{"id":9681,"date":"2015-10-23T00:49:06","date_gmt":"2015-10-23T00:49:06","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9681"},"modified":"2015-10-25T18:26:10","modified_gmt":"2015-10-25T18:26:10","slug":"quatrieme-royaume-meconnu-la-tunisie-et-ses-beys","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/quatrieme-royaume-meconnu-la-tunisie-et-ses-beys\/","title":{"rendered":"Quatri\u00e8me royaume m\u00e9connu : la Tunisie et ses Beys"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\n\t\tQuatri&egrave;me royaume m&eacute;connu : la Tunisie et ses Beys<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p>\n\tpar&nbsp;Herv&eacute; Cheuzeville<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<div>\n<p>\n\t\tQuatri&egrave;me royaume m&eacute;connu : la Tunisie et ses Beys<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<p>\n\tpar&nbsp;Herv&eacute; Cheuzeville<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tEn Afrique du Nord, seul le Maroc est un royaume, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; un sultanat de 1666 &agrave; 1957. Pourtant, la Tunisie a elle aussi une tradition monarchique, m&ecirc;me si elle ne fut&nbsp; un royaume que de mani&egrave;re tr&egrave;s &eacute;ph&eacute;m&egrave;re&nbsp;: du 20 mars 1956, date de son ind&eacute;pendance, au 25 juillet 1957, date de la proclamation de la R&eacute;publique, &agrave; l&rsquo;instigation du tout puissant premier ministre, Habib Bourguiba. Durant cette br&egrave;ve p&eacute;riode, le roi de Tunisie fut son 27eme&nbsp;et dernier bey, Mohamed el-Amine Bey, mieux connu sous son nom francis&eacute; de Lamine Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn1\" title=\"\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>\n\t\tIl convient tout d&rsquo;abord de revenir sur le titre de &laquo;&nbsp;bey&nbsp;&raquo;. Ce mot, aussi orthographi&eacute; &laquo;&nbsp;beg&nbsp;&raquo; est d&rsquo;origine turque. A l&rsquo;origine, il d&eacute;signe un chef de clan. Peu &agrave; peu, sous l&rsquo;empire ottoman, il est devenu l&rsquo;&eacute;quivalent de pr&eacute;fet d&rsquo;une province &eacute;loign&eacute;e. C&rsquo;est seulement en Tunisie que le bey est devenu un souverain local, certes vassal de l&rsquo;empire, mais r&eacute;gnant sur un territoire de plus en plus autonome. Cette autonomie de fait fut progressivement obtenue par la dynastie husseinite, dont Lamine Bey fut l&rsquo;ultime repr&eacute;sentant r&eacute;gnant.<\/p>\n<p>\n\t\tLe premier bey husseinite fut Hussein Ben Ali Turki<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn2\" title=\"\">[2]<\/a>, fils d&rsquo;un janissaire<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn3\" title=\"\">[3]<\/a>&nbsp;originaire de l&rsquo;&icirc;le de Cr&egrave;te et d&rsquo;une Tunisienne du Kef. Sous le r&egrave;gne des derniers beys de la dynastie pr&eacute;c&eacute;dente, celle des Mouradites (1613-1702), il avait &eacute;t&eacute; ministre des finances et agha des spahis<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn4\" title=\"\">[4]<\/a>. Il mit fin aux d&eacute;sordres qui suivirent le coup d&rsquo;Etat contre Mourad III, le dernier bey mouradite, en prenant le pouvoir et en &eacute;tant proclam&eacute; bey, le 15 juillet 1705.<\/p>\n<p>\n\t\tLa R&eacute;gence de Tunis (nom sous lequel le pays &eacute;tait connu), fut longtemps une base arri&egrave;re pour les corsaires barbaresques qui terrorisaient la M&eacute;diterran&eacute;e, s&rsquo;emparant des navires marchands et vendant &eacute;quipages et passagers comme esclaves. Cette guerre de course culmina sous le r&egrave;gne d&rsquo;Hammouda Pacha<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn5\" title=\"\">[5]<\/a>, qui r&eacute;gna de 1782 &agrave; 1814.<\/p>\n<p>\n\t\tLe roi Charles X mit un terme &agrave; la piraterie tunisienne en 1827, en faisant d&eacute;truire la&nbsp;flotte corsaire par la marine royale. Hussein II Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn6\" title=\"\">[6]<\/a>&nbsp;r&eacute;gnait alors. En d&eacute;cidant de dissoudre les janissaires en 1828, il permit &agrave; la Tunisie de s&rsquo;affranchir compl&egrave;tement de l&rsquo;empire ottoman. En 1831, il dota son pays d&rsquo;un drapeau. Mais c&rsquo;est sous le r&egrave;gne de son neveu Ahmed Ier Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn7\" title=\"\">[7]<\/a>&nbsp;que la Tunisie entra dans une p&eacute;riode de modernisation. En 1830, un trait&eacute; fut sign&eacute; avec la France, qui permit l&rsquo;&eacute;rection &agrave; Carthage d&rsquo;un monument en m&eacute;moire du roi Louis IX, mort non loin de l&agrave; le 12 ao&ucirc;t 1270.