{"id":9921,"date":"2014-12-16T01:27:16","date_gmt":"2014-12-16T01:27:16","guid":{"rendered":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/?p=9921"},"modified":"2014-12-16T00:50:29","modified_gmt":"2014-12-16T00:50:29","slug":"radhi-meddeb-les-maladies-de-leconomie-tunisienne-et-leurs-remedes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/harissa.com\/news-wp\/radhi-meddeb-les-maladies-de-leconomie-tunisienne-et-leurs-remedes\/","title":{"rendered":"Radhi Meddeb: Les maladies de l&rsquo;\u00e9conomie tunisienne et leurs rem\u00e8des"},"content":{"rendered":"<p>\n\tRadhi Meddeb: Les maladies de l&#39;&eacute;conomie tunisienne et leurs rem&egrave;des<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\t&nbsp;<\/p>\n<p>\n\tL&#39;&eacute;conomiste Radhi Meddeb fait un &eacute;tat des lieux de l&#39;&eacute;conomie tunisienne et propose des pistes pour sortir de la crise et relancer la machine de production.<\/p>\n<p>\n\tEntretien r&eacute;alis&eacute; par&nbsp;Mohsen Ma&acirc;touk<\/p>\n<p>\n\tKapitalis : Quels sont les grands &eacute;quilibres macro&eacute;conomiques qu&#39;une &eacute;conomie doit respecter pour &ecirc;tre saine ou, au moins, viable ?<\/p>\n<p>\n\tRadhi Meddeb: Ces grands &eacute;quilibres sont:<\/p>\n<p>\n\t&#8211; l&#39;&eacute;quilibre budg&eacute;taire : cela signifie ne pas d&eacute;penser plus que les revenus collect&eacute;s par l&#39;Etat;<\/p>\n<p>\n\t&#8211; l&#39;&eacute;quilibre de la balance commerciale: dans les &eacute;changes de biens commerciaux avec l&#39;ext&eacute;rieur, les exportations doivent &ecirc;tre d&#39;un niveau &eacute;quivalent &agrave; celui des importations ;<\/p>\n<p>\n\t&#8211; l&#39;&eacute;quilibre de la balance des paiements : c&#39;est la balance des flux financiers entre le pays et l&#39;ext&eacute;rieur.<\/p>\n<p>\n\tEn plus des biens &eacute;chang&eacute;s, et au-del&agrave; de la balance commerciale, cette balance int&egrave;gre le commerce des services (tourisme, assurances internationales, etc.), les transferts de capitaux et les flux financiers que tous les r&eacute;sidents d&#39;un pays entretiennent avec ceux du reste du monde&#8230;<\/p>\n<p>\n\tCes &eacute;quilibres th&eacute;oriques souhaitables sont rarement respect&eacute;s par un pays d&eacute;termin&eacute;, quel qu&#39;il soit. Des marges de man&oelig;uvre sont admises ou tol&eacute;r&eacute;es qui donnent aux responsables en charge de la conduite des politiques &eacute;conomiques quelque souplesse, sans pour autant d&eacute;passer certaines lignes rouges.<\/p>\n<p>\n\tA titre d&#39;exemple, pour l&#39;&eacute;quilibre budg&eacute;taire, il est commun&eacute;ment accept&eacute; que les recettes de l&#39;Etat soient inf&eacute;rieures aux d&eacute;penses dans une limite de l&#39;ordre de 10 &agrave; 15% du budget. Ce dernier est alors compl&eacute;t&eacute; par des ressources d&#39;emprunt.<\/p>\n<p>\n\tO&ugrave; en est l&#39;&eacute;conomie tunisienne actuellement par rapport &agrave; ces exigences?<\/p>\n<p>\n\tEn Tunisie, aujourd&#39;hui, les recettes propres de l&#39;Etat repr&eacute;sentent moins de 70% des d&eacute;penses avec un d&eacute;ficit avant recours &agrave; l&#39;emprunt qui d&eacute;passe le taux alarmant de 30%.