Alb, tu connaisais ce livre???
Le manteau de la Vièrge
Emile Brami
samedi 2 décembre 2006
Emile BRAMI publie un roman vrai : »Le manteau de la Vierge » chez Fayard qui est une manière de manifeste pour la mémoire et la vie présente des Juifs de Tunisie. Une langue disparaît, un peuple aussi. Une femme écrit le roman de sa mère, incarnation malgré elle d’une communauté chassée de sa terre jusque sur les pentes de Belleville. Des Juifs de Tunisie, que reste-t-il ? Sinon quelques souvenirs déformés par le prisme du folklore méditerranéen et du malentendu historique – quand il aurait fallu comprendre leur mélancolie native et leur sentiment de déshérence. Dans ce livre de l’exil, d’une nostalgie universelle, Émile Brami les réhabilite, les sauve peut-être.
Le « manteau » en question pourrait bien être la « Shekinah » – même si certains lecteurs hâtifs du titre imagineront quelque élégie « mariale » !
Dans « le manteau de la Vierge », Brami nous raconte l’histoire de sa mère. L’histoire de ces générations de la Guerre de 40 (et des « camps » Allemands et Italiens en Tunisie !) » et de l’Exil des années 50 et 60 – de ces femmes voulant de toutes leurs forces entrer dans la « modernité » (au risque d’échapper à la « dhimmitude » …par une « perte » plus vaste encore ?).
Il nous dit son hésitation à faire revivre,à cette occasion,le « judéo-tunisien »,ce chaleureux dialecte qui se transmet parfois à Sarcelles ou à Natanya…Et son renoncement…
La « sensibilité » même du créateur,de l’homme de mémoire est la preuve que cette communauté « assimilée » ou « revenue » en Israël reste une richesse,spirituelle et humaine, vive et pleine de possibilités non perçues…
A-t-on oublié (oui…) que Juifs et Berbères vivaient en « Tunisie » avant l’arrivée des Arabes – on pense à la KAHINA,cette Princesse Berbère judaïsée qui lutta contre l’envahisseur…avant de capituler – ou encore évoquer les générations de « rabbins miraculeux » – en somme retrouver le « fil » ,silencieux,trop souvent ,discret toujours qui a mené cette communauté de la « domination » à la « modernité »,de l’Exil à l’Exil…A-t-on oublié que le désert de l’âme est plus aride que le désert de sable ?
D’autres auteurs comme PAUL SEBAG ont tenté de faire revivre ce monde de transmission et de vérité humble : »L’Harmattan » a publié ses sommes historiques toujours d’actualité…
Mais voici un « roman », une évocation et chacun peut y puiser un souvenir, une sensation,un rêve…Une halte dans l’errance et (selon le romancier) la « DESHERENCE » de ces hommes et de ces femmes blessés par la mémoire et déçus par le présent.
ALAIN SUIED
Extrait choisi :
« J’aurais voulu raconter ton histoire dans notre dialecte, le judéotunisien, ce baragouin sans grammaire où se mêlent l’arabe, l’hébreu, l’espagnol, l’italien et le grec. Mais il sombrera avec nous, car, au contraire du yiddish, il ne donna jamais un livre imprimé. Alors je me suis résolue à broyer les mots de mon enfance jusqu’à les réduire en poudre pour fabriquer du français, comme les peintres du Quattrocento pilaient le lapis-lazuli, préparant ainsi le coûteux bleu céleste dont, par tradition, ils coloriaient le manteau de la Vierge. »
Fiche détaillée :
Auteur : Emile Brami
Editeur : Fayard
Genre : ROMAN CONTEMPORAIN
Date de Parution : 03/01/2007


Reprise du Sketch
Paris le 13/07/2007.

(Suite)
Suite du premier sketch ‘….Coups de feu I…’ passé le 12/07/2007 à 22 heures 1 sous le pseudo de Mr_Jano.