<\/p>\n<p>\n\t\tEn 1840, l&rsquo;&eacute;cole militaire du Bardo fut cr&eacute;&eacute;e. Toujours en 1840, une draperie industrielle fut cr&eacute;&eacute;e &agrave; Tebourba, aliment&eacute;e par des roues &agrave; eaux puis par des machines &agrave; vapeurs import&eacute;es d&#39;Angleterre. Des tanneries, une fonderie de canon, des poudreries, une minoterie et un h&ocirc;tel de la monnaie furent &eacute;galement fond&eacute;es. Tr&egrave;s tol&eacute;rant, Ahmed Ier Bey permit &agrave; la communaut&eacute; chr&eacute;tienne d&rsquo;agrandir sa petite &eacute;glise situ&eacute;e pr&egrave;s de Bab El Bhar. L&rsquo;esclavage fut aboli en 1846<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn8\" title=\"\">[8]<\/a>. Le bey re&ccedil;ut solennellement le duc de Montpensier, fils du roi Louis-Philippe, qui visita Tunis et Carthage en juin et juillet de cette ann&eacute;e-l&agrave;. En novembre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, Ahmed Ier Bey effectua une visite officielle en France. Louis-Philippe le re&ccedil;ut avec faste, lui r&eacute;servant tous les honneurs normalement r&eacute;serv&eacute;s aux souverains de royaumes ind&eacute;pendants, ce qui d&eacute;plut fortement aux autorit&eacute;s ottomanes, qui continuaient &agrave; consid&eacute;rer la Tunisie comme un Etat vassal. La France &eacute;tait alors en pleine r&eacute;volution industrielle. Le bey en fut fortement impressionn&eacute;. Sa visite le confirma dans sa d&eacute;termination de moderniser son pays, en s&rsquo;inspirant des nations europ&eacute;ennes. Son cousin et successeur Mohammed Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn9\" title=\"\">[9]<\/a>&nbsp;poursuivit ses r&eacute;formes. En 1857, il octroya au pays une sorte de charte. Appel&eacute; &laquo;&nbsp;pacte fondamental&nbsp;&raquo;, ce texte reconnaissait l&rsquo;&eacute;galit&eacute; de tous devant la loi et rejetait les privil&egrave;ges. Il garantissait en outre la s&eacute;curit&eacute; et la justice &agrave; chacun, quelle que soit sa religion, ainsi que la libert&eacute; en mati&egrave;re commerciale, tant aux sujets tunisiens qu&rsquo;aux &eacute;trangers. Mais c&rsquo;est le fr&egrave;re cadet de ce bey qui offrit une v&eacute;ritable constitution &agrave; la Tunisie&nbsp;: le 23 avril 1861, Sadok Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn10\" title=\"\">[10]<\/a>&nbsp;promulgua la premi&egrave;re v&eacute;ritable constitution du monde arabe, qui s&eacute;parait les pouvoirs ex&eacute;cutif, judiciaire et l&eacute;gislatif, limitait les pouvoirs du souverain, cr&eacute;ait de nouvelles cours de justice et un Conseil supr&ecirc;me. L&#39;&eacute;galit&eacute; des droits avec les musulmans &eacute;tait assur&eacute;e aux Europ&eacute;ens et aux Juifs, en particulier le droit de poss&eacute;der des biens immobiliers. Ces garanties constitutionnelles incit&egrave;rent de nombreux Europ&eacute;ens &agrave; venir s&#39;&eacute;tablir en Tunisie, en particulier des commer&ccedil;ants fran&ccedil;ais. En outre, des &eacute;coles religieuses non musulmanes virent le jour et le service de t&eacute;l&eacute;graphie fut conc&eacute;d&eacute; &agrave; une mission fran&ccedil;aise en 1859.