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Commentaires de Mai 2002 : Commentaires du 21-22 Mai 2002

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Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Admin (Admin) le jeudi 23 mai 2002 – 11h51:
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Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Nao (Nao) le mercredi 22 mai 2002 – 16h40:

Lu sur JeruPost:

IDF warns Israeli soldiers not to accept Internet pizzas By ASSOCIATED PRESS
The army has barred soldiers serving in the West Bank and Gaza Strip from accepting pizza deliveries they did not order themselves, for fear the packages might be booby-trapped, the army said Wednesday.
Last month, Israeli pizzerias began delivering to soldiers via an Internet site where people place the orders as gifts for soldiers.
More than 4,000 pizzas have been sent, said Shimon Aharon, a British-born Israeli reservist who created the Web site.
Ninety percent of the pizzas were sent by Americans, with the remainder coming from Europe, South America, Australia and New Zealand.
The site allows people to send « Pizza and Pepsi for a patrol » or order up to six pizzas to feed an entire platoon. Several restaurants in Jerusalem and Jewish settlements in the West Bank and Gaza deliver the pizzas to army bases, foot patrols and military checkpoints.
This week, however, military commanders decided to bar soldiers from accepting pizzas they did not order, « due to concern that hostile elements may exploit the pizza deliveries to soldiers,  » the army said in a statement

Traduction:
Tsahal a demande a ses soldats de ne pas accepter les repas pizzas-pepsi qui sont commandes par internet autres que ceux qu’ils auraient commandes eux meme par crainte de colis suspects.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Nao (Nao) le mercredi 22 mai 2002 – 16h37:

E-mail adresse hier a cette chere Arlette de Lutte Ouvriere:

Je lis sur yahoo que « Lutte ouvrière appelle Ă  participer Ă  des manifestations prĂ©vues dans plusieurs villes, dont Caen et Paris, les 26 et 27 mai, Ă  l’occasion de la venue en France du prĂ©sident George W. Bush, pour protester « contre la politique amĂ©ricaine au Moyen-Orient ».
Decidement en matiere de politique etrangere et surtout celle tres complexe du Moyen Orient, vous n’avez toujours rien compris.
C’est l’amalgame total dans vos tetes de moineaux entre votre lutte ringarde contre la politique dite anti imperialiste du grand satan Americain (et par extension du petit satan israelo-juif) et la lutte plus legitime de democraties et pays libres face au Jihad lance par les pays arabes qui soutiennent les organisations terroristes operant depuis Gaza, Djenine et Tulkarem-au passage, leur lutte n’ayant rien a voir avec celle d’une revendication etatique ou territoriale!.
Remarquez en matiere de libertes individuelles et concepts democratiques, vous les trostkystes avez encore beaucoup de chemin a faire. On a vu la joie de vivre des braves travailleurs des pays de l’est pendant les annees noires du communisme et du stalinisme!
A croire que les evenements humainement tragiques du 11 septembre ne vous ont ni derange, ni emu.
Le jour ou les travailleurs seront sous la botte des tres democratiques et humains Al Qaeda, Hamas et Hezbollah en Europe, alors on rigolera bien.
Donc Arlette si tu n’as pas d’idees nouvelles a offrir, restes une petite employee de banque a 12000 balles par mois;
Tu es ringarde et nous bassines avec tes memes rethoriques demodees depuis 30 ans.
Seuls les cretins ne changent pas d’avis dit-on!
Pas de salutation.
Une travailleuse

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Taieb Claude (Hai) le mercredi 22 mai 2002 – 14h47:

Jekch!
y a pas un témoin?

Canal Sud 92.2 avec un accent beur à étaler sur une tartine.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Taieb Claude (Hai) le mercredi 22 mai 2002 – 14h37:

Ils sont toujours lĂ .

Ils s’appellent Canal Sud.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Taieb Claude (Hai) le mercredi 22 mai 2002 – 14h34:

Ah! mon cher Albert!

Si tu savais tout ce qui m’est arrivĂ© pendant
que
tu n’Ă©tais pas lĂ !

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Taieb Claude (Hai) le mercredi 22 mai 2002 – 14h15:

Ecoutez vite radio Mazal!
C’est devenu une radio beur (ette)

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Taieb Claude (Hai) le mercredi 22 mai 2002 – 14h07:

Dernières nouvelles,

Inutile de se mobiliser.
L’erreur vient d’ĂŞtre rectifiĂ©e.

Je vais me retrouver comme quand j’ai
annoncé que
la frĂ©quence 94.8 venait d’ĂŞtre piratĂ©e par
Radio
Orient et qu’on entendait du Allah ou Akbar en
long et en large.

Vous savez ce qu’on m’a dit sur un forum
(israelfr.com je crois)
Que je m’Ă©tais trompĂ© de frĂ©quence, que de
toutes
façons c’Ă©tait pas possible vu qu’il y avait le
CSA, que le matériel de Radio J est vétuste.

Puis, j’ai eu un tĂ©moin, puis une autre
(Hannah
sur un autre forum).

Puis finalement les explications de la radio
elle-même, rapportée sur un forum (le
mĂŞme),
expliquant que le satellite avait fait une
erreur.

Sur quoi j’ai rĂ©pondu que mon ordinateur
aussi
était caractériel.

Donc, mes félicitation pour la promptitude (et
l’honnĂŞtetĂ©) de Monsieur Macina, que
j’aimerais
bien connaître malgré notre récent différend.

Au fait, vous avez toujours mes deux textes?

HaĂŻ

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Taieb Claude (Hai) le mercredi 22 mai 2002 – 12h09:

Mes chers amis,

L’heure est grave.
Le 14 mai, j’ai postĂ© un message, dont vous aurez copie Ă  le fin, intitulĂ© « RĂ©flexions 2002 ».
Je l’ai envoyĂ© sur plusieurs forums, et entre autres, sur celui de M. Macina Ă  rĂ©info.com.
C’est un forum qui a pour vocation de lutter contre la dĂ©sinformation.
Et voici qu’aujourd’hui, je le retrouve, sur ce forum qui devrait se battre pour la vĂ©ritĂ©, signĂ© par un certain Aaron.
Je pense que c’est grave Ă  la fois sur le plan lĂ©gal et Ă  la fois sur le plan halakhique puisqu’on sait que MoshĂ© a Ă©tĂ© puni pour n’avoir pas citĂ© le nom de l’Auteur et que dans le Talmud on prend la prĂ©caution de dire que Rabbi X a
dit au nom de Rabbi Y…

Voici le texte piraté.

Par Taieb Claude (Hai) le mardi 14 mai 2002

Réflexions 2002

Nous venons de traverser un champ d’astĂ©roĂŻdes.