Nous sommes trois à servir, Karim, Bintou ‘ Aïcha’ (idiote) et Moi. En marcel.
Dans ma boutique.
‘…A qui le touUUUUr… ?’ ‘… Albert je voudrais cette petite vierge en statue…’ ‘ Comme moi… ! Pani prÔbléme… ! Chérie… !’
Amanda, une belle antillaise qui travaille dans un camion au bois de Vincennes.
‘…Albert, je voudrais deux rouleaux* s’il te plait…! Trois tubes de gel GM, quatre paquets de préservatifs (soit 288 capotes) deux rouleaux essuie-main… !’
‘…Essuie mains ou essuie chatte… !’ Elle rit
‘…Comme tu l’entends mon amour… !’
‘…C’est une orgie que tu vas célébrer ou quoi… ?’
‘…Des gens importants… !’
‘…Dans le camion, ça fait un peu désordre… !’
‘…Non, ça va se passer dans un grand Hôtel particulier.. !’
‘…Je ne peux pas voir seulement… !’
‘…Ca va te coûter cher… !’
‘…La pénétration ou la sortie… ?’
‘…Coquin va… !’
(*Elle parle de draps d’examen que les généralistes utilisent pour allonger leurs patients dessus. En fait celles qui travaillent dans le camion sont obligées par mesure d’hygiène de s’en servir)
‘…Tu me mets dans un grand sac noir, je ne veux pas qu’on les voit… !’
‘…Qui dit que tu es …. ! Et si tu étais infirmière… ?
‘…Infirmière du SEXE à temps plein… !’
Elle prend sa cam et me salue.
Un client a oublié de prendre sa monnaie, Bintou
-‘ Monsieur… ! Monsieur… ! Votre monnaie… !’
Il est déjà sorti, je cours après lui comme un ressort.
-‘.. Monsieur venez prendre votre monnaie’
‘… 20 cts, je vous les laisse parce que vous m’avez fait rire… !’ ‘… Bintou, tu me fais sortir pour 20 cts, Ye BaAgraAA ‘ ‘… Toi-même…’ (elle ne comprend pas ce que je dis mais me retourne la chose)
– Kahba…‘ Hello who are you… ?’
‘ …Fine and you… ?’ Fine’ ‘ …I want one paquette condom… !’ ‘… Tu es bien foutue ce soir…!’
‘… J’aime ton frére, she said me to stand it for holydays because her husband…!’ ‘ Justement her husban no hollydays this year’ ‘ …O sorry…!’ ‘ …Sormoq…!’ ‘…Thanq you… !’
Khalti Hnifa est une cliente marocaine d’un certain âge, je lui donne 70 ans. Elle est habillée en caftan traditionnelle, taqrita( foulard) comme au pays. Elle est abonnée à la teinture BIGEN numéro 59, noir geai. Elle est revenue me voir avec sa teinture.
‘…Brass omoq qolli, essoued el seb’kha… ?’
‘…Khalti Hanifa téouè quinze ans que tu achètes ce produit et tjs tu me dis’…Souda el sbikhAAAA HeEEEE di…. ?’ Bien sur qu’elle est noire comme moi… !’
Elle se met à rire.
‘…Noum’rou 59 ahHH… ?’
‘…Eye 59 qoun métèniyè… !’
Elle prend à témoin un client.
‘…Ye missiou si bien 59… ?’
Rentre un monsieur portant de grosses lunettes.
Il parait très myope puisqu’il s’adresse au fond de la salle. Là où il n’y a personne.
‘…C’est ici la boutique Mabel… ? S’il vous plait… ?’
‘…Oui, monsieur bonjour… !’
‘…On m’a dit que vous vendez des produits aphrodisiaques… ?’
‘…En effet, vitrine 10, allez y j’arrive dans un instant… !’
Il rentre et se dirige vers le fond du magasin.