<\/p>\n<p>\n\t\tCependant, la politique de grands travaux et la mauvaise gestion financi&egrave;re conduisirent le pays &agrave; la banqueroute, qui fut d&eacute;clar&eacute;e officiellement en 1869. Cela conduisit la Tunisie &agrave; &ecirc;tre mise sous la tutelle d&rsquo;une commission anglo-franco-italienne ayant pour but de r&eacute;soudre le probl&egrave;me de la dette ext&eacute;rieure. La France, pr&eacute;sente en Alg&eacute;rie, &eacute;tait soucieuse d&rsquo;assurer ses arri&egrave;res en contr&ocirc;lant le pays. Quant &agrave; l&rsquo;Italie, qui avait de nombreux ressortissants sur place et qui &eacute;tait toute proche, g&eacute;ographiquement, elle ne cachait pas ses ambitions annexionnistes&hellip; Un accord secret fut ensuite conclu entre Londres et Paris&nbsp;: la France laissait la Grande-Bretagne s&rsquo;emparer de Chypre (1878) tandis que le Royaume-Uni acceptait de ne pas s&rsquo;opposer aux vis&eacute;es fran&ccedil;aises sur la Tunisie&nbsp;! Cet accord allait permettre d&rsquo;&eacute;vincer l&rsquo;Italie&nbsp;: Londres ne voyait pas d&rsquo;un bon &oelig;il une &eacute;ventuelle annexion italienne, qui aurait pu permettre &agrave; Rome de contr&ocirc;ler l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la M&eacute;diterran&eacute;e orientale et au canal de Suez&hellip; Quant &agrave; l&rsquo;Allemagne, qui n&rsquo;&eacute;tait pas partie prenante &agrave; cet accord franco-anglais, elle semblait se satisfaire de voir la France s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la Tunisie plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;Alsace-Lorraine.<\/p>\n<p>\n\t\tEn avril 1881, le gouvernement fran&ccedil;ais utilisa le pr&eacute;texte d&rsquo;incidents dans l&rsquo;Est alg&eacute;rien, caus&eacute;s par des rebelles venus de Tunisie, pour faire entrer ses troupes dans le pays. En trois semaines, le pays fut conquis et, le 12 mai, Sadok Bey fut contraint de signer le trait&eacute; du Bardo, qui cr&eacute;ait le Protectorat fran&ccedil;ais de Tunisie. Le bey conservait une apparence de pouvoir et une administration tunisienne &eacute;tait maintenue, mais la r&eacute;alit&eacute; du pouvoir &eacute;tait d&eacute;sormais aux mains des r&eacute;sidents g&eacute;n&eacute;raux fran&ccedil;ais qui allaient se succ&eacute;der &agrave; Tunis. Le premier d&rsquo;entre eux fut le diplomate Paul Cambon<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn11\" title=\"\">[11]<\/a>. La mainmise de la France sur la Tunisie provoqua la chute du gouvernement italien&nbsp;: le Parlement renversa le pr&eacute;sident du Conseil, Benedetto Cairoli, accus&eacute; de capitulation et accusa Paris d&rsquo;avoir viol&eacute; ses &laquo;&nbsp;droits&nbsp;&raquo; sur le pays. Sadok Bey mourut peu apr&egrave;s la signature du trait&eacute;. Son fr&egrave;re Ali III Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn12\" title=\"\">[12]<\/a>&nbsp;lui succ&eacute;da. Ce dernier signa avec Paul Cambon, le 8 juin 1883, les conventions de la Marsa, qui officialisaient son renoncement au pouvoir,&nbsp; tout en conservant son autorit&eacute; nominale. Aux termes de ces accords, toutes les administrations du pays, en plus de l&#39;arm&eacute;e, de la police et des affaires &eacute;trang&egrave;res, passaient aux mains de la puissance coloniale. Le bey qui, bien que nourrissant des sentiments antifran&ccedil;ais, n&rsquo;avait pu r&eacute;sister davantage que son pr&eacute;d&eacute;cesseur aux pressions exerc&eacute;es sur lui. Il est vrai que la Tunisie &eacute;tait encore occup&eacute;e par le corps exp&eacute;ditionnaire command&eacute; par le g&eacute;n&eacute;ral L&eacute;onard-L&eacute;opold Forgemol de Bostqu&eacute;nard<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn13\" title=\"\">[13]<\/a>. La prise de contr&ocirc;le du pays par la France ne se d&eacute;roula pas sans probl&egrave;mes, puisque des &eacute;meutes furent durement r&eacute;prim&eacute;es dans la r&eacute;gion de Kairouan, en 1883. En 1904, H&eacute;di Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn14\" title=\"\">[14]<\/a>&nbsp;fut frapp&eacute; par une congestion c&eacute;r&eacute;brale lors d&rsquo;une dispute avec le r&eacute;sident g&eacute;n&eacute;ral Stephen Pichon, qui&nbsp; refusait la r&eacute;vocation du grand vizir, ordonn&eacute;e par le bey. Demeur&eacute; paralys&eacute;, il mourut moins de deux ans plus tard. Son cousin et successeur, Naceur Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn15\" title=\"\">[15]<\/a>, eut lui aussi &agrave; subir les pressions et les humiliations des r&eacute;sidents g&eacute;n&eacute;raux. L&rsquo;un d&rsquo;eux, Lucien Saint, n&rsquo;h&eacute;sita pas &agrave; faire encercler son palais par la troupe, en avril 1922. Le bey avait exprim&eacute; son m&eacute;contentement face aux