Depuis le 11 septembre, nous avons Ă©tĂ© bombardĂ©s, inondĂ©s, submergĂ©s, anesthĂ©siĂ©s, sidĂ©rĂ©s par une quantitĂ© d’informations dont la frĂ©quence et l’importance n’ont cessĂ© de croĂ®tre.

Pourtant, il nous semble manquer à ce débat sa pièce maîtresse.

C’est pourquoi, avec toute la difficultĂ© de rester modeste en rappelant ce dĂ©tail, nous avons pensĂ© qu’il ne serait pas inutile d’Ă©couter quelqu’un qui aperçoit le bout du tunnel.

Vous voyez comme c’est prĂ©tentieux. Mais celui qui le premier aperçoit la lumière, et qui le crie, va vite vĂ©rifier si une immense clameur s’Ă©lève ou s’il est simplement victime d’une hallucination.

Vous voyez déjà à quoi je fais allusion.

L’obscuritĂ© est vaincue par le soleil, qui est cachĂ© par le nuage, qui est emportĂ© par le vent, qui ne peut rien contre la montagne, qui est amoureuse d’une biche, qui se fait dĂ©vorer par un lion, juste avant qu’un chasseur ne l’abatte au moment mĂŞme oĂą le moustique l’a piquĂ©.

Il manque une voix à ce débat.

L’histoire nous enseigne que cette voix s’exprime Ă  travers la parole des hommes. PlĂ©onasme, bien sĂ»r. Il n’y a de texte que de l’homme, et vice-versa.

Que fait Dieu dans tout ça?

Il regarde ? Il est impuissant ? Il agit ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les avis sont partagĂ©s.

Entre ceux qui disent que l’homme a sa partie d’Ă©checs Ă  jouer sur terre et que le juge ou l’arbitre n’a pas Ă  intervenir, Ă  plus forte raison s’il s’agit du Juge ou de l’Arbitre, et ceux qui s’indignent de la passivitĂ© devant
l’enfant fauchĂ© par la mitraille, large est le fossĂ©.

Nous ne prétendons pas le combler.

Besm Allah errahman errahim (au nom d’Allah, le Bon, le MisĂ©ricordieux).

Nom de Dieu!

Je voudrais simplement rappeler ici quelques Noms.

C’est Elohim qui a créé le monde et c’est YHWH qui parla Ă  MoĂŻse (que les juifs appellent « Moshé »).

A ce propos, je voudrais (tout aussi modestement) signaler une erreur scientifique.

L’homme est gĂ©nĂ©tiquement symbolisĂ© par les lettres XY et la femme par XX.

L’erreur, d’ordre mathĂ©matique, est d’avoir affublĂ© la femme de deux X. Or ils sont diffĂ©rents, l’un venant du père et l’autre de la mère.

On pourrait proposer toute autre lettre autre que
le Y, qui ferait de notre femme un (?) transsexuel.

Je peux donc symboliser l’homme par XY, la femme par XW, et si je marie le principe fĂ©minin avec le masculin, j’obtiens YXWX.

Je vous laisse terminer l’Ă©quation.

Car j’ai mieux Ă  vous dire.

Ce fameux YHWH se prononce « Adonaï ».

Ce fameux AdonaĂŻ qui a dit, tu ne prononceras pas mon nom en vain.

Non, HM, si je prononce ton Saint Nom aujourd’hui c’est au nom de la paix.

C’est aussi pour me rappeler que pour moi, Juif, la paix n’est pas la « pax », mais le chalom, qui veut dire aussi chalem, complet.

La paix n’est pas la pacification.

Mes frères, cessons de nous battre, silence, un peu de respect pour Celui qui arrive.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Michka (Michka) le mardi 21 mai 2002 – 22h24:

http://www.antisemitisme.info

Bonjour Ă  tous,

Les Fils et Filles des Déportés Juifs de France
association régie par la loi de 1901 Militants de la Mémoire,

Maître SERGE KLARSFELD, Président des F.F.D.J.F. avec le CRIF, sous l’égide du Congrès Juif Européen

VOUS APPELLE A PARTICIPER

à une Grande manifestation européenne de lutte contre l’antisémitisme et le terrorisme, en soutien à Israël et pour la paix à Bruxelles

Le mercredi 29 mai Ă  12h30

Rassemblement Place du Sablon, Cortège jusqu’à la Place du Luxembourg, Parlement Européen

Départ de l’autocar des F.F.D.J.F. à 7h30

Place de la République devant l’Holiday INN

Réservation des places au : 01.42.78.42.43

Nous savons qu’il est un peu tard mais mobilisez vous si vous en avez la possibilité, La cause est juste. Les organisateurs vous attendent pour faire de ce rendez vous un grand message de tolérance et de paix.

De plus, vous pourrez retrouver sur le site les informations suivantes :

Analyse du traitement d’une information par les mĂ©dias, l’exemple de l’agression des jeunes sur un terrain de foot.

Heurs et malheurs de la diplomatie hexagonale, Les arrière-pensées de la France PAR CLÉMENT-WEILL RAYNAL

Le procès du MRAP contre arnaud Klarsfeld.

Explosion dans l’unique synagogue de QuĂ©bec

Un futur centre israĂ©lite, l’ancienne bourse du travail de Bordeaux incendiĂ©e

Le journal Le Monde lance une « fatwa » contre Alexandre Del Valle

Les juifs de France entre deux feux, par Henri Hajdenberg

L’historique du conflit IsraĂ«lo palestinien et de la Shoah

Enfin, le site a mis en place un FORUM en direct qui ne demande que vos contributions pour ĂŞtre pleinement efficace.

En vous remerciant et en vous souhaitant une bonne consultation.

www.antisemitisme.info

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Nao (Nao) le mardi 21 mai 2002 – 22h13:

Ca se confirme:
Selon CNN Breaking News, le FBI appellant a la vigileance maximale, a alerte les autorites de New York d’etre pretes a de nouveaux attentats contre des immeubles cles de la ville.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Wnes (Wnes) le mardi 21 mai 2002 – 18h52:

Ecole communale premier jour.

C’était un beau matin d’octobre 1947, j’habitais alors le village de AĂŻn Zaghouan qui contrairement Ă  ce que vous pouvez penser, ne se situe pas prĂ©cisĂ©ment prĂ©s du Djebel Zaghouan, mais bien au terminal de l’aqueduc romain, qui dans l’antiquitĂ©, amenait l’eau du fameux Djebel, vers les sĂ©bala de Carthage.

Mon village pratiquement inconnu de la plupart des Tunes de mes connaissances, se situait entre Schot Bahira et Douar Schot, pour élargir votre recherche, je dirais entre El-Aouina et la Marsa.

