ICI RADIO ZOKRA….qui émet sur TV NINO….
La lune et le soleil.
La lune nous a tjs apparue belle avec son sourire d’argent.
Elle avait ses adeptes, certes pas nombreux mais ils aimaient
Parfois en solitaire, en duo ou en groupe s’asseoir, non pas pour un rite particulier mais pour le silence de cette plage sous la nuit de nos étés.
Fuyant, l’invasion des plages très animées ou le soleil ardent.
Tous les goulettois n’étaient pas bronzés en été, ils gardaient leur teint mat celui de l’hiver.
Les goulettois de la lune aimaient s’asseoir, un poste de radio posé à même le sable pour écouter tranquillement leurs chansons préférés sortis de RMC.
En observant le large grâce à ce long rayon de lune qui se reflétait sur l’eau. d’autres en duo, s’évadaient avec leur copine, afin d’apprécier leur intimité.
Un couple fut surpris au sortir d’une barque retourné. Un vague intempestive nous le fit découvrir à nos yeux ébahis.
Matou z’al aimait jouer sous le clair de Lune.
L’inspiration, sous la lune, donnait à ses chansons une autre dimension.
D’où que nous étions tous transportés là ba.....
Oui… Oui …OuIII.
Elle nous attend,
La vieille assise confortablement
Sur
son divan d’apparat….
Elle nous guette patiemment…
Elle qui sait attendre, elle si patiente
Elle surveillante guettant épiant
Le moindre tremblement,
Le moindre frémissement,
De nos lévres ; de nos mains
Le petit rien qui viendra
Nous dire…Je suis la VIEILLESSE.
Oui… Oui …OuIII.
Elle nous attend,
La vieille assise confortablement
Sur son divan d’apparat….
9 heures, c’est l’heure du coup du fil. Le rituel, immuable
Celui de la critique.
‘…Allo…Bébert… ?’
L’entrée en matière pour que la matinée soit bonne.
‘…Dis moi…. ?’
Il y avait tjs qq chose à lui dire même si je n’avais rien à dire.
‘…Tu penses que… !’
J’ai omis souvent de penser, sauf pour ma femme et mes enfants..
‘…Comment se fait t’il…. ?’
Oui comment se fait t’il que j’ai pu penser à ce qui me tracasse l’esprit
Depuis ce fameux jour….
‘…Que tu as n’a pas souhaité…. !
Des souhaits, auxquels je n’ai pas pensé,
que j’ai oublié de souhaiter, parce
Que mon esprit était ailleurs…
‘…Bon anniversaire à…. !
Oui bon anniversaire à celui qui ne m’a jamais parlé…Qui est sorti de ma mémoire comme moi je suis sorti de la sienne…
‘…Au fils de…. !
Au fils de… ! De qui, de quoi, quel fils ou fille qui n’est jamais venu m’embrasser lors d’une fête…!’
‘…Non maman, pardon, je n’ai pas les dates d’anniversaire de tous ceux et celles qui m’ont ignorés, même la mienne, je l’ai oublié et je ne me souhaite même pas ‘…Bon anniversaire Albert… !’ Alors, pour les autres….Pardon…
J’ai eu la chance d’avoir à un tournant de mon chez moi une syna.
Celle qu’on désignait par LA SYNAGUOGE DE L HOPITAL et qui a changé
De nom depuis.
Lorsque j’ai habité Charenton, la syna de MADAME SAADA était aussi
A qqs pas de chez moi, à la RUE DES BORDEAUX….Puis au THEATRE MUNICIPALE DE CHARENTON et ensuite au gymnase de la même ville.
A MAISONS-Alfort, il n’y avait rien sauf à Créteil.
Puis mon beau frère avec la complicité d’amis a ouvert une syna pas très loin de chez moi. La syna se trouve à présent a porté de mains.
Je me souviens de ces vendredis et samedi matins soir à la Goulette où le chemech venait frapper à ma porte pour compléter un minian. Le quorum de 10 personnes.
Il n’y avait pas assez de membres et la plupart d’entre eux venaient de l’O.S.E. des vieux, souvent malades, grabataires.
La rareté des membres donnait un aperçu de la défection des juifs, déjà.
Aujourd’hui, je suppose que cette syna de la Goulette peine encore plus
A trouver un minian.
Puis un jour, il n’y aura plus personne. Hélas. La syna deviendra alors, un lieu de visite touristique.
Je reviens de la syna BET MYRIAM….De Maisons-Alfort.
J’ai renoué après 50 ans d’absence avec la tradition de O CHANA RABA.
Lève tôt, j’ai attendu 9 heures pour marquer de ma présence cette fête
Où les 4 espèces de juifs sont représentées par des végétaux. Chacun
D’eux représente un symbole et je cherche de quelle espèce, je suis fait.
La seule essence que je porte sur moi c’est EAU SAUVAGE.
Nous étions donc une vingtaine de personnes conduites par le jeune et sympathique Rabbin Obadia, qui a eu pour moi toutes les sollicitudes.
Ultime privilège, il m’a fait l’honneur de monter au seffer tora pour la seconde
Fois.
Et bien sur, je n’ai pas manqué de tourner avec mes amis, autour de la teba,
Lentement au début puis au pas de course, juste pour rattraper les années
Perdues, si ce n’est mon ami BITTAN, qui m’a dit ‘…Albert, douakht’ni ( tu m’as donné le vertige), j’aurai fais le tour du quartier.