mauvais traitements inflig&eacute;s aux dirigeants du mouvement nationaliste, le Destour<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn16\" title=\"\">[16]<\/a>&nbsp;et, n&rsquo;obtenant aucune concession, il avait annonc&eacute; son intention d&rsquo;abdiquer. Contraint d&rsquo;y renoncer, l&rsquo;humiliation subie causa certainement sa mort trois mois plus tard. Son successeur fut Habib Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn17\" title=\"\">[17]<\/a>, son cousin. Il sut se montrer conciliant vis-&agrave;-vis du pouvoir colonial. En juillet 1926, il inaugura l&#39;Institut musulman de la Grande Mosqu&eacute;e de Paris.<\/p>\n<p>\n\t\tNous en arrivons maintenant au bey qui me donna l&rsquo;inspiration pour &eacute;crire cet article. Certes, Moncef Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn18\" title=\"\">[18]<\/a>&nbsp;fut un souverain tr&egrave;s &eacute;ph&eacute;m&egrave;re. Mais sa rigueur morale, son courage et son esprit de r&eacute;sistance face &agrave; l&rsquo;adversit&eacute; en firent certainement un bey exemplaire et un inspirateur du nationalisme tunisien dans sa lutte pour l&rsquo;ind&eacute;pendance. De son vrai nom Mohamed el-Moncef, il acc&eacute;da tr&ocirc;ne beycal au pire moment, le 19 juin 1942, alors que la Tunisie &eacute;tait sous l&rsquo;autorit&eacute; du gouvernement de Vichy. Il succ&eacute;dait &agrave; son cousin Ahmed II Bey, lui-m&ecirc;me cousin et successeur d&rsquo;Habib Bey. Il &eacute;tait le fils de Naceur Bey. D&egrave;s le 2 ao&ucirc;t, il envoya un m&eacute;morandum au mar&eacute;chal P&eacute;tain. Ce texte demandait l&rsquo;instauration d&rsquo;un conseil consultatif de l&eacute;gislation o&ugrave; les Tunisiens seraient largement repr&eacute;sent&eacute;s, l&rsquo;accession de ces derniers &agrave; la fonction publique, la refonte de l&rsquo;administration centrale, la libre acquisition de propri&eacute;t&eacute;s rurales par les Tunisiens et la nationalisation des entreprises d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Lors de la f&ecirc;te d&rsquo;A&iuml;d el-Fitr de 1942, le 12 octobre, un s&eacute;rieux incident l&rsquo;opposa au r&eacute;sident g&eacute;n&eacute;ral, l&rsquo;amiral Jean-Pierre Est&eacute;va<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn19\" title=\"\">[19]<\/a>. Ce dernier conduisait une d&eacute;l&eacute;gation de l&rsquo;administration, venue pr&eacute;senter ses v&oelig;ux au bey. Moncef Bey s&rsquo;&eacute;tonna de ne voir aucun Tunisien figurer au sein de cette d&eacute;l&eacute;gation. Est&eacute;va r&eacute;torqua alors que &laquo;&nbsp;seuls les Fran&ccedil;ais sont aptes aux postes de commande&nbsp;&raquo;&nbsp;! Le souverain exp&eacute;dia aussit&ocirc;t un t&eacute;l&eacute;gramme au mar&eacute;chal P&eacute;tain, demandant le rappel imm&eacute;diat du r&eacute;sident g&eacute;n&eacute;ral. Sa demande fut ignor&eacute;e par Vichy. La tension continua &agrave; monter. Le 19 novembre, les forces de l&rsquo;Axe d&eacute;barqu&egrave;rent en Tunisie, en r&eacute;action &agrave; l&rsquo;Op&eacute;ration Torch<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn20\" title=\"\">[20]<\/a>&nbsp;des Alli&eacute;s. Le Bey proclama la neutralit&eacute; de la Tunisie, tout en envoyant un message secret au pr&eacute;sident Roosevelt l&rsquo;informant du ralliement de son pays aux Alli&eacute;s&nbsp;! Il refusa ensuite une offre de l&rsquo;ambassadeur italien Bombieri, qui lui proposait d&rsquo;annuler le trait&eacute; du Bardo et d&rsquo;en signer un autre, cette fois avec l&rsquo;Italie.<\/p>\n<p>\n\t\tDurant toute la p&eacute;riode vichyste et pendant l&rsquo;occupation italo-allemande, Moncef Bey fit preuve de courage. Il emp&ecirc;cha l&rsquo;application des textes de l&rsquo;Etat Fran&ccedil;ais visant les Juifs, pourtant sign&eacute;s par son pr&eacute;d&eacute;cesseur Ahmed II. Puis, il refusa de signer toute nouvelle l&eacute;gislation raciale, en particulier celles concernant le port de l&rsquo;&eacute;toile jaune, l&rsquo;instauration du travail obligatoire ou l&rsquo;exclusion des juifs de la vie &eacute;conomique. Il intervint en outre aupr&egrave;s des autorit&eacute;s d&rsquo;occupation pour prot&eacute;ger la population, en