A la maison on m’avait préparé à cet événement, durant tous l’Eté en me disant que j’allais apprendre à lire, écrire, et compter, sans oublier conter.

Le jour fatal est finalement arrivé, et me voilà débarqué de la Renault Juva 4 familiale, et je suis accueilli par le Maître et la Maîtresse de l’école communale d’El-Aouina.

Cette école se situait précisément au carrefour, de l’intersection des routes, de Tunis, de la Soukrah, du Kram, et de La Marsa.

Au moment ou on me présentait mes futures copains et copines de classe, je vis alors la voiture de famille, démarrer vers la maison, alors une colère folle m’envahit, de penser qu’on avait pu ainsi m’abandonner, j’éclatais en sanglots, et me mis à hurler de tous mes poumons, pauvre gamin perdu ! lâchement abandonné par les siens, à je ne sais quel ogre qui devait me dévorer.

La fille de la Maîtresse croyant bien faire, me pris dans ses bras, mal lui en pris, car non seulement elle reçut mon petit-dej sur sa belle blouse, mais aussi une rafale de coups de pieds dans le ventre, elle du me lâcher, et en tombant je m’esquintais les genoux ce qui me fit hurler encore plus fort.

Après une demi heure de cette corrida, je fus enfin calmé par le jeune Ferjani qui me tendit un haloua sorti d’un papier de djerbien, à la couleur incertaine. Mais c’était bon, et enfin calmé, je pus enfin rejoindre le rang des élèves qui attendaient pour rentrer en classe.

Quelle ne fut pas la joie, le soir en rentrant chez moi, de découvrir que Ferjani habitait mon village, il m’attendait sur son vélo à l’entrée de la maison, j’avais déjà un copain, avec qui j’ai fait les quatre cent coups, jusqu’à passé vingt ans !

A l’école nous étions une centaine, issus de toutes classes, j’en ai compté pas moins de dix huit origines, dont un anglais venant je ne sais d’où, c’était donc cela la laïcité de la république, mais que dis-je ? on était alors en pleine royauté, Beyicale ! Vive la coexistence pacifique de l’enfance sans complexes !

La plupart, fils et filles de militaires de la base aérienne d’El-Aouina parlant avec tous les accents de l’hexagone, enfants du Bled parlant italien, maltais, arabes, judéo-berbère, issus de tous les rangs de la société, riches comme moins riches, assis côte à côte, sans méfiance aucune.

Cet endroit était parfait, et je me faisais déjà plaisir, à entendre le rugissement des premiers réacteurs, des avions de chasse Vampires et Ouragans qui décollaient sur la douze d’El-Aouina. De là, mon intérêt futur pour tout ce qui vole et navigue, avions, oiseaux, satellites …etc.

Quelle tache ardue pour le Maître et la Maîtresse, enfants de la république laïque, que de faire rentrer dans nos Ras Marbouts, pleines de Chouks, « Nos ancêtres les Gaulois « N’zama comme disait mon pote Ferjani!

Ils ont bien essayé de nous enseigner tous les piliers classiques de l’Education Nationale, mais on a surtout retenu, l’art du déconnage, et de l’éveil au « Kif « partagé entre copains.

No comments et Ciao.

Berdah

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mailroom (Mailroom) le mardi 21 mai 2002 – 15h17:

Jenine raconte par les Palestiniens: reportage Proche-Orient.
Un terroriste de Jénine : « Nous ne voulons pas dire tout ce que nous avons fait »

Par Véronique Hayoun spécialement pour www.proche-orient.info
veronica@palnet.com

JĂ©nine, 30 avril. Notre correspondante en IsraĂ«l est allĂ©e Ă  DjĂ©nine accompagnĂ©e d’un traducteur. Elle a rencontrĂ© des terroristes combattants palestiniens, entre autres des responsables locaux du Jihad islamique. Aucun d’eux ne parle de massacre.

Sur une colline de bâtiments ruinĂ©s au centre du camp de rĂ©fugiĂ©s de JĂ©nine, trois drapeaux flottent triomphants au vent, et visibles au loin : le noir du Jihad islamique, le vert pomme du Hamas, et le bleu-vert des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa. Ensemble, ces trois groupes ont menĂ© du 3 au 11 avril, du constat mĂŞme des IsraĂ©liens, les combats les plus durs depuis la guerre du Liban. Sous les drapeaux, une grande peinture de deux « martyrs », pistolet dans la main gauche, Coran dans la droite. Plus bas, une autre avec deux « kamikazes ». Pour les Palestiniens, JĂ©nine est la « capitale des martyrs », et douze d’entre eux viennent du camp mĂŞme. Le camp tout entier glorifie les « martyrs » et ceux tombĂ©s au dernier combat avec des posters gĂ©ants, des peintures, des photos montage. Saddam Hussein aussi, au garde Ă  vous, se dresse sur une pierre d’une maison Ă©ventrĂ©e. Il a promis de dĂ©dommager les « victimes » : elles sont vingt huit Ă  JĂ©nine Ă  avoir tentĂ© de commettre des attentats-suicides depuis le dĂ©but de la seconde Intifada. Parmi elles, selon IsraĂ«l qui a baptisĂ© JĂ©nine « capitale des kamikazes terroristes », vingt trois ont rĂ©ussi Ă  se faire exploser »

Mais sous ces nouvelles icĂ´nes, au sein du km2 de superficie totale du camp, s’Ă©tale aussi un grand carrĂ© de dĂ©combres, ceux que l’on a vus sur toutes les tĂ©lĂ©visions du monde, et qui Ă©voquent immanquablement un tremblement de terre. Les Palestiniens ont dĂ©jĂ  rebaptisĂ© « Ground zero », le quartier Hawashin. De l’aveu mĂŞme des soldats de Tsahal qui y ont combattu, la forte rĂ©sistance des groupes armĂ©s a suscitĂ© chez eux « une admiration Ă  contrecœur ». Les IsraĂ©liens y ont perdu 23 soldats.

L’expertise d’un envoyĂ© du gouvernement français et de l’ONU

Une rĂ©sistance ruineuse pour la population civile, plus de 13 000 rĂ©fugiĂ©s, dont leurs descendants maintenant, qui avaient fui la rĂ©gion de HaĂŻfa et d’autres villes du nord d’IsraĂ«l pendant la guerre de 1948. Le commandant Patrick Delforge, qui dirige un dĂ©tachement de dix officiers de la sĂ©curitĂ© civile, a Ă©tĂ© dĂ©pĂŞchĂ© Ă  JĂ©nine du 24 avril au 2 mai par le gouvernement français et l’ONU pour faire l’expertise des bâtiments dans le domaine des munitions et des « risques bâtimentaires ». Son inventaire : les dĂ©gâts couvrent 200 Ă  300 m2. 140 maisons qui abritaient 120 familles ont Ă©tĂ© dĂ©truites ; 85 immeubles oĂą vivent 255 familles sont dĂ©sormais classĂ©s dangereux ; 20 bâtiments rĂ©unisant 60 familles sont Ă  dĂ©molir. Ă€ cela s’ajoutent 600 maisons abĂ®mĂ©es Ă  restaurer. Pour l’heure, 53 morts ont Ă©tĂ© recensĂ©s, dont 21 civils ; mais deux parties de corps ne sont pas encore identifiĂ©es.

