{"id":9829,"date":"2014-12-02T01:13:21","date_gmt":"2014-12-02T01:13:21","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9829"},"modified":"2014-12-02T00:01:02","modified_gmt":"2014-12-02T00:01:02","slug":"lhomme-virtuel-contre-la-haine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/lhomme-virtuel-contre-la-haine\/","title":{"rendered":"L\u2019Homme virtuel contre la haine"},"content":{"rendered":"<p>\n\t<strong><u>L&rsquo;Homme virtuel contre la haine&nbsp;<\/u><\/strong><u>(info # 012711\/14)<\/u><u>[Analyse]<\/u><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Par <\/strong>Llewellyn Brown<strong>&copy; Me<\/strong><strong>tula<\/strong><strong>N<\/strong><strong>ews<\/strong><strong>A<\/strong><strong>gency<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne &laquo;&nbsp;civilisation de la haine&nbsp;&raquo;&nbsp;?<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIl y a peu de temps, nous avons <u><a href=\"http:\/\/llewellynbrown.weebly.com\/uploads\/8\/5\/9\/8\/8598977\/antiracisme__psychanalyse.pdf\">critiqu&eacute;<\/a>&nbsp;<\/u>des d&eacute;veloppements faits par deux psychanalystes qui, s&rsquo;appuyant sur quelques passages de Jacques Lacan, se faisaient les relais de l&rsquo;id&eacute;ologie convenue concernant ce que l&rsquo;on appelle le &ldquo;racisme&rdquo;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLoin d&rsquo;avoir fourni une r&eacute;elle analyse conceptuelle des propos de Lacan, ces auteurs ont simplement utilis&eacute; des citations pour conforter des notions que l&rsquo;on peut lire dans n&rsquo;importe quel journal fran&ccedil;ais. Bref, l&rsquo;id&eacute;ologie y avait remplac&eacute; la pens&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNous e&ucirc;mes r&eacute;cemment la surprise de tomber sur un passage de Lacan traitant de la haine, et qui semble apporter un &eacute;clairage utile &agrave; l&rsquo;obsession actuelle du racisme. Le texte m&eacute;rite que nous le citions <em>in extenso<\/em>&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&laquo;&nbsp;N&eacute;anmoins, les sujets n&rsquo;ont pas, de nos jours, &agrave; assumer le v&eacute;cu de la haine dans ce qu&rsquo;elle peut avoir de plus br&ucirc;lant. Et pourquoi&nbsp;? Parce que nous sommes d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s suffisamment une civilisation de la haine. Le chemin de la course &agrave; la destruction n&rsquo;est-il pas vraiment tr&egrave;s bien fray&eacute; chez nous&nbsp;? La haine s&rsquo;habille dans notre discours commun de bien des pr&eacute;textes, elle rencontre des rationalisations extraordinairement faciles. Peut-&ecirc;tre est-ce cet &eacute;tat de floculation diffuse de la haine qui sature en nous l&rsquo;appel &agrave; la destruction de l&rsquo;&ecirc;tre. Comme si l&rsquo;objectivation de l&rsquo;&ecirc;tre humain dans notre civilisation correspondait exactement &agrave; ce qui, dans la structure de l&rsquo;ego, est le p&ocirc;le de la haine.&nbsp;&raquo;<sup>1<\/sup><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Antiracisme et le triomphe du &ldquo;Bien&rdquo;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNos bien-pensants de gauche &ndash; ceux qui tiennent les r&ecirc;nes de la politique et des media &ndash; ne sauraient admettre une telle analyse. A leurs yeux, la haine n&rsquo;habite rigoureusement que le peuple de &ldquo;droite&rdquo;&nbsp;: que celle-ci soit &ldquo;extr&ecirc;me&rdquo; ou non.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPlus largement, c&rsquo;est l&rsquo;homme occidental qui est coupable de la haine de l&rsquo;Autre, pour avoir colonis&eacute; les pays &eacute;trangers et trait&eacute; leurs peuples comme des &ecirc;tres inf&eacute;rieurs. A pr&eacute;sent, les haineux sont, selon eux, ceux qu&rsquo;ils appelaient, autrefois, le &ldquo;prol&eacute;tariat&rdquo; et qui, s&rsquo;&eacute;tant volatilis&eacute;s sous les effets du capitalisme, portent d&eacute;sormais le nom de &ldquo;beaufs&rdquo;, d&rsquo;individus &ldquo;franchouillards&rdquo;, qui n&rsquo;acceptent pas l&rsquo;immigration de peuplement qu&rsquo;on leur impose. Bref, pour le vertueux &ldquo;antiraciste&rdquo;, la haine caract&eacute;rise rigoureusement ceux qui tiennent &agrave; leur mode de vie occidental.