particulier les Juifs. L&rsquo;attitude du souverain durant cette p&eacute;riode noire fut certainement plus digne et plus courageuse que celle de certains responsables fran&ccedil;ais de Tunisie qui pr&ecirc;t&egrave;rent all&eacute;geance au Mar&eacute;chal avant d&rsquo;entrer dans une forme extr&ecirc;me de collaboration avec l&rsquo;ennemi. L&rsquo;amiral Est&eacute;va fut un inconditionnel de la &laquo;&nbsp;R&eacute;volution Nationale&nbsp;&raquo;. Certains Fran&ccedil;ais pr&eacute;sents en Tunisie &agrave; l&rsquo;&eacute;poque devinrent des &laquo;&nbsp;collaborationnistes&nbsp;&raquo;. Sur le plan militaire, ils particip&egrave;rent au projet de &laquo;&nbsp;Phalange Africaine&nbsp;&raquo;, cautionn&eacute; par Pierre Laval et destin&eacute; &agrave; d&eacute;fendre la Tunisie contre les Alli&eacute;s, aux c&ocirc;t&eacute;s de l&rsquo;arm&eacute;e allemande. Sur le terrain, c&rsquo;est le lieutenant-colonel Pierre Simon Cristofini<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn21\" title=\"\">[21]<\/a>&nbsp;qui tenta de mettre sur pied ce projet. Sa &laquo;&nbsp;Franz&ouml;sische Freiwilligen Legion&nbsp;&raquo; (telle que les Allemands la nomm&egrave;rent) fut int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la 754eme&nbsp;division de panzers grenadiers qui participa aux combats de Medjez el-Bab. C&ocirc;t&eacute; civil, un certain Georges Guilbaud<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn22\" title=\"\">[22]<\/a>, ancien communiste, membre du PPF<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn23\" title=\"\">[23]<\/a>, arriva de France en novembre 1942. Il cr&eacute;a le Comit&eacute; d&rsquo;Unit&eacute; d&rsquo;Action R&eacute;volutionnaire (CUAR) qui se donna pour mission de cr&eacute;er entre Fran&ccedil;ais et Allemands &laquo;&nbsp;un climat de confiance et d&rsquo;amiti&eacute;&nbsp;&raquo;. Dans les faits, le CUAR constitua un gouvernement parall&egrave;le &agrave; celui d&rsquo;Est&eacute;va, jug&eacute; trop mod&eacute;r&eacute;. Un v&eacute;ritable r&eacute;gime d&rsquo;exception, d&rsquo;ob&eacute;dience fasciste, fut mis en place en Tunisie. L&rsquo;administration fut &eacute;pur&eacute;e, et de nombreux&nbsp; fonctionnaires soup&ccedil;onn&eacute;s de gaullisme furent arr&ecirc;t&eacute;s. Une &laquo;&nbsp;Brigade de Police Sp&eacute;ciale et de Surveillance&nbsp;&raquo; fut cr&eacute;&eacute;e, afin de doubler l&rsquo;action de la police officielle, jug&eacute;e peu s&ucirc;re, et de collaborer avec la police SS allemande. &nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLa campagne de Tunisie fut marqu&eacute;e par de tr&egrave;s violents combats au sol entre troupes alli&eacute;es et troupes du Troisi&egrave;me Reich et par de nombreux bombardements alli&eacute;s qui touch&egrave;rent de nombreuses villes tunisiennes. Les Alli&eacute;s p&eacute;n&eacute;tr&egrave;rent dans le pays par le sud (venant de Libye) et par l&rsquo;ouest (depuis l&rsquo;Alg&eacute;rie). Apr&egrave;s plusieurs mois de combats et une contre-offensive blind&eacute;e allemande dans la r&eacute;gion de Kasserine et Sidi Bouzid au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 1943, les troupes alli&eacute;es entr&egrave;rent &agrave; Tunis le 7 mai 1943. L&rsquo;Afrika Korps finit par capituler dans le cap Bon, le 11 mai.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tMoncef Bey fut bien mal r&eacute;compens&eacute; par le pouvoir colonial. Le 13 mai 1943, sur ordre du g&eacute;n&eacute;ral Giraud, le g&eacute;n&eacute;ral Juin lui demanda d&rsquo;abdiquer, ce qu&rsquo;il refusa. Le lendemain, il fut embarqu&eacute; de force dans un avion militaire fran&ccedil;ais et amen&eacute; &agrave; Laghouat, dans le Sud alg&eacute;rien. D&egrave;s le 15 mai, son cousin &nbsp;Mohamed el-Amine (Lamine Bey) fut mis sur le tr&ocirc;ne. D&eacute;tenu dans des conditions difficiles, Moncef Bey finit par abdiquer, le 8 juillet 1943. Il fut alors exil&eacute; &agrave; T&eacute;n&egrave;s, sur la c&ocirc;te alg&eacute;rienne. Le 17 octobre 1945, il fut transf&eacute;r&eacute; &agrave; Pau. C&rsquo;est dans cette ville des Pyr&eacute;n&eacute;es, loin de son pays, qu&rsquo;il mourut, le 1er&nbsp;septembre 1948. Consid&eacute;r&eacute; par son peuple comme un martyr, sa d&eacute;pouille fut rapatri&eacute;e et inhum&eacute;e au cimeti&egrave;re du Djellaz, &agrave; Tunis. Le 1er&nbsp;septembre 2012, une place Moncef-Bey fut inaugur&eacute;e, en pr&eacute;sence du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique tunisienne, Moncef Marzouki<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn24\" title=\"\">[24]<\/a>. Il s&rsquo;agissait l&agrave; du premier hommage officiel de la nation tunisienne &agrave; son bey h&eacute;ro&iuml;que.