<\/p>\n<p>\n\tIl y a l&agrave; une insuffisance des recettes de l&#39;Etat inf&eacute;rieure de 20% &agrave; ce qu&#39;elles devraient &ecirc;tre, soit, en valeur absolue, un montant variant entre 4 et 6 milliards de dinars, sans pour autant atteindre l&#39;&eacute;quilibre budg&eacute;taire&#8230;<\/p>\n<p>\n\tA titre de rappel et sans en faire l&#39;apologie, le d&eacute;ficit budg&eacute;taire &eacute;tait, jusqu&#39;en 2010, limit&eacute; &agrave; 1% du PIB, soit 4% du budget. Aujourd&#39;hui on en est &agrave; 20% du budget, soit un approfondissement de plus de 5 fois du d&eacute;ficit budg&eacute;taire.<\/p>\n<p>\n\tPour ce qui est du d&eacute;ficit de la balance commerciale, il correspond &agrave; la diff&eacute;rence entre importations et exportations. Notre balance commerciale structurellement et historiquement d&eacute;ficitaire. Le taux de couverture des nos importations par nos exportations a toujours &eacute;t&eacute; de l&#39;ordre de 80%. Depuis 2011, ce taux de couverture n&#39;a cess&eacute; de se d&eacute;grader. Les derni&egrave;res statistiques le situent autour de 65%.<\/p>\n<p>\n\tLe d&eacute;ficit commercial atteint aujourd&#39;hui en Tunisie, en valeur absolue, plus de 12 milliards de dinars pour les 10 premiers mois de 2014, et les autorit&eacute;s s&#39;attendent pour l&#39;ensemble de l&#39;ann&eacute;e &agrave; un d&eacute;ficit global sup&eacute;rieur &agrave; 14 milliards de dinars.<\/p>\n<p>\n\tLes rentr&eacute;es insuffisantes du tourisme mais aussi le recul des investissements directs &eacute;trangers font que nos besoins en ressources ext&eacute;rieures (emprunts) deviennent de plus en plus importants, nous amenant &agrave; rechercher annuellement entre 7 et 8 milliards de dinars en emprunts ext&eacute;rieurs.<\/p>\n<p>\n\tDans ce contexte, la dette ext&eacute;rieure est pass&eacute;e de 39% du PIB en 2010 &agrave; 53% aujourd&#39;hui.<\/p>\n<p>\n\tPar o&ugrave; commencer? Quel est le chantier le plus urgent?<\/p>\n<p>\n\tL&#39;urgence des urgences est de remettre le pays au travail. La culture du travail a subi ces derni&egrave;res ann&eacute;es (et on peut m&ecirc;me dire &laquo;pour ces derni&egrave;res g&eacute;n&eacute;rations&raquo;) une tr&egrave;s grave d&eacute;gradation.<\/p>\n<p>\n\tLes gens qui s&#39;&eacute;vertuent &agrave; travailler et &agrave; fournir des efforts sont souvent pris pour des idiots et des demeur&eacute;s, parce qu&#39;ils n&#39;auraient pas compris le syst&egrave;me D (entendre par l&agrave; tous les moyens, ceux qui sont l&eacute;gaux et ceux qui le sont moins pour se faire de l&#39;argent sans fournir le moindre effort).<\/p>\n<p>\n\tPour revenir &agrave; notre balance commerciale, pourquoi est-elle si d&eacute;ficitaire? Parce ce que nous n&#39;exportons pas assez&#8230; Pourquoi? Parce que nous ne produisons pas assez.. Pourquoi? Parce que nous ne travaillons pas assez&#8230;<\/p>\n<p>\n\tLe deuxi&egrave;me chantier important consiste &agrave; remettre le pays en conformit&eacute; avec la loi. En Tunisie, nous avons un arsenal juridique respectable, aussi complexe que complet. Malheureusement, il ne s&#39;applique pas &agrave; tout le monde. Et les exemples de ce manque de respect de la loi ne manquent pas.<\/p>\n<p>\n\tTroisi&egrave;me chantier important : il faut engager toutes les r&eacute;formes structurelles dont le pays a besoin et qui ne porteront leurs fruits qu&#39;&agrave; moyen et long terme.