Share |

Retour sur les arrestations des rabbins Yaakov Yossef et Dov Lior par Anita Varden et Raphaëlle Elkrief

 

L’interpellation du rabbin Yaakov Yosef pour incitation au racisme et à la violence dimanche 3 juillet 2011, faisant suite à celle du rabbin Dov Lior quelques jours auparavant pour les mêmes motifs, a fait couler beaucoup d’encre. Guysen a recueilli l’analyse de Alain Zvi Haas membre du parti National Religieux, spécialiste du sionisme religieux et régulièrement invité à débattre dans l’émission « 30 minutes pour convaincre » sur Guysen TV.

 

 

Les deux rabbins avaient été interpellés vigoureusement, selon leurs dires, car l’un comme l’autre avaient refusé de se présenter spontanément à l’antenne de police pour y être interrogés sur leur soutien au « Torah Hamelech » (la Torah du Roi), un tract religieux justifiant le meurtre de goyim (non-Juifs) avec l’assentiment de la Halakha (la Loi juive).

L’auteur de cet écrit très controversé, le rabbin Yizhak Shapira, ainsi qu’un autre de ses soutiens, le rabbin Yitzhak Ginsburg, avaient été interrogés quelque temps auparavant.

L’arrestation du rabbin Dov Lior avait donné lieu à d’intenses manifestations à Jérusalem, où plusieurs centaines de ses fidèles avaient bloqué la circulation et brûlé des pneus sur l’autoroute Tel-Aviv – Jérusalem en signe de protestation.

Les rabbins Yosef et Dov Lior s’étaient déclarés persécutés, brutalisés par la police, et avaient argué du fait que la police n’a pas à enquêter sur un texte religieux.

Pour Alain Zvi Haas, « il n’est pas normal que deux rabbins convoqués par la police ne se présentent pas car nous sommes des gens respectueux des lois ».

« Je n’ai pas lu ce livre qui fait polémique », précise-t-il, « mais il semblerait que le rabbin ait dit qu’en cas de guerre il était autorisé de tuer des non-Juifs ».

« Mais l’attitude des policiers n’est pas justifiée », ajoute-t-il. « Il n’est pas normal qu’ils les arrêtent en pleine rue. Ils ont eu plus d’égard pour quelqu’un comme Ehud Olmert (l’ancien Premier ministre notamment accusé de corruption, ndlr). »

D’autre part, « si l’on veut arrêter des gens pour un délit d’opinion, il faut les arrêter, mais pourquoi, dans ce cas, ne pas arrêter le professeur Nir à Beer Sheva qui invite les Israéliens à agresser les habitants de Judée et Samarie ? Ou le député Tibi, qui appelle à la violence contre Israël ? », ajoute-t-il.

« Les rabbins ne sont pas au-dessus des lois », insiste M. Haas, « mais Israël étant un Etat de droit, il ne saurait y avoir deux poids et deux mesures », assure-t-il en guise de conclusion.

Options d'affichage des commentaires

Sélectionnez la méthode d'affichage des commentaires que vous préférez, puis cliquez sur « Enregistrer les paramètres » pour activer vos changements.

Nous ne pouvons que féliciter les sages qui n ont pas peur de dire ce qui est pourtant tellement logique et qui frappe les esprits faibles

Publier un nouveau commentaire

Contenu Correspondant