LE GROS LOT.
Imaginez un jour, alors que vous êtes à table, que vous kiffez sur un bon plat de couscous, ou sur un bon bol de pois chiches bien harissé que vous vous voyez vos numéros DE LOTO sortir gagnants plus joker compris sur l’écran de télè. Soit 10 Millions d’€. Suppositions sans suppositoires.
Vous vous levez de table gentiment, vous allez contrôler d’abord cette série de numéros que vous connaissez par cœur pour les avoir joué tout au long des 5 années précédentes, sans en changer un seul d’entre eux et là le doute n’est plus permis. Votre gorge se noue, votre cœur palpite, vous tremblez de haut en bas, vous êtes proches de l’apoplexie, vous ne savez pas si vous devez sauter de joie, pleurer d’émotion, rire, appeler toute la famille pour leur annoncer la bonne nouvelle comme cela le mauvais œil vous tue sur le champ, vous transpirez, bref vous êtes dans un tel état que vous ne pouvez pas vous mettre debout. Vous vous allongez deux secondes et vous vous levez encore
Tellement l’émotion vous étreint vous vous dites ‘…C’est pas possible, je rêve… ! Qu'est ce qui m'arrive...?'
Vous passez d’un état calme avant la sortie des numéros à un état fiévreux, débile.
Vos idées ne sont plus très claires, vous sortez dans le palier, vous avez envie de rentrer dans le balcon et hurler que vous êtes riche, embrasser tout ce qui passe dans la rue, avertir vos enfants qui vont vite venir pour constater des faits, bref vous ne maitrisez plus votre situation tellement elle vous parait HORS NORME. Soit vous la maitrisez sagement soit c’est la crise cardiaque avant de toucher l’oseille.
C’est ce qui se passe en Tunisie. Un peuple qui rêvait depuis des décennies de liberté et de justice en tout genre se voit du coup projeter dans une situation qu’il ne pouvait espérer tant la pression du pouvoir était forte.
Un peuple qui vivait sur le IN CHALLAH sans le dire à cause des indics, du voisin que l’on connait bien mais dont on se méfie qd même. Voilà un peuple qui tire le gros lot après 23 ans de camisole de force. Chose inespérée, car la chance c’est connue n’est pas donnée à tout le monde. Que se passe t’il… ? Il se pince d’abord pour voir s’il ne rêve pas. Non, il ne rêve pas, la réalité est sous son balcon. Une réalité qui devient cauchemar après un certain flottement, partira ou partira t’il pas… ? Il part. Le rêve n’est plus un rêve mais un ESPOIR. Un grand espoir parce qu’il a sauté la grande DERNIERE barrière de la dictature. Non sans coups férir.
Cependant l’ombre du mal plane encore aujourd’hui et voilà nos tunes partagés dans le doute non pas sur la réalité du moment mais par l’après réalité. L’avenir. Après la fuite, ce fut les youyous, après les youyous le sang, après le sang l’incertitude car le régime n’a pas prit encore les choses en main.
Les tunes n’ont pas encore le gros lot entre les mains mais un chèque sans provisions pour le moment. Le peuple doute sur la signature et tarde à déposer ce GRAND CHEQUE. Parce qu’il n’est pas encore sur de l’encaisser. Or un chèque qui dépasse un an est nul. Donc, il faut que le PEUPLE dépose son chèque dans les mois qui suivent s’il veut être gagnant à 100% et surtout que ce chèque soit BIEN BLANC ET NON DE BOIS ET LIBELLE SURTOUT HONNETEMENT sinon l’impayé sera grave.
A BON ENTENDEUR SALUT.
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L'INCENDIE BIDON DE LA GRANDE SYNA DE GABES....FIN DU FEUILLETON.par Somelier Richard, mercredi 2 février 2011, 16:41
LA GRANDE SYNA DE GABES…Envahie tous les jours par un millier de fidèles juifs, pas un chat en vue depuis des années, a été incendiée. Durant la nuit ou le jour. Des rouleaux de torah ont été brulés, des bancs cassés, des murs lézardés, le rabbin tabassé, les robinets arrachés, etc…Bref, un vandalisme barbare inouï. La grande communauté juive de GABES, un seul JUIF je crois, s’en ému aux larmes et le monde entier des juifs aussi. Des rapines ont eu lieu, des cadres de CHAGALL volés, des pièces d’or ont disparu, tout ce qui avait de la valeur a prit le chemin de l’exil. Avec BENNE ALI.