<\/p>\n<p>\n\tPouvons-nous dire que, quelle que soit la forme du prochain gouvernement (ind&eacute;pendant et technocrate ou politique avec un programme commun consensuel), son succ&egrave;s ou son &eacute;chec d&eacute;pendra largement de sa capacit&eacute; &agrave; mobiliser une vaste adh&eacute;sion sociale &agrave; son programme?<\/p>\n<p>\n\tAbsolument. Pour engager tous ces chantiers, il faut mobiliser toutes les parties-prenantes de la soci&eacute;t&eacute;, leur donner des raisons d&#39;esp&eacute;rer et d&#39;attendre des lendemains meilleurs et d&#39;en faire de vrais alli&eacute;s dans une oeuvre de salut national, sur la voie de la transformation &eacute;conomique, politique et culturelle du pays&#8230;<\/p>\n<p>\n\tQuelles solutions pr&eacute;conisez-vous pour la r&eacute;duction ou l&#39;inclusion au moins partielle de l&#39;&eacute;conomie informelle dans les circuits de l&#39;&eacute;conomie officielle?<\/p>\n<p>\n\tLe secteur dit &laquo;&eacute;conomie informelle&raquo; ou &laquo;commerce parall&egrave;le&raquo; recouvre des r&eacute;alit&eacute;s tr&egrave;s diverses : cela va du petit marchand &agrave; la sauvette qui trimbale quelques caisses en carton, rue Charles-de-Gaulle ou place Barcelone &agrave; Tunis, au petit paysan qui se rend en ville deux fois par semaine vendre deux coqs et trois poulets, mais cela va surtout au trafiquant de grande envergure qui ram&egrave;ne les marchandises de contrebande par containers entiers et qui corrompt les services des douanes et du contr&ocirc;le, mais aussi aux contrebandiers sur les fronti&egrave;res qui mettent quotidiennement en p&eacute;ril leurs vies et celles des autres en prenant des risques consid&eacute;rables, en rapport avec les gains non moins consid&eacute;rables qu&#39;ils peuvent tirer de cette activit&eacute;&#8230;<\/p>\n<p>\n\tToutes ces cat&eacute;gories ne peuvent pas &ecirc;tre trait&eacute;es de la m&ecirc;me mani&egrave;re. Il faut donc un traitement cat&eacute;gorie par cat&eacute;gorie.<\/p>\n<p>\n\tComment ma&icirc;triser l&#39;inflation qui est pass&eacute;e de 3,5% en 2010 &agrave; 6% actuellement?<\/p>\n<p>\n\tL&#39;inflation est un cancer qui ronge le pouvoir d&#39;achat des citoyens et surtout des cat&eacute;gories faibles et vuln&eacute;rables.<\/p>\n<p>\n\tQuelles en sont les causes principales? On en citera :<\/p>\n<p>\n\t&#8211; les d&eacute;fauts d&#39;approvisionnement du march&eacute; ;<\/p>\n<p>\n\t&#8211; les d&eacute;fauts du contr&ocirc;le &eacute;conomique (peurs des contr&ocirc;leurs, pratiques de corruption, etc.)<\/p>\n<p>\n\t&#8211; la faiblesse de la production&#8230;<\/p>\n<p>\n\tEncore une fois, nous retrouvons, au centre de nos pr&eacute;occupations, le n&eacute;cessaire retour de tous au travail, le n&eacute;cessaire rel&egrave;vement de la productivit&eacute;, bref, la r&eacute;habilitation des valeurs du travail, de l&#39;engagement et de la discipline.<\/p>\n<p>\n\tL&#39;Etat doit-il conserver son monopole sur certains secteurs strat&eacute;giques et lesquels ?<\/p>\n<p>\n\tIl faut continuer &agrave; pr&eacute;server le service public et &agrave; lui assurer les meilleures conditions d&#39;exercice. Mais, en m&ecirc;me temps, l&#39;Etat n&#39;a plus, aujourd&#39;hui, les moyens (ni financiers, ni techniques ni m&ecirc;me humains) pour continuer &agrave; r&eacute;pondre de mani&egrave;re satisfaisante &agrave; l&#39;augmentation de la demande en services publics.