<\/p>\n<p>\n\t\tLamine Bey n&rsquo;avait pas la forte personnalit&eacute; de son pr&eacute;d&eacute;cesseur. Il se montra conciliant avec le pouvoir colonial, puis avec le gouvernement du dirigeant nationaliste Habib Bourguiba. Les ann&eacute;es 1953 et&nbsp; 1954 furent marqu&eacute;es par &nbsp;une multiplication d&rsquo;attaques de la gu&eacute;rilla nationaliste contre le syst&egrave;me colonial. 70&nbsp;000 soldats fran&ccedil;ais furent mobilis&eacute;s pour y faire face, avant qu&rsquo;un accord politique ne f&ucirc;t trouv&eacute;, en 1954. Le pr&eacute;sident du conseil Pierre Mend&egrave;s-France accepta de reconna&icirc;tre l&rsquo;autonomie interne de la Tunisie. Le 3 juin 1955, les conventions franco-tunisiennes furent sign&eacute;es entre le Premier ministre tunisien Tahar Ben Ammar et son homologue fran&ccedil;ais Edgar Faure. Apr&egrave;s de nouvelles n&eacute;gociations, Paris finit par reconna&icirc;tre solennellement l&rsquo;ind&eacute;pendance de la Tunisie le 20 mars 1956. Le 25 mars suivant le parti N&eacute;o-Destour remporta les &eacute;lections et, le 11 avril, Lamine Bey nomma son leader, Habib Bourguiba<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn25\" title=\"\">[25]<\/a>, premier ministre.<\/p>\n<p>\n\t\tLa Tunisie ind&eacute;pendante et le &laquo;&nbsp;Combattant supr&ecirc;me&nbsp;&raquo; se montr&egrave;rent ingrats vis-&agrave;-vis de la dynastie husseinite. La monarchie fut abolie le 25 juillet 1957, ce qui permit &agrave; Bourguiba de devenir pr&eacute;sident de la nouvelle R&eacute;publique. Lamine Bey fut donc, pendant &agrave; peine un peu plus d&rsquo;une ann&eacute;e, le premier et le dernier roi de Tunisie. L&rsquo;ex-souverain, son h&eacute;ritier Hassine Bey<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftn26\" title=\"\">[26]<\/a>, ses trois fils et son gendre furent assign&eacute;s &agrave; r&eacute;sidence au palais de La Manouba. D&egrave;s le lendemain, les biens de l&rsquo;ancienne famille r&eacute;gnante furent confisqu&eacute;s, en vertu d&rsquo;une loi vot&eacute;e le jour-m&ecirc;me. A l&#39;automne 1958, Lamine Bey fut plac&eacute; en r&eacute;sidence surveill&eacute;e &agrave; La Soukra, jusqu&#39;&agrave; la mort de son &eacute;pouse en octobre 1960. Priv&eacute; de ressources, il s&rsquo;installa ensuite dans un appartement de deux pi&egrave;ces, rue F&eacute;nelon, &agrave; Tunis. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il d&eacute;c&eacute;da &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 81 ans, le 30 septembre 1962, dans l&rsquo;indiff&eacute;rence g&eacute;n&eacute;rale.<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\tHerv&eacute; Cheuzeville<\/p>\n<p>\n\t\t\te-mail: achecer@yahoo.fr<br \/>\n\t\t\twebsite: <a href=\"http:\/\/cheuzeville.net\/\" id=\"yiv5863900586yui_3_13_0_1_1383819708113_2321\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">http:\/\/cheuzeville.net <\/a>&nbsp;<font color=\"#0000ff\"><font color=\"#000000\" face=\"comic sans ms\"><span>&nbsp; &nbsp;<\/span><\/font><\/font><\/p>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref1\" title=\"\">[1]<\/a>&nbsp;N&eacute; le 4 septembre 1881 &agrave; Carthage et d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 30 septembre 1962 &agrave; Tunis.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref2\" title=\"\">[2]<\/a>&nbsp;N&eacute; au Kef en 1675 et d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 13 mai 1740 &agrave; Kairouan, il fut bey de Tunis de 1705 &agrave; 1735.