BONNE VOLONTE ? MON DIEU !
Par Cal Thomas
http://jewishworldreview.com/cols/thomas062807.php3
Adaptation française de Sentinelle 5767
Parfois, pour ceux qui y prêtent attention, les étoiles s’alignent en produisant des effets spectaculaires dans le cosmos et sur la terre. Un effet similaire peut être produit à l’occasion, par le journalisme.
Le 26 juin, le ‘Washington Post’ a présenté trois informations sur la page des nouvelles du monde qui doivent enseigner une leçon à tous ceux qui veulent y prêter attention. La principale nouvelle était titrée : « Olmert fait un ‘geste de bonne volonté’. Au sommet en Egypte, le dirigeant israélien a promis d’obtenir la libération de 250 prisonniers palestiniens ».
La nouvelle juste en dessous présentait ce titre : “le soldat israélien, sur l’enregistrement, plaide pour un échange de prisonniers : un an après sa capture, Gilad Shalit a déclaré qu’il doit être hospitalisé ».
Le titre de la troisième nouvelle était : « L’espoir d’une libération imminente du journaliste de la BBC s’amenuise ».
Olmert se fait-il des illusions, ou est-il simplement idiot, quand il promet de s’engager dans une nouvelle liste de « gestes de bonne volonté », qui n’ont produit aucune réciprocité de la part des ennemis d’Israël ? Je penche pour la deuxième hypothèse..
Quand Israël avait auparavant libéré des prisonniers capturés parce que beaucoup d’entre eux avaient tué, ou essayé de tuer, des Israéliens, beaucoup sont retournés en compagnie de leurs frères jihadistes, et ont comploté de tuer encore. A l’occasion, Israël pourrait obtenir un soldat israélien kidnappé ou un otage civil, en échange de la libération de centaines de prisonniers, mais pour l’essentiel, Israël n’a rien obtenu.
Pendant la visite d’Olmert à Washington la semaine dernière, j’ai demandé à un « officiel israélien de haut rang » s’il avait essayé de convaincre le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas de faire cesser la honteuse programmation sur la Télévision palestinienne, qui glorifie régulièrement les islamikazes à la bombe et appelle au meurtre des Juifs et à l’élimination d’Israël. L’officiel, qui requit l’anonymat comme condition pour parler, déclara : « J’ai fait la requête auparavant » mais sans résultats. Si Abbas n’ordonne pas l’arrêt de la programmation d’émissions antisémites sur la station TV qu’il contrôle, qu’est-ce qui fait penser à Olmert que la libération de 250 prisonniers palestiniens le rendra plus enclin à quoi que ce soit destiné à assurer la survie d’Israël ?
Lors d’un entretien téléphonique, l’ancien Premier Ministre Benjamin Netanyahou m’a dit : « Abbas ne tient pas ce qu’il prend par lui-même pour stabiliser le rive occidentale, et donc la Jordanie, ainsi que l’Egypte, doivent servir de parties de « échafaudage externe » en partenariat avec Israël pour contrer le Hamas sur la Rive Occidentale. Netanyahou s’oppose à l’idée de la libération de prisonniers d’Olmert, disant : « C’est un mauvais message, nuisible, qui ne renforcera pas l’Autorité Palestinienne. Il ne fera que l’affaiblir ». Lors de réunion à Washington avec le vice-président Dick Cheney et la sénatrice Hillary Clinton (Démocrate, New York), Netanyahou dit qu’une division de l’armée jordanienne devrait être déployée sur la Rive Occidentale pour y apporter la loi et l’ordre sur la région. Netanyahou a décrit la société palestinienne comme « dysfonctionnelle » et dit que quelque chose devait être fait pour « contrôler les foules ».
Israël a fait beaucoup de gestes de bonne volonté, et après chacun d’eux, Israël est devenu plus vulnérable. A quand un geste de bonne volonté du côté palestinien, comme l’abandon de la violence et le respect de leurs promesses ?
Qu’est-ce qui va de travers chez les dirigeants israéliens, et la plupart des dirigeants de l’Occident, qui croient que la paix n’est que la manière de trouver la bonne formule pour satisfaire la partie palestinienne et les Etats arabes qui recherchent la destruction d’Israël ? Les ennemis d’Israël (qui sont surtout les ennemis de l’Amérique aussi) ne se soucient pas de bonne volonté, de réciprocité, d’équité ou de solution à deux Etats dans le désarroi. Ils veulent une solution à un Etat, qui est le remplacement d’Israël par un Etat palestinien.
Quelqu’un peut-il valablement argumenter autrement ? Existe-t-il quelque substance à un tel argument, au-delà de la « pensée magique » ?
Le Premier Ministre britannique sortant, Tony Blair est récemment apparu devant le Comité de Liaison du Parlement. Bien qu’il y parlât de l’Irak, ses remarques pouvaient s’appliquer à la menace sur Israël. Blair mit en avant que l’Occident doit se libérer de l’habitude mentale qui consiste à croire que la violence que nous observons en Irak et ailleurs est créée par les Etats-Unis, la Grande Bretagne, et les forces de la coalition. Il déclara : « Nous pensons que nous créons ce problème ; nous ne le créons pas, il est créé pour nous ».
Peut-être Blair doit-il se déplacer en Israël et se présenter là-bas comme Premier Ministre. Il a compris ; Olmert non.
QUI A TUÉ LA PALESTINE?
Un échec qui a mille pères
Par Bret Stephens, membre du conseil éditorial du The Wall Street Journal. Sa chronique sort le mardi.