Entre les ruines, un militant du Jihad islamique nous conduit vers deux dirigeants politiques recherchĂ©s par IsraĂ«l. En chemin, il s’arrĂŞte face Ă  un bout de mur blanc noyĂ© dans les gravats oĂą est Ă©crit en rouge, en anglais : « Les crimes israĂ©liens devraient ĂŞtre arrĂŞtĂ©s ». Il raconte comment dans ce qu’il reste de cette maison, les frères Nidal et Shadi Nubani, âgĂ©s de 35 et 19 ans, du Fatah et du Jihad islamique, ont fait sauter une bombe au passage d’un tank. Quand les quatre soldats sont entrĂ©s dans le bâtiment, l’un des deux frères, les deux peut-ĂŞtre, se sont faits exploser, tuant les soldats avec eux. Des pièces du tank sont Ă©parpillĂ©es dans tout le camp, comme autant de trophĂ©es.

Dans un appartement modeste, non loin du centre, se trouvent deux rivaux du Jihad islamique, Sharif Dahaini, 30 ans, deux enfants, et Cheikh Bassam Al Sady, 41 ans, onze enfants. Ces dirigeants portent une mĂŞme barbe coupĂ©e court et ont des silhouettes fines ; le premier a les yeux foncĂ©s, le second les yeux clairs. Ils discutent dans une pièce dĂ©nudĂ©e, assis sur des chaises sans table, les volets bien fermĂ©s. Des gamins viennent chercher des photos des derniers kamikazes, dont Ragheb Ahmed Jeradat. Ce jeune de 17 ans du Jihad islamique, qui a l’air d’un Ă©tudiant studieux avec ses lunettes fines, s’est fait sauter dans un bus israĂ©lien le 10 avril, faisant 8 tuĂ©s et 22 blessĂ©s.

L’Ă©valuation de deux islamistes

Sharif Dahaini, le plus timide des deux intĂ©gristes, vit dans un village de la rĂ©gion et se trouvait hors du camp pendant les combats. Il a cependant Ă©tĂ© en contact avec les combattants quand les communications le permettaient. Selon lui, il y a encore des corps sous les dĂ©combres, mais il en ignore le nombre exact qu’il Ă©value Ă  « une dizaine, 100 au maximum ». Le Directeur de l’hĂ´pital du camp – rebaptisĂ© « l’HĂ´pital du martyr Dr Khalil », tuĂ© dans une ambulance par des soldats israĂ©liens – le Dr Mohamed Abou Ghali dit, lui, que c’est « impossible » d’Ă©valuer le nombre de corps restĂ©s sous les dĂ©combres, mais qu’il doit encore y en avoir. « Pour ne pas mentir », Cheikh Bassam dĂ©clare pour sa part ignorer si les soldats en ont enterrĂ©s pendant la bataille, comme l’affirment des Palestiniens. En consultant la liste des morts, Sharif Dahaini prĂ©cise que tous les corps de « combattants » n’ont pas Ă©tĂ© trouvĂ©s. Tel celui de Mahmoud Tuwarbi, l’un des plus recherchĂ©s par IsraĂ«l. Ou encore Mahmoud et Shadi Bari, tuĂ©s par une explosion, donc il sait que seuls des morceaux seront retrouvĂ©s.

Alors que Tsahal estime Ă  300 le nombre de combattants, les deux islamistes l’Ă©valuent Ă  150 – 200, chiffre qu’ils minimisent peut ĂŞtre, pour accentuer l’hĂ©roĂŻsme des combattant notamment. Parmi eux, 40 du Jihad islamique, le reste de Hamas et du Fatah (des brigades d’Al-Aqsa et de la sĂ©curitĂ© nationale). « Nos relations (entre les trois mouvements)) Ă©taient Ă©tonnantes et très spĂ©ciales. C’est une des raisons pour lesquelles la rĂ©sistance a pu continuer jusqu’Ă  maintenant. »

Selon Mourad Abou Muweis, le neveu du maire, un Ă©tudiant de 21 ans qui vit Ă  JĂ©nine mĂŞme, des combattants concentrĂ©s dans la vieille ville, oĂą ils ont luttĂ© trois jours, se sont ensuite repliĂ©s dans le camp pour se battre lorsqu’ils ont vu que les IsraĂ©liens amenaient des chars et des soldats en renfort. « Les combattants ont choisi le camp, explique-t-il, car c’est plus facile que la ville, les maisons sont collĂ©es les unes aux autres. C’est devenu notre symbole de la rĂ©sistance. »

Tous les combattants ne provenaient d’ailleurs pas de JĂ©nine. Le plus fameux Ă©tant le Cheikh Ryad Bdeir, 56 ans, de Toulkarem. La lĂ©gende court qu’il a vendu sa maison et l’or de sa femme pour s’acheter un fusil-mitrailleur M-16. Son corps a Ă©tĂ© dĂ©couvert sous les dĂ©combres, avec son M-16 dans les mains, et il a Ă©tĂ© enterrĂ© chez lui.

Quand les IsraĂ©liens ouvraient la porte d’une maison, les combattants leur tiraient dessus

Une trentaine d’hommes du Jihad islamique se sont finalement rendus, dit Sharif Dahaini, l’un des deux intĂ©gristes, « car, n’ayant plus de munitions, ils ne pouvaient plus rien faire contre les chars et les bulldozers. » D’autres se sont Ă©chappĂ©s. Il ne dira pas combien. Tsahal ne donne pas non plus le nombre exact des combattants qui se sont rendus, juste « plusieurs centaines ». Pour Cheikh Bassam Al Sady, l’autre intĂ©griste, les Palestiniens avaient l’avantage sur les IsraĂ©liens d’ĂŞtre prĂŞts et motivĂ©s : « Il y a eu des prĂ©parations, c’Ă©tait la cinquième fois que les IsraĂ©liens venaient dans le camp ! Nous avons observĂ© ce qu’ils ont fait dans les autres camps, surtout Ă  Balata (Naplouse). Les IsraĂ©liens s’Ă©taient beaucoup entraĂ®nĂ©s, mais nos combattants croyaient en Dieu et n’avaient pas peur de mourir. C’Ă©tait la diffĂ©rence. »