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref3\" title=\"\">[3]<\/a>&nbsp;Du turc &laquo;&nbsp;yeni&ccedil;eri&nbsp;&raquo;, qui signifie &laquo;&nbsp;nouvelle milice&nbsp;&raquo;. Les Janissaires &nbsp;formaient un ordre militaire tr&egrave;s puissant compos&eacute; d&#39;esclaves d&#39;origine chr&eacute;tienne et constituant l&#39;&eacute;lite de l&#39;infanterie de l&#39;arm&eacute;e ottomane. &nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref4\" title=\"\">[4]<\/a>&nbsp;Commandant de la cavalerie.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref5\" title=\"\">[5]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1759 et mort en 1814. Son r&egrave;gne de 32 ans fut le plus long de la dynastie husseinite.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref6\" title=\"\">[6]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1784 et mort en 1835, bey de 1824 &agrave; sa mort.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref7\" title=\"\">[7]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1806 et mort le 30 mai 1855 &agrave; La Goulette, il r&eacute;gna de 1837 &agrave; sa mort.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref8\" title=\"\">[8]<\/a>&nbsp;Deux ans avant que la France ne l&rsquo;abolisse d&eacute;finitivement&nbsp;!<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref9\" title=\"\">[9]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1811 au Bardo et d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1859 &agrave; La Marsa, bey de 1855 &agrave; sa mort.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref10\" title=\"\">[10]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1813 et d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1882 au palais du Bardo.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref11\" title=\"\">[11]<\/a>&nbsp;N&eacute; &agrave; Paris en 1843, &nbsp;mort dans la m&ecirc;me ville en 1924. Il fut r&eacute;sident g&eacute;n&eacute;ral de 1882 &agrave; 1886.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref12\" title=\"\">[12]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1817 &agrave; La Marsa et d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans la m&ecirc;me ville en 1902. Il r&eacute;gna de 1882 &agrave; sa mort.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref13\" title=\"\">[13]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1821 &agrave; Az&eacute;rables (Creuse), et mort en 1897 &agrave; Versailles. Commandant le corps d&rsquo;arm&eacute;e de Constantine, il fut charg&eacute; par le gouvernement de Jules Ferry de diriger les op&eacute;rations militaires en Tunisie d&#39;avril &agrave; juillet 1881.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref14\" title=\"\">[14]<\/a>&nbsp;Fils d&rsquo;Ali III Bey et neveu de Sadok Bey, n&eacute; en 1855 au Bardo, mort en 1906 &agrave; Carthage. Il r&eacute;gna de 1902 &agrave; sa mort.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref15\" title=\"\">[15]<\/a>&nbsp;Cousin d&rsquo;H&eacute;di Bey, n&eacute; en 1855 &agrave; La Marsa et d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1922 au palais Dar al-Taj de La Marsa.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref16\" title=\"\">[16]<\/a>&nbsp;Parti politique fond&eacute; en 1920 dont le but &eacute;tait de lib&eacute;rer la Tunisie du protectorat fran&ccedil;ais. Le mot &laquo;&nbsp;destour&nbsp;&raquo; est un mot d&rsquo;origine persane signifiant &laquo;&nbsp;constitutionnel&nbsp;&raquo;.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref17\" title=\"\">[17]<\/a>&nbsp;N&eacute; le 13 ao&ucirc;t 1858 au Bardo et d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 11 f&eacute;vrier 1929 &agrave; Carthage. Il r&eacute;gna de 1922 &agrave; sa mort.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref18\" title=\"\">[18]<\/a>&nbsp;N&eacute; le 4 mars 1881 &agrave; Tunis et d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 1er septembre 1948 &agrave; Pau.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref19\" title=\"\">[19]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1880 &agrave; Reims et d&eacute;c&eacute;d&eacute; dans la m&ecirc;me ville en 1951. Nomm&eacute; par P&eacute;tain r&eacute;sident g&eacute;n&eacute;ral le 26 juillet 1940, rapatri&eacute; en France par l&rsquo;arm&eacute;e allemande en mai 1943, juste avant la lib&eacute;ration de Tunis par les troupes alli&eacute;es. Arr&ecirc;t&eacute; en septembre 1944, il fut d&eacute;grad&eacute; par la Haute Cour de Justice et condamn&eacute; aux travaux forc&eacute;s &agrave; perp&eacute;tuit&eacute;. Malade, il fut graci&eacute; et lib&eacute;r&eacute; le 11 ao&ucirc;t 1950, quelques mois avant son d&eacute;c&egrave;s.