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LE PTB ET MOI ZOUZ.

Envoyé par albert 
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 04:10
Ye Elsa ââncroucha, querelleuse, c'est bien toi, et oui qui d'autres à part toi me parle ici, qui me fait cet honneur, qui a demandé une photo de ma coupe de cheveux, tiens tu es servie ye BAHLE.
Ici je suis les doigts de LALOU LATINO, le fameux coiffeur hors paire du salon du COLISE.
Papa et maman suive la coupe. Entre eux mon frère Richard, debout SAUVEUR mon autre frère.




hebergeur d'image
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 04:30
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 04:37
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 04:52
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 04:56
Je vais vous envoyer LA PHOTO DE MA CIRCONCISION avec ma grand mére MEIHA z'al à genoux cherchant le prépuce qui a échappé des doigts du MOEL myope comme une taupe. Ce fut un scandale.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 05:12
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 08:27
AMEL L'ILLETRE.





Il n’y a pas si longtemps que cela, j’écrivais mes récits, mes vers libres, mes chansons mes anecdotes dans un wagon de métro sur des feuilles volantes, parfois une griffure d'encre bleu sur le dos de ma main, juste un mot pour me rappeler la trame.



J’accumulais donc bcp de débuts d’écrits que je concluais à la maison lorsque j’avais le temps de le faire.

Donc, j’ai a ma dispositions une grande enveloppe bourrée de papiers pliés et repliés que je n’ai pas encore eu le temps d’ouvrir et de les mettre au point.

Dés fois, un mot, un nom sur un fichu ticket de métro ou sur un petit foglio.

Et lorsque l’envie me prend d’écrire, j’ouvre cette enveloppe et essaye de déchiffrer le nom, le début de l’histoire ou l’anecdote. Parfois j’ai du mal à interpréter mon écriture. Et je laisse tomber.

Il y a une semaine, j’ouvrais donc cette ‘petite malle aux trésors ‘ et je tombe sur un petite papier quadrillé et je lis le mot de Amel .

Amel est donc le prénom d’un jeune noir qui un jour se présente à moi dans mon ancienne boutique du Fbg du Temple. Croyant le servir, il me demande un €. Je le regarde et lui rétorque qu’il est bien jeune pour demander la pièce. Il baisse les yeux puis me dit..

‘…Je n’ai pas mangé depuis ce matin… !’

Je le toise et là je lui demande s’il voulait se rendre utile pour gagner son €.

Sans hésiter, il accepte ce futur gain.

‘…Ecoute petit dans ce monde tout effort mérite son du… !’ Tiens, je vais te demander de m’acheter chez le fruitier de la rue ST MAUR, deux pommes vertes, deux figues de barbarie et un melon. Voilà, tout est écrit la dessus… !’ Et de lui remettre 10 € à mes risques et périls.

Il prend le billet et s’absente qqs minutes. J’ouvre les paquets et là je m’aperçois que tout est faux ; au lieu des pommes, je trouve des prunes, une banane et deux kiwi… !’

‘…Mais tout est faux, ce n’est pas ce que j’ai demandé Amel… !’

‘…J’ai perdu le papier… !’

‘…Bon, ce n’est pas grave… !’ Il me rend la monnaie et parole tenue, je lui remets son €.

La semaine d’après, je le vois revenir pour la même démarche. Un €.

‘…Alors là je vais te redemander de m’acheter des fruits, lis bien et ne te trompe pas surtout… !’

Il va et reviens tout faux.

‘…J’ai perdu la commande, ma poche est trouée… !’

Là, je suis prit d’un doute et pour en avoir le cœur net, je lui demande..

‘…Tiens lis moi cela…. ?’

Il me regarde et tout confus me dit..

‘…Je ne sais pas lire… !’

‘…Comment tu ne sais pas lire, tu as 12 ans et tu n’es pas à l’école…. ?’

Il baisse la tête et je vois son visage prêt à larmoyer.

‘…Expliques moi, tu es orphelin, tu n’as pas de frères de sœurs…?’

‘…Je suis orphelin et je vis chez ma tante… !’

‘…Zut alors, mais ta tante ne t’as pas scolarisé… ?’

