C’est dans cette paracha que nous trouvons le commandement qui nous a ete ordonne concernant l’amour du prochain, comme ceci est ecrit :
« Veahavta lerea’ha kamo’ha » Ce qui signifie : « Tu aimeras ton prochain comme toi-meme »
Il est ecrit reellement : « comme toi-meme ». C’est a dire, bien sur, ne pas faire a l’autre ce que l’on ne desire pas que l’on nous fasse, mais egalement rechercher pour l’autre autant de bien que ce l’on en voudrait pour soi-meme, ressentir pour l’autre la meme peine que l’on ressent pour soi-meme, excuser les erreurs de l’autre de la meme facon que l’on excuse les siennes, …
Et tout ceci doit s’appliquer a chaque juif quel qu’il soit: a nos proches bien sur, mais aussi bien a celui qui nous a fait du tort, ou a celui que l’on n’a jamais vu.
Nous avions deja explique dans le commentaire de la paracha Tetsave, les considerations et l’etat d’esprit qu’il est necessaire d’avoir pour parvenir au niveau d’amour que la Torah demande de nous.
Nous allons nous arreter maintenant sur la mise en pratique de ce commandement, de facon concrete.
Un commercant ne reste pas chez lui de facon passive, en attendant qu’ un client eventuel s’y presente. Il ouvre des magasins, organise des campagnes publicitaires, prospecte de nouveaux clients, car il s’agit de son propre argent. C’est avec le meme engouement que devons aider l’autre: sortir a la rencontre de celui qui a besoin d’aide, et ne pas attendre qu’il se presente.
Il peut s’agir de personnes malades qui ont besoin de reconfort, de pauvres qui ont besoin d’aide financiere, de familles qui ont besoin d’un pret passager, de meres de familles a qui on peut donner le moyen de se reposer, …
On peut trouver ainsi de nombreux exemples. Et de meme que nous devons aider les autres de facon materielle, nous devons les aider de facon spirituelle.
Que ce soit dans le domaine des connaissances en Torah et de sa comprehension, ou que ce soit dans le domaine des bons comportements et des bons sentiments, nous avons le devoir de faire profiter les autres de ce que nous avons et de les aider ainsi a progresser.
Bien entendu, ceci concerne chacun d’entre nous, y compris ceux qui se considerent eux-meme comme des « pauvres spirituellement », de meme que le pauvre financierement a lui aussi le devoir de donner de l’argent pour aider d’autres pauvres.
Et tout ceci doit etre fait dans la mesure de « comme toi-meme », c’est a dire avec la volonte de transmettre reellement a l’autre tout ce que l’on possede dans ce domaine, et afin que lui-meme puisse le transmettre a son tour.
Je vous souhaite a tous une bonne semaine
Chlomo