Opinion Journal du 26 juin 2007 –
Traduit par Albert Soued, www.chez.com/soued/conf.htm pour www.nuitdorient.com
Bill Clinton l’a fait. Yasser Arafat l’a fait. De même que George Bush, Yitshak Rabin, Hosni Moubarak, Ariel Sharon, Al Jazeera et la BBC. La liste des coupables dans le polar intitulé « Qui a tué la Palestine ? » n’est ni courte, ni mutuellement exclusive. Mais comme les futurs historiens seront obligés de se poser la question, commençons par suggérer quelques réponses.
Ne vous trompez pas, quelle que soit la quantité d’oxygène diplomatique, militaire ou financier que vous injecterez dans l’Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas, le cadavre ne ressuscitera pas.
La Palestine a toujours été une « notion », un champ de rêves appartenant à ceux qui savaient le cultiver. Si Israël est un Etat, c’est parce que son peuple a été capable de créer les institutions nécessaires à un état pour survivre sur le plan politique, économique et militaire, en commençant par le monopole de l’usage de la force légitime. Cela fait maintenant 14 ans que l’Autorité Palestinienne existe et elle n’a réussi aucune de ces institutions, malgré l’inimaginable soutien, la bonne volonté et les largesses de la communauté internationale.
La saisie de la bande de Gaza par le Hamas ce mois-ci, et la division en 2 autorités hostiles et géographiquement distinctes qui s’ensuivit sont seulement les derniers soubresauts d’une chaîne d’événements qui s’est mise en branle, quand en septembre 1993, Israël a accepté Arafat comme seul représentant légitime du peuple palestinien.
Un indice précurseur de cette situation a été l’entrée triomphale d’Arafat à Gaza, le 1er juillet 1994, avec 4 de ses partisans les plus violents, dans le coffre de sa Mercedes. Si on doit trouver une image synthétique de ce qui est advenu par la suite du pouvoir d’Arafat, c’est bien l’image de cette scène là.
Arafat était déterminé à utiliser Gaza et la Cisjordanie comme tremplin pour attaquer et détruire Israël, comme il l’a dit et répété en public « O Haifa, ô Jérusalem, vous allez nous revenir! » (1995), « Par la guerre psychologique et par la démographie, on fera en sorte que la vie soit intenable pour les Juifs, » (1996), « Par le sang et l’esprit, nous te récupèrerons ô Palestine! » (1997).
Avec la même détermination, l’administration Clinton et les gouvernements de MM Rabin, Peres et Barak ont pris les déclarations d’Arafat pour des fanfaronnades rhétoriques. Mr Clinton voulait désespérément obtenir le prix Nobel de la Paix. Les Israéliens ne voulaient plus être considérés comme des « occupants », à aucun prix. Tous ces objectifs étaient respectables, mais aucun d’entre eux ne concernait la création d’un état palestinien respectable.
Plus tard, après que la 2ème intifada ait explosé avec tout son délire suicidaire, l’ex-négociateur américain Dennis Ross aurait admis que l’administration Clinton était devenue obsédée par un processus, au lieu de s’atteler à la substance du sujet. Mais toute la faute ne lui incombe pas. La décision de rendre Arafat légitime venait d’Israël, pas des Etats-Unis. Une fois qu’il fut introduit dans la « tente sacrée », il ne pouvait qu’y mettre le feu! Et pourtant, dans les années 90, cette administration Clinton a élevé Arafat à un niveau jamais accordé à un autre chef d’état ! Si Arafat s’est glorifié d’être un second Saladin, la flatterie et la magnificence des réceptions de la Maison Blanche a certainement joué un rôle.
Mais les médias internationaux ont contribué aussi à la glorification d’Arafat. Les responsables des médias étrangers à Jérusalem n’ont jamais cessé de considérer Arafat comme un homme « modéré » et Ariel Sharon comme un « extrémiste ». Quand ce dernier a décidé de se promener sur le Mont du Temple en septembre 2000, il leur était aisé de le faire passer pour le méchant et les émeutiers, devenus plus tard les hommes-suicide, comme de justes victimes lésées. Les médias arabes et les gouvernements à qui ils appartiennent en ont profité pour dévier le mécontentement populaire local vers la haine d’Israël et vers les images des « pauvres Palestiniens » brimés.
D’une manière générale, comme les individus, les nations tirent profit des critiques qui leur sont faites et parfois même de leur propre autocritique. Comme aucun autre peuple, le peuple palestinien a toujours été protégé de la critique. En 1999, Abdel Sattar Kassem, un professeur de science politique de Naplouse a ajouté son nom à « la pétition des 20 », signée par ceux qui s’élevaient contre la tyrannie et la corruption d’Arafat. Cet homme a été jeté en prison par Arafat. Personne ne s’en inquiéta. Rappelons que la popularité d’Arafat avait atteint des sommets au printemps 2002, au plus fort des attentats-suicide contre la population civile israélienne.
Ce qui était utile aux intérêts d’Arafat, ne l’était certainement pas à sa population. De son expérience avec Bill Clinton, Arafat a appris qu’on pouvait embobiner le président des Etats-Unis et ne pas en payer le prix. G W Bush a agi différemment, écartant les Palestiniens de son agenda. De son expérience internationale, Arafat savait aussi que personne n’irait regarder où était parti l’argent donné par l’aide étrangère. Néanmoins, la fin du Fatah a commencé par sa réputation de voleur.
Arafat a pensé qu’il pouvait tirer avantage de la force religieuse qu’on pouvait dégager des martyrs par bombe-suicide. Mais dans chaque martyr d’une bombe humaine, il y avait aussi un acte d’autodestruction. Et une nation qui célèbre ce type de martyr sombre elle-même dans l’autodestruction.
