait un gar&ccedil;on l&rsquo;ann&eacute;e suivante. L&rsquo;ann&eacute;e &eacute;coul&eacute;e elle eut un gar&ccedil;on. Le notable Silvera donna une grande f&ecirc;te et invita beaucoup de monde, dont le rabbin Y. BESSIS et un &eacute;minent &eacute;missaire de JERUSALEM. Ils organis&egrave;rent une table pour &eacute;tudier le zohar ; mais la ma&icirc;tresse de maison leur demanda de patienter jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e de R.H.T. soudain, un homme simple v&ecirc;tu de haillons et de souliers rafistol&eacute;s entra et tout le monde se leva. Le rabbin alla s&rsquo;asseoir &agrave; c&ocirc;t&eacute; de R. Y. BESSIS , se versa un verre de boukha, il mit les pieds sur la table et s&rsquo;endormit. L&rsquo;&eacute;missaire fut &eacute;tonn&eacute; et m&ecirc;me vex&eacute; par la conduite de cet invit&eacute;. Il exigea qu&rsquo;on lui fit baisser les pieds de la table. Mais R. Y. BESSIS l&rsquo;en dissuada. Ces paroles augment&egrave;rent sa perplexit&eacute;. Quelques instants plus tard le rabbin se r&eacute;veilla et commen&ccedil;a son &eacute;tude avec le rabbin Bessis. L&rsquo;&eacute;missaire fut stup&eacute;fait par cette intelligence et cette facilit&eacute; avec laquelle ils passaient d&rsquo;une s&eacute;quence &agrave; une autre. IL sortit, leva les bras vers D&rsquo; &laquo; Ma&icirc;tre du monde, donne moi autant d&rsquo;intelligence que ces deux sages pour que je puisse &eacute;tudier avec eux &raquo;<\/p>\n<p>\n\tIl retourna &agrave; la r&eacute;ception R.H.T l&rsquo;interpella &laquo; pour comprendre il te suffit de faire l&rsquo;effort &raquo;. Avant de quitter Tunis l&rsquo;&eacute;missaire embrassa les pieds de Rabbi Ha&iuml; TA&Iuml;EB et alla jusqu&rsquo;&agrave; prendre de la boue de ses chaussures qu&rsquo;il emporta avec lui.<\/p>\n<p>\n\tPourquoi appelle-t-on Rabbi Ha&iuml; TA&Iuml;EB &laquo; LO MET ? &raquo;<\/p>\n<p>\n\tCar lorsque le rabbin d&eacute;c&eacute;da, le graveur de tombe voulut graver : &laquo; D&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e. . . . &raquo; Le rabbin lui apparut le soir en r&ecirc;ve et voulut l&rsquo;&eacute;trangler. &laquo; Que t&rsquo;ai-je fait ? &raquo; &laquo; Comment &eacute;cris-tu sur ma tombe mort ? &raquo; &laquo; Ne sais-tu pas que les tsadikim sont appel&eacute;s vivants apr&egrave;s leur mort &raquo;. Excuse-moi dit l&rsquo;ouvrier. &laquo; Seulement si tu ajoute demain le pr&eacute;fixe (lo) non mort &raquo;. Et le rabbin disparut de son r&ecirc;ve. La correction fut bien s&ucirc;r apport&eacute;e d&egrave;s le lendemain.<\/p>\n<p>\n\tA Paris un des derniers bastions des juifs &laquo; tune &raquo; est la synagogue de Belleville &laquo; REBBI HA&Iuml; TA&Iuml;EB LO MET &raquo;<\/p>\n<p>\n\tRuben Corcos<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rebbi Hai&nbsp;TAIEB Lo Met 1743-1837 &nbsp; &nbsp; N&eacute; dans une famille de rabbins en 1743, ( mort en 1837 ) il se distingue d&egrave;s son jeune &acirc;ge par son savoir et son intelligence; &eacute;rudit en Talmud et &eacute;voluant ais&eacute;ment dans le zohar. 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