Je termine l’encaissement de mes deux clientes et au bout de dix minutes, je vais le voir laissant à Karim le soin de servir les autres clients.
Et là je vois notre homme accroupi le nez collé à la vitrine qui ne correspond en rien aux produits aphrodisiaques et godes magiques.
‘…Monsieur, excusez moi d’interrompre votre prospection mais vous êtes devant la mauvaise vitrine… !’
‘…Je veux cela, donnez moi deux comme cela… !’
‘…Quoi des veilleuses et des mèches à l’huile… ?’
‘…Ah bon… ? Je ne vais pas à l’église moi… !’
‘…Venez monsieur suivez-moi… !’
Il me suit.
‘…Voilà c’est ici la fameuse vitrine sexe… ! Ok ?? Je vous laisse choisir… !’
Je vais encaisser et je reviens dix minutes plus tard. Je le vois’ mqamba’ (accroupi)
‘….Alors avez-vous fait un choix…. ? MONNsieur… ?’
Il me montre des sirops au gingembre et du bois bande en liqueur.
‘…Je veux ça… ?’
‘..Combien…. ?’
‘…Pour trois mois ça va me faire combien de bouteilles… ?’
‘…Mais je ne connais la fréquence de vos rapports avec votre femme… ?’
‘…J’en ai 8 …Deux ici et 6 en Afrique… !’
‘…Dans ce cas pour trois mois, il vous en faut 12, à raison de une bouteille par semaine… ! La bouteille dure une semaine à raison de dix gouttes dans un verre de coca, soit une bouteille par semaine donc vous avez un stock pour 12 semaines… ! Ce qui nous donne, je retiens un, Trois mois… !’
‘…Vous croyez que je vais tenir le coup et voir venir… ?’
‘…Ben oui avec la vista que vous avez, vous retournerez me voir avec une canne blanche… !
Prochainement… !’ Il achète les 12 bouteilles.
Un jeune couple que je devine des Amérique du Sud rentre.
La jeune fille s’adresse à moi dans un bon français.
‘…Pardon Monsieur…. !’
‘…Je vous en prie….. !’
‘…Nous cherchons, mon copain et moi, un temps brésilien d’obédience Condomblé… !’
‘…Rien que cela, Mademoiselle, et bien c’est pas loin d’ici, c’est au numéro 48 de la Rue Deaudeville… ! Venez je vais vous monter… !’
Je sors et je pointe, en ce jeudi béni, de mon doigt la direction de la Synagogue.
Deux policiers sont en faction.
Je retourne à mes occupations faisant mon possible pour retenir les clients en les servant au coup par coup…
‘…Albert je veux que tu me serves toi les condoms, tu m’apportes chance… !’
‘…Et Karim alors, Non… ?’
‘…Je veux toi…!’
L’autre, le Karim, fard chenin (il n’a que trois gencives comme par choc ‘…J’ai quoi… ? MoiIIII… ? La galle ou la lèpre, je suis noir, tu es noire ALORSSS… !’
‘…Bon, je lui sers 6 et toi 6 ok… ! On coupe les capotes en deux… !’ Pour apaiser la tension.
‘…Non, je préfère alors tes six et je laisse le reste… !’ La cliente.
Finalement, je lui vends les 12 en faisant un clin d’œil à Karim pour qu’il ne se fâche pas mais malgré cela, il se fâche et lorsque un Oussif se fâche ….AdoubAIISSSS… !’
Voilà qu’un quart d’heure plus tard, mon couple de brésilien revient me voir.
Le jeune homme porte une KIPA. Très IN.
Elle…’ …C’est bizarre Monsieur, le rite à changé…. !’
‘…Vous voulez parle du Comdomblé… ?’
‘…Oui, il est différent du notre… !’
‘…Ah boOOn…. ? Racontez moi cela…’ K arim prend la relève… !’
‘…Donc, nous sommes rentrés et un monsieur a mis un béret sur Horracio… !’