Avant tout, Arafat confondait territoire et pouvoir. Mais l’exemple de la bande de Gaza dépouillée de ses Israéliens a montré que les Palestiniens n’étaient pas capables d’installer une souveraineté politique dans un quelconque territoire. Il n’y a plus de Juifs à blâmer, plus de soldats qu’on peut filmer en train de détruire des maisons palestiniennes. La droite israélienne qui reprochait à Sharon ce retrait unilatéral de Gaza devrait reconsidérer sa position à l’égard de cet homme et de ce qu’il a fait. Grâce à ce retrait, il a montré à la communauté internationale l’incapacité des Palestiniens à construire un état.
Qu’est ce cela signifie, pour l’avenir? Au sommet d’hier à Sharm el Sheikh, Olmert, Moubarak et le roi Abdallah ont jeté des pétales de rose aux pieds de Mahmoud Abbas. Mais les potentats du Moyen Orient ne mettront jamais au monde un état dont le chef politique se réclame à la fois de la démocratie et de l’islamisme. Ni les Etats-Unis, ni Israël n’accepteront un Hamastan, même agréé par l’Europe ou les Nations Unies. Ils accepteront de bénir l’irresponsable M Abbas. Néanmoins, comme nous le voyons déjà, la « Palestine » reviendra à ce qu’elle était auparavant, une ombre entre Israël et ses voisins et les Palestiniens redeviendront ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être, des Arabes.
Aurait-il pu y avoir un sort meilleur? Personne ne le sait. Mais rêver de la Palestine, c’est fini!
WHO KILLED PALESTINE?
A failure with a thousand fathers
BY BRET STEPHENS, member of The Wall Street Journal’s editorial board. His column appears in the Journal Tuesdays.
June 26, 2007 – Opinion Journal
Bill Clinton did it. Yasser Arafat did it. So did George W. Bush, Yitzhak Rabin, Hosni Mubarak, Ariel Sharon, Al-Jazeera and the BBC. The list of culprits in the whodunit called « Who Killed Palestine? » is neither short nor mutually exclusive. But since future historians are bound to ask the question, let’s get a head start by suggesting some answers.
And make no mistake: No matter how much diplomatic, military and financial oxygen is pumped into Mahmoud Abbas’s Palestinian Authority, it’s oxygen flowing to a corpse. Palestine has always been a « notional » place, a field of dreams belonging only to those who know how to keep it. Israelis have held on to their state because they were able to develop the political, military and economic institutions that a state requires to survive, beginning with its monopoly on the use of legitimate force. In its nearly 14 years as an autonomous entity, the PA has succeeded in none of that, despite being on the receiving end of unprecedented international goodwill and largesse.
Hamas’s seizure of the Gaza Strip this month–and the consequent division of the PA into two hostile, geographically distinct camps–is only the latest in a chain of events set in motion when Israel agreed, in September 1993, to accept Arafat and the PLO as the sole legitimate representative of the Palestinian people. An early indicator of what lay ahead took place on July 1, 1994, when Arafat made his triumphal entry into Gaza while carrying, in the trunk of his Mercedes, four of the Palestinian cause’s most violent partisans. Among them were the organizers of the 1972 Munich Olympics massacre and the 1974 Ma’alot school massacre. If ever there was an apt metaphor for what Arafat’s rule would bring, this was it.
Arafat was determined to use Gaza and the West Bank as a staging ground for attacks against Israel, and he said so publicly and repeatedly: « O Haifa, O Jerusalem, you are returning, you are returning » (1995); « We will make life unbearable for Jews by psychological warfare and population explosion » (1996); « With blood and spirit we will redeem you, Palestine » (1997). With equal determination, the Clinton administration and the Israeli governments of Rabin, Shimon Peres and Ehud Barak treated Arafat’s remarks as only so much rhetorical bluster. Mr. Clinton desperately wanted a Nobel Peace Prize; Israelis wanted out of the occupation business at almost any cost. These were respectable goals, but neither had as its primary aim, the creation of a respectable Palestinian state.
Later, after the second intifada had erupted in all its suicidal frenzy, former U.S. negotiator Dennis Ross would admit the Clinton administration became too obsessed with process at the expense of substance. He should give himself more credit. The decision to legitimize Arafat was Israel’s, not America’s; once he was brought inside the proverbial tent he was bound to put a match to it. Still, the Clinton administration elevated Arafat like no other leader of the 1990s. If the rais came to flatter himself as a second Saladin, the flattery of White House banquets surely played a role.
The global media also did their bit in Arafat’s elevation. Successive generations of Jerusalem bureau chiefs developed a conveniently even-handed narrative pitting moderates on both sides against extremists on both sides–a narrative in which Arafat was a « moderate » and Ariel Sharon was an « extremist. » When Mr. Sharon took his famous walk on the Temple Mount in September 2000, it was easy to cast him as the villain and Palestinian rioters–and, later, suicide bombers–as the justifiably aggrieved. Cheering Palestinians on from the sidelines were the Arab media and the governments that own them, happy to channel domestic discontent toward a foreign drama.
As with individuals, nations generally benefit from self-criticism, and sometimes from the criticism of others. No people in modern history have been so immune from both as the Palestinians. In 1999, Abdel Sattar Kassem, a professor of political science in the Palestinian city of Nablus, put his name to the « petition of the 20, » written to « stand against [Arafat’s] tyranny and corruption. » Arafat imprisoned him; the rest of the world barely took notice. Arafat’s global popularity reached its apogee in the spring of 2002, exactly at the same time the civilian Israeli death toll from terrorism reached its height.
Yet what served Arafat’s interests well served Palestinian interests poorly. Arafat learned from his experience with Mr. Clinton that one could bamboozle an American president and not pay a price. George W. Bush took a different view and effectively shut the Palestinians out of his agenda. Arafat learned from the « international community » that no one would look too closely at where its foreign aid was spent. But a reputation for theft has been the undoing of Fatah. Arafat thought he could harness the religious power of « martyrdom » to his political ends. But at the core of every suicide bombing is an act of self-destruction, and a nation that celebrates the former inevitably courts the latter.
