Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
01 février 2015, 06:43
A la fin c'est GO DODO, et chacun va se coucher.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
01 février 2015, 09:00
Non à la fin c'est GODE.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
01 février 2015, 09:01
LA MEMOIRE SELECTIVE

Tend à oublier certaines informations ou faits réels ou à faire semblant de les oublier pour mettre en avant ce que l’individu préfère montrer ou croire.

Elle tend même à effacer ou à dénaturer une réalité établie pour mettre en avant une falsification des événements établis qui convient à leurs préjugés. Qui convient à leur vue.

Le déni de la SHOA, un exemple parmi tant d’autres, prouve à quel point combien est considérable le nombre de personnes adeptes à la mémoire sélective.

Pour eux cela devient un sport national qui recueille bcp d’adeptes.
Même l’histoire gravée, prouvée etc…n’est en fait que complot pour servir une cause.
Et qui sont ces comploteurs…Ne cherchez pas très loin, c’est NOUS. Les juifs.

Devons nous remettre alors en cause EN QUESTION LA SAINTE BARTHELEMY….CHARLEMAGNE…L’INQUISITION et les BUCHERS…L’holocauste ARMENIEN…LE BIAFRA…LES INDIENS D’AMERIQUE…LE MASSACRE DES CHRETIENS EN TERRE D’ISLAM etc….Afin de purger la grande histoire de ce qu’elle a comme déni… ?

Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
01 février 2015, 10:42
MAMAN CHERIE...


‘…Bébert, i ââyech ouldi… ! Tnejem tkoss’li tarf batata… ?
‘…Bébert mon fils, tu peux m’aider à me couper qqs pommes de terre… ?’
‘…Bien sur maman… !’
Comme elle est seule avec mon frère, d’habitude, elle épluche 6 pommes de terre et là, elle me met 10 kgs.
Je ne dis rien.
Je n’ai pas encore fini, elle m’apporte des PETITS POIS à écosser…D’habitude 1 kg et là, je vois trois paquets soit 3 kgs.
Je termine juste les pommes de terre qd je vais attaquer les petits pois…Elle arrive comme une fleur et pose sur la table…
Trois kilos de navets…D’habitude une botte.
‘…Dis moi maman, tu as un événement pour ces derniers jours… ? Un mariage… ?’
‘…Non, necra ach’chébi loucen en mout… !’ Je prends mes précautions en cas où je décède… !’
‘…Tu comptes les emporter avec toi alors… ?’
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
01 février 2015, 10:43
MAMAN CHÉRIE…PLAN 244°
A PARIS CHEZ ELLE.
7 heures pile.

J’ai passé une nuit chez maman.
Ce soir là, j’étais bien fatigué.
Volets fermés, silence etc…
Soudain 7 heures du matin…
Maman se lève tôt.

Elle, dont la maison ressemble à un musée bien propre, niqel, voilà qu’elle pousse la porte avec son aspirateur juste comme cela, ouvre les fenêtres alors qu’elles sont souvent entrouvertes depuis 20 ans, met la radio très fort, alors qu’elle n’a pas fonctionnée depuis que mon frère a quitté sa chambre, met sa machine à laver pour deux torchons, tire la chasse dix fois, allume la télé à forte dose….
Là, je me réveille et je lui dis…

‘ …Mais enfin MAMAN…. ?’

‘…Hou enti raked mé foctch biq…Olalala tu dors, je ne me suis pas rendu compte de ta présence… !’


Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
01 février 2015, 10:44
MAMAN CHÉRIE…PLAN 245°
A LA GOULETTE CHEZ MOI.
20 heures pile.

Maman est invitée à passer un chabath chez moi à la maison de La Goulette, distante de 100 mètres de la sienne.
Nous sommes en été et il fait chaud ce soir là, dc en attendant que la table soit servie, je pose deux chaises longues dans le jardin, je positionne la télé vers l extérieur et je pose deux chaises longues.
Cote à cote distantes de 20 cms. Presque coude à coude quoi… !
Maman regarde, inspecte et prend sa chaise longue qu’elle colle à la mienne.

‘…Tu es trop distant… !’ Qu’elle me dit.
‘…Non, c’est la distance légale…20 cms… !’
‘…Non, recolle là… !’
‘…Non…Elle reste là où elle est… !’

Elle tire, et je tire…Elle tire, je tire….A la fin les accoudoirs sont restés dans nos mains.

Sueurs froides. Sous la douce chaleur.

Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
02 février 2015, 12:28
Goulette.

Je viens d’une ville
Aux vagues basses,
Faite par des mains habiles
Sans doute modestes, autrefois,
Respectables, calleuses ou fragiles
Inspirées par les vents doux.

Des terrains arides jonchés de ronces
Qqs cabanes, abris ou réduits
Mais de l’eau salée en abondance.
Ses cotes plein nord, plein sud
Est Ouest, elle a prêté ses flancs
Aux voyageurs de passage
Aux corsaires aussi pour meubler le paysage

Certains pour un jour,
D’autres pour toujours.

