Mes amis d’avant, mes copines d’avant.
Si certains événements douloureux n’avaient pas eu lieu il y a 50 ans, sans doute que nous y serions encore là bas à vivre sans que rien ne vienne troubler notre quiétude.
Malheureusement, il faut le reconnaitre et cela je le reconnais, il arrive un moment dans l’histoire des homes qu’une la place devienne si étriquée qu’il faut la laisser aux autres.
Cinq grands événements donc ont permis aux tunisiens de confession musulmane d’occuper la place qu’ils méritent certes ; l’avant l’indépendance de qqs semaines, l’après l’indépendance, les événements de Bizerte, la guerre de juin 67 et pour parachever tout cela la guerre de Kippour en 73.
La balance a penché pour eux. Il faut aussi tenir compte de beaucoup d’autres paramètres qui ont fait que, par lassitude, un grand nombre de citoyens juifs, italiens etc…sont partis. Abandonnant biens, argents etc….Jamais récupérés. Les biens des juifs entre autres sont les seuls biens au monde que certains pays ne rendent pas. Parce qu’estampillés comme juifs.
La boucle fut donc bouclée.
Là bas, j’ai vu partir mes amis et leur famille peu à peu vers des destinations inconnues.
Du jour au lendemain, j’apprenais que tel est parti, celle là aussi, et ainsi de suite. Une vraie peau de chagrin qui laisse un gout amer au fond de la gorge.
Puis un jour, les membres de notre équipe ne sont plus là. Pas même des remplaçants. Plus de ballon. Des terrains vides, solitaires, des bras ballants devant cet exil qu’aucun de nous a deviné. Ou pressenti.
Mes amis, ceux de mon enfance adolescence, ceux de ma jeunesse et mes copines se sont éparpillés aux quatre points cardinaux. Plus de nouvelles aucun nouvelle sauf d’apprendre que celui là ou celle là est parti rejoindre le ciel. Mais pas de savoir s’ils se sont mariés, s’ils ont eu des enfants, ou alors ce qu’ils sont devenus. Rien de tout cela. Lorsque le cordon amicale se rompt, il ne reste même pas un appendice pour dire ‘…Tiens, je sais où il est… ! Un tel… !’. Black out totale.
Je ne suis plus sur le même terrain, ils sont de l’autre coté du terrain et dans ces moments là, souvent je les ramène par mon souvenir là où ils vivaient. Dans cet endroit, sur ce seuil que parfois je franchissais allégrement. Me souvenant aussi que tel était avec une telle et que dans ma mémoire, ils sont tjs ensemble alors que ces ‘unions’ se sont défaites dans le nouveau pays pour multiples causes.
Et puis un jour, me voilà plier bagages avec ce grand espoir et cette envie de femme enceinte, ou par curiosité malsaine de les voir, de les rencontrer, de savoir ce qu’ils sont devenus après 35…40..45 ans de séparation.
Et là j’apprends qu’ils sont devenus papis, mamies, divorcés, séparés, ou alors que le fils de tel est devenu une sommité, celui là a fait de la prison, qu’ untel est passé par de mauvais moments. Que les enfants de l’autre sont devenus orphelins etc….
L’ami est un lien. Souvent un bon lien lorsque la sincérité est là. L’ami c’est une partie de soi qui , lorsqu’il part devient déchirure. Lorsqu’il réussit, il devient fierté.
L’ami ou l’amie c’est un sentiment de fraternité. La copine est celle qui vous aide lorsque vous avez un souci. C’est un baiser qui réchauffe, qui fait naitre l’amour. Et l’amour qu’on a eut pour une copine ou avec des copines c’est aussi l’amour de l’amitié qui ne s’oublie.
L’indéfectible lien qui ne se meurt jamais.
Alors chers amis et amies de mon cher pays perdu, je n’ai point perdu mon amitié d’avec vous malgré les distances et les aléas de la vie.
Vous m’avez donné, chacun chacune à sa manière autrefois et aujourd’hui encore la joie de vous retrouver à travers ce lien virtuel.