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEncore, ces personnes font valoir que la civilisation a fait des progr&egrave;s&nbsp;: apr&egrave;s la <em>Shoah<\/em>, la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise a fait amende honorable, d&eacute;non&ccedil;ant les collaborateurs et respectant d&eacute;sormais le &ldquo;devoir de m&eacute;moire&rdquo;. La France combat le racisme&nbsp;; seulement il faut &eacute;viter de retomber dans les travers du pass&eacute;&nbsp;: on guettera d&eacute;sormais tout propos &ldquo;naus&eacute;abond&rdquo;, et tout rappel des &ldquo;jours les plus sombres&rdquo;. C&rsquo;est dire qu&rsquo;on estime avoir enfin identifi&eacute; le mal&nbsp;; le combat se fera dor&eacute;navant en fonction de mod&egrave;les situ&eacute;s syst&eacute;matiquement dans le pass&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>La persistance du sentiment anti-Juif<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOr si l&rsquo;on prend au s&eacute;rieux les propos de Lacan, il faudrait bien reconna&icirc;tre que la haine qui s&rsquo;est d&eacute;cha&icirc;n&eacute;e dans notre pass&eacute; r&eacute;cent, et qui a donn&eacute; lieu &agrave; la <em>Shoah<\/em> &ndash; avec la complicit&eacute; de <em>tous<\/em> les pays occidentaux, y compris les &Eacute;tats-Unis et l&rsquo;Angleterre &ndash;, n&rsquo;a pas pu se dissiper comme par magie, pour se loger sous la forme facilement identifiable des gens de l&rsquo;&ldquo;extr&ecirc;me droite&rdquo;, et de la &ldquo;droite&rdquo;, qui, par atavisme, en subiraient la tentation permanente.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne telle perception est passablement paradoxale&nbsp;: elle suppose, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, que la nation se serait transform&eacute;e radicalement en une entit&eacute; vertueuse qui reconna&icirc;t ses erreurs (le fameux &ldquo;devoir de m&eacute;moire&rdquo;) et, d&rsquo;autre part, que le mal rev&ecirc;tirait syst&eacute;matiquement la m&ecirc;me forme d&rsquo;une &eacute;poque &agrave; l&rsquo;autre (&ldquo;l&rsquo;extr&ecirc;me droite&rdquo;).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette vision fig&eacute;e fait abstraction d&rsquo;autres facteurs dont la pr&eacute;sence, pourtant, se fait massivement sentir&nbsp;: notamment, la composition m&ecirc;me des populations habitant le territoire national. Pour &ecirc;tre r&eacute;aliste, il faudrait admettre que, au contraire, la nation ne change pas, eu &eacute;gard &agrave; ses haines, puisque les Juifs demeurent la cible constante des attaques violentes (verbales et physiques), tandis que la <em>forme<\/em> adopt&eacute;e par la haine sera, elle, dict&eacute;e par des facteurs contingents.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour reprendre les mots de Lacan, loin d&rsquo;avoir mis la barbarie derri&egrave;re nous, nous serions demeur&eacute;s une &laquo;&nbsp;<em>civilisation de haine<\/em>&nbsp;&raquo;. Pour avoir une quelconque r&eacute;alit&eacute;, cette nature haineuse ne saurait se limiter &agrave; un ennemi ais&eacute;ment identifiable &ndash; stigmatis&eacute; comme &eacute;tant <em>l&rsquo;autre<\/em> (autre que la &ldquo;vertu&rdquo;&hellip;) &ndash;, mais elle doit se loger l&agrave; m&ecirc;me d&rsquo;o&ugrave; nous croyions l&rsquo;avoir bannie&nbsp;: c&rsquo;est-&agrave;-dire dans cette image o&ugrave; nous admirons notre belle identit&eacute; d&rsquo;&ldquo;antiracistes&rdquo;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est dire, donc, que la haine en question &ndash; celle que l&rsquo;on a d&eacute;vers&eacute;e dans la <em>Shoah<\/em>, et dont on constate la poursuite &agrave; notre &eacute;poque contemporaine &ndash; appara&icirc;t comme diffuse et, par cons&eacute;quent, ais&eacute;ment m&eacute;connue.