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref20\" title=\"\">[20]<\/a>&nbsp;D&eacute;barquement des forces alli&eacute;es au Maroc et en Alg&eacute;rie, le 8 novembre 1942.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref21\" title=\"\">[21]<\/a>&nbsp;N&eacute; le 26 mai 1903 &agrave; Calenzana (Corse), fusill&eacute; &agrave; Alger le 3 mai 1944, apr&egrave;s une tentative de suicide.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref22\" title=\"\">[22]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1914, il fut envoy&eacute; en Tunisie en novembre 1942 par Paul Marion, secr&eacute;taire d&#39;Etat &agrave; l&#39;Information. &nbsp;R&eacute;fugi&eacute; en 1944 &agrave; Sigmaringen avec le gouvernement de Pierre Laval, il fut nomm&eacute; &laquo;&nbsp;ambassadeur&nbsp;&raquo; aupr&egrave;s de la R&eacute;publique de Salo de Mussolini en octobre de la m&ecirc;me ann&eacute;e. Condamn&eacute; &agrave; mort par contumace, il parvint &agrave; gagner l&rsquo;Espagne, en avril 1945 avant d&rsquo;aller en Argentine, o&ugrave; il devint conseiller pour l&#39;Administration aupr&egrave;s du pr&eacute;sident Juan Per&oacute;n. Il s&rsquo;&eacute;tablit ensuite comme &laquo;&nbsp;homme d&rsquo;affaires&nbsp;&raquo; en Suisse.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref23\" title=\"\">[23]<\/a>&nbsp;Parti Populaire Fran&ccedil;ais, fond&eacute; par Jacques Doriot en 1936.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref24\" title=\"\">[24]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1945, le pr&eacute;sident Marzouki n&rsquo;aurait-il pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;nomm&eacute; Moncef en l&rsquo;honneur de l&rsquo;ancien bey&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref25\" title=\"\">[25]<\/a>&nbsp;N&eacute; probablement le 3 ao&ucirc;t 1903 &agrave; Monastir et mort le 6 avril 2000 dans la m&ecirc;me ville, pr&eacute;sident de la R&eacute;publique tunisienne &agrave; partir de 1957, pr&eacute;sident &agrave; vie en 1975, renvers&eacute; par le coup d&rsquo;Etat &laquo;&nbsp;m&eacute;dical&nbsp;&raquo; de son dernier premier ministre,&nbsp; Zine el-Abidine Ben Ali, le 7 novembre 1987.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div>\n<p>\n\t\t\t\t<a href=\"\/\/\/C:\/Users\/M%C3%A9lanie%20&amp;amp;%20Hubert\/Downloads\/Navigateur\/Bey.docx#_ftnref26\" title=\"\">[26]<\/a>&nbsp;N&eacute; en 1893 &agrave; Sidi Bou Sa&iuml;d et d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 1969 dans la m&ecirc;me localit&eacute;. Il &eacute;tait le troisi&egrave;me fils de Naceur Bey.&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quatri&egrave;me royaume m&eacute;connu : la Tunisie et ses Beys &nbsp; &nbsp; par&nbsp;Herv&eacute; Cheuzeville &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19323,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[39,51,250,71,405,219,10,74,69,18,56,52,301,14,60,73,131,13,9,1],"tags":[],"class_list":["post-9681","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-afrique-du-nord","category-allemagne","category-alsace","category-bretagne","category-carthage","category-chypre","category-france","category-grande-bretagne","category-habib-bourguiba","category-histoire","category-italie","category-londres","category-lorraine","category-paris","category-rome","category-royaume-uni","category-suez","category-tunis","category-tunisie","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9681","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9681"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9681\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19323"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9681"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9681"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9681"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}