Je viens d’un patelin
Fait par de petites mains.
Point de notables connus ni châtelains reconnus
Juste des hommes et des femmes inconnus.
Tous sujets sous divers régnants,
Elle devient aimante au fil des ans.

Bien loin de l’enfer, plus proche du paradis
Elle a toujours sourit sans jamais gémir
Aux passants, aux demeurés aux estivants.

Je suis né dans une petite ville.
J’ai grandi avec les mouches
Moustiques khanfouss * Cafards
Et aussi avec beaucoup de Gattouss* Chats.
Des cris cris sans gris gris
Et toutes les mesquineries.

Je m’appelle Ahmed…
Albert, Rita ou Bevelacqua
Je porte les plus beaux prénoms
Du monde, c’est ce qui fait mon renom.



Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
03 février 2015, 02:21
LA DIVERSITE.

La diversité prend tout son sens que lorsqu’elle est couleur. Sa beauté tient compte de l’apport qu’elle étale. Du message qu’elle véhicule.

Une communauté qui se distingue par sa seule identité reste fade.
La diversité est une corbeille qui donne au regard l’envie d’y gouter sans appréhension.

L’œil ne s’attardera pas sur une espèce précise mais sur l’ensemble de cette diversité.

Chez nous, à la Goulette et ailleurs nous nous habillons de toutes sortes de couleur sans que cela ne soit remis en question ni porter préjudice.

Bonne fête de TOUT BICHvATH.

Pièces jointes:
AGRUMES.jpg
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
03 février 2015, 12:07
Des regards qui se croisent et s’entrecroisent.

Le passé ne revient plus.

C’est nous, anciens d’une époque révolue, qui allons vers lui. Pour le titiller. Pour combien de temps…. ?

Le passé ne ressuscite que par la volonté de ceux et celles qui l’ont connu.

Le poids des ans étant ce qu’il est, il lui est difficile de venir à notre rencontre.

Pourquoi vais-je vers lui alors… ?
Juste pour rafraichir ma mémoire. Et ceux, celles des autres.
La vieillesse souvent fait soit asseoir, soit s’aliter.

Rosario, le vieil sicilien, portant un béret râpée, fume sa pipe qui fuit par tous les cotés, alors que son ami de quartier Hédi, dans sa cachabiyé, burnous, rapiécée, qu’il ne rempli plus, la lisière pend à ses pieds, usée jusqu’à la moelle.

Il roule une cigarette par ses doigts tremblants, ses dents, du moins, ce qu’il lui reste, brunies par le tabac ont fini de paraitre, ses lèvres cramoisies, une sorte de muraille défraichie et dérisoire, ouverte à tous les souffles, ont fini par le faire taire.

Son compagnon de table, Haim le juif, ancien employé, ébéniste, a tant raboté de bois dans sa vie par ses mains qu’elles ont finie de ressembler à des écorces de chêne.

Ils parlent à peine mais se comprennent par leur regard crouté. Ce regard qui en dit long sur cette tristesse partagée.

Alors, pour passer le temps, ils s’attablent au BAR DE LA GOULETTE, une ancienne relique du passé qui rappelle leur jeunesse.

D’avoir trop parlé dans leur jeunesse, ils se contentent de voir.
De penser dans le vide parce qu’ils ont fini de remplir leur cervelle.
Ils ne chantent plus, ils se regardent.

Ils croisent leur regard, un sport de vieux et de vieilles et ca fait 15 ans qu’ils usent leur regard presque terne à voir passer des fantômes, des anciens amis partis avant eux.

Puis un jour, sur une table en fer, traine un papier cigarette, un béret noir, un bout de bois que le vent a vite emporté.

LE BAR DE LA GOULETTE a disparu mais qui se souvient encore DES REGARDS EFFACES par la vieillesse de nos vieux Goulettois…. ?


Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
04 février 2015, 02:49
LA GOULETTE PAR METS ET PAR MERGUEZ.

La particularité de cette ville tient à sa convivialité… Le mot ‘…Etkhel…Ye Ouldi ou ye baba (Rentre mon fils ou papa) exprime déjà cette chaleur envers le voisin qui pousse la porte et quelque soit son profil.
Cette formule invite donc l’ami à siéger et parfois à gouter le déjeuner sans chichi.

Cette invitation à s’asseoir fait partie de la grande hospitalité qui régnait entre nous.

Si c’est en été, la maitresse de maison a tôt fait de servir une limonade bien fraiche accompagnée d’un gâteau orientale fait maison.

En hiver, c’est plus subtil…’…Okyad, âândi shan e’li i cheti lahbéli… ! '....Prends place, j’ai un met qui donne envie même aux femmes enceintes… !’ Là le mec regarde son ventre au cas où… Lol

Bref, tout était fait pour mettre le visiteur impromptu à l’aise.
C’était ainsi dans nos chaumières.

Mon maitre de français MR SANDALI du cours élémentaire, n’a pas échappé à la règle, gouter le plat noire au merguez le jour où il est venu me rendre visite alors que j’étais alité pour une bronchite.

Par monts et par MERGUEZ…Lol.


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