{"id":9717,"date":"2014-11-18T01:26:12","date_gmt":"2014-11-18T01:26:12","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9717"},"modified":"2014-11-17T23:19:25","modified_gmt":"2014-11-17T23:19:25","slug":"ruben-amar-lola-bessis-realisateurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/ruben-amar-lola-bessis-realisateurs\/","title":{"rendered":"Ruben Amar, Lola Bessis \u2022 R\u00e9alisateurs"},"content":{"rendered":"<p>\n\tRuben Amar, Lola Bessis &bull; R&eacute;alisateurs<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tpar&nbsp;Joseph Proimakis<\/p>\n<div itemprop=\"text\">\n<p>\n\t\tRuben Amar et Lola Bessis parlent de&nbsp;Swim Little Fish Swim, un favori des festivals qui m&eacute;lange un air de Nouvelle Vague avec des th&egrave;mes&nbsp;mumblecores<\/p>\n<p>\n\t\tApr&egrave;s trois ans aux &Eacute;tats-Unis, &agrave; se faire un nom dans le court m&eacute;trage, &nbsp;Ruben Amar&nbsp;s&#39;est associ&eacute; &agrave; sa compatriote&nbsp;Lola Bessis&nbsp;pour r&eacute;aliser ensemble un premier long m&eacute;trage en forme de lettre d&#39;amour &agrave; New York, la ville qui a tant inspir&eacute; des r&eacute;alisateurs comme John Cassavetes et Spike Lee. Le r&eacute;sultat,&nbsp;<a href=\"http:\/\/cineuropa.org\/f.aspx?t=film&amp;l=fr&amp;did=258523\">Swim Little Fish Swim<\/a>&nbsp;[+], est une com&eacute;die d&#39;&eacute;ducation intime et d&eacute;tendue qui doit autant aux grands r&eacute;alisateurs new-yorkais des ann&eacute;es 1970 qu&#39;&agrave; leurs descendants du mouvement&nbsp;mumblecore&nbsp;qui se d&eacute;veloppe en ce moment sur la sc&egrave;ne ind&eacute;pendante new-yorkaise. C&#39;est un au revoir semi-autobiographique au d&eacute;cor cin&eacute;matographique pr&eacute;f&eacute;r&eacute; des r&eacute;alisateurs.<\/p>\n<div>\n<p>\n\t\t\t<strong>Comment deux Fran&ccedil;ais en viennent-ils &agrave; faire un film ind&eacute;pendant am&eacute;ricain ?<\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\tRuben Amar :&nbsp;Tout est venu tr&egrave;s naturellement. Nous avons toujours &eacute;t&eacute; inspir&eacute;s par les films new-yorkais des ann&eacute;es 1970 et 1980, notamment ceux de John Cassavetes et Spike Lee, et quand nous &eacute;tions &agrave; New York, nous avons &eacute;t&eacute; tr&egrave;s attir&eacute;s par la sc&egrave;ne ind&eacute;pendante, ce nouveau genre de film fait avec presque rien. Alors comme il ne nous restait plus que six mois &agrave; New York, nous avons d&eacute;cid&eacute; d&#39;en faire un film.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLola Bessis :&nbsp;Le film s&#39;inspire vraiment de ce que nous avons observ&eacute; quand nous vivions l&agrave;-bas. Nous filmions tout sur nos t&eacute;l&eacute;phones, notamment les sc&egrave;nes anodines de la vie quotidienne qui nous fascinaient. &Agrave; un moment, nous avions vu tellement de films formidables r&eacute;alis&eacute;s sans argent que nous avons d&eacute;cid&eacute; que nous pouvions aussi nous y mettre. Et comme pour des raisons de visa, il fallait bien retourner en France &agrave; un moment donn&eacute;, nous avons tout fait en cinq mois seulement, de la pr&eacute;-production au tournage. Nous avons choisi, aussi, de raconter une histoire tr&egrave;s modeste, tr&egrave;s simple, quelque chose que nous pourrions construire autour des acteurs.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Le th&egrave;me de l&#39;artiste aux portes de l&#39;&acirc;ge adulte semble autobiographique.<\/strong><br \/>\n\t\tRA :&nbsp;Oui, c&#39;est un th&egrave;me de r&eacute;cit d&#39;&eacute;ducation dont nous nous sentons particuli&egrave;rement proches, parce que tout en faisant le film, nous nous interrogions aussi &eacute;norm&eacute;ment sur notre m&eacute;tier de r&eacute;alisateurs, avec tous ces probl&egrave;mes d&#39;argent et de choix artistiques.<\/p>\n<p>\n\t\tLB :&nbsp;Oui, on se demande toujours quel genre de carri&egrave;re artistique on veut, et quel genre de style de vie on esp&egrave;re en retirer. Voil&agrave; le genre de questions que nous nous posions, et nous &eacute;tions tous les deux entre enfance et &acirc;ge adulte, au moment o&ugrave; viennent les responsabilit&eacute;s, etc&#8230;.