L’expression "perdu dans la foule " ne signifie plus grande chose...
High tech...
Reconnaissance de visages dans une foule
Voici une foule avant une émeute à Vancouver.
Placez votre curseur n'importe où dans la foule et double cliquezquelques fois et ensuite,utilisez la molettede la souris pour agrandir.
Cette photo fut prise par Port Moody et a paru au Tri-City News le 24 juin. Vous pouvez vous diriger sur un visage avec une clarté incroyable.Ça fait peur. Vous pouvez voir - parfaitement - les visagesde chaque personne - et il y en avait des milliers ! Vie privée ?
Essayez d'imaginer ce que les servicesde police et militaires ont à leur disposition. Si c'est au Canada, c'est partout...
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LA FAMILLE ZARBOUY (RAT)
Il y a des surnoms méchants, méprisants qui collent pour tout le restant d’une vie et même après.
‘…Ed’éc eli mét mou Chwilem ……..EL ZARBOU… ! Celui qui est mort … ? Mais c’est Challom le RAT…
Il y a des surnoms que certaines bonnes gens bien habiles et bien inspirés donnent à qqs familles pauvres et bien indigentes, surtout si la famille compte beaucoup d’enfants.
Tout le monde sait que les rats prolifèrent assez vite et lorsqu’une communauté de rats atteint un certain seuil, les femelles s’arrêtent d’accoucher. Les rats sont disciplinés et surtout enclins à ne dépasser le quotient familiale. Chez eux pas besoin de politique de naissances.
La famille ZRABA vivait donc dans le quartier pauvre de Tunis, dans une chambre.
Lorsque les voisins voulaient les désigner, ils disaient ‘…Mart el ZARBOUY… !Ou bien OULD ET ZARBOUY…’ La femme ou l’enfant de la famille rat alors que l’époux n’avait rien du RAT.
C’est parce que la famille comptait 9 neufs enfants qu’elle fut surnommée ainsi à leur insu.
Mais il le savait parce que dans ces petits quartiers, tout se sait.
Le papa était malade et ne pouvait donc subvenir aux charges les plus élémentaires de sa grande famille. C’est l’épouse, malingre et pâle, fluette qui s’occupait de la marmaille en bas âge. Pour nourrir sa famille, et lorsque sa santé le lui permettait, elle travaillait chez des familles juives aisées du centre de Tunis pour qqs sous durement gagnés à la force de ses faibles poignets.
Ces familles qui la payaient parfois en vieilles couvertures, en habits d’enfants usagés, en nourriture.
La famille pointait aussi à l’O.S.E , elle avait une carte d’indigence.
La maman portait souvent la même robe qui, par l’usure du temps, et à force d’être lavée et relavée perdait de son teint.
Cependant, la famille était très honnête et jamais au grand jamais l’épouse n’a tendue la main dans la rue. D’autant plus que par la honte due à sa pauvreté, elle rasait les murs afin de s’effacer à la vue des gens, et se fondre ainsi au mobilier urbain.
A Suivre….
CHAPITRE II°
LA FAMILLE ZARBOUYE.
Les enfants étaient scolarisés et semblaient donner satisfaction à leurs maitres et maitresses.
On peut être pauvres et indigents mais studieux malgré la promiscuité du logis, malgré l’unicité d’une chambre où s’entassaient matelas, oreillers etc…
Connaissant leur indigence, les voisins compatissaient à leur sort et toujours ces bénédictions qui fusaient de la bouche de l’épouse.
Les enfants grandissent alors que le papa est de plus en plus malade, et la maman physiquement fragile. Seul le courage et le grand amour pour ses enfants la faisaient tenir.
Elle était la timonière, le gouvernail, les voiles et le vent, la maitresse de maison qui tient sa maisonnée à bout de bras.
Toujours digne et silencieuse.
A 18 ans, l’ainé MARDOCHE rentre à l’ORT. Section électricité.
La seconde fille JEANINE, une jeune fille très charmante, obtient son brevet élémentaire, passe en sixième et arrête en troisième. Elle a 17 ans. C’est assez suffisant comme études.
C’est par l’intermédiaire, d’un membre de la communauté juive que Jeanine trouve un job, vendeuse chez un marchand juif de tissus à la rue de Bône à Tunis. Elle touche un salaire, le premier de la famille.
Myriam la troisième va sur ces 16 ans et apprend la couture. Elle aura son diplôme deux ans plus tard. Elle est très débrouillarde et grâce à sa maitrise du fil et de l’aiguille, elle se fait connaitre par les voisins et même dans les quartiers chics.
Mais ces jeunes adolescents sont connus comme étant OULD OUELA BENT EL ZARBOUYE
L’ainé MARDOCHE obtient son diplôme d’électricien et il est embouché dans une entreprise juive d’ascenseurs comme électricien. Il a 22 ans.