Ensuite vers la fin, nous sommes sortis dans la cour et sur ordre du Rabbinn devant un décor de mur des Lamentations, nous avons commencé à taper le sol avec les branches de L’Arava dans le but de tuer le diable.
Certains y ont mit bcp d’ardeur, à tel point, que le sol commençait à trembler.
Et les fondations des murs commençaient à se fissurer dangereusement.
Lol.
Matinée magnifique.
Ensuite, nous nous sommes tous embrassés, j’ai embrassé aussi les 3 militaires, chemin faisant, j’ai croisé l’imam de Drancy, je l’ai aussi embrasse, puis Monseigneur Hamamadou, de l’église adventiste du 7 iemes jour…
J’ai embrassé la porte du hall, ma porte, mes murs, mon ordinateur, mon lit
Etc….Je me suis embrassé moi même devant la glace.
Merci à vous tous et à mon bof Alain qui ne rate pas l’occasion de m’envoyer un sms pour m’avertir des événements festifs à venir.
Nous étions donc 4. Puis contre toute attente, elle accouche de ma sœur.
Donc, comme nous n’avions pas de femmes de ménage, par modestie, elle jugea en son âme et conscience que je serai la
Khdi’ma( la domestique).
Vers l’âge de 10 ans donc, j’apprends à tenir le balai et surtout
Le tar’ssouf ( la serpillère) pas celui d’aujourd’hui, non ‘…cent
Mkanbââ… !’( courbé), presque à genoux.
Tahat fouc rassi l'ahke'yé ( cela m'est tombé sur le tête l'histoire.)
Le stal ( sceau) prés de moi et me voilà entrain d’essuyer, coins et recoins.
Sous la surveillance de Meiha qui me disait ‘..Ye Bibert, chouf téma kach’ra
Berd’guen taht el farh…( Regarde bien, il y a une épluchure d’orange sous le lit). Je lui répondais ‘…Kolli enti mââ’miché, kifféch chef’ta el kach’ra e’di… ?’( Dis- moi toi tu es myope comment tu as pu la voir.. ?) Elle me testait pour voir si, je n’oubliais pas tel ou tel coin. Bref, j’avais un essuyage parfait, digne d’une femme. Ensuite, maman me tendait, une soulika ( un torchon) Meiha ‘…En hab él moubiliyé tob’rac… !’ (Je veux que les meubles brillent.) alors de temps en temps, je crachais sur la MOUBILIYE usée pour la faire reluire.
Cent ghoul fél kod'nian ( J'étais fort dans le ménage domestique)
Cela à duré 2 ans ensuite ce fut le tour du second. Le troisième bâclait
Quant au 4 iéme ..Max, il a échappé à la corvée.
Ensuite après notre déménagement, maman a daigné louer les services
d’une jeune voisine qui se penchait bcp qd elle était en jupe D’où que Maxo restait souvent assis et même penché comme la tour de Pise.
Voilà que lors d’un voyage à Londres, MAX, 23 ans bien sonnantes, noue
Une amitié avec une anglaise et quelle anglaise, une poupée Barbie, farhat omi…La joie de Maman.
Leur amitié tourne au flirt. Elle émet le désir de venir un jour à la Goulette, pour le revoir contre toute attente, elle lui téléphone et annonce son arrivée pour le lendemain.
Chez nous. Une anglaise à la Goulette en plein mois de Décembre.
Lui…’…Yé mââ, é’dic l’anglijé jeyè…. !’ (Maman l’anglaise arrive.)
‘…Ouine béch torkod…. ?’ (Où elle va coucher… ?)
‘..Fi bei’ti… !’ (Dans ma chambre°)
‘…Ah oullit tahana mellé e’ne omoc… !’ (Aj je suis devenue entremetteuse, moi
Ta maman… !’)
‘..Lé hachéq batrouna… !’ (Non, que D ieu te préserve, maquerelle..)
Dc la jeune femme 28 ans, débarque chez nous. D’une simplicité comme je ne vous dis
Pas. Belle comme un soleil…Resplandissante. Le bruit court dans le quartier
Qu’une anglaise est chez les Siméoni.
Ts les taffards avertis voulaient voir ce morceau de choix.
A peine arrivée, la voilà dans la cuisine à faire le ménage.
Maman était ebahi par cela. La voilà mettre de l’ordre dans les chambres.
Meiha ‘…Yé Hayé, euchkoune’di… ? (Qui est cette personne…. ?)
‘…Sah’bét Maxo…. !’ (La copine de Max.)
‘…Ech’biyé ariana zent… ?’ ( Pourquoi est t’elle presque nue… ?)
En effet, la jeune femme était très court vêtue…
Voilà qu’en jour de semaine, une pluie comme je ne vous raconte pas,
Les rues furent inondées et l’eau était montée à tel point que la bouche d’égout
( la meskouka) dans la cuisine a fait des siennes, les égouts dans la cuisine.
Nous partagions dans la merde. Ni une ni deux, la jeune fille se met
A essorer l’eau, sans arrêt, elle a prit le ‘tel’ le fil de fer et avec maman.
Elles se sont mises à désengorger…Au final, toute l’eau fut évacuée.
Alors qu’elle essuyait cul en l’air, un attroupement se formé devant le seui de notre porte. Un spectacle comme je ne vous dis pas…
Ils étaient tous présents les taffards à mater les fesses de la jeune femme et elle qui n’en pouvait de rire… !’