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Akko, par Bernard Sberro

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C’était un paysage comme on rêve parfois de s’y être trouvé un jour, dans un sommeil si profond qu’on s’attend à ce qu’il n’en reste rien en mémoire au réveil

Des couleurs combien éloignées de la réalité du moment, des contrastes si harmonieux qu’il ne devient possible de les imaginer que sur une autre planète

Et cette planète si décriée pourtant n’est rien d’autre que notre terre ancestrale, celle des bords de mer où se côtoient pêcheurs et cosmonautes, rêveurs de chaque jour qui se lève

Les voitures s’accommodent si bien des vieilles embarcations, les arabes des israéliens, le ciel de la mer, l’homme de sa femme

Parfois un croisé ou un chef militaire s’y est aventuré ; il s’y est naturellement fracassé le visage et s’en est retourné chez lui, nul

Et elle elle a traversé les siècles, si fidèle à elle-même

Bernard Sberro


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