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Chochana et les vieillards, par Bernard Sberro

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Selon Jean-Paul Sartre « Le Tintoret naît dans une ville bouleversée ; il a respiré l’inquiétude vénitienne , elle le ronge , il ne sait peindre qu’elle … »

Notre « Nouvelle Suzanne » ne semble pas manifester la moindre angoisse devant le regard concupiscent des vieillards ; sa sérénité doit avoir pour origine cette distance qu’elle semble prendre devant un siècle naissant , plein d’inquiétude certes , mais aussi annonciateur d’un

« Monde Nouveau »

Aussi , à l’instar de Vélasquez dans « Les Ménines » , la présence soudaine d’un troisième personnage ( peut-être le peintre lui-même ) , malgré ses lunettes noires qui devraient l’empêcher de voir tant de couleur , permet d’instaurer cette atmosphère de confiance inattendue .

Bernard Sberro


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