Enfant du camp, la famille de Cheikh Bassam Al Sady est originaire d’Al Manzar, un village jadis proche d’Afula (IsraĂ«l) Il a Ă©chappĂ© aux soldats qui sont venus le chercher chez lui et l’ont appelĂ© Ă  se rendre. Dix minutes plus tard, alors qu’il se trouvait près de sa maison, il l’a vue pulvĂ©risĂ©e par des obus tirĂ©s d’un hĂ©licoptère. Leader politique, il a souvent parlĂ© aux combattants pour les soutenir, et Ă©tait en contact avec le dirigeant du Jihad islamique Ă  Damas, le Dr Ramadan Shalah. En rĂ©alitĂ©, selon notre accompagnateur palestinien, familier des mouvements islamistes, le cheikh s’est battu et s’est enfui avant la fin pour que le Jihad islamique ne perde trop d’hommes en une fois. Comme lui, d’autres combattants sont revenus dans le camp. Cheikh Bassam raconte : « Au dĂ©but, les combattants Ă©voluaient dans tout le camp en groupe de 3, 5 ou 7. Quand les IsraĂ©liens ouvraient la porte d’une maison, ils les y attendaient souvent et leur tiraient dessus. Nos membres attaquaient les soldats et leur couraient mĂŞme derrière. Comme les IsraĂ©liens, ils passaient de maison en maison en creusant un tunnel dans les murs. Eux mettaient des signes et nos membres aussi derrière eux. Parfois ceux-ci passaient juste après les soldats sans qu’ils s’en aperçoivent. Ă€ la fin, tous les combattants Ă©taient concentrĂ©s dans la partie du camp oĂą il y a eu beaucoup de dĂ©gâts. Ils n’avaient plus de munitions. Certains se sont Ă©chappĂ©s car ils ne voulaient pas tous ĂŞtre tuĂ©s. »

« Il n’y avait pas autant de bombes dissĂ©minĂ©es que les IsraĂ©liens l’ont dit »

Les armes utilisĂ©es Ă©taient des M-16, des Kalachnikovs, une RPG (Rocket Propelled Grenade, une arme russe lĂ©gère qui se porte Ă  l’Ă©paule et lance des missiles anti-tank) avec dix missiles, des ceintures d’explosifs utilisĂ©es deux fois par eux, des bombes, des cocktails Molotov.

Cheikh Bassam contredit des faits rapportĂ©s autant par les soldats israĂ©liens que par des combattants palestiniens aux mĂ©dias arabes. Ce seraient des « chebabs » (jeunes) de 15-16 ans, pas des enfants comme Abou Jandal, le commandant du Jihad islamique mort au combat, l’a dit sur Al Jazeera, qui portaient explosifs et Molotovs dans des sacs d’Ă©cole. Il rĂ©cuse aussi l’histoire selon laquelle une femme se serait fait exploser et aurait tuĂ© deux soldats. Ce que confirme le Dr Abou Ghali quand on lui donne le nom de la femme, tuĂ©e en rĂ©alitĂ© quand des soldats ont fait exploser une bombe Ă  sa porte d’entrĂ©e. Enfin, Cheikh Bassam rectifie aussi l’importante accusation israĂ©lienne selon laquelle le camp Ă©tait truffĂ© de bombes, nĂ©cessitant ainsi le recours massif aux bulldozers . « En temps de guerre, on exagère toujours pour faire peur Ă  l’ennemi ! Oui nous avons mis des bombes. Tout autour du camp, dans les maisons Ă©levĂ©es de trois Ă©tages aussi, oĂą nous savions que les IsraĂ©liens posteraient les snipers, dans les maisons oĂą nous savions qu’ils iraient, comme celles d’hommes recherchĂ©s. Il n’y en avait pas autant que les IsraĂ©liens l’ont dit non plus. Ni mĂŞme partout, parce que nous aussi utilisions des maisons ! Les soldats ont surtout Ă©tĂ© tuĂ©s par balles. Les IsraĂ©liens en ont fait une grande histoire, car ils voulaient une excuse pour dĂ©truire le camp. » Ă€ l’attention de notre accompagnateur, cheikh Bassam ajoutera qu’une « grosse bombe faite Ă  la main pleine de TNT et de produits chimiques » a Ă©tĂ© placĂ©e sur le toit de la mosquĂ©e Ansar qui surplombe le centre du camp. PressĂ© de questions, il lâchera : « nous ne voulons pas dire tout ce que nous avons fait ! »

Selon le commandant Patrick Delforge, deux types de munitions ont Ă©tĂ© trouvĂ©es dans le camp : artisanales et conventionnelles, d’une armĂ©e rĂ©gulière. Soucieux de ne pas donner de dĂ©tails susceptibles d’ĂŞtre interprĂ©tĂ©s en faveur d’une partie, il dĂ©clare : « Je ne peux me rendre compte qui a piĂ©gĂ© le camp car nous sommes arrivĂ©s sept Ă  huit jours après la fin des Ă©vĂ©nements. Il reste beaucoup des deux munitions, conventionnelles et artisanales. » Sans vouloir prĂ©ciser lesquelles sont les plus nombreuses, ce qui est une question d’expert militaire, et certaines Ă©tant encore sous les ruines, il ajoute : « Ce n’est ni noir, ni blanc. Tout est gris ici. » A cause des munitions qui traĂ®nent, tout le camp est dangereux selon cet expert. Il y a eu un mort et douze blessĂ©s.

Un point crucial de désaccord entre les deux parties

Pour les deux chefs islamistes, la bataille a changĂ© après la mort des 13 rĂ©servistes dans une embuscade le 9 avril. Les D-9, ces fameux bulldozers gĂ©ants et blindĂ©s de Caterpillar, sont entrĂ©s en action dès le premier jour, explique Sharif Dahaini, afin d’ouvrir la route pour permettre aux tanks de passer. Ensuite, « ils ont servi d’instrument de vengeance. La rĂ©sistance a Ă©tĂ© très active. Les IsraĂ©liens ont pu croire qu’il y avait beaucoup de combattants, Ă  cause de cela, ils ont fait une expĂ©dition punitive, Ă  la fin, en dĂ©truisant les maisons au bulldozer. »

C’est l’un des points cruciaux de dĂ©saccord entre les deux parties qui n’a pas encore Ă©tĂ© tranchĂ©. Un porte-parole de Tsahal, Jacob Tallal, a bien sĂ»r une version diffĂ©rente : « Les bulldozers ont Ă©tĂ© utilisĂ©s Ă  la fin, dans une partie du camp qui Ă©tait lourdement piĂ©gĂ©e et pour neutraliser les bombes. » Pour Cheikh Bassam, les bulldozers Ă©taient mĂŞme plus redoutĂ©s par les combattants que les tanks. Ce n’Ă©tait pas la première fois que Tsahal avait recours aux D-9, mais ils ont Ă©tĂ© massivement utilisĂ©s et neuf vĂ©hicules ont Ă©tĂ© endommagĂ©s.