<\/p>\n<p>\n\tA titre d&#39;exemple, le transport ferroviaire est aujourd&#39;hui 5 &agrave; 10 fois moins co&ucirc;teux que celui routier par camions ou par camionnettes (404 b&acirc;ch&eacute;es). Le transport par rails est de loin le plus &eacute;conomique et le plus &eacute;cologique.<\/p>\n<p>\n\tLa SNCFT, entreprise publique en charge du transport ferroviaire, ne peut pas, &agrave; elle seule, faire face &agrave; tous les probl&egrave;mes du secteur. Elle ne peut en aucun cas assurer l&#39;exploitation du service public, la maintenance des installations et des &eacute;quipements et, en m&ecirc;me temps, le d&eacute;veloppement du r&eacute;seau. Pourquoi ne pas envisager dans ces conditions la s&eacute;paration de la propri&eacute;t&eacute; du rail de son exploitation?<\/p>\n<p>\n\tLe rail est une infrastructure structurante, ch&egrave;re &agrave; construire et qui rel&egrave;ve de la responsabilit&eacute; de l&#39;Etat, alors que le transport des marchandises et des personnes est une activit&eacute; concurrentielle d&eacute;j&agrave; ouverte &agrave; d&#39;autres op&eacute;rateurs.<\/p>\n<p>\n\tPourquoi faire supporter &agrave; la SNCFT la charge des choix de la politique sociale du gouvernement &agrave; travers des tarifs en dessous des co&ucirc;ts de production de l&#39;entreprise?<\/p>\n<p>\n\tPourquoi ne pas ouvrir l&#39;usage du rail &agrave; d&#39;autres op&eacute;rateurs &eacute;conomiques qui pourraient en am&eacute;liorer les taux d&#39;utilisation sans pour autant remettre en cause le r&ocirc;le de service public d&eacute;volu &agrave; la SNCFT?<\/p>\n<p>\n\tVoil&agrave; quelques unes des questions que l&#39;on devrait se poser, sans apriori id&eacute;ologique et sans remise en cause du r&ocirc;le de l&#39;Etat, pour une n&eacute;cessaire dynamisation de nos entreprises publiques et une meilleure rentabilisation de nos infrastructures.<\/p>\n<p>\n\tLa Steg, un des fleurons de notre &eacute;conomie, mais d&#39;autres grandes entreprises publiques &eacute;galement (Sonede, Onas, Tunisair, OTC&#8230;) connaissent actuellement des vagues de d&eacute;part &agrave; la retraite de leur personnel d&#39;encadrement et de direction, sans que la rel&egrave;ve n&#39;ait &eacute;t&eacute; assur&eacute;e et encore moins pr&eacute;par&eacute;e. Cela est le r&eacute;sultat d&#39;une mauvaise politique publique dans les ann&eacute;es 80 qui avait frein&eacute; les recrutements toutes cat&eacute;gories confondues.<\/p>\n<p>\n\tSi on ajoute &agrave; cela la situation financi&egrave;re difficile de la plupart des entreprises publiques, on peut craindre qu&#39;elles ne soient plus en mesure de continuer &agrave; r&eacute;pondre de mani&egrave;re satisfaisante &agrave; l&#39;augmentation de la demande en services publics.<\/p>\n<p>\n\tEn conclusion, je dirai que nous n&#39;avons plus d&#39;autre choix que de mettre en place des partenariats public\/priv&eacute;, mais pour cela il faut que l&#39;Etat soit fort et comp&eacute;tent pour piloter convenablement ces partenariats, n&eacute;gocier au mieux la r&eacute;partition des risques entre le public et le priv&eacute;, ma&icirc;triser les solutions techniques qui lui sont propos&eacute;es, imposer des normes de qualit&eacute; de services &agrave; respecter par tous, sinon les pertes seraient publiques et le profit serait priv&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tNe doit-on pas chercher de nouvelles niches d&#39;emplois, notamment avec le syst&egrave;me de l&#39;&eacute;conomie sociale et solidaire (ESS)?