‘…Une Kippa et alors… ?’
‘…Il m’a dit de me couvrir la tête avec un foulard et de rejoindre les dames, puis, il l’a invité à monter sur un estrade et là il y avait un grand livre ouvert… !’
‘…Et… ?
‘…Le monsieur, avec une grande barbe qui était à ses côtés lui a demandé de répéter certaines formules de Condomble… ! Pouvez me dire de quelle secte, il s’agit… ?’
‘…Chut… ? Ils sont juifs … !’
‘…MACUMBISTES… ?’
‘…Pire, chut… !…SEPHARADES….!’
‘…DES MACUMBISTES SEPHARADES… ?
‘…Oui, ils sont très mystiques… ! Nous les tenons à l’œil nous les ASECNAZES… !’
‘…UNE AUTRE SECTE ALORS…?’
‘…Oui madame chut… ! DES ASECNAZES UNIJAMBISTES MACUMBISTES… ! Un groupe qui a fait DISSIDENCE… !’
‘…C’est miraculeux Monsieur… ! Au Brésil, nos gars vont être surpris d’apprendre que deux nouvelles sectes existent à Paris… ! Lorsque nous allons rentrer… !’
‘…Oui apportez leur la BONNE NOUVELLE… !’
‘…Ils paraissaient très gentils en tout cas… !’
‘…En apparence… !’
‘…J’aurai dû les prendre en photo… !’
‘…Qui…?’
‘…LES SEPHARADES MACUMBISTES… !’
‘…Vous voulez dire les PINGOINS…?’
Horracio…
‘…Regardez ce qu’ils nous ont donné…. ! Une kippa plus une petite boite au front, ils ont dit que cette petite chose contenait les 5 livres sacrés (Le jeune homme montre le phylactère qui ceint son front et qu’il porte), c’est miraculeux et regardez ce qu’ils m’ont laisses, un grand lacet au bras, ça fait branché gothique non… ? Et voilà les cordons je porte autour de ma taille, ma femme trouve que c’est dans l’air du temps…. ! Qu’en pensez vous… ?’
‘…VOUS ETES DEVENUS JUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIFS…!’
‘…De quelle secte… ? Alors… ?
‘…DES ZOROASTRIEEEEEEEEENNNS MACUMBISTES DE PARIS….! BAROUKH ABAAA…’
‘…AMEN… ! Touba ou brakha… !’ Horracio.
‘…Nitilat yadaime… !’ Sa goulue. En une heure, ils les ont convertis. C’est j ouf ça.
Le duo part converti à la foi des SEPHARADES ZORO etc…MACUMBISTES.
Je les vois partir en récitant ‘…SHEMA ISRAEL… !’ Tout en se couvrant les yeux.
Ils ont failli tomber dans une bouche d’aération grande ouverte.
Le téléphone sonne. Bintou décroche.
‘…Albert, c’est votre maman..?’ ‘… Dites lui que je ne suis pas là…’ ‘…Il n’est pas là madame…!’
‘ …Tu viens de lui dire que je suis là ye mard…’ ‘… Toi-même… ’ ‘ …Oui Maman, j’étais aux toilettes…’ ‘…Mnih, tu veux que je t’envoie un plat de mloukhiya ââla kif keïfeq… ?’’… Ehne bââda fél bsal ou loubia …Doucement Madame, je cause avec ma mère… Femtni.. !’…Ok dommage…’’ Qu’est-ce qu’il y a madame.. ?? ‘ Venez je veux vous montrer qqe chose dans la vitrine… !’
Je me dirige vers la vitrine sexe.
‘..Je ne savais pas qu’il y avait ce genre de gode…’
‘.. Oui en plus il est naturel, ça donne beaucoup de piment à la chose, mais j’en ai encore d’autres en stock… !’ ‘ …Je peux voir… ?’ ‘…Bien sur, attendez… !’
Je me baisse et je lui faire sortir quatre coffrets.