« Les jeunes nous appellent pour devenir des kamikazes »

Le Jihad islamique a perdu dans la bataille des bons combattants et deux ingĂ©nieurs prestigieux, dont Mahmoud Tawalbeh, qui avait envoyĂ© son frère de 18 ans commettre un attentat en IsraĂ«l. Le dirigeant du Jihad islamique Ă  Damas, Dr. Ramadan Abdallah Shalah redoutait tant cette perte qu’il a tĂ©lĂ©phonĂ© Ă  Tawalbeh pendant les combats. L’ingĂ©nieur, dĂ©jĂ  arrĂŞtĂ© par l’AutoritĂ© palestinienne et qui s’Ă©tait Ă©vadĂ© de la prison Ă  Naplouse après son attaque par les IsraĂ©liens, lui a rĂ©pondu : « C’est mon combat final. Nous nous retrouverons au paradis. »

Mais pour Cheikh Bassam, les grands perdants ce sont les IsraĂ©liens : « Militairement parce qu’ils n’ont pas rĂ©ussi Ă  entrer dans le camp en deux jours. Politiquement parce qu’ils ont fait un massacre de civils, avec entre 50 et 60 martyrs et beaucoup d’autres dont on ne sait rien. Ils ont dĂ©truit en plus beaucoup de maisons. »

Son rival, lui, ne parle pas de massacre. MalgrĂ© les pertes, le Jihad islamique sort victorieux, assure Cheikh Bassam : « Après ce qui s’est passĂ© dans le camp, notre mouvement a encore gagnĂ© en respect et des jeunes nous appellent pour devenir des kamikazes. » Lui assure qu’il n’envoie aucun jeune devenir un « martyr », et que son mouvement « obĂ©it Ă  la pression du peuple qui demande plus d’attaques. » Le peuple a d’ailleurs aidĂ© les combattants en donnant Ă  manger, Ă  boire, en informant sur les positions des soldats. L’heure est au rĂ©pit des attaques-suicides, rassure Cheikh Bassam, car la population est fatiguĂ©e et craint d’autres attaques d’IsraĂ«l. En rĂ©alitĂ©, le Cheikh avouera Ă  notre accompagnateur que le Jihad islamique fera des opĂ©rations-suicides dès qu’il en aura l’occasion, dissuadĂ© par les importantes mesures de sĂ©curitĂ© israĂ©liennes. Pour ce dirigeant politique, le seul coupable des malheurs des deux peuples, c’est Ariel Sharon et « l’occupation ». Dans l’idĂ©ologie extrĂ©miste du groupe, dĂ©nuĂ© du pragmatisme du Hamas, toute la Palestine mandataire, donc IsraĂ«l, est sous occupation.

Les slogans sur les murs du camp encore debout s’en prennent eux aussi au Premier ministre israĂ©lien : « Ici Sharon a construit sa tombe ». « Sharon est le plus grand terroriste ». La vengeance est annoncĂ©e, en arabe et en anglais : « Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas. » La version arabe ajoute « Nous n’aurons pour eux aucune pitié ». « La victoire ne vient pas sans sang ».

© Proche-Orient.info 13 mai 2002.

http://www.proche-orient.info/xjournal_pol_rep.php3?id_article=312

Le rapport de « Human Rights Watch » sur Jénine

Par Véronique Hayoun spécialement pour www.proche-orient.info
veronica@palnet.com

L’organisation amĂ©ricaine des droits de l’homme vient de rendre publique l’enquĂŞte qu’elle a effectuĂ©e Ă  JĂ©nine du 19 au 28 avril.

Sur 52 dĂ©cès du cĂ´tĂ© palestinien rĂ©pertoriĂ©s dans son rapport, « Human Rights Watch » signale 22 morts de civils. Mais, selon les sources, les chiffres varient. Pour l’UNRWA, l’office de l’ONU chargĂ© des rĂ©fugiĂ©s palestiniens, le bilan est de 53 morts dont 21 civils. Enfin, Tsahal recense 46 morts dont tous, sauf trois, Ă©taient des combattants.

« Human Rights Watch » conclut que l’armĂ©e israĂ©lienne n’a pas commis de massacre dans le camp de JĂ©nine, mais s’est livrĂ©e Ă  de « sĂ©rieuses violations du droit humanitaire international, certaines reprĂ©sentant « prima facie » des crimes de guerre ». Peter Bouckaert, un membre de l’Ă©quipe d’enquĂŞteurs, insiste sur le fait que l’ONU doit d’urgence poursuivre son enquĂŞte afin d’Ă©tablir de façon certaine si les dĂ©gâts constatĂ©s Ă  JĂ©nine relèvent des nĂ©cessitĂ©s militaires ou s’il constituent des destructions gratuites relevant du crime de guerre.

De mĂŞme, « Human Rights Watch » estime qu’une enquĂŞte approfondie doit d’urgence ĂŞtre faite sur le quartier d’Hawashin, oĂą ont d’ailleurs Ă©tĂ© tuĂ©s 13 soldats israĂ©liens. « A la diffĂ©rence d’autres parties du camp oĂą des bulldozers blindĂ©s ont Ă©tĂ© utilisĂ©s principalement pour Ă©largir les rues, Ă  Hawashin, ceux-ci ont servi Ă  dĂ©truire le quartier dans son intĂ©gralitĂ© ». Le cas d’Ali Muqasqas, ajoute-t-il, demande Ă©galement un supplĂ©ment d’enquĂŞte.

© Proche-Orient.info 13 mai 2002.

http://www.proche-orient.info/xjournal_pol_rep.php3?id_article=409

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mailroom (Mailroom) le mardi 21 mai 2002 – 15h02:

Felicidades por vuestra Web, es estupenda.
Somos la Asociacion de Amistad Hispano Israeli « Sevilla Sefarad » para el fomento de las relaciones entre España e Israel y el mantenimiento de la cultura Sefardí.
Estamos a vuestra entera disposiciĂłn.
Nuestra web es: http://urielv.eresmas.com/index.htm
Shabat Shalom
Uriel Valls
Presidente

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert Simeoni (Albert) le mardi 21 mai 2002 – 14h38:

Lèyè mtâlèt yâlliyè………. Wèèèèèèèèèèèèèèèè…..Twèhèchet kâdeg ouou dèèèèèètèèk….
Lèéééyè mtalèt yâlliyè……Wèèèèèèèèèèèèèèèè… Twèhèchet kâdeg ou deteèk

TèwĂ© tèbki yallèyè ou arouch qu’âlbi chtèg…..
Aattoub ou soulèt yâllèyèèèèèè……
Aattoub ou soulèt yallèyèèèèèè..
Yerham èl ôm elli bnèèèèèètèkkkk…

DING DING…DING DING……§§§§§§§§§§§§…..
TELLILILLKII TEK TEKKKTE….§§§§§§§§§§§

Frâguek yè mââ yâlliyè sayib….
Fraguek yè mââ yâlliyè sayib….