Above all, Arafat equated territory with power. But what the experience of an unoccupied Gaza Strip has shown is the Palestinians’ unfitness for political sovereignty. There are no Jewish settlers to blame for Gaza’s plight anymore, no Israeli soldiers to be filmed demolishing Palestinian homes. The Israeli right, which came to detest Mr. Sharon for pulling out of the Strip, might reconsider its view of the man and the deed. Nothing has so completely soured the world on the idea of a Palestinian state as the experience of it.
What does this mean for the future? At yesterday’s summit in Egypt, Israeli Prime Minister Ehud Olmert, Egyptian President Hosni Mubarak and Jordanian King Abdullah threw rose petals at Mr. Abbas’s feet. But the potentates of the Middle East will not midwife into existence a state the chief political movement of which has claims to both democratic and Islamist legitimacy. The U.S. and Israel will never bless Hamastan (even if the EU and the U.N. come around to it) and they can only do so much for the feckless Mr. Abbas. « Palestine, » as we know it today, will revert to what it was–shadowland between Israel and its neighbors–and Palestinians, as we know them today, will revert to who they were: Arabs.
Whether there might have been a better outcome is anyone’s guess. But the dream that was Palestine is finally dead.
AMITIE JUDEO-ARABE
oui je suis pour malgre que les religions sont differentes mais on a les memes mentalites : « Tunisiens » et je suis sur qu’un jour il y aura 100% de paix entre arabes et juifs et ca va commencer en Tunisie terre de paix et de l’humanite
Bless Tunisia
Mohamed 28 ans jeune Tunisien Musulman
AGRESSION ANTISEMITE A PARIS
Le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme dénonce et condamne l’agression antisémite dont a été victime un rabbin, Monsieur Salomon L… le 25 juin 2007 à 12H30 à Paris. Selon la victime qui a sollicité l’assistance de nos services, un homme d’environ 25 ans, d’origine nord africaine l’a provoqué d’abord dans le métro ligne 4 en direction de la Gare du Nord, en grommelant des menaces et des insultes. Pour éviter une confrontation Salomon L… descend à la station Gare du Nord, avise un membre de la sécurité .Il est suivi par l’agresseur qui profère des injures, des menaces antisémites, fait le salut nazi et lui donne un violent coup de pied au bas ventre.
M. Salomon L … a déposé plainte au commissariat de police. Les témoignages des membres du service de sécurité ont permis à la police d’identifier l’agresseur antisémite prénommé Tarik A…qui a été gardé à vue. Les Urgences Médicales Judiciaires ont ordonné au rabbin, une première ITT de 10 jours pour les blessures subies.
L’anonyme du Quai d’Orsay
Une hirondelle ne fait pas le printemps.
Le printemps, ce pourrait être la fameuse rupture en matière de politique étrangère française que l’on annonçait après l’élection de Nicolas Sarkozy. Nous attendons, pour les prochains mois, des signes clairs indiquant, non pas un parti pris pro-israélien de la part de la France, mais une vraie politique équilibrée et constructive renonçant à souffler sur les braises du Proche-Orient pour se donner l’impression d’exister.
L’hirondelle, elle, pourrait prendre la forme du nouveau mode de communication de la pensée védrinienne jusque-là triomphante, et qui, désormais, semble choisir l’option souterraine jusqu’à user de l’anonymat pour écrire un article dans Libération (1). Certains dinosaures du « Quai » regardent avec mélancolie à travers leurs fenêtres dorées et scrutent un horizon qu’ils ne reconnaissent plus.
«Daniel», se présentant comme «haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères» développe dans ce «Rebonds» la thèse archi rebattue selon laquelle «les Européens portent une responsabilité en refusant de dialoguer avec le Hamas».
Il serait fou de la part d’un responsable de notre diplomatie de ne pas reconnaître l’horreur des actes de barbarie et de l’idéologie rétrograde du Hamas, et notre «Daniel» ne commet pas cette erreur. Mais il a la chance de disposer d’une langue française richissime parmi laquelle on peut piocher une locution magique, l’adverbe «certes», si pratique pour développer l’antithèse du paragraphe précédent :
« Certes, admet-il, la reconnaissance formelle d’Israël, l’abandon de la violence, la reconnaissance des accords passés sont des éléments indispensables : mais les accords de La Mecque du 8 février comportaient cette reconnaissance, mais le Hamas respecte globalement une trêve avec Israël depuis deux ans et demi… »
Ce que «Daniel» appelle sans doute respect global de la trêve, ce sont les tirs de roquettes sur Sderot, les regrets de voir les attentats échouer à cause de la barrière de sécurité, l’instrumentalisation d’enfants et de femmes enceintes transformés en bombes humaines, l’enlèvement de soldats en territoire israélien, le trafic d’armes à partir de l’Egypte, le martèlement de paroles haineuses où l’on jure qu’Israël ne sera jamais reconnu, etc.
En fait, le mot clé ce n’est pas trêve, c’est global: globalement, les milliers de roquettes visant Sderot n’ont fait «que» 11 morts civils israéliens. La volonté éradicatrice est globalement négligeable eu égard à l’inefficacité globale de la stratégie des tirs de Qassams.
Cet adjectif n’est pas sans rappeler la façon dont Georges Marchais analysait l’impact du communisme en Europe de l’Est lorsqu’il qualifiait son bilan de «globalement positif», s’asseyant sans vergogne sur les millions de cadavres et les décennies de souffrance des peuples.