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPourtant, elle &eacute;clate, de nos jours, dans les manifestations o&ugrave; l&rsquo;on scande des slogans anti-Juifs&nbsp;; dans les agressions antis&eacute;mites (en augmentation, selon les statistiques r&eacute;centes), qui vont jusqu&rsquo;aux massacres (Toulouse, Bruxelles) et aux actes de barbarie (dont fut victime Ilan Halimi).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEt pourtant, on ne peut dire que nos dirigeants en prennent la mesure, qu&rsquo;ils entreprennent de s&rsquo;attaquer aux causes de cette violence pour en enrayer les effets. On r&eacute;p&egrave;te <em>ad nauseam<\/em> les d&eacute;nonciations du racisme anti-Arabe ou anti-Noir et de l&rsquo;&ldquo;islamophobie&rdquo;, alors m&ecirc;me que l&rsquo;on serait en peine d&rsquo;identifier des incidents ayant la moindre commune mesure avec ceux dont les Juifs sont r&eacute;guli&egrave;rement victimes. Ces derniers commencent &agrave; quitter la France, alors que leurs agresseurs s&rsquo;y installent &agrave; demeure.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Une bont&eacute; illusoire<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe que l&rsquo;on propose comme id&eacute;ologie &ldquo;antiraciste&rdquo; n&rsquo;est manifestement rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une pose gratuite que nos belles &acirc;mes se sentent libres d&rsquo;adopter, mais seulement dans la mesure o&ugrave; la stabilit&eacute; de leur existence est int&eacute;gralement assur&eacute;e par le Progr&egrave;s.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLoin d&rsquo;&ecirc;tre conceptuelle, l&rsquo;id&eacute;ologie du Bien semblerait se confondre avec le triomphe et la domination incontest&eacute;es des anciens soixante-huitards&nbsp;: &agrave; noter leur collusion avec la classe politique, elle-m&ecirc;me b&eacute;n&eacute;ficiaire du capitalisme mondialis&eacute;. En effet, les opinions qui se veulent &ldquo;antiracistes&rdquo; sont profess&eacute;es unanimement par les membres des sph&egrave;res politique et m&eacute;diatique, qui se soutiennent mutuellement et qui d&eacute;terminent &ndash; avec la notable exception d&rsquo;Internet &ndash; l&rsquo;information que l&rsquo;on veut bien distiller au peuple&nbsp;: les &eacute;lites s&rsquo;estiment &ecirc;tre seules en mesure de d&eacute;cider ce que l&rsquo;on a le droit de penser.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes bienpensants se consid&egrave;rent d&eacute;lest&eacute;s de tout ce qui pourrait faire entrave &agrave; une vision optimiste de la vie. Ils sont convaincus que le Progr&egrave;s est en marche&nbsp;: la soci&eacute;t&eacute; devient de plus en plus tol&eacute;rante, puisqu&rsquo;on accepte &ldquo;l&rsquo;Autre&rdquo;, qu&rsquo;on ne r&eacute;prouve plus l&rsquo;incroyance, l&rsquo;union libre, l&rsquo;homosexualit&eacute;, l&rsquo;&eacute;tranger. Toutes ces valeurs r&eacute;trogrades sont rel&eacute;gu&eacute;es aux t&eacute;n&egrave;bres du pass&eacute;, attribu&eacute;es aux traditions obscurantistes.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn ne peut cependant hisser haut la banni&egrave;re de l&rsquo;antiracisme, de l&rsquo;amour entre les peuples, que pour autant que l&rsquo;on s&rsquo;estime &agrave; l&rsquo;abri de tout risque. On peut tenir ces vues g&eacute;n&eacute;reuses et d&rsquo;une bienveillance absolue &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de l&rsquo;Humanit&eacute; enti&egrave;re uniquement quand on jouit du confort, sans risquer de s&rsquo;affronter &agrave; la bassesse humaine qui remettrait cette vision en cause.