‘…Mes cousins vont à l’école mais pas moi… !’

‘…Tu ne sais donc pas écrire aussi… ?’

‘…Non… !’

Je suis très surpris par ses confidences et bien sur, je lui demande si sa tante a un téléphone chez elle.

Il me répond par l’affirmative. Je note le numéro à tout hasard et lui remets sa pièce. Il s’en va.

Je réfléchis après son départ sur son infortune et surtout sur sa condition d’illettré.

Ce garçon, je me dis, subit surement le mépris des gens chez qui il loge. Il en est ainsi chez bcp de familles africaines qui délaissent ce qui ne leur appartient pas. La chaire et le sang.



J’en parle à ma femme qui me donne une idée géniale. Appeler la tante et me faire passer pour un voisin outré par ce comportement sous un numéro caché. Je vais dc utiliser une cabine téléphonique et parler anonymement. Ca vaudra ce que cela vaudra. Mais le stratagème est génial.

Nous sommes en 2001.

Le lendemain, sans perdre de temps, je compose donc le fameux numéro et là je tombe sur une voix d’une jeune fille. Je demande à parler à la maman.

‘…Bonjour Madame, je suis un voisin du quartier et j’apprends que Amel n’est pas scolarisé et cela est contraire à la loi, vous courez un grand risque, celui de voir la DDAS venir enquêter sur votre neveu… ! Et surtout voir l’état des lieux… !’

‘…Mais qui êtes vous Monsieur… ?’

‘…Je vous le répète, un voisin… !’ Et de raccrocher avec l’espoir d’avoir fait un bon geste.

Amel n’a plus réapparu dans ma boutique alors que j’attendais sa venue et surtout savoir si les choses avaient changé. En 2005, je change de boutique et je m’exporte à Barbés. Laissant derrière moi mon premier quartier commercial.

Amel l’enfant orphelin et illettré, logeant chez sa tante, était sorti de mes pensées.

En 2009, début 2009, je vois entrer chez moi un garçon que je reconnais. 8 ans s’étaient écoulés depuis notre première rencontre.

‘…Amel, je te reconnais, mais comment m’as-tu retrouvé… ?’

‘…C’est le bijoutier qui m’a donné l’info... !’ Le bijoutier à qui j’ai vendu le bail de la boutique.

‘…Alors raconte moi, je te vois bien habillé… !’

‘…J’ai appris à lire et à écrire, je suis en seconde commercial dans un lycée de banlieue, ma tante s’est enfin occupé de moi par je ne sais quel miracle… !’

‘…Tu as quel âge maintenant… ?’

‘…20 ans… Albert… ! 21 bientôt… !’

‘…Donc si je t’envoie m’acheter des fruits, tu ne perdras plus le papier… !’

‘…Non et plus besoin d’écrire, je retiens à présent…Et sans € !’

La tante sous la crainte de se voir dénoncer a prit les choses en mains et Amel est devenu un grand garçon de la banlieue Nord de Paris, instruit par la grâce d’un coup de fil.

La provocation parfois paye et le résultat ne se fait pas attendre lorsqu’un enfant noir orphelin se retrouve sur la touche. Il arrive aussi que le destin des gens tienne à une bonne intervention et intention.



Amel n’a jamais su qui était derrière ce fameux coup de téléphone qui lui ouvrait la porte de la société instruite. Et sans doute la porte de son avenir.



Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 09:52
hebergeur d'image

CHEZ KAHLOUN.

Nos restos.
Ne pas évoquer nos célèbres restos qui ont fait la gloire de notre citée c’est oublier que la Goulette est le ventre SUD de Tunis. En poissons bien sur.

Il suffisait que l’un de la bande lance ‘…Et si on faisait un resto… !’Pour que toute la smala acquiesce sans rechigner.
Il y avait deux grands restos à la Goulette ouverts toute l’année. BICCHI ET KAHLOUN.

Ils se faisaient face et se concurrencer bien sur. Lorsque l’un était plein on se rabattait sur l’autre.