Ah! La paix globale selon le Quai, sensiblement la même que celle du PCF des années 1970: la disparition de toute présence juive au Proche-Orient et la globalisation de l’islamisation de la région, comme l’on rêvait, Place du Colonel Fabien, d’un homme globalisé et fondu dans le moule communiste.
Cet angélisme – ou ce faux-semblant d’angélisme – est d’ailleurs très étonnant de la part de quelqu’un qui se présente comme diplomate de haut rang au Quai.
Bien surprenante cette amnésie qui consiste à occulter qu’une «élection légitime et démocratique» n’est pas un garant de fréquentabilité comme l’ont montré de nombreux épisodes de notre Histoire du 20e siècle.
Ahurissant de ne pas saisir que le Hamas n’est que la torpille d’un Iran hégémonique et que le marginaliser est le seul moyen de désamorcer cette torpille.
Curieuse ignorance de ce qu’est la Takia (2) dans le monde musulman. Notre «diplomate» croit ou feint de croire dans les gestes de soi-disant bonne volonté d’une organisation nihiliste par essence.
Malheureusement, rien d’original dans cette approche cynique (c’est une tradition au « Quai » où l’on considère que les pires idéologies peuvent être recyclées) et qui veut que l’on traite avec nos pires ennemis dans l’espoir de changer un loup en brebis.
Et, au passage, la sempiternelle attitude contrite du «C’est nous, les vilains occidentaux, qui sommes responsables !»
Les spasmes des derniers dinosaures, pendant leur agonie, ont quelque chose de pathétique et le monde qui change autour d’eux leur est impitoyable.
Jean-Paul de Belmont et Laurent Chikly © Primo-Europe, 28 juin 2007
(1) http://www.liberation.fr/rebonds/263417.FR.php
(2) « Al-Takia », c’est l’art de tromper l’ennemi, le mensonge autorisé voire conseillé en islam pour tromper les infidèles, c’est-à-dire tous les non-musulmans et arriver à ses fins.
News: Innovation israélienne : Le Technion invente le robot miniature qui voyage dans le sang
27 juin 2007
Par Sébastien Fortin
Rubrique: Hi-tech & innovation
La réalité peut dépasser la fiction. Les scientifiques de l université du Technion ont développé un robot miniature qui peut se déplacer dans la circulation sanguine. Cette innovation a été réalisée en association avec un chercheur de l université de Judée-Samarie d Ariel.
De nombreux chercheurs à travers le monde avaient essayé de développer des robots miniatures télécommandés pour des traitements médicaux peu invasifs dans le corps.
C’est la première fois qu un robot miniature capable de ramper dans les veines et les artères du corps humain, a été construit a indiqué hier le Dr. Nir Shvalb de l université de Judée-Samarie.
Le robot pourra ramper contre le sens de la circulation sanguine sans aucun problème, ce qui n a jamais été possible auparavant.
Oded Salomon, chercheur au laboratoire de robotique médical du Technion, a ajouté que la miniaturisation de ce robot a atteint un niveau sans précédent, de même que la capacité de piloter le robot pendant des périodes illimitées.
Pour mesurer l’ampleur de l innovation, le diamètre d un robot semblable, développé par des chercheurs de l’université de Kyoto, est d un centimètre. Le diamètre du robot israélien atteint lui un millimètre.
Ce nouveau robot se compose d’un corps central avec de minuscules bras qui s’étendent en-dehors et permettent au robot de s’agripper dans les vaisseaux sanguins. Les opérateurs peuvent piloter facilement le robot, et sa structure spéciale lui permet de ramper dans des vaisseaux sanguins de différents diamètres. Le diamètre des vaisseaux sanguins diffère d un individu à l autre, c est pourquoi il est extrêmement important que le robot possède la capacité de pouvoir s ajuster en conséquence.-
-Les chercheurs du Technion ont développé un robot nageant dans le corps humain
Les scientifiques du Technion ont trouvé le moyen de mouvoir un micro-robot à travers le corps humain. Ce robot, qui constitue un pas important, est la continuité des recherches menées dans le cadre du projet européen MINOSC. Quand le système nageant est rattaché à une micro-caméra, il est possible d’atteindre des cibles spécifiques et d’envoyer des images.
Santé
RFID, nano robots… ecce homo!
Ecouter l’article
La médecine pourrait bénéficier de la rencontre de l’identification par radiofréquence et des dernières avancées dans les techniques de déplacement des robots. On peut en tout cas l’imaginer.
L’homme bionique, dont chaque organe peut-être vu comme un composant interchangeable est à portée de fréquence radio. C’est ce qu’on peut se dire avec la mise au point par des chercheurs anglais d’une voiture dotée de composants communicants via fréquence radio. En passant au dessus d’une borne ad hoc, le conducteur peut connaître quasi instantanément les pièces périmées de son automobile. Charge à lui de se rendre chez son garagiste pour effectuer les travaux. En poussant plus loin le concept, on peut maintenant imaginer de tagger de la sorte toutes les insertions biomécaniques dans le corps humain: prothèses aux hanches et aux genoux, agrafes, implants cochléaires, pacemaker… Voire même dans un futur proche des nanorobots médicaux spécialisés dans la lutte contre les cellules cancéreuses, ou diffusion de médicaments.
Des robots auto propulsés en milieu visqueux
Il serait ainsi plus simple deprévenir leurs hôtes des pièces biomécaniques ou robots à remplacer. Charge à lui de se rendre dans son hôpital pour effectuer les vérifications nécessaires. Vérifications qui pourraient être facilitées par une innovation réalisée au sein de l’unité Technion de la Hebrew University en Israël. Celle-ci développe un robot miniature capable de s’auto propulser de façon efficace dans les liquides visqueux comme le sang. Pour cela, cet engin programmé réinvente la nage en milieu liquide en singeant le mouvement des chenilles d’un char de combat. Une fois le « robotank » introduit dans le corps du patient, celui-ci pourrait aller filmer ou inspecter la structure des éléments exogènes du corps du patient.