‘…Je viens de les recevoir ces deux là c’est Zina et Aziza, les siamoises rouges de sidi Abdel Laguéch
et là vous les avez en vert de sidi Bakhtara , pour changer un peu
si vous prenez tout le pack, je vous donne ceux là en prime
‘ …Et pour cela… ?’ ‘ Les 5 frères Karamazov ??? Ben ceux là ils peuvent se négocier… !’ ‘…Combien pour le tout… ?’
‘…Disons 80 €… !’ ‘ Je les prends, je suis emballée… !’ ‘ Je vous les emballe… ! Sans indiscrétion qu’est ce que vous allez en faire… ?’ ‘ Ben je vais les utiliser à bon escient… !’
’… C’est quoi le bon escient pour que je ne sois pas bête… ?’’ …Je vais les mettre là où il faut… !( Fi zaqtéq el hamra… !) (Dans ton cul de feu) C’est où là où pour ne pas mourir idiot … ?’ ‘ …Je vous fais la confidence …. ! Mon mari MANQUE DE PIMENT donc… !’
‘ …AHHHh c’est pour votre FOU FOU
Nette pour qu’elle soit bien harissée… ! Quelle chance pour votre chatte… ! En plus des produits naturels du TIROIR… !’
Karim vient m’interrompre‘…Albert, une cliente me demande ‘…Envie de me voir… !’
‘… Et alors va la voir… !’
’….Non, c’est une poudre que je connais pas… !’
‘ …Mets lui un peu de talc blanc dans un sachet et refile le lui… 5 €… !’
Rentre à nouveau, l’homo Ani Fa, grave de chez graAAve MichKAAAAA… ! Avec son portable collé aux oreilles ‘…QuoiIIII tu vends ce genre de chosOOOe toi…?’ (en toisant les godes piments)’…. Oui, allaiIIIIIsh… !’… C’est pour la Kahba qui m’a trahie, je vais les lui enfiler dans son cul, comme cela elle flambe une bonne fois pour toute… !’
Elle parle avec son amie (homo)
-’ …Teoue nouariq yè ZEFTAAAA… ! (Je vais te faire voir, espèce de saleté) Henè elli béch en hoq’ loq termiq bél félfèl (Moi qui vais te frotter les fesses avec du piment) Ahhh… ! ChnouèEEE..ChnouèEEEE…( Quoi…Quoi…) Tu veux me dénoncer à la poliIIIIIIce pour travail illéEE/ GaAAAAl, VAS YYYYY MAIS VAS YYYY TAPEEEETTE….YE MOKHSSI AAAA ( sans couilles)…. ! Moi au moins j’ai mes papiers mais toi tu es CLANDESTINE… En boul ââla Sor’MOKKKKK (Je pisse dans le trou du ton cul)…!’
‘ Albert je veux le pack… !’
‘ J’en ai plus à moins que tu prennes les siamoises vertes
et rouge
… ! Ils m’en restent encore deux dans la cave… !’ ‘…Mais j’ai horreur des femmes, je ne suis pas UNE GOUIIIINE MOI…! YATIC BAKLAAAA…..’
Elle sort désappointée. Toujours à dialoguer avec sa copine Amira.
Moi de loin ‘…YERAAM ALLA TASSAT MOKHEQ… !(Qu’elle soit sur ta caboche, la Bakla)
Un zaïrois….
‘…Vite Albert, je suis mal garé…. ! Donnes moi un Zidane… !’
‘…Un quoi…?’
Karim vient à mon secours… !
‘…Le petit chinois (produit longue durée, ils l’appellent Zidane maintenant… !’
‘…Ah bon, première nouvelle… !Zidane oulla petit chinois… ! Ah quand le Sarko crocodile
et la Sego cobra
(Ce sont deux nouveaux articles long acte)
Il est servi et là je le vois prendre le BUS. Il est mal garé il a dit ce mal barré.