Nous nous retrouvions donc entre jeunes célibataires ou en ‘couples’ pour s’offrir ce qui était le met le plus apprécié à l’époque le COMPLET POISSON et sa garniture.
Comme vous pouvez le constater sur cette photo, septembre 1973, nous voilà donc tous attablés en complet, chic choc, BCBG à attendre nos plats garnis. D’ailleurs, on n’avait pas besoin de lire le menu, nous étions tous affiliés à ce met.
Sur cette photo autant que je m’en souvienne, il y a Moi, Gilbert Cohen, Ben Attar avec sa clope, la fiancée et future femme de Gilbert l’opticien, en bandeau. J’ai oublié les filles. Hélas. Qu’elles me pardonnent.

On fêtait ce soir là, le départ définitif d’un ami. Hélas.
Nous n’avions pas de problème d’addition puisque nous mangions tous la même chose. Boissons mise à part.
Après cette soirée là, nous nous sommes rendus à la Baraka, dancing dans la banlieue Nord de Tunis, Sidi Bou Said, pour mieux digérer notre poisson frit.

Chez Bichi, sa vitrine était toujours classe affaire. Bien achalandé et tout un chacun pouvait choisir son poisson. Idem chez KAHLOUN.
Donc voilà, un aperçu sur nos sorties.

Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
18 septembre 2011, 11:55
tien MARCEL n'avait pas encore fait son apparition a l'époque !!
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
19 septembre 2011, 07:37
Marcel il n'était pas encore là ye bahla...!!!

MAMAN HAYA ET MOI.




Maman n’aime pas la bouffe de la clinique. Elle est plutôt ‘tbikh’ ragout dc j’ai pris les choses en mains et depuis, elle s’alimente.

Voilà donc le rituel lorsque je vais lui rendre visite avec ma ‘koffa’ mon couffin dans lequel reposent son ragout, un gâteaux au chocolat et une bonne soupière de salades de fruits assaisonnée au mazar.
Je pousse la porte de la chambre 122 et je tends le cou…

‘…CoucouUUUU, qui vient voir tous les après midi sa vieille maman malade… ?’
‘…Ech’tenna, attends, écoute, tema oussif ( il y a un noir) taw’llou taw’lin ( un grand gaillard, qui m’a donné une raclée hier soir, je suis toute enkylosée… !’
‘…Ma femme t’a cuisinée des petits pois dans son huile… !’
‘…Je baigne dans l’huile déjà….. !’
‘…Avec des variantes assaisonnées dans du vinaigre…. !’
‘…Je suis dans le vinaigre déjà… !’
‘…Et une coupe de fruits avec chantilly… !’
‘…Je nage dans la chantilly…. !’
‘…Alors chaque fois que je t’annonce un met tu vas me dire que tu es dedans…. ?’
‘… Ta mère, ils vont la tuer… !’
‘…Demain, complet sole avec testira ( salade cuite)… !’
‘…E’nè bedâ a mset’ra ( je suis déjà hachée menu)
‘…Avec des frites allez dis moi que tu es aussi dans la patate… !’
‘…Non, je suis dans la merde… !’
‘…Donc je me casse le c….pour te plaire et tu n’es jamais contente… !’
‘…J’aimerai un beignet à l’huile… !’
‘…Je suis dans la macla déjà… ! Dans la poêle… !’
‘…Avec si possible des figues sèches vertes de préférence… !’
‘…Et du sucre par-dessus le beignet… ?’
‘…Pas la peine, je suis au régime… !’
‘…Après demain, hamburger avec une bonne salade d’endives…. !’ Et des pruneaux d’Agen… !’
‘…Je suis à jeun depuis le matin… !’
‘…E’li nââmel mââk en hir rabec… !’ Ce que je fais pour toi devient une angoisse permanente… !’
‘…Ye kbih, omoc ââl lekhréni, mal élevé, ta maman va mourir et toi tu me houspille… !’
‘…Maman ca fait quatre fois que j’entends que tu es dans le coma le matin et le soir tu ‘résurrectionne’, alors je crois que le bon D ieu ne veut pas te recevoir au vu de ton sale caractère d’avant… !’
‘…Mella raha…. !’ Tant pis pour lui… !’


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