Sur Facebook l’info a fait le tour du monde et bien sur, tout le monde y a mit du sien. Avec bcp d’émotion, surtout que personne n’en a jamais entendu parler. Chacun de vous y est allé par sa petite larme bénite et nos saintes huiles se sont émues avec bcp de dignité. Solidarité oblige.
Comme on dit chez nous les BONS JUIFS qui souhaitaient surement que cela arrive pour bien se rassurer sur leurs prévisions parce qu’une révolution dans un pays arabe doit nécessairement passée par un incendie d’un bien juif, en l’occurrence un lieu de culte, sinon cela ne serait pas possible bref, ’…CHOUE AALA DBIHA EL KANFOUD… !’ Un scandale pour l’égorgement d’un porc épic… ! Ou si vous préférez ‘..EL AÎTA FI RADES… ! Un hurlement à RADES… !
Trop difficile pour vous raconter cette dernière anecdote.
L’info nous est parvenue par Monsieur TRABELSI PEREZ, un grand ami, à ne pas confondre avec le patron de l’orchestre, qui lui joue dans un autre chapitre, a sonné le CHOFFAR alors qu’il était à Jerba et donc n’a rien vu. Ce devait être le chamach de ce lieu de culte qui a du l’informer par fax ou par mail de cet acte barbare alors qu’il était sous la torture.
Cela m’a bien fait rire car pareille nouvelle qui ressemble à un poisson d’Avril en Janvier a été le meilleur gag de ce nouvel an. Bravo ye SIDI, tu au top de l’info.
La communauté juive de GABES évalué à 100 000 âmes consacrées a décidé de plier bagages et de faire leur alya en Israël.
A l’heure où je vous parle, l’aéroport BEN GOURION leur a préparé une réception grandiose.
Des tentes sont prévues pour les rassembler dans l’attente d’un CHIKOUN COLLECTIF ou CHIKOUN FIYE.
Bande de rigolos que vous êtes.
ADELE FROMENT
CHAPITRE 9°
SALLE RACHEL
AU PTB SIEGE.
BREITOU NEWS.LIBRE OPINION.
Le monde musulman est en ébullition.
Le monde occidental est en effervescence.
Tous les regards sont fixés sur deux révolutions. En si peu de temps, les tunisiens se soulèvent alors que rien ne le prévoyait en cette fin d’année et en ce début d’année 2011. C’est la BARAKA.
L’Egypte n’en est pas à son premier soulèvement. Il en a eu d’autres auparavant mais vite réprimées et surtout épisodiques qui n’intéressaient personne.
Les démocraties bien connues avaient d’autres chats à fouetter que de porter secours à ce peuple de miséreux. Ces chiffonniers. Sauf Sœur EMMANUELLE.
La révolution tunisienne a sonné le glas au népotisme et à la dictature, du coup, les européens se sont réveillés sur l’incroyable.
Peut-on se révolter dans un pays musulman… ? Bizarre. Chose impensable, il y a encore quelques semaines.
Les populations musulmanes, que les puissances occidentales croyaient dépourvues de réaction légitime, maudites par la fatalité, ont soudain prit conscience de leur situation et ont pris les choses en mains. Quitte à embarrasser bien des gouvernements.
L'EGYPTE doit échapper coute que coute aux barbus. Aux frères musulmans. Dont on connait les affiliiations.
Et si elle se trouve grangrènée par eux, ce sera un LIBAN BIS aux portes d'Israêl.
Par la voix de son ministre des affaires étrangères, elle a demandé à ce que personne ne se mêle d'eux.
C'est une affaire intérieure. Alors que personne ne s'en mêle avant que celà ne bascule dans l'anarchie et profite aux foutours de merde.