Deux grosses femmes apparemment amies mais perdues de vue, s’échangent qqs convenance dans leur patois…
‘.. .I béEEdi … ?’
‘…HéraAAA… ?’
‘…Somokhof… !’
‘…HéEra… ?’
‘…QoritanatièEEE… ?’
‘…Héra dron… !’
‘…Aquiéra Fama E… ?’
‘…Tora citè… !’
‘…DenoubédIII… ?’
‘…En hamdoulah.. !’
Tout cela pour se dire bonjour et comment vas-tu… !’
Le téléphone sonne.
-‘…Oui mamaAAAAn… ?’
‘ …Tu veux alors deux boulettes avec de la magh’mouma ???’
-‘…Je suis déjà dans les PIMENTS BAR LA BITTE…..LA BAKLA LOW…( Baqalow= morue séchée et calée) ….ZIDANE…CONDOMBLE SEPHARADE… COBRA…CROCODILE. UNE MENAGERIE…Et toi tu veux m’en rajouteEEEEEr… !’
Elle raccroche.
Bon appétit.
Avec …
Citès en vrac…
-Breitou.
-Khelti Hanifa la vielle marociane abonnè au Bigen, teiture japonnaise.
-Le myope aux aphrodisiaqueq.
-Le couple brésilien Horracio et Amalia sa copine.
-Le travesti Anifa.
-Le client qui a oubliè sa monnaie.
-Amanda la prostituèe du bois de Vincennes.
-La seconde prostituèe ghanénne.
-Les deux sénègalaises.
-Le Zaîrois préssè.
-Le petit chinois, le crocodile et le Cobra.
-Les piments en gode. Photos montage.
-Ma maman
A ce soir…
Bien, passons à la dynamite pardon à la dynamique.
Vous avez certainement suivi, du moins pour les abonnés du PTB, le premier sketch…
‘… Coups de feu à Barbès… !’ Tans pis pour les absents, ils iront le lire dans le nouveau PTB.
https://harissa.com/forums/index.php?57
Sinon, ils ne comprendront rien s’ils prennent le bus en retard.
Bref, dans quelques instants va passer ce que j’ai annoncé en bas.
Certains diront que la série commence à ressembler AUX BRONZES OU A RIMBO…. !
Ce n’est pas grave lorsqu’on a de la suite dans les idées ce qui manque d’ailleurs à un nombre d’entre vous.
Monsieur Braham, devient fainéant, il me dit dans une de ses remarques dont il a le secret qu’il ne peut pas lire long. Ok, donc mon cher Braham, prend le temps pour arriver à la fin ce n’est parce qu’on a 92 ans que l’on rechigne à lire. Je ne peux pas faire dans le cours, un sketch dure en principe 20 minutes pour une anecdote et deux heures si les anecdotes se suivent.
En plus tu ne payes rien, tout est gratuit donc profite de ma générosité toute tune, et tu le sais les tunes ne sont pas avares de paroles et d’histoires. Yejji me cheqyen.
Voilà un point défini.
C’était ‘…SONGE D’UNE NUIT D ETE…!
A toute à l’heure pour le sketch ‘…COUPS DE FEU A BARBES II..’
‘…Nous voilà arrivés,
Enlacés, amoureux d’un été
On saluait les copains
Jaloux de la dulcine.
Le verre de scotch on the rock
Dilué dans le soda et la fumèe,
On pointait les yeux sur les venus de Paris.
Nos amis d’hiver, étudiants immigrés qui revenaient
Comme des hirondelles au bercail de leur enfance.
Et la soirée qui commençait
Sous les rythmes langoureux des slows
Ou les pas de danse à la vogue
Mille fois répètes chez soi.
Et les lèvres qui s’entrechoqués.
Les yeux fermés sous le regard du disquaire.
Et l’amour qui naissait pour une courte saison d’été.