Enfin la famille souffle. Les salaires sont mis entre les mains de la maman. Leur situation a évolué. A tel point qu’Irène décide de changer d’appartement. Elle ne pointera plus à l’OSE qqs semaines plus tard au vu de son nouveau statut.
Elle loue un appartement à la rue de Londres, au 8 iéme étage d’un grand ensemble sans ascenseur mais la famille ZRABA a un grand balcon et une vue imprenable sur le grand carrefour de Tunis.
La santé du papa est toujours défaillante, il ne sort que rarement de chez lui mais il regarde avec une lueur d’espoir cette situation qui fait d’eux des gens sortis de l’oeil du cyclone. Mais il reste le père ZARBOUYE.
D’ailleurs, lorsque MARDOCHE le fils électricien est demandé pour dépannage par un voisin, ce dernier répond ‘...Chouf … ould el ZARBOU… ! Demande le fils du RAT.
Idem pour la couturière et la vendeuse de tissu.
Tout est beau fixe pour la famille; les enfants sont bien habillés ainsi qu’IRENE, ils portent des vêtements achetés à la fripe de la HARA.
A Suivre….
LA SUITE POUR DEMAIN SINON VOUS AUREZ UNE INDIGESTION DE RATS.
LA FAMILLE 'ZARBOUY' A SUIVRE.
LA FAMILLE ZARBOUYE.
CHAPITRE III
En 1967, la guerre des six jours surprend les juifs et la famille assistent impuissants du haut de leur balcon aux scènes de violence qui se passent au centre ville de la douce capitale, à quelques mètres de leur perchoir. Ils se barricadent craignant pour leur vie.
Craignant le pire, la famille décide de partir lorsque la situation s’apaisera. Cette dernière s’apaisera qqs jours plus tard et qqs semaines plus tard, ils immigrent à Paris avec une allocation de 50 Dinars par tête de pipes.
Nous sommes bien loin du DINAR de 1961.
A Paris, l’un des frères du mari de l’époux de Irène, HAIM leur loue un deux pièces, en attendant que les formalités se fassent, du coté de TELEGRAPHE dans le 20 iéme arrondissement, là où tous les juifs tunes ont planté leur valises. Dans l’axe d’or BELLEVILLE-MENILMONTANT etc…Cet axe qui fait de la brasserie la VIEILLEUSE leur centre d’intérêt.
En attendant, la chance leur sourit. MARDOCHE fils bricole par çi par là, un peu au noir chez un ami de la famille. Il dépanne aussi lorsqu’on fait appelle à lui.
La jeune fille, la seconde JEANINE, n’est pas en reste, elle trouve un petit job mal payé dans l’arrière-boutique d’une brasserie tenue par un juif tune, un proxénète notoire. Elle prépare les kémias et autres assortiments, avec en plus la vaisselle et la tenue de la brasserie, essuyage et balayage. Soit 12 heures par jour. Bouche cousue et reconnaissance envers ce patron qui lui fait miroiter un bel avenir, une belle promotion le jour où elle sera régularisée, barmaid dans un quartier où les mines patibulaires arabes et juives se conjuguent dans une belle harmonie. Cette fameuse brasserie où les voyous négociaient certaines affaires louches et où l’un d’entre ces maquereaux fut abattu par un sombre dimanche parisien sur la terrasse de cette minable brasserie dont je tairais le nom même si elle a disparu aujourd’hui.
Jeanine lui sera qd même reconnaissante le jour où elle laisse son tablier pour un autre destin mieux adapté à son éducation.
La troisième, la jeune couturière essaime ses CV aux magasins juifs du SENTIER. Elle se présente toutes les fois qu’elle remet un CV écrit manuellement. Juste son nom, adresse et son diplôme sans y rajouter ses hobbies. Avec l’espoir d’un recrutement sans papiers. Au Sentier, les CV sont mis à la poubelle, personne ne demande ce genre de papiers.
La chance, un certain Leibovici, juif polonais lui écrit et voilà Myriam embauchée dans un grand atelier de couture. Sans aucun papier. Les polonais sont des gens courageux, ils ne reculent devant rien lorsqu’il s’agit de faire travailler des juifs et juives.
La chance encore lorsque la famille reçoit enfin leurs cartes de séjour de trois mois de la Préfecture.
Madame Navarro, l’assistante sociale de la communauté juive y est pour qqs chose.
Du coup, tout le monde est en règle et la famille respire. Elle respire d’autant mieux que les salaires toujours remis à leur maman leur servira de changer d’appartement. Dans un trois pièces avec salle de bain, ascenseur, toilettes et toujours un balcon du coté du BD VOLTAIRE.