En Tunisie, le temps joue pour le peuple. L’état de droit va lentement et surement s’imposer comme réalité. Le chemin est encore long même très long, il ne faut pas se leurrer et que l’on ne s’y trompe pas, l’affaire prendra même bien plus qu’un an avant que soit jetées les bases d’une vraie démocratie. Elle s’apprend. Elle se joue dans un parlement. Elle a des règles. Du moins si ceux qui l’affirment et le veulent sont sincères et prêts à la risquer. Sans arrières pensées. Sinon cela ne sera qu’un semblant de démocratie et plus tard, rien du tout.
D’un état islamiste, la plupart des tunisiens n’en veulent pas. C’est clair. A cause d’antécédents et surtout des slogans qu’ils colportent. Pour le moment, les islamistes font profil bas quoique déjà dans les rues, beaucoup de jeunes filles bravent cette nouvelle liberté en se revêtant du voile.
Serait ce un signe précurseur angoissant… ? Ou un test pour le gouvernement provisoire...?
La Tunisie, si proche de l’Europe s’est occidentalisée. Les esprits ont suivi.
Si la Tunisie bascule dans l’islamisme pur et dur que l’on connait ailleurs, s’en est fini pour les laïcs et les libéraux. Et là, il y a crainte et peur.
Si la première étincelle qui a mit le feu au poudre en Tunisie s’avèrE être qu’un feu de paille, il est fort à parier que la propagande islamiste occupera demain le terrain à plus ou moins longue échéance, ce qui n’est pas improbable, dans ce cas de figure, une grande majorité de tunisiens aura perdu ‘sa liberté’ au profit d’un autre joug.
Mais si cela ne se produisait alors le monde entier dira
‘…Et bien oui, il existe un pays arabo-musulman où la démocratie est réelle… ! Et la Tunisie doit donner l'exemple par cette autre forme de destinée qui ne ressemblera à aucune autre pays de par le monde arabe.
Ce sera une SPECIFITE TUNISIENNE PROPRE A NOUS, non IMPORTEE ou IMPOSEE.
La voix du PEUPLE sera sa VOLONTE lorsque le moment sera venu.
C’est une question de bon sens et de logique.
Une Tunisie ouverte sera une Tunisie libre propre, bien rasèe, bien assise. Avec des fondations saines.
Elle aura tout à gagner sur tous les plans. Sinon nous nous sentirions frustrés.
Nous la voulons différente aux autres pays arabo musulmanes. Sans perdre sans identité, elle sera celle du JASMIN aux pétales blanches qui ne choisit pas la main dans laquelle il s’épanoui.
Petit Lapsus de MAM...'...Monsieur TRABELSKI....Sic...! Un ami qui n'est pas affilié au clan BEN ALI...! ' Oui Madame la Ministre, dommage que le voyage à TABARSKA s'est fait SANS SKI.
ADELE FROMENT.
CHAPITRE 10°
PTB SIEGE...SALLE RACHEL.
Je n’ai pas l’âme d’un chineur. Ni le physique. Il me semble par contre que le chineur, l’homme passionné de vieilles choses possède une grande curiosité qui le mène souvent à la recherche d’un vieux passé. Il n’est pas documentaliste, peut être collectionneur mais en tout cas chercheur de ce que tout les autres ont abandonné sans état d’âme.
Le chineur est un récolteur de ‘détritus’ qui sentent la vieillerie. Souvent la chance lui sourit et il tombe sur ce qu’il n’escomptait pas trouver et qui n’était pas sa recherche première.
Une ancienne reliure peut attirer son regard, des pages jaunes vieillies encornées sans doute sans intérêt mais qui lui procure un coup de foudre sur le moment et le voilà emballé par cette chose dont il n’espérait point. Et qui, sur le moment, lui donne cet intense plaisir dont il ne se doutait pas.
Un chineur ne regrette jamais ce qu’il achète. Avoir déjà sous la main cette antiquité lui semble revivre un passé qu’il a peut être connu et qui le ramène bien loin dans un décor effacé avec le temps.