<\/p>\n<p>\n\tOui, absolument. L&#39;Etat ne peut plus prendre en charge, aujourd&#39;hui, beaucoup des besoins sociaux des populations, surtout au niveau local (dans la proximit&eacute;) comme les jardins d&#39;enfants, les cr&egrave;ches, les asiles, les maisons de retraite, etc. Dans le m&ecirc;me sens, le secteur priv&eacute; ne trouverait pas n&eacute;cessairement son compte &agrave; d&eacute;velopper de telles activit&eacute;s.<\/p>\n<p>\n\tIl revient aux populations locales de s&#39;organiser, de se prendre en charge, et de mettre en place de tels services de proximit&eacute; sur une base de partage des co&ucirc;ts. Cette mani&egrave;re de faire (que les Am&eacute;ricains appellent &laquo;Non Profit Organizations&raquo;) r&eacute;pond aux besoins des populations locales et cr&eacute;e des emplois.<\/p>\n<p>\n\tCes gisements d&#39;emplois sont immenses, estim&eacute;s &agrave; 10% des nouveaux emplois en France et &agrave; 24% dans les pays scandinaves.<\/p>\n<p>\n\tLa contribution de cette &eacute;conomie sociale et solidaire en Tunisie repr&eacute;sente, aujourd&#39;hui, de 1% du PIB (mutuelles, coop&eacute;ratives de services, associations&#8230;). Nous pourrions raisonnablement viser 5% &agrave; moyen terme.<\/p>\n<p>\n\tEn aucun cas, l&#39;ESS n&#39;est destin&eacute;e &agrave; remplacer ni le secteur public ni le secteur priv&eacute;. Il s&#39;agit de ce que l&#39;on appelle, en Allemagne, le &laquo;tiers secteur&raquo;.<\/p>\n<p>\n\tDans quelle mesure, la conjoncture r&eacute;gionale (Maghreb-M&eacute;diterran&eacute;e) ou internationale peut-elle aider &agrave; am&eacute;liorer ou aggraver la situation de tunisienne?<\/p>\n<p>\n\tL&#39;environnement de la Tunisie est aujourd&#39;hui adverse. Il est fait de d&eacute;sordre politique et s&eacute;curitaire au Sud et de crise &eacute;conomique au Nord. Partout, cela d&eacute;bouche sur des crises morales, sur le doute et le repli sur soi. Pourtant, ma conviction est grande que notre destin est entre nos mains et qu&#39;il est commun pour l&#39;ensemble de la r&eacute;gion. Il passe par plus de solidarit&eacute; et plus de proximit&eacute;, mais &eacute;galement par plus de compl&eacute;mentarit&eacute;.<\/p>\n<p>\n\tL&#39;int&eacute;gration &eacute;conomique la r&eacute;gion du Maghreb arabe est encore trop faible. Le commerce intra-r&eacute;gional est en-de&ccedil;&agrave; du niveau de d&eacute;veloppement des pays et des espoirs de leurs populations.<\/p>\n<p>\n\tLa raison nous commande &agrave; tous de faire en sorte que cela change au service de nos populations et surtout des plus jeunes d&#39;entre elles.<\/p>\n<p>\n\t<a href=\"http:\/\/www.kapitalis.com\/kapital\/26003-radhi-meddeb-les-maladies-de-l-economie-tunisienne-et-leurs-remedes.html?device=xhtml\">Radhi Meddeb: Les maladies de l&#39;&eacute;conomie tunisienne et leurs rem&egrave;des<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Radhi Meddeb: Les maladies de l&#39;&eacute;conomie tunisienne et leurs rem&egrave;des &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; L&#39;&eacute;conomiste Radhi Meddeb fait un &eacute;tat des lieux de l&#39;&eacute;conomie tunisienne et propose des pistes pour sortir de la crise et relancer la machine de production. 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