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tConcr&egrave;tement, ces bienpensants peuvent d&eacute;noncer le nationalisme parce qu&rsquo;ils estiment n&rsquo;avoir pas de patrie &agrave; d&eacute;fendre&nbsp;; ils peuvent aimer &ldquo;l&rsquo;Autre&rdquo; parce qu&rsquo;ils vivent dans les quartiers de Paris o&ugrave; la racaille ne s&eacute;vit pas. On voit ici &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre le m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne qui se produisait quand les Europ&eacute;ens d&eacute;nigraient tranquillement l&rsquo;Am&eacute;rique, tout en b&eacute;n&eacute;ficiant de la protection que celle-ci offrait contre la menace d&rsquo;une agression de la part de l&rsquo;URSS. Bref, les antiracistes, les gauchistes, manifestent la suffisance de l&rsquo;enfant g&acirc;t&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCe r&ecirc;ve dont les bienpensants se bercent est assur&eacute;ment confort&eacute; par la virtualisationproduite par la globalisation et la num&eacute;risation. Autrefois, on pouvait s&rsquo;exalter &agrave; la pens&eacute;e de l&rsquo;id&eacute;al r&eacute;volutionnaire, de la haine justifi&eacute;e du Ma&icirc;tre (comme chez Frantz Fanon), mais cette &eacute;poque est r&eacute;volue.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAujourd&rsquo;hui, la haine est proscrite, parce que notre vie se d&eacute;roule dans un univers d&eacute;mat&eacute;rialis&eacute;&nbsp;: la mati&egrave;re ne p&egrave;se plus, rien ne co&ucirc;te des efforts. D&egrave;s lors, pour se ranger du c&ocirc;t&eacute; du Bien, on n&rsquo;a pas d&rsquo;effort physique &agrave; produire : immobilis&eacute; devant un &eacute;cran, il suffit de cliquer sur sa souris. Un monde illimit&eacute; r&eacute;conforte aujourd&rsquo;hui les bien-pensants dans leur perception que l&rsquo;humain n&rsquo;a pas de consistance, que l&rsquo;existence peut &ecirc;tre int&eacute;gralement ludique et festive.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUne exaltante irr&eacute;alit&eacute; impr&egrave;gne cette mani&egrave;re de penser. L&rsquo;antiraciste d&eacute;clare que l&rsquo;on n&rsquo;a pas le droit de dire du mal de l&rsquo;islam et des musulmans, sous pr&eacute;texte que &ldquo;<em>tous<\/em>les musulmans ne sont pas&hellip;&rdquo;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tUn tel &eacute;nonc&eacute; est peut-&ecirc;tre vrai litt&eacute;ralement, mais il est sciemment destin&eacute; &agrave; induire en erreur, &agrave; faire illusion en occultant une v&eacute;rit&eacute;&nbsp;; car un jugement n&rsquo;est pas moins requis quand on constate que tous les djihadistes viennent de ce seul milieu culturel, que presque toutes les guerres de la plan&egrave;te, &agrave; l&rsquo;heure actuelle, sont le produit d&rsquo;une seule id&eacute;ologie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn nous ass&egrave;nera encore que le djihad n&rsquo;est pas le &ldquo;vrai&rdquo; islam.Selon cette vision, le &ldquo;vrai&rdquo; islam serait comparable au &ldquo;vrai&rdquo; socialisme&nbsp;: on nous assure que celui-ci existe quelque part &ndash; mais o&ugrave;&nbsp;? Dans les sph&egrave;res c&eacute;lestes&nbsp;? &ndash;, m&ecirc;me si l&rsquo;on n&rsquo;a jamais su le r&eacute;aliser sur Terre (URSS, Chine ou Vi&ecirc;t-Nam).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLe &ldquo;vrai&rdquo; islam n&rsquo;existeraitni dans les textes, ni dans les pays occidentaux envahis par des populations mahom&eacute;tanes, ni au Moyen Orient mais, nous assure-t-on, il existe&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>L&rsquo;illusion de la &ldquo;d&eacute;construction&rdquo;<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAu fond, l&rsquo;objectif vis&eacute; par ces bienpensants est que le caract&egrave;re probl&eacute;matique de l&rsquo;existence soit dilu&eacute;, noy&eacute;, dans une pseudo-complexit&eacute; excluant toute possibilit&eacute; de nommer ou de r&eacute;aliser un acte d&eacute;cisif.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCette orientation gouverne le courant universitaire appel&eacute; &ndash; depuis les &eacute;laborations de Jacques Derrida &ndash; la &ldquo;d&eacute;construction&rdquo;. Cette &eacute;cole de pens&eacute;e cherche &agrave; d&eacute;noncer diversement l&rsquo;emprise du colonialisme (l&rsquo;&ldquo;eurocentrisme&rdquo;) de la pens&eacute;e conceptuelle (appel&eacute;e &ldquo;logocentrisme&rdquo;), de la domination masculine et des st&eacute;r&eacute;otypes sexuels.