De rien Girelle.
Albert et tous ses pseudos vous souhaitent RM.
Vous le savez maintenant et cela depuis longtemps mais pour les nouveaux arirvants artistes, je me dois de leur annoncer que je suis dans le cosmétique, et surtout dans les affaires de sorcellerie, l’ésotérisme.
Je bosse avec ma clientèle noire et mes idées sont parfois noires. Je me suis mis dans le maraboutage, la vente de produits de rituels, talismans, lotions et poudres d’attirance.
Retenez bien cela parce que j’en ai marre de 'perroquer'.
Bref, ce matin rentre dans ma boutique, un monsieur bien mgahmet, bien noir comme le charbon de Staniou, semble perdu…
‘…Bonjour Monsieur, je cherche une boutique qui vend des encens, des chapelets ...!'
‘….C’est là… !’
‘…Ca fait trois heures que je tourne et je ne trouvais pas… !’
‘…Trois heures… ? Donc vous avez commencé votre recherche vers les 6 heures 30 puisqu’il est 9 Heures 30… !’
‘…Oui… !’
‘…Nous sommes fermés Monsieur à ces heures là, ici à PARIS, les commerces sur l’avenue BARBES ouvrent à 10 heures, je suis le seul à ouvrir à 9 heures… ! Ok.. ??
‘…Oui merci, dc j’étais en avance, je cherche un pentacle qui commence par TE….TE…j’ai oublie la suite… !’
Moi avec mon employée FOFANA. GNOUSSAFATOUDIALI. C’est son prénom.
‘…FOFANAAAA….. ! PRÉPARES MOI UN THE… !’
‘..Ah vous savez ce que je veux alors… ?’
‘…Non je demande un THE Monsieur… !’
‘…Et pour le TE…Vous ne voyez pas la suite… ! Attendez…TETAR… !’
‘…FOFANAAAAA…Sans TETARS…. !’
L’autre ne comprend rien.
‘…Je n’ai pas compris Albert, un thé sans TETARS… ?’
‘…Oui comme d’hab… !’
‘…Ah je crois me souvenir qu’il avait après TETAGRAM… !
‘…FOFANAAAAAA… MET MOI LE DISQUE DE DALIDA….AMSTAGRAMME….AMSTAGRAMME… !’
‘…Monsieur, je vous en prie aidez moi, vous ne pouvez pas ignorer ce pentacle qd même, je vais ai donné les syllabes du commencement….TETRAGRAM…. !
‘….Précisez le reste Monsieur… !’ Avec Fofana…’…FOFANA TU N AS PAS FINI DE NOUS MATONNER… ?’
‘…AHHH…Voilà c’est TETRAGRAMATON…. !’
‘…Monsieur vous êtes rentré à 9 heures 30, il est 10 HEURES 30 YE KHLICA MCHOUME…Une heure pour accoucher d’un article, j’espère que vous n’avez que celui au moins… ?’
‘…Non, je veux aussi le pentacle DORE DE….Le roi des juifs comment s’appelle t’il déjà… ?
‘…Bon, je ferme monsieur, je dois déjeuner… !’
‘…Mais il n’est que 10 HEURES 30… ?
‘…Oui GUICHI est ouvert, je vais aller manger 10 HEURES 30 POUR MIDI… !’
‘…Vous allez manger quoi… ?
‘..Chou rabou el blid…Je vais MANGER…UN FRICASSE ….Qui s’appelle DAVID… !’
‘…OUI C EST LUI….LE ROI DES JUIFS… ! en PENTACLE… !’
‘…MERDAAAALIC…. !’
PIECE UNIQUE...GATEAU D ANNIVERSAIRE PEINTE A LA GOUACHE.