Mèn wèhechèk yà mââ hennè ghèriiiiiiiiib
Mèn wèhechèk yà mââ hennè ghèiiiiiiiiiib
Frâguek yè mââ yâllèyè sayib….
Fraguek yè mââ yâllèyè sayib
Ya mââ ya mââ..

Refrain….§§§§§§§§§§§§§§

Frâguek yè mââ yalliyè sayib….
Fraguek yè mââ yalliyè sayib….

Mè wèhchèk yà mââ hennè guèriiiiiiiiib
Mè wèhchèk yà maa hennè guèriiiiiiiib
Frâguek yè mâaâ yâlliyè sâyib….
Yâ mââ…. Yâââââââ mââ….

TING DING DINGGGG………§§§§§§§§§§§§§§§
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§……

Netfekrat yâ mâa……. tèbki yânèèèèèèèyè
Men wèhechèk yâ mâa yè ziz allèyè
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Netfekrart yâ mâa tèbki yanèèèèèèèyè
Men wehchèk yâ mâa yè ziz allèyè
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Kin doumek menbin yèèèdèèèèèèèyè…..
Ki doumèk hènè….mebin yèèèèèèdèyè….
Enti lèyèèèè yèz hââââââbib…..
Ya mââ Yââââââââ mâââââ

DING DINGG DINGGGGG;…
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Refrain

Frâguek yè mââ yalliyè sayib….
Fraguek yè maa yalliyè sayib….

TEKK TEK TIN TINN…
DIN DING…

Mè wèhchèk yà mââ hennè guèrib
Mè wèhchèk yà mââ hennè guèrib
Frâguek yè mââ yâlliyè sâyib….
Fraguek yè maa yalliyè sâyib
Ya mââ yââââââ mâa

DING DING …..§§§§§§§§§§§§§§§§
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Fi guièbèk yâ mââ enne mahrouuuuuum
Aannèye yâ mââ jèt fiè èl nouuuuuuum..
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Fi guièbèk yâ mââ enne mahrouuuuuum
Aannèye ya mââ jèt fiè èl nouûuuum..
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Fi baydèk qu’albi qu ‘albi mehmoum
Fi badek qu’albi qu’albi mahmoiun
Enti lèyè yaz ahbib…
Yââ……Yââ..mââ….

Refrain
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Frâguek yè mââ yalliyè sayib….
Fraguek yè mââ yalliyè sayib….
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Mè wèhchèk yà maa hennè guèrib
Mè wèhchèk yà maa hennè guèrib
Frâguek yè mââ yâlliyè sâyib….
Ya mââ yaââââââ mâa

PAROLES DE RAOUL JOURNO

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Blek (Blek) le mardi 21 mai 2002 – 14h36:

Apres toute la politique francaise de soutien aux palestiniens qu’ils considerent comme des combattants de la liberte, la France a refuse d’en prendre ne serait-ce qu’un…..
Faudrait savoir, politiciens francais :
– soit ce sont des patriotes luttant pour leur liberte et la je ne comprends pas comment vous ne leur offrez pas l’asile politique
– soit ce sont des criminels et la, dans ce cas, laissez les israeliens se defendre.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Henri Bueno (Henri) le mardi 21 mai 2002 – 12h04:

REGLEMENT DE COMPTES
A PEINE ARRIVE DANS L’AU DELA JIAD GIBRIL A ETE ATTAQUE ET PASSE A TABAC PAR UNE HORDE DE “CHAIDIM “ LUI REPROCHANT DE LES AVOIR TROMPE. AU LIEU D’ETRE ACCUEILLIS PAR 70 VIERGES , ILS SE SONT RETROUVES DANS UN CAMP DE REFUGIES PALESTINNIENS

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Taieb Claude (Hai) le mardi 21 mai 2002 – 08h07:

Albert,
Je suis content que tu me donnes tes
impressions
sur le site.
Tu m’as dit « lugubre ».
Est-ce que tu préfères la couleur de fond de
ma
page dessin?
(il y a un nouveau lien sur l’accueil)
Je répète, je serais même très heureux que tu
ailles plus loin et que tu discutes du fond.
On me dit ailleurs que c’est
incompréhensible.
N’est-ce pas, Victor?

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Henri Bueno (Henri) le mardi 21 mai 2002 – 07h32:

A Damas, le chef du FPLP-CG Hahmed Gibril a accusĂ© le Mossad. « Le Mossad a rĂ©ussi cette fois Ă  assassiner mon fils, après avoir tentĂ© de le faire en vain Ă  quatre reprises », a-t-il dĂ©clarĂ©, alors qu’il recevait les condolĂ©ances Ă  son quartier gĂ©nĂ©ral.
« C’est maintenant un martyr, comme les Palestiniens qui font don de leur vie tous les jours en Palestine. Il y a quelques mois, nous avons fait le pèlerinage de la Mecque et Jihad m’a confiĂ© qu’il avait demandĂ© Ă  Dieu de mourir en martyr », a-t-il indiquĂ©, le visage sombre.

. D… dans sa mesiricorde a exauce sa priere!!!

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Wnes (Wnes) le mardi 21 mai 2002 – 00h33:

Premier Solo Ă  El-Aouina.

C’était une fin d’après-midi de novembre 1961, une de ces belles fin de journée comme on en en connaissait sous notre latitude , à cette époque de l’année, le ciel variait du bleu sombre, au bleu pal, vers le soleil qui inondait de pourpre le couchant.

Tout ébloui de cette lumière, qui n’en finissait pas de troubler ma vision, du ruban d’asphalte de la trente qui s’étalait devant l’hélice. Soudain la radio crépita « Hotel Alpha ! autorisé à l’atterrissage trente « , l’instructeur assis derrière moi collationna, et moteur coupé, après un arrondi qui n’en finissait pas, les roue du Piper Cub touchèrent le sol et nous roulâmes une centaine de mètres avant l’arrêt.

Nous venions durant prés d’une heure, d’enchaîner la révision de tous les exercices, alors l’instructeur me tapant sur l’épaule « Tu m’as bien fatigué dis ! mais maintenant c’est à toi, tu parts seul ! tu me fais un tour de piste, sans t’éloigner ! tu verras c’est facile ! » Facile ! Facile Ouais !

