{"id":9901,"date":"2014-12-12T00:34:43","date_gmt":"2014-12-12T00:34:43","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9901"},"modified":"2014-12-12T00:46:19","modified_gmt":"2014-12-12T00:46:19","slug":"sexe-drogue-et-bains-douches","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/sexe-drogue-et-bains-douches\/","title":{"rendered":"Sexe, drogue et Bains-Douches"},"content":{"rendered":"<div id=\"contTitre\">\n<p>\n\t\tLivre : sexe, drogue et Bains-Douches<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t\tL&#39;ancien patron de discoth&egrave;que mythique raconte ses ann&eacute;es de f&ecirc;tes, de stars et d&#39;exc&egrave;s dans un r&eacute;cit hallucinant.<\/p>\n<p>\n\t\tPierre Vavasseur&nbsp;<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"contTexte\">\n<p>\n\t\tLes illusions perdues&nbsp;sont toujours fascinantes. Surtout quand elles ont approch&eacute; le firmament. Hubert Boukobza en sait quelque chose. Aujourd&#39;hui &agrave; 64&nbsp;ans, l&#39;ancien &laquo;&nbsp;petit juif pied-noir de Tunis&nbsp;&raquo; devenu dans les ann&eacute;es 1980 le prince des nuits parisiennes dans son club des Bains-Douches, rue du Bourg-l&#39;Abb&eacute; dans le Marais, qui devrait &ecirc;tre bient&ocirc;t un h&ocirc;tel de luxe, vit dans un deux-pi&egrave;ces et touche 750 &euro; de retraite mensuelle.<\/p>\n<div>\n<div id=\"Ads_1278\">\n<div id=\"sas_1278\">\n\t\t\t\t<span>Soit, raconte-t-il en pr&eacute;face de son hallucinant livre de souvenirs, &laquo;&nbsp;Dix mille et une nuits&nbsp;&raquo;*, ce qu&#39;il d&eacute;pensait chaque matin en livres d&#39;art dans une librairie parisienne. Demeures plus somptueuses les unes que les autres, bonnes fortunes sexuelles avec des cr&eacute;atures &eacute;blouissantes, tours du monde en jet priv&eacute; et paradis artificiels &agrave; gogo dont 5&nbsp;g de coca&iuml;ne par jour, avec passage par la case prison, Boukobza, qui a commenc&eacute; en rachetant une &agrave; une les gargotes &agrave; touristes du quartier Saint-Michel, a tutoy&eacute; les stars de la galaxie V I P, de&nbsp;<\/span><a href=\"http:\/\/actualites.leparisien.fr\/grace+jones.html\">Grace Jones<\/a><span>&nbsp;&agrave;&nbsp;<\/span><a href=\"http:\/\/actualites.leparisien.fr\/robert+de+niro.html\">Robert De Niro<\/a><span>&nbsp;en passant par&nbsp;<\/span><a href=\"http:\/\/actualites.leparisien.fr\/jack+nicholson.html\">Jack Nicholson<\/a><span>, Prince, Bowie et plus tard Mohamed al-Fayed et Jean-Luc Delarue avec qui il sera associ&eacute;. Ce ne sont d&eacute;sormais que poussi&egrave;res d&#39;&eacute;toiles. Plongez dans les grands Bains, vous ne le regretterez pas&#8230;<\/span><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<p>\n\t\t<br \/>\n\t\t<strong>Ne pas parler &agrave; Prince.<\/strong>&nbsp;Le Kid de Minneapolis &eacute;tait un habitu&eacute; des Bains. Sa sp&eacute;cialit&eacute;, raconte Boukobza, &eacute;tait d&#39;arriver sans pr&eacute;venir au coeur de la nuit, &laquo;&nbsp;1,50 m sur talonnettes, poudr&eacute;, en combi de satin mauve ou body noir &agrave; galons dor&eacute;s [&#8230;], des yeux de faon sur une barbiche de vizir&nbsp;&raquo;, tandis que ses musiciens installaient leur mat&eacute;riel sur sc&egrave;ne. La rumeur d&#39;un concert priv&eacute; faisait alors le tour de Paris &agrave; la vitesse d&#39;une tra&icirc;n&eacute;e de poudre blanche, mais Prince ne se d&eacute;p&ecirc;chait pas et pouvait soit ne jamais appara&icirc;tre, soit se produire enfin &agrave; 5&nbsp;heures du matin. L&#39;auteur dit aussi comment l&#39;auteur de la BO de &laquo;&nbsp;Purple Rain&nbsp;&raquo; n&#39;acceptait jamais qu&#39;on lui adresse la parole en premier.