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tCes cat&eacute;gories de pens&eacute;e, associ&eacute;es &agrave; la tradition occidentale, sont jug&eacute;es nocives &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la r&eacute;alit&eacute;, dont on affirme l&rsquo;infinie complexit&eacute;. Ainsi, les th&eacute;oriciens du &ldquo;genre&rdquo; d&eacute;noncent la r&eacute;partition masculin\/f&eacute;minin comme &eacute;tant abusivement simpliste, arguant que chacun peut &ldquo;se sentir&rdquo; comme &eacute;tant quelque part entre ces deux identit&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tLes r&ocirc;les que l&rsquo;on joue dans la soci&eacute;t&eacute; sont multiples, t&eacute;moignant de la &ldquo;diversit&eacute;&rdquo; humaine. De m&ecirc;me, il serait faux de dire que l&rsquo;islam poss&egrave;de telle ou telle caract&eacute;ristique intrins&egrave;que, parce que ce nom recouvre une pluralit&eacute; de croyances et de pratiques, de sorte que l&rsquo;on ne puisse jamais porter de jugement n&eacute;gatif sur lui.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPoursuivant dans ce sens, on fera valoir que la majorit&eacute; des musulmans est &ldquo;mod&eacute;r&eacute;e&rdquo;, et qu&rsquo;il est parfaitement injuste d&rsquo;&eacute;tablir un quelconque lien entre l&rsquo;histoire de l&rsquo;islam, ses textes &ldquo;sacr&eacute;s&rdquo;, et la pr&eacute;sence de la guerre sainte partout sur la surface de la Terre. En revanche, on a toujours le droit d&rsquo;exprimer un avis positif &agrave; son &eacute;gard, puisque tout ce qui est occidental est n&eacute;cessairement tyrannique et oppressif et, par contraste, ce qui vient d&rsquo;ailleurs t&eacute;moigne obligatoirement de l&rsquo;infinie et exaltante diversit&eacute; dont &ldquo;l&rsquo;Autre&rdquo; serait l&rsquo;unique d&eacute;tenteur.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAinsi donc, la &ldquo;d&eacute;construction&rdquo; fustige tout ce qui se situe du c&ocirc;t&eacute; de la norme &ndash; le masculin, l&rsquo;europ&eacute;en &ndash;, au motif que ces valeurs seraient la source d&rsquo;une pens&eacute;e simpliste, et d&rsquo;une politique d&rsquo;oppression. Cependant, l&rsquo;erreur, ici, consiste &agrave; croire qu&rsquo;en d&eacute;non&ccedil;ant la suppos&eacute;e oppression, on a r&eacute;ussi &agrave; &eacute;vacuer la norme. En r&eacute;alit&eacute;, c&rsquo;est le contraire qui se produit&nbsp;: &agrave; la norme, on donne une extension <em>maximale<\/em>.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPour les Progressistes, il ne saurait exister de perversion sexuelle, ni de transgression, puisque toute conduite doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme normale, et on devrait pouvoir l&rsquo;afficher en public sous l&rsquo;&eacute;gide d&rsquo;une &ldquo;<em>gay pride<\/em>&rdquo;. Il faut qu&rsquo;on donne un nom respectable &agrave; toute identit&eacute; sexuelle&nbsp;: non seulement dira-t-on &ldquo;Fran&ccedil;aises et Fran&ccedil;ais&rdquo; &ndash; comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de deux peuples distincts &ndash;, mais on d&eacute;clinera r&eacute;v&eacute;rencieusement les identit&eacute;s <em>lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles<\/em>, et tout ce qui r&eacute;clamera l&rsquo;int&eacute;gration au moyen d&rsquo;une reconnaissance norm&eacute;e.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDans un autre registre, on ne doit pas dire que les criminels sont des m&eacute;chants, mais avouer qu&rsquo;ils sont les victimes d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; qui ne leur procure pas assez d&rsquo;aide (financi&egrave;re, surtout). Les djihadistes &ndash; qui massacrent les autres afin d&rsquo;imposer la religion mahom&eacute;tane &agrave; ceux qu&rsquo;ils veulent bien laisser en vie &ndash; sont suppos&eacute;s &ecirc;tre en r&eacute;volte contre le &ldquo;racisme&rdquo; et la &ldquo;stigmatisation&rdquo; qu&rsquo;ils auraient subis&nbsp;: on les jugera incapables de se conduire autrement.