Des déplacements fluides en milieu inconnu
Et ainsi, de valider ou non leur date de péremption théorique. Il pourrait être aidé dans sa navigation « intraveineuse » par un algorithme développé au sein du laboratoire de la Purdue University aux USA. Des ingénieurs y ont codé un algorithme dans des robots afin qu’ils se déplacent plus efficacement en milieu inconnu. Cette formule mathématique prend appui sur des données existantes, apportées par des capteurs (laser, ondes…). Ceux-ci donnent à la machine une vue de son environnement proche en temps réel. Ne reste plus qu’à faire se rencontrer ces chercheurs avant de créer et faciliter la gestion des pièces détachées de ce nouvel « Homme qui valait trois milliards » ou d’une Super Jaimie (The Bionic Woman) new look…
Renaud Edouard-Baraud, Responsable editorial
Un robot nageant dans le corps humain
Les scientifiques du Technion (Israel Institute of Technology) ont trouvé le moyen de mouvoir un micro-robot à travers le corps humain. Ce robot, qui constitue un pas important, est la continuité des recherches menées dans le cadre du projet européen MINOSC.
Schéma du robot conçu pour nager dans le corps humain
Quand le système nageant est rattaché à une micro-caméra, il est possible d’atteindre des cibles spécifiques et d’envoyer des images. Les chercheurs espèrent que dans le futur le robot sera capable d’effectuer des biopsies et d’administrer localement des médications.
Les scientifiques du Technion ont trouvé le moyen de mouvoir un micro-robot à travers le corps humain. Ce robot, qui constitue un pas important, est la continuité des recherches menées dans le cadre du projet européen MINOSC. Quand le système nageant est rattaché à une micro-caméra, il est possible d’atteindre des cibles spécifiques et d’envoyer des images. Les chercheurs espèrent que dans le futur le robot sera capable d’effectuer des biopsies et d’administrer localement des médications. Le Technion a déjà présenté sa technologie lors de conférences et celle-ci a suscité un grand intérêt de la part de chercheurs comme ceux de la faculté de médecine de Harvard qui sont intéressés par son utilisation.
Israël n’est pas seulement célèbre pour son huile d’olive et ses miracles qui se sont produits il y a deux mille ans, mais le pays est aussi connu pour ses nombreuses inventions qui sont souvent bénéfiques sur le plan individuel ou pour la société. Le Dr. Moshe Shoham de Technion a déclaré avoir réussi à développer un nouveau système de propulsion pour un robot miniature, qui lui permet de nager à travers le système nerveux central, avec le fluide cérébrospinal comme milieu de choix. Si c’est possible, de futurs développements vont lui permettre de faire son chemin à travers divers cavités remplies de fluide à des fins de diagnostic.
Le Technion a déjà présenté sa technologie lors de conférences et celle-ci a suscité un grand intérêt de la part de chercheurs comme ceux de la faculté de médecine de Harvard qui sont intéressés par son utilisation.
De mon correspondant spécial en Israel.
cruches que vous êtes.
Europe/ Les valeurs fondatrices
Dans toute morale, il y a une généalogie. L’Europe sera fidèle à ses sources ou ne sera pas.
Le projet européen moderne est né pendant la Seconde Guerre mondiale. En deux étapes.
Il y a d’abord eu la révolte contre le totalitarisme. Hitler prêchait la nation seule, la race seule. Staline prêchait la Révolution seule, et derrière la Révolution, l’Empire russe seul. Au nom de ces utopies, ils asservissaient ou massacraient des populations entières. Ceux qui refusaient cette « évolution historique » invoquèrent l’Europe. Ou plutôt une civilisation européenne, fondée sur la loi naturelle et les droits de l’homme, qui se confondait nécessairement, dans leur esprit, avec la Bible et la Chrétienté. Claude Bouchinet-Serreules, qui fut l’un des premiers collaborateurs du général de Gaulle à Londres, avant de devenir le secrétaire de Jean Moulin, l’a rappelé dans ses mémoires, publiés en 2000 (Nous étions faits pour être libres, Editions Grasset) : la question-clé, entre 1938 et 1940, entre Munich et l’appel du 18 juin, c’était l’adhésion aux « valeurs chrétiennes ». Les partisans avoués ou discrets des régimes totalitaires souriaient quand on les entreprenait sur ce sujet. Les futurs résistants, fussent-ils issus d’un milieu anticlérical, manifestaient leur accord.
La référence chrétienne est restée une pierre de touche bien au-delà des premières victoires allemandes. Le 25 décembre 1941, alors que la guerre est vraiment devenue « mondiale » (l’URSS, le Japon et les Etats-Unis étant entrés en belligérance eux aussi), Bouchinet-Serreules relate une conversation avec « un membre important du parti conservateur britannique », qui est toujours partisan de l’ « apaisement » à l’égard de Hitler. A la fin, il lui demande : « Le maintien du IIIe Reich n’implique-t-il pas la disparition à terme de notre civilisation judéo-chrétienne ? » L’interlocuteur comprend à qui il a affaire, se rembrunit, coupe court.
La deuxième étape, ce fut, au cœur même des combats, une réflexion sur la réorganisation de l’Europe et du monde. Le témoignage le plus saisissant dont nous disposions à cet égard, c’est le petit livre que l’Allemand Ernst Jünger fit circuler clandestinement à partir de 1943, La Paix (édition française : La Table Ronde). Un opuscule qui servit de manifeste aux conjurés anti-hitlériens du 20 juillet 1944.