<\/p>\n<p>\t\t<strong>Robert De Niro, papa poule.<\/strong>&nbsp;La premi&egrave;re fois que De Niro a franchi le seuil des Bains, le patron des lieux est venu &agrave; lui en lui disant qu&#39;il avait ador&eacute; &laquo;&nbsp;Casino&nbsp;&raquo;, le film qu&#39;il venait de tourner avec Martin Scorsese. &laquo;&nbsp;&Ccedil;a&#8230; c&#39;&eacute;tait&nbsp;l&#39;erreur, &eacute;crit-il. [&#8230;] Sa r&eacute;action m&#39;a glac&eacute; [&#8230;] je venais de lui d&eacute;clarer que son film &eacute;tait g&eacute;nial et il m&#39;a r&eacute;pondu par une moue &mdash; cette fa&ccedil;on de plisser la gueule avant de regarder par-dessus mon &eacute;paule [&#8230;]. En le voyant me tourner le dos, j&#39;ai pens&eacute;&nbsp;: Hubert, tu viens de faire une connerie.&nbsp;&raquo; Mais &laquo;&nbsp;Bobby&nbsp;&raquo; est revenu et Boukobza l&#39;a cette fois compliment&eacute; pour ses&#8230; boutons de manchette. Et l&agrave;, bingo. D&eacute;but d&#39;une longue amiti&eacute;. Et lorsque l&#39;acteur lui rendait de nouveau visite, c&#39;&eacute;tait pour prendre Hubert &agrave; part et lui parler de ses enfants. Comment les &eacute;lever ? De Niro apportait m&ecirc;me leurs bulletins scolaires !<\/p>\n<p>\t\t<strong>Grace Jones s&#39;incruste<\/strong>.&nbsp;Tant qu&#39;&agrave; &ecirc;tre une diva, autant &ecirc;tre &agrave; la hauteur de sa r&eacute;putation. Boukobza raconte comment il a lanc&eacute; un village chic sur les hauteurs de Tanger en puisant les people dans sa client&egrave;le. Parmi eux, Grace Jones qui mettait cinq heures pour se pr&eacute;parer &agrave; la simple perspective d&#39;un d&icirc;ner. &laquo;&nbsp;Tout devait &ecirc;tre tip-top, chaque resto, chaque portion, la serviette, le service, la baignoire [&#8230;] pour cette souveraine, qui nous a salu&eacute;s des deux bras [&#8230;] sans laisser un&nbsp;cent&nbsp;pour le personnel apr&egrave;s s&#39;&ecirc;tre tap&eacute; l&#39;incruste trois semaines.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\t\t<strong>Jack Nicholson s&#39;empiffre.<\/strong>&nbsp;La vedette de &laquo;&nbsp;Vol au-dessus d&#39;un nid de coucou&nbsp;&raquo; a fait au patron des Bains l&#39;une des plus fortes impressions. &laquo;&nbsp;Le type m&ecirc;me du g&eacute;nie qui kiffe la vie.&nbsp;&raquo; A commencer par la nourriture. &laquo;&nbsp;Quand Jack me retrouvait &agrave; Paris [&#8230;], il me parlait de ce qu&#39;il venait de manger [&#8230;]. Nicholson d&eacute;jeune et d&icirc;ne deux fois, en le vivant, puis en te le racontant, sans rien omettre. Avec le sang, la graisse, la sauce [&#8230;]. Chaque menu est une sc&egrave;ne d&#39;anthologie et ce Pantagruel d&#39;outre-Atlantique ne se d&eacute;pla&ccedil;ait jamais sans une horde de quinze &agrave; vingt convives.&nbsp;&raquo;<\/p>\n<p>\t\t* &laquo;&nbsp;Dix mille et une nuits&nbsp;&raquo;&nbsp;d&#39;Hubert Boukobza, avec Jean-Fran&ccedil;ois Kerv&eacute;an, Ed. Robert Laffont, 298&nbsp;pages, 20 &euro;.<\/p>\n<p>\n\t\thttp:\/\/www.leparisien.fr\/livres\/livre-sexe-drogue-et-bains-douches-07-12-2014-4354471.php<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Livre : sexe, drogue et Bains-Douches &nbsp; &nbsp; L&#39;ancien patron de discoth&egrave;que mythique raconte ses ann&eacute;es de f&ecirc;tes, de stars et d&#39;exc&egrave;s dans un r&eacute;cit hallucinant. Pierre Vavasseur&nbsp; Les illusions perdues&nbsp;sont toujours fascinantes. 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