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn mesure l&rsquo;extension illimit&eacute;e donn&eacute;e &agrave; la norme, cons&eacute;quence de cette attitudepr&eacute;somptueuse et m&eacute;galomane&nbsp;: nos belles &acirc;mes imaginent que l&rsquo;Occident est capable de tout absorber de l&rsquo;immigration, et qu&rsquo;il peut dissoudre tous les fanatismes issus des peuples accueillis.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tSi des probl&egrave;mes se pr&eacute;sentent, on les imputera au &ldquo;racisme&rdquo;, qui serait l&rsquo;apanage de l&rsquo;homme Blanc. Il s&rsquo;agit, ici, d&rsquo;un avatar de l&rsquo;attitude colonialiste&nbsp;: les &ldquo;antiracistes&rdquo; n&rsquo;&eacute;coutent jamais leur fameux Autre. S&rsquo;ils le faisaient, ils risqueraient de buter sur un ph&eacute;nom&egrave;ne radicalement inconciliable, la n&eacute;gation absolue de leur volont&eacute; d&rsquo;une existence apais&eacute;e et sans heurts. Au fond, dans l&rsquo;univers virtuel de &ldquo;l&rsquo;antiraciste&rdquo;, la culture de l&rsquo;immigr&eacute; est totalement d&eacute;nu&eacute;e de toute &eacute;paisseur mat&eacute;rielle, charnelle, de tout ce qui serait r&eacute;fractaire au compromis&nbsp;: en l&rsquo;esp&egrave;ce, la p&eacute;rennit&eacute; du djihad.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Le retour en force de la haine<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est ainsi que, pour reprendre les mots de Lacan, les &laquo;&nbsp;<em>sujets n&rsquo;ont pas, de nos jours, &agrave; assumer le v&eacute;cu de la haine dans ce qu&rsquo;elle peut avoir de plus br&ucirc;lant&nbsp;<\/em>&raquo;. Nos id&eacute;alistes bobos oublient compl&egrave;tement que la civilisation humaine ne suit pas une marche irr&eacute;pressible vers le Progr&egrave;s et vers une pacification g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, mais que, au contraire, elle trahit une constante qui est celle de la barbarie, et n&eacute;cessite la guerre contre l&rsquo;ennemi &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur et contre la criminalit&eacute; de l&rsquo;int&eacute;rieur.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est-&agrave;-dire, qu&rsquo;on le veuille ou non, toute soci&eacute;t&eacute; repose sur un dispositif de la ma&icirc;trise&nbsp;: sur la force et la domination, et sur leur corr&eacute;lat, l&rsquo;exclusion. Ce principe signifie aussi que l&rsquo;on ne peut se contenter de condamner la haine, parce qu&rsquo;elle constitue une partie essentielle de l&rsquo;humain.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tA vouloir faire comme si cette dimension n&rsquo;avait plus cours &ndash; comme si elle s&rsquo;&eacute;vanouissait dans la g&eacute;n&eacute;ralisation des contrats et des n&eacute;gociations &ndash;, on ne fait que la d&eacute;placer, la disperser pour la rendre &agrave; la fois plus pr&eacute;sente et insaisissable. Ainsi, par exemple, la force polici&egrave;re ne se manifeste plus dans la r&eacute;pression, mais prend la forme d&rsquo;une surveillance perp&eacute;tuelle qui ach&egrave;ve d&rsquo;abolir le domaine priv&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&rsquo;antiracisme &eacute;tait donc bien fait pour s&rsquo;accorder avec le narcissisme mahom&eacute;tan, qui s&rsquo;exacerbe constamment, dans la mesure o&ugrave; on lui fait des concessions, consid&eacute;r&eacute;es &ndash; par leurs b&eacute;n&eacute;ficiaires &ndash; comme des signes de faiblesse et de veulerie.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tPlus l&rsquo;Homme Blanc cherche &agrave; expulser l&rsquo;expression du racisme, plus le mahom&eacute;tan se vautre dans sa posture de victime privil&eacute;gi&eacute;e. Plus le mahom&eacute;tan se montre mena&ccedil;ant, violent, plus la belle &acirc;me pointe vers le ch&ocirc;mage, le racisme, comme les pr&eacute;tendues causes, r&eacute;clamant qu&rsquo;on sacrifie de plus en plus nos conditions d&rsquo;existence.