La guerre avait entraîné tant de crimes (Jünger évoque tous les massacres totalitaires, y compris le génocide « perpétré au nom de la race » et les « fours crématoires »), causé tant de destruction, mais en même temps suscité tant d’héroïsme, de part et d’autre, qu’elle ne pouvait déboucher que sur « une paix universelle », « un royaume plus vaste et meilleur pour la paix ». Et bien entendu, il fallait « faire un corps des membres épars de l’Europe » , non pas à travers l’abolition des anciennes patries, mais au contraire par leur « renforcement mutuel dans une union plus grande ». Un processus comparable à la fusion des corps et des esprits humains dans l’amour – un « mariage des peuples »…
Jünger, à titre personnel, était un disciple de Goethe et de Nietzsche, plus païen que chrétien. Mais quand il écrit La Paix, livre politique, livre de combat contre Hitler, il estime que le retour « au Dieu de la Bible » est une nécessité : « Les symboles de l’origine divine de l’homme, de la création, de la chute, les images de Caïn et d’Abel, du Déluge, de Sodome et de la Tour de Babel, les Psaumes, les Prophètes et la vérité du Nouveau Testament, supérieurs aux basses lois du monde de la terreur, nous donnent le modèle, la mesure éternelle qui commande à l’histoire humaine. La Bible est le Livre même qui garantit les pactes ».
C’est à partir de ces intuitions que Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide de Gasperi, trois chrétiens, ont bâti l’Europe des années cinquante, celle de la Ceca et du traité de Rome. C’est en s’appuyant sur elles, à nouveau, que de Gaulle retrouvait Adenauer en 1963, afin de signer le traité franco-allemand de l’Elysée. Le pape Jean Paul II les reformulait à sa manière à partir de 1978, quand il encourageait l’Europe de l’Est, à commencer par sa Pologne natale, à se libérer d’un communisme déjà à moitié mort. Et La Paix – le sait-on bien ? – inspira encore François Mitterrand, catholique irrégulier, dans les années quatre-vingt, quand il élabora avec le catholique pratiquant Helmut Kohl l’Acte unique européen, pierre d’angle des traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice.
Il ne s’ensuit pas que l’Europe doive être chrétienne ou judéo-chrétienne au sens étroit, clérical, du mot. Mais dans toute morale, il y a une généalogie. Les juifs le savent, qui ont lié le Décalogue à la Sortie d’Egypte. L’Europe d’aujourd’hui aurait tout à perdre en oubliant comment elle s’est formée, depuis plus de soixante ans, dans le cœur des Européens.
Michel Gurfinkiel 2007
SOMMES-NOUS DEJA EN GUERRE ?
Des spécialistes annoncent que depuis le 11/9, nous sommes dans la 4ème guerre mondiale, une guerre froide qui ne dit pas son nom. D’autres, nombreux, annoncent une guerre chaude au Moyen Orient cet été. Mais là-bas en dehors de la canicule et des facéties régulières et habituelles de diverses organisations terroristes qui cherchent à exister ou à se donner de l’importance, on ne voit rien de bien sérieux. Alors qu’en est-il ?
Sont-ce les journalistes qui alimentent d’une façon exagérée les ondes, le net et les médias, un moyen de s’alimenter eux-mêmes ? Sommes-nous bien informés ? Où est la réalité ?
Est-ce qu’en 2008 les Américains peuvent accepter une défaite en Irak, comme ils l’ont acceptée au Vietnam, trente ans plus tôt ?
Est-ce que le monde occidental et les pays arabes sunnites sont-ils prêts à accepter en 2008 un Iran shiite et radical, nucléarisé et dictant sa loi dans la région ?
Est-ce que les pays arabes sont-ils prêts à accepter l’état d’Israël, à créer un état palestinien en 2008 et à résoudre la situation des réfugiés arabes qui se trouvent chez eux ?
Est-ce que les chefs religieux Musulmans sont-ils prêts à cesser leurs imprécations anti-occidentales et à juguler le terrorisme qui émane de leurs rangs ?
Est-ce que l’humanité est prête à réagir sérieusement au nième génocide comme celui qui a cours depuis 4 ans au Darfour ?
La réalité est aujourd’hui extrêmement complexe, globale et personne ne contrôle en fait la situation. Un événement imprévu, une évaluation erronée des rapports de force peut tout faire basculer.
Aujourd’hui, s’il veut survivre, le monde libre doit fixer des lignes rouges, définir une limite à ce qu’il peut ou ne pas accepter, et dans tous les cas, ne pas donner une fausse image de lui-même, ni de ses capacités.
Albert Soued qui vous souhaite de belles vacances tranquilles.
Le 27 juin 2007
LE VENT MAUVAIS DE LA GUERRE
L’Iran fait une erreur qui peut mener le Moyen Orient à la guerre
Par Joshua Muravshik, membre de l’Institut de l’Entreprise Américaine
Article paru le 25 Juin 2007 dans Opinion Journal, émanation du Wall Street Journal
Traduit et adapté par Artus pour www.nuitdorient.com
De nombreux conflits d’intensité diverse font rage au Moyen Orient. Mais une guerre plus grande, impliquant beaucoup de pays, Israël, Liban, Syrie, Iran, Autorité Palestinienne (AP) et même les Etats-Unis et d’autres, se précise chaque jour davantage, du fait que les Etats-Unis et Israël donnent le sentiment qu’ils font retraite et que l’Islam radical monte en puissance.
Il suffit de recenser pêle-mêle les événements des dernières semaines.