Marthe FRANCESCHINI, dite Davia FRANCESCHINI, Sultane du Maroc (1755-1799) :
Davia Franceschini
Alors qu’ils cultivent leurs champs près de la mer, Jacques-Marie FRANCESCHINI, son épouse Silvia MONCHI sont capturés, quelques mois après leur mariage, par des pirates tunisiens. Nous sommes en 1751. Conduits à TUNIS, ils sont achetés par l’intendant du DEY pour le compte de son maître. Surveillant des esclaves du DEY, Jacques-Marie gagne sa confiance, se révélant un bon administrateur, ce qui lui permet de se constituer une belle fortune. Il apprend un jour qu’un complot se trame pour assassiner le DEY et après hésitations, se décide à le lui révéler. Pour le remercier, celui-ci lui fait de riches cadeaux et lui rend sa liberté.
Au cour de leur séjour à TUNIS, les époux FRANCESCHINI ont une fille, née le 25 avril 1755, baptisée le 29 du même mois par le Frère Stephanus Antonius, capucin de Gênes, préfet et provicaire apostolique de la mission de Tunis et des lieux voisins (acte de baptême rédigé et signé par le père Stéphanus Antonius le 12 mai 1755).
Libres, les époux FRANCESCHINI et leur fille Marthe quittent la Tunisie pour rentrer en Corse. Au cours du voyage, ils sont enlevés par des Marocains qui les conduisent dans leur pays. Ils sont vendus comme esclaves au Sultan Sidi Mohammed ben Abdallah qui confie à Jacques-Marie la direction des travaux du jardin impérial à Marrakech. Jacques-Marie a l’idée de faire parvenir au Sultan, un mémoire relatant le fait qu’il est sujet du Bey de Tunis à qui il a sauvé la vie et qu’il ne peut être considéré comme un étranger. Il est reçu par le Sultan devant lequel il se rend avec sa femme et ses deux enfants, Marthe et Vincent (Né à Marrakech le 29 novembre 1759).
Le Souverain est « impressionné par la grande beauté, la grâce et l’esprit » de la jeune Marthe » au point « d’ordonner qu’elle soit immédiatement emmenée pour faire l’ornement du sérail ». Marthe a alors 7 ans.
Jacques-Marie, son épouse Silvia et son fils Vincent regagnent la Corse. Leur troisième enfant, Augustin, naît à CORBARA en 1722. Il ne supporte pas toutefois l’absence de Marthe dont la présence au harem du Sultan est pour lui la pire des injures. Il conçoit donc le projet de retourner au Maroc. Il demande même l’aide de Pascal PAOLI qui lui conseille de « laisser sa fille suivre sa destinée ». Il arme un navire avec un équipage et part pour le Maroc. Le destin veut qu’il meurt au Maroc, à Salé, atteint de la peste.
Marthe est obligée de se convertir à l’Islam et reçoit le nom de DAWIYA (DAVIA). Le sultan dit d’elle qu’elle est « La plus belle rose de son harem ». Il apprécie en elle « la fraîcheur, le charme et la vivacité d’esprit ». En 1786, elle devient sa femme légitime, et Première Sultane. Dans son village, en CORSE, on la dit « IMPERATRICE DU MAROC ».
La beauté légendaire de DAVIA suscite beaucoup de jalousies. Le Sultan lui demande même de suivre des cours de droit coranique et obtient le diplôme de Talba (licenciée en droit), ce qui est quasiment unique à l’époque. Il la charge même « de la correspondance avec les cours européennes » et l’admet « à son conseil privé ». Son influence est immense sur la politique intérieure et extérieure du Maroc et a un grand ascendant sur les populations musulmanes. Elle a entretenu une correspondance avec la Reine d’Espagne et les deux femmes ont procédé à un échange de portraits.
La Sultane se considère comme française et décide le souverain d’entrer en relation avec NAPOLEON, se disant fière qu’un corse soit souverain des Français.