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tAinsi prend forme un couple qui s&rsquo;entretient dans une relation pathologique&nbsp;: l&rsquo;antiraciste oubliera qu&rsquo;il ne v&eacute;n&egrave;re &ldquo;l&rsquo;Autre&rdquo; que pour autant que celui-ci fait peser sur lui une menace de violence r&eacute;elle&nbsp;: criminalit&eacute; des &ldquo;quartiers&rdquo; et djihad mondial. On voit aussi se profiler, l&agrave;, un &ldquo;cycle de violence&rdquo; sur le plan &eacute;conomique&nbsp;: de plus en plus d&rsquo;immigr&eacute;s vivant sur les largesses de l&rsquo;&Eacute;tat, tandis que ce dernier se r&eacute;v&egrave;le de moins en moins capable d&rsquo;assurer la protection de ses citoyens, victimes des violences. Voire&nbsp;: l&rsquo;&Eacute;tat y a d&eacute;j&agrave; renonc&eacute;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tC&rsquo;est dire que les belles &acirc;mes s&rsquo;entretiennent en se faisant les esclaves de cette m&ecirc;me violence&nbsp;: l&agrave;, nous d&eacute;couvrons une face de cet &laquo;&nbsp;<em>&eacute;tat de floculation diffuse de la haine qui sature en nous l&rsquo;appel &agrave; la destruction de l&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;<\/em>&raquo;. La collusion entre la France et l&rsquo;islam promue au statut inconcevable de &ldquo;religion de paix et d&rsquo;amour&rdquo; ne peut se r&eacute;aliser que par le sacrifice du Juif, bouc &eacute;missaire responsable du mal.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tShmuel <a href=\"http:\/\/frblogs.timesofisrael.com\/la-fin-du-mensonge-sur-lantisemitisme\/\">Trigano<\/a>a parfaitement d&eacute;montr&eacute; comment on se h&acirc;te de proclamer &ldquo;Fran&ccedil;ais&rdquo; les djihadistes n&eacute;s sur le sol fran&ccedil;ais, tandis que l&rsquo;islam se voit syst&eacute;matiquement disculp&eacute;, &eacute;cart&eacute; de toute r&eacute;flexion&nbsp;; en parall&egrave;le, les Juifs sont d&eacute;nonc&eacute;s &ndash; par le biais de l&rsquo;antisionisme &ndash; comme &eacute;tant &eacute;trangers &agrave; toute valeur humaine.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<strong>Isra&euml;l&nbsp;: un point de r&eacute;sistance<\/strong><\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEnfin, s&rsquo;il existe une soci&eacute;t&eacute; qui se trouve oblig&eacute;e d&rsquo; &laquo;&nbsp;<em>assumer le v&eacute;cu de la haine dans ce qu&rsquo;elle peut avoir de plus br&ucirc;lant<\/em>&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est bien Isra&euml;l&nbsp;: ce pays, que la &ldquo;communaut&eacute; internationale&rdquo; ne cesse de vouloir dissoudre en le modelant &agrave; l&rsquo;image de son fantasme&nbsp;: &agrave; force de r&eacute;solutions hostiles pass&eacute;es &agrave; l&rsquo;ONU et, tout r&eacute;cemment, de votes parlementaires pour &ldquo;reconna&icirc;tre&rdquo; un &ldquo;&Eacute;tat palestinien&rdquo;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tBien entendu, ce &laquo;&nbsp;<em>v&eacute;cu de la haine&nbsp;<\/em>&raquo;, en Isra&euml;l, ne signifie aucunement qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une &ldquo;soci&eacute;t&eacute; de haine&rdquo;. A notre &eacute;poque, nous sommes devenus incapables d&rsquo;entendre une d&eacute;claration comme celle-ci, &eacute;nonc&eacute;e par le h&eacute;ros sublime Nicom&egrave;de (Corneille) au sujet de la reine corrompue et manipulatrice&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Ma g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; c&egrave;de enfin &agrave; sa haine&nbsp;<\/em>&raquo;.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn Isra&euml;l, il s&rsquo;agit d&rsquo;un peuple qui &eacute;prouve, de la mani&egrave;re la plus vive qui soit, &agrave; quel point son existence est mise dans la balance par la haine que lui vouent toutes les populations environnantes, et auxquelles les puissances occidentales pr&ecirc;tent leur concours le plus assidu.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tEn effet, Isra&euml;l repr&eacute;sente une soci&eacute;t&eacute; qui sait qu&rsquo;il suffirait qu&rsquo;elle baisse sa garde pour que l&rsquo;existence m&ecirc;me du peuple juif soit menac&eacute;e. Une soci&eacute;t&eacute; qui voit la vie comme valeur irrempla&ccedil;able, mais qui est pr&ecirc;te &agrave; la sacrifier, quand la p&eacute;rennit&eacute; de son peuple est en jeu.