MARDOCHE l’ainé s’associe avec son frère moins âgé que lui de 5 ans. Ils ouvrent une boutique. Et ca marche, ca marche très bien. Il a 27 ans et pense à se marier. Il trouve une jeune fille juive, assez rondelette. Caissière dans un grand super marché. Il pense mariage et en parle à la grosse dinde âgée de 23 ans. Mais voilà qu’au bout d’un certain temps, la jeune fille s’éclipse. Et lorsqu’il demande une explication à sa dulcinée elle lui répond ‘…J’ignorais que tu appartiens à une famille de RATS.
Mardoche entend mais ne rompt pas. Du moins n’en fait pas cas. Il se mariera 10 ans plus tard.
La seconde sœur JEANINE, encore plus belle et charmante, n’est pas en reste. A la demande de ses deux frères, elle se fait facturière et gestionnaire des affaires de la boutique qui compte à présent six salariés.
A 26 ans, elle cherche à se marier. Elle tombe sur un jeune homme de 30 ans, lui aussi tune fréquentant le quartier de Belleville. Il est barman. Le couple projette de se marier et lorsque les parents du garçon apprennent que la fille est BENT EL ZARBOUYE, le garçon se défile.
Laissant la jeune fille dans un grand chagrin. Elle se mariera qqs années plus tard avec un fils juif polonais de très bonne situation.
A Suivre...
Ce soir fin du récit ZARBOUYE.
Aprés '...GAGOU...!!'
LA FAMILLE ZARBOUYE FIN.
CHAPITRE V
Myriam, au vu de ses grandes capacités et de sa passion pour la couture, est promue chef d’atelier. Elle dirige 18 personnes et la chance va la servir. Sur ses gardes, elle s’attache à un jeune homme juif algérien qui n’est donc pas du crû. Enfin un premier mariage à la grande joie des vieux parents. La malédiction des ZRABA n’a pas pesée sur elle.
Les autres enfants travaillent tous et pourvoient aux charges de la maison et de leurs parents.
Deux filles seulement n’ont pas voulu quitter leurs parents. Et sont restés vieilles filles.
Irène et Haim sont devenus mamies et papis de 6 petits fils et deux petites filles.
Le papa a assisté à trois mariages et à deux circoncisions puis s’en est allé au paradis.
Il a fallu un certain nombre d’années pour que le surnom de ZRABA s’efface de l’esprit de ces gens mesquins afin que toute une famille retrouve enfin sa vraie valeur.
La société des gens de lettres et sans lettres étant ce qu’elle est, est faite de plusieurs parties. Il a celles qui médissent, celles qui bénissent, celles qui glorifient et celles qui rabaissent, celles qui aident et celles qui passent, celles qui compatissent et celles qui n’oublient pas. Celles qui règnent et celles qui subissent. Celles qui pleurent et celles qui rient. Celles qui vivent dans l’opulence et celles qui cherchent la manne dans les poubelles. Celles des indigents et celles des riches.
Alors les enfants ZRABA perso je ne les connais pas, tout comme les OULD EL BREIKEJIYA encore moins ceux des OULED CHLELA (fou) …. De la MERIE EL KHAHBA, Marie la PUTE.
Et ainsi vont ces petites sociétés abstraites d’autrefois qui faisaient fi des valeurs morales, préférant le mépris et l’offense à l’honneur d’être des hommes et des femmes compatissant
es out tout simplement une famille pauvre et nombreuse.
Je connais leur vrai nom de famille et pas ses surnoms imbéciles.
Il y a certes encore et même beaucoup de familles indigentes qui ne demandent rien à personne sauf de vivre avec dans les yeux l’espoir de s’en sortir et cela parfois grâce à leurs enfants qui deviennent des hommes et des femmes accomplis. Par leur courage, leur dignité et fierté, par leur travail.
Ils marquent ainsi les plus belles pages de l’humain.
Les membres des familles que l’on traitait de RATS ou de tout autre sobriquets sont sans doute aujourd’hui des sommités reconnues de par le monde. Avec le temps et la patience, elles s’anoblissent.
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je viens de lire cette belle histoire Breitou, merci de nous l'avoir contée en y mettant tout ton coeur ...
j'espère qu'en cette veille de Chabbat et de Fètes chacun d'entre nous
pensera un peu plus à etre digne de la vie qui nous a été donnée et de
ne pas perdre de vue que la compassion vaut mieux que la médisance et la
médiocrité des sentiments.
alors si tu as encore de belle histoires, n'hésite pas je suis pour..
cordialement et Chabbat Chalom,
Message reçu 5X5 Shochote. Je tacherai d'en raconter d'autres car dépeindre la sociétè d'avant est tjs d'actualitè.
Merci beaucoup et chabath challom.
Je voulais rajouter que dans le PTB siége, vous trouverez une rubrique DESESPERATE...ETC....Que des récits vrais.
[ harissa.com]
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