Plus tard, DAVIA souhaite revoir sa famille. Son époux accéde à sa demande, et des envoyés du Sultan sont dépêchés à CORBARA, chez la veuve de Jacques-Marie à qui on remet une lettre de sa fille lui demandant de rejoindre le Maroc. La mère de DAVIA n’a aucune hésitation, et après intervention de Monsieur Chiappe, Consul de Venise au Maroc, LOUIS XVI charge le Vicomte Dubarin de Pélivier, Consul de France à Tanger, de délivrer les passeports nécessaires au voyage de la famille FRANCESCHINI. Ils sont reçus à la cour chérifienne « avec tous les honneurs dus aux princes de la famille impériale ». Ils s’installent dans la ville de LARACHE où DAVIA se serait retirée après le décès de son époux, Sidi Mohammed Ben Abdallah.
DAVIA meurt à LARACHE en 1799. Sa mère meurt dans cette même ville le 19 janvier 1811.
DAVIA a eu une fille, morte à l’âge de quatre ou sept ans.
Vincent FRANCESCHINI, son frère, sur intervention du Roi Moulay Sliman auprès de Premier Consul, est nommé Consul de France à Mogador. Après 1804, il se retire en CORSE, dans le village de CORBARA où, « avec l’argent gagné au service du Directoire et grâce aussi aux cadeaux de sa sœur et du Sultan, il fait construire une maison, située près de l’église, et qui est appelée « A CASA DI I TURCHI ».
Augustin FRANCESCHINI le dernier des frères de DAVIA, est né à CORBARA en 1772. Après quelques années de vie dans ce village, il part à PORTO-RICO en février 1829.
Source FB.
Une cliente ganéhenne...
'...Please have you spray for mosquito...?'
'...Yes, six €...!
'..O MUCH EXPENSIVE...!'
'...Yes poour les MOUCHES...!'
-Celle là suit.
'...Pardon Monsieur, on m'a dit que vous vendez une créme qui se nomme LE DESERT ABSENT....????
'...Pardon, répètez s'il vous plait...!'
'...Oui au télèphone on me demande LE DESERT ABSENT...!'
'...Vous êtes sur de la prononciation...?'
'...Oui je vous lé répète...! LE DESERT ABSENT...!'
'...Ce n'est pas par hasard '...SOIXANTE DOUZE HEURES...? ( créme qui fait blanchir en 72 HEURES ' bél afié ye diwen..)
'...Oui exactement...!'
'...KHLE KHELLI OU LAZAR I DOUR...YE BEGMA...!'
-Une dame musulmane...
'...TBY HOKANA....? Vends tu la poire...?'
'...Allaish mesdouda...?'Tu es constipée.
'...Yatic bacla...!'
Elle est partie.
BEQITA JILICOU TIRENTI CHLEGHEM. MOUNGALLA OU BARNITA.
Beqita la canne.
Jilicou le veston d’intérieur
Titenti…BRETELLES.
Chléghém…MOUSTACHES
Mongalla…MONTRE A CHAINETTES.
Barnita. …CHAPEAU.
Tous ses signes sont portés par ce qu’on appelait avant les GRANAS. Les livournais passés dans l’art de la distinction et du bon gout dans les années d’après guerre et même avant.
La bakita était la canne au pommeau doré souvent sculptée. Elle était l’accessoire nécessaire de cette catégorie d’hommes de souche juive mais livournaise qui déambulait autrefois dans les grandes avenues de Tunis. Marque de grande distinction, la canne faisait partie des riches. Autrefois, elle était une arme, une épée mais à cette époque, elle représentait la belle allure de cet homme au chapeau melon, portant jilicou (veston) tirenti (bretelles pour retenir la pantalon). La moustache en crocs était importante, signe de virilité, l’homme d’honneur, elle marquait la classe de l’homme livournais, sa bonne place parmi la société.
A contrario de celui de la HARA, le tounsi s’habillait modestement. Alors que ce dernier portait le béret, le riche livournais portait chapeau. Là encore un signe de distinction. La moungalla, montre à chainettes devait impérativement figurer parmi cet attirail sinon notre livournais n’en était pas un. L’un vivait sans regarder sa montre alors que l’autre l’avait accroché au revers de son veston.
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