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tOn voit donc qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une nation qui r&eacute;unit et articule des valeurs apparemment incompatibles entre elles&nbsp;: la reconnaissance de ses origines dans une tradition plusieurs fois mill&eacute;naire, perception que vient soutenir l&rsquo;attachement &agrave; la famille&nbsp;; en m&ecirc;me temps, cet ancrage dans le pass&eacute; se double d&rsquo;un regard vers la modernit&eacute;, dans le go&ucirc;t de la recherche et de l&rsquo;innovation technologique&nbsp;; l&rsquo;amour de l&rsquo;humain et de la paix se joint au courage et &agrave; l&rsquo;inflexibilit&eacute; au combat contre l&rsquo;ennemi.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tDisons encore que l&rsquo;on mesure tous les jours combien les Isra&eacute;liens m&egrave;nent une vie intense et productive, <em>malgr&eacute;<\/em> l&rsquo;&eacute;tat de guerre continuel auquel on ne cesse de les confronter. L&rsquo;existence est ainsi un constant pari<sup>2<\/sup>&nbsp;: voil&agrave;, en effet, de quoi provoquer la rage de nos belles &acirc;mes&nbsp;!<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tIsra&euml;l inflige un d&eacute;menti cat&eacute;gorique au r&ecirc;ve auquel celles-ci tiennent tant&nbsp;: celui d&rsquo;une avanc&eacute;e sans entraves vers le Bien, vers l&rsquo;Harmonie, o&ugrave; l&rsquo;Autre ne sera jamais qu&rsquo;un mirage rassurant, autorisant ces esprits hautains &agrave; ignorer la haine qui n&rsquo;a jamais cess&eacute; de les habiter.<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNote&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>2 <\/sup>Nous reprenons, &agrave; notre mani&egrave;re, les conclusions de Jean-Claude Milner, dans son livre <em>Les Penchants criminels de l&rsquo;Europe d&eacute;mocratique<\/em>, notamment ce qu&rsquo;il appelle la structure de la &ldquo;quadruplicit&eacute;&rdquo; qu&rsquo;il attribue au nom Juif&nbsp;: l&rsquo;union de la rencontre avec l&rsquo;alt&eacute;rit&eacute; sexuelle (o&ugrave; le masculin doit traiter avec ce qui, en le f&eacute;minin, est de l&rsquo;ordre de l&rsquo;incessant, de l&rsquo;indomptable) et de la transmission (parents\/enfants).<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tNote&nbsp;:<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t<sup>1<\/sup>Jacques Lacan, <em>Le S&eacute;minaire, <\/em>Livre I,<em>Les &Eacute;crits techniques de Freud<\/em>, Paris, Seuil, &laquo;&nbsp;Le Champ freudien&nbsp;; Essais&nbsp;; Points&nbsp;&raquo;, 1998, p. 422.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Homme virtuel contre la haine&nbsp;(info # 012711\/14)[Analyse] &nbsp; Par Llewellyn Brown&copy; MetulaNewsAgency &nbsp; Une &laquo;&nbsp;civilisation de la haine&nbsp;&raquo;&nbsp;? &nbsp; Il y a peu de temps, nous avons critiqu&eacute;&nbsp;des d&eacute;veloppements faits par deux psychanalystes qui, s&rsquo;appuyant sur quelques passages de Jacques Lacan, se faisaient les relais de l&rsquo;id&eacute;ologie convenue concernant ce que l&rsquo;on appelle le &ldquo;racisme&rdquo;.&hellip;&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":19387,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[81,68,10,149,16,14,64,1],"tags":[],"class_list":["post-9829","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-bruxelles","category-encore","category-france","category-ilan-halimi","category-judaisme","category-paris","category-toulouse","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9829","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9829"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9829\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media\/19387"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9829"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9829"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9829"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}