Le moment attendu avec autant d’appréhension, était enfin arrivé, check liste rapide, porte fermée, plein gaz, un peu de manche et j’étais en l’air. Ma vie était entre mes mains, le ciel était à moi, et j’étais seul !

Tous ceux d’entre vous qui ont connu cette expérience, savent quelle sensations j’exprime, et à quel point ce jour est un des plus beaux de l’existence.

Virage à gauche en montée, j’aperçois successivement, la colline du Belvédère, la cité de Tunis, puis au loin le Djebel Ressas, enfin le Bou Cornine éteint à jamais, puis au dessus du Schot Bahira, la tour me tire de ma rêverie, « Hotel Alpha autorisé pour la finale trente «. Moteur coupé, check liste, descente, arrondis, les roues touchent le sol, roulage vers le parking.

Ca y est, c’était fait, il n’y aura plus de première fois pensais-je ! mais c’est chaque fois la première fois, un souvenir qui répond toujours présent, même aujourd’hui !

Si vous passez un jour par ma contrée, faites le moi savoir sur Harissa, vous viendrez faire un tour avec moi au dessus du Mont-Blanc, ce n’est pas le Bou Cornine, mais faute de grives …

Salut Ă  tous.

Berdah

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Nao (Nao) le lundi 20 mai 2002 – 19h26:

Attentats aveugles, on en a pas fini:

Le directeur du FBI juge « inĂ©vitable » aux USA le dĂ©veloppement Ă  l’avenir d’attentats-suicide du type de ceux que vit IsraĂ«l.
Des rumeurs circulent que des appartements (ds des high rise) auraient ete loues en grand nombre par des terroristes ds des grandes villes americaines et que leurs occupants allaient les bourrer d’explosifs pour les faire sauter!
En IsraĂ«l, on a encore dĂ©jouĂ© un projet d’attentat contre les tours Azrieli de Tel Aviv,
parmi les plus hautes du pays.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Nao (Nao) le lundi 20 mai 2002 – 18h57:

Je suggere aux harissiens vivant aux USA de telephoner au Restaurant Alouette (en prenant l’accent israelien de preference) et de faire une reservation bidon histoire de voir ce qu’ils ont dans le ventre: Voila le numero (212) 222-6808.
Nao

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Bazooka (Bazooka) le lundi 20 mai 2002 – 16h49:

From: Moise Rahmani
Sujet: Antisemitisme au Maroc

Recrudescence de l’antisemitisme au Maroc

Bien que les autorites cherifiennes s’en defendent, les juifs du royaume sont victimes d’une recrudescence d’actes hostiles. L’hebdomadaire « Le Journal » denonce ce « racisme dans le silence ».
En consacrant sa manchette, son editorial et un dossier a « l’antisemitisme » au Maroc, denonce comme un « racisme dans le silence », Le Journal n’a pas choisi la facilite.
En ces temps de compassion fervente envers les « freres palestiniens » victimes de la violence de l’armee israelienne, l’hebdomadaire veut, comme l’explique Aboubakr Jamai, directeur de la publication, livrer ce « combat essentiel ». « Manifester chaque jour que le Bon Dieu fait pour denoncer l’expansionnisme sioniste ? Evidemment. Aller preter main-forte aux Palestiniens dans leur lutte contre l’occupation ? Oui. Harceler des personnes du fait de leur religion ou leur race ? Definitivement non. »
Or, reduite a moins de 5 000 membres, la communaute juive marocaine est « victime d’une recrudescence de l’antisemitisme depuis la deuxieme Intifada en Palestine. Ses fetes, communions et mariages sont annules, ses rassemblements « implicitement interdits ». Jets de pierres, crachats et agressions verbales font partie de son quotidien. « Malgre les denegations des responsables de la communaute et le mutisme passif de l’Etat » qui visent a preserver « le fragile mythe du Maroc terre d’ouverture et de tolerance », Le Journal juge « inquietante » la multiplication de ces brimades. Il cite une juive casablancaise de 39 ans, Sonia, mere de deux enfants : « On a certes connu, par le passe, des moments de nervosite, mais rien de similaire aux tensions qui ont suivi la seconde Intifada et, plus recemment, la nouvelle flambee de violence au Moyen-Orient. Tout se passe comme si la jeunesse etait plus sensible aux evenements en Palestine et manifestait son mecontentement de facon plus audible. »

« L’ENNEMI A ABATTRE »
Commercant a Casablanca, ou vivent environ 1 600 juifs marocains, M.Sebbagh a ete agresse a coups de hache. Echarpe, il a perdu un oeil. Si ce cas reste heureusement isole, il alimente neanmoins la « paranoia »de ses coreligionnaires. Celle-ci se nourrit egalement de l’antisemitisme revendique d’une partie « marginale » de la mouvance islamiste marocaine.
Tout en lui trouvant des « relents nauseabonds », Le Journal publie l’interview d’un de ces predicateurs de la haine, Abdelbari Zamzami. Ne en 1943 a Tanger, imam d’une mosquee de Casablanca depuis 1976, celui-ci s’enorgueillit d’avoir « toujours preche pour l’assassinat des juifs etablis en Palestine ». Et ceux installes depuis la nuit des temps dans le royaume cherifien ? « Les juifs marocains, malgre leur sympathie pour Israel, vivent parmi nous et, donc, nous devons les traiter correctement. »C’est d’autant moins rassurant que le cheikh Zamzami declare plus loin : « Entre nous et les juifs, les choses sont beaucoup plus compliquees et je ne pense pas qu’un jour nous pourrions vivre en paix avec eux. Ils restent l’ennemi a abattre. »
L’hebdomadaire somme le Parti de la justice et du developpement, la formation islamiste toleree voire representee au Parlement, dont Abdelbari Zamzami est un proche, de « prendre des positions tres claires » par rapport a l’imam, « chroniqueur patente » du journal du PJD. Mais il n’omet pas non plus de preciser que la principale composante de l’islamisme marocain, Al Adl Wal Ihsanne (Justice et Bienfaisance) a toujours fait la distinction
« entre sionisme et judaite ». La contribution d’un universitaire, Mohamed Hatimi, clot d’ailleurs le dossier pour eviter toute « confusion » entre combat politique et stigmatisation identitaire. On y lit notamment que, « contrairement a une idee recue, les autorites du Protectorat, fideles a
une ligne politique fixee par le premier resident general, Lyautey, multiplierent les obstacles administratifs et policiers pour empecher l’apparition d’organisations sionistes structurees ».

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Admin (Admin) le mardi 21 mai 2002 – 14h29:
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