Et ma grand-mère qui me disait…
‘..Sétha jdidè ehdi…? Yè ouldi?’
‘..C’est une nouvelle danse … ? Mon fils… !’
FIN.
‘..Et quand vient le soir
De chemise en crépon
Vêtu, je l’étais, jean serré,
Taille basse, ceinturon moderne,
Jasmin accroché à ma feuille
Dare dare au café que l’on disait Vert.
Et les moustiques ivres de lumière
Tournoyaient par milliers, au dessus de nos jeunes têtes,
Par paquets, attirés par la lumière.
Ces lucioles, armées d’insectes, par contingents, expiraient sans bruit sur les verres brûlants, brûlés.
Et les lézards accrochés au mur blanc
Qui s’en régalaient comme à la curée
Sans honte ni pudeur
Sous nos yeux indifférents
Et à la fille qui attendait un coup d’œil
Un signe des yeux, de son beau bronzé
Enfin sur pied, pour le rendez vous d’une chaude soirée.
Baraka, Olivier, Dokhana, Sancho ou les Dunes
Le choix se faisait en cours de route alors que nos mains
S’enlaçaient. Déjà.
Quel kif.
Et ma grand-mère qui me disait…
‘…Ye ouldi mah’lè qadeq, tét’chè’bè arrous… !’
‘…Mon fils comme tu es beau, tu ressembles à un mariè… !’
De quoi avons nous été pétris….? Sinon que d’elles et d’eux.
C’était la récompense de ma grands-mère quand elle avait fini de vaquer à ses occupations, elle s’ allongeait pendant les heures chaudes et dès que les premiers rires d’enfants chuchotés lui venaient aux oreilles, elle prononçait cette même phrase :
‘..Mes enfants, y’a-t-il parmi vous quelqu’un qui m’apporte un verre d’eau froide…’
Beaucoup d’encre et de SALIVE, d’ailleurs ma très chére Michka, nous allons proposer le sujet au baccalauréat 2008.
Allier le geste à la parole.
Sujet….
‘…Que vous inspire ‘..BISKE BISQUE RAGE, tu mangeras du CIRAGE A TON MARIAGE…!’
Rêver des jours meilleurs.
Les yeux fermés, le ventre nu
La tête sur un oreiller bienvenu.
Les persiennes closes
Le soleil par travers ose
Comme un voleur, par les interstices
Glisser ses chauds rayons sans risque.
Et ses lames d’or, mille épées
Sur un champ serein de paix
Coupent sans bruit la pénombre
De la pièce d’un après midi d’été
D’ombres.
Il ronfle l’heureux bronzé, le ‘siestar’
Pas loin de sa mer endormie, le veinard,
Calme, paisible sous le ciel azur de son nid.
Il dort le dormeur, assoupi après un demi matin d’labeur.
Et sa baignade.
Il rêve, loin de chez lui, à ces après-midi
De som ; de lointains souvenirs de belle vie
Encadrés dans la roupille de son envie.
Un cri, sous la chaleur moite.
Dehors, elle porte sa chair enlacée sur son bon dos
La degazza enturbannée qui boite sous les faisceaux
Ou bonté divine qu’elles sont loin mes soirées
De bonheur.
Ouel hoch mta omi ââjiti Meiha
Fel bit lasla’niya t’quoul
‘..Ye ou’lidéti fémèchi oue’hed men’qom i ji’bli kess me bared…!’
Et la voix de ma grand mère Meiha
Dans la pièce principale qui dit
‘..Mes enfants, y’a-t-il parmi vous quelqu’un qui m’apporte un verre d’eau froide…’
Alb, je vois que mon montage sur la réminiscence du geste « bisquerage » fait couler beaucoup d’encre.
Lapid et Braham, j’espère que vous avez bien rigolé en pensant à la tête des gens lorsqu’ils faisaient ce geste. Moi j’en rigole encore car avec Alb, nous avons longuement palabré dessus.