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Le fait de finir ce film et de le suivre dans sa belle carri&egrave;re dans les festivals vous a-t-il donn&eacute; confiance par rapport &agrave; la suite ?<\/strong><br \/>\n\t\tRA :&nbsp;Nous avons certainement plus confiance pour refaire un film &agrave; pr&eacute;sent, parce que celui-ci a &eacute;t&eacute; une vraie &eacute;cole pour nous, pleine d&#39;exp&eacute;riences et de choses tr&egrave;s compliqu&eacute;es &agrave; g&eacute;rer. De fait, maintenant, nous nous sentons plus &agrave; l&#39;aise avec nos histoires, par exemple au niveau des pourquoi et des comment de la narration.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tLB :&nbsp;Oui, nous avons beaucoup appris tous les deux, en travaillant avec les acteurs sur le plateau mais aussi par rapport &agrave; ce qu&#39;il faut faire pour produire un film, trouver les financements etc. Ce film a &eacute;galement ouvert beaucoup de portes : &agrave; pr&eacute;sent, nous avons beaucoup de contacts, et beaucoup de producteurs sont int&eacute;ress&eacute;s par notre prochain projet. Donc oui, nous sommes plus en confiance, mais en m&ecirc;me temps, c&#39;est un m&eacute;tier o&ugrave; on ne peut jamais se sentir vraiment en s&eacute;curit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\t<strong>Le film a fait son avant-premi&egrave;re au Festival SXSW d&#39;Austin avant de faire son avant-premi&egrave;re europ&eacute;enne &agrave; Rotterdam puis d&#39;aller dans des dizaines d&#39;autres festivals dans le monde. Est-ce que les diff&eacute;rents publics r&eacute;agissement diff&eacute;remment ?<\/strong><br \/>\n\t\tRA :&nbsp;Tout &agrave; fait. Les Am&eacute;ricains sur-r&eacute;agissant &agrave; tout&#8230;<\/p>\n<p>\n\t\tLB :&nbsp;Oui, ils rient tout le temps, m&ecirc;me quand ce n&#39;est pas dr&ocirc;le&#8230;<\/p>\n<p>\n\t\tRA :&nbsp;&hellip;Ce qui est marrant pour nous, mais &agrave; la fin, on n&#39;est jamais vraiment certain qu&#39;ils aient aim&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t\tLB :&nbsp;En Europe, c&#39;est plus bizarre, parce que le public europ&eacute;en ne r&eacute;agit pas &eacute;norm&eacute;ment, surtout &agrave; Rotterdam et dans le nord en g&eacute;n&eacute;ral : l&agrave;, ils ne bougent pas et le silence est complet, mais &ccedil;a ne signifie par qu&#39;ils n&#39;aiment pas le film, car en sortant, on les entend dire : &quot;J&#39;ai beaucoup aim&eacute;, le film m&#39;a vraiment &eacute;mu&quot;, etc&#8230; C&#39;est juste qu&#39;on ne sent pas &ccedil;a dans la salle.&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tRA :&nbsp;Au-del&agrave; de &ccedil;a, c&#39;est une question de tol&eacute;rance, je pense. Aux &Eacute;tats-Unis, ils ne jugent pas autant qu&#39;on le fait. Ils acceptent ce qu&#39;ils voient et le discutent tel quel. Ils peuvent poser des questions qui vous mettent en difficult&eacute;, mais ils ne le font pas m&eacute;chamment. Le public europ&eacute;en est bien plus direct.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ruben Amar, Lola Bessis &bull; R&eacute;alisateurs &nbsp; &nbsp; par&nbsp;Joseph Proimakis Ruben Amar et Lola Bessis parlent de&nbsp;Swim Little Fish Swim, un favori des festivals qui m&eacute;lange un air de Nouvelle Vague avec des th&egrave;mes&nbsp;mumblecores Apr&egrave;s trois ans aux &Eacute;tats-Unis, &agrave; se faire un nom dans le court m&eacute;trage, &nbsp;Ruben Amar&nbsp;s&#39;est associ&eacute; &agrave; sa compatriote&nbsp;Lola Bessis&nbsp;pour&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19339,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[33,50,1],"tags":[],"class_list":["post-9717","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema","category-new-york","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9717","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9717"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9717\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19339"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9717"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9717"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9717"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}