Ce qui est bizarre, c’est de voir souvent de jeunes gens chiner sur les ponts de Paris et là, je trouve assez extraordinaire, ces jeunes petites mains bien frêles et fraiches remuer un tas de livre du passé.
Pareil pour les brocantes. Un tel engouement pour les’ oubliés des caves’ montrent quand même que les objets ne meurent jamais. Les livres bien plus car livre sonne comme trésor.
Mon père avait une grande passion, celle de chiner. Il ne ratait jamais par exemple une vente de lots de marbre. Des amas de pierre anciens arrachés aux vieilles bâtisses. Il était surtout féru de mosaïque ancienne et de lions sculptés. Il achetait ces ‘bijoux’ à n’importe quel prix. Il me disait souvent ‘…C’est de l’or mon fils… !’ Le temps lui donnait raison.
Un exemple mémorable me vient à l’esprit.
Il s’agissait à l’époque de vendre beaucoup de chapelles ardentes du cimetière du Borgel à Tunis coté catholiques. Plusieurs propriétaires de ces chapelles, des familles italiennes, entre autre, ne répondant plus aux diverses missives de la Municipalité de Tunis pour récupérer leurs biens, cette dernière après un délai raisonnable, décidait de mettre aux enchères publiques ces vestiges du passé après avoir déterré les locataires et les ensevelir dans une fosse commune à quelques kilomètres de leur anciennes demeures.
Il jeta son dévolu sur une chapelle qui apparemment présentée une jolie façade imposante construite en marbre rose de carrare. Mon papa en fin connaisseur, et malgré la décoloration de la pierre avait deviné sa provenance et sa couleur au grand damne des autres acheteurs qui ne connaissaient que dalle. Ils n’étaient en réalité qu’intermédiaires, commissionnaires.
L’intérieur de la chapelle était caché à ses yeux parce que la vente se faisait au petit bonheur la chance. Le portail était fermé à clés et donc inviolable tant que la vente n’était pas réalisée.
Au final, il s’est avéré que cette chapelle contenait des trésors, attention, en marbre des anges d’amour, des icones, des perles anciennes qui garnissait les couronnes, colonnes en marbre, statuettes, chapiteaux, des livres en marbre sculptés d’une grande beauté etc…Sans compter et là ce fut la grande surprise de mon père, les murs étaient faits de marbre blanc massif de carrare d’une épaisseur de 10 centimètres sur une hauteur de 4 mètres. Le tout pour la modique somme de 250 Dinars soit environ 125 €. A charge pour mon papa de tout démontait. Trois mois pour ce faire et c’est bien grâce à l’acquisition de cette chapelle ardente que mon papa fut sorti d’affaire.
Comme quoi, les défunts de ce caveau lui ont portés chance.
Il y avait là plus de 10 tonnes de marbre sans compter les accessoires intérieurs comme les bénitiers et les chandeliers en pur bronze.
Il remercia ces ‘gens de l’au-delà’ par un don anonyme offert à la sacristie de Tunis.
C'était en 1962.
SOUS LE SIGNE DU JASMIN.
Ils étaient des centaines
Ils étaient des milliers
De partout, ils se sont mis à hurler
De Kasserine, du Kef et toutes les villes
Se sont embrasées.
Par leur voix, ils ont réclamé
Un peu de justice et de liberté.
Soudain,
Des coups de feu ont été tirés
Sur des hommes des femmes
Des enfants qui demandaient
Juste un peu d’ liberté.
Du soir au matin,
Des rues encombrées
De petites gens gesticulaient,
Défilaient sous l’ombre des ficus
Lorsque soudain des corps sont tombés.
Ils demandaient juste un peu d’ liberté
Une justice sociale qu’ils languissaient
Lorsque soudain, ses sbires ont tiré.
Ils ont fait mouche sur des femmes et enfants
Bien loin de deviner que la mort les attendait
Sous le signe du jasmin qui est aussi le mien.
ADELE FROMENT 11°
SALLE RACHEL
AU PTB SIEGE.
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