L’Iran jette en prison 4 Américains sur d’absurdes accusations, seulement quelques semaines après avoir saisi en haute mer 15 marins britanniques. Les Gardiens de la Révolution sont pris la main dans le sac, livrant des armes aux Talibans et des explosifs aux terroristes Irakiens. Une voiture piégée tue à Beyrouth un député Walid Eido, 9 autres personnes et en blesse 11.
Au même moment « Fatah al Islam », un vague groupe lié à la Syrie lance une attaque contre l’armée libanaise à partir d’un camp de réfugiés palestiniens, décapitant plusieurs soldats. Et Téhéran ne cesse de clamer ses avancées en matière d’enrichissement nucléaire, tandis que son président répète ses menaces d’annihiler Israël, annonçant que le compte à rebours de sa destruction avait commencé. Le Hamas prend le contrôle militaire de Gaza et des roquettes Katiousha sont lancées du Liban sur le nord d’Israël, pour la première fois depuis la guerre du Liban de l’été dernier. Sans oublier l’attaque à l’explosif d’une patrouille de la Finul, tuant six soldats espagnols et colombiens.
De cette liste, on peut faire deux déductions. Le régime de Téhéran prend très au sérieux son leitmotiv « mort à l’Amérique », contrairement à nous. L’Iran arme les Talibans, fournit des explosifs à tous les terroristes d’Irak, qu’ils soient sunnites ou shiites, il héberge de hauts dignitaires d’al Qaeda, cherchant à faire saigner l’Amérique au maximum….
La 2ème déduction, c’est que la plupart de ces actions sont sans logique stratégique. Le putsh du Hamas à Gaza semble être une gaffe monumentale, puisque le Hamas contrôlait de toute manière l’enclave et on ne voit pas les gains supplémentaires qu’il pourrait obtenir de sa « victoire », bien au contraire on ne voit que des pertes possibles. Car le Fatah pourra alors restaurer toutes ses forces en Cisjordanie, avec l’aide et l’assistance du monde extérieur, alors que Gaza sera considéré comme une zone paria. Israël pourra y sévir plus librement et l’Egypte se permettra de mieux contrôler sa frontière. En un coup insensé, le Hamas a effacé son acquit électoral du début 2006. Jusqu’ici le Hamas avait un excellent argument vis-à-vis de l’Occident: il était parvenu au pouvoir par des élections démocratiques. Avec son coup d’état militaire, il a détruit sa base légale.
L’action de la Syrie au Liban n’a pas plus de sens. Le meurtre d’un député va renforcer encore plus la majorité anti-syrienne; en effet les assassinats successifs ne réduisent nullement la majorité anti-syrienne au Parlement, puisque des élections partielles sont prévues pour remplacer les disparus, élections qui amèneront des députés anti-syriens. Ces assassinats fracturent le front pro-syrien, plus de shiites abandonnant le Hezbollah et plus de Maronites abandonnant Michel Aoun. De même en attaquant l’armée libanaise, Fatah al Islam a été pratiquement détruit, laissant derrière lui une haine contre la Syrie, aussi bien dans le camp de réfugiés qu’à l’extérieur et une armée libanaise plus confiante en elle.
De même les actions et les provocations iraniennes font que les factions radicales au Moyen Orient se sentent plus importantes qu’elles ne le sont, bombant le torse et cherchant à intimider l’Occident. Elles se font des illusions sur leurs « victoires » respectives, alors que M Ahmedinejad jubile, clamant que l’Occident avait commencé à se rendre, et que la victoire finale était à portée de main. Toutes ces bravades peuvent cependant entraîner la guerre…
Il ne faut pas perdre de vue que la plupart des guerres récentes ont éclaté parce que des régimes tyranniques ont cru que les démocraties s’opposant à eux étaient faibles. Et souvent c’est une conduite molle de ces démocraties qui a nourri cette croyance. Le mépris d’Hitler pour l’Amérique vient d’une politique d’apaisement. La 1ère guerre mondiale, la guerre de Corée, la guerre des six Jours, l’invasion du Koweit par Saddam Hussein, trouvent leur source dans une fausse perception de l’adversaire ou un faux calcul de la partie qui a agressé. On sait que les démocraties ne se font pas la guerre, mais sont entraînées dans des guerres par des régimes tyranniques, qui leur déclarent la guerre. Heureusement que dans la majorité des cas, ce sont les démocraties qui gagnent. C’est-à-dire que des dictateurs sous-estiment la force des démocraties et celles-ci provoquent ces guerres, par leur désir de paix, perçu par la dictature adverse comme une faiblesse.
Aujourd’hui comme hier, cette dynamique est en train de créer une situation dangereuse. Les forces radicales de l’Islam deviennent imprudentes, sûres d’elles sans raison, au-delà de tout réalisme. Leurs objectifs dépassent largement leurs possibilités et il n’est pas impossible qu’une grossière erreur de calcul ne déclenche une terrible réaction en chaîne.
Israël pourra se mesurer au Hamas, au Hezbollah et même à la Syrie, malgré d’énormes pertes. Mais si dans une démesure, l’Iran intervient, est-ce que les Etats-Unis pourront rester en dehors du conflit? Avec une administration qui n’a pas réussi à pacifier l’Irak, il est normal que le public et le parti d’opposition se lancent dans des critiques violentes. Mais les demandes des Démocrates du Congrès qu’on lance le manche après la cognée en Irak ou qu’on limite la liberté du Président eu égard un Iran nucléaire, ou la conclusion saugrenue de la commission Baker-Hamilton appelant l’Iran à nous aider à nous tirer d’affaire d’Irak, tout cela est perçu par les islamistes radicaux comme des signes d’un effondrement imminent.
Tous ces signaux que nous lançons au nom de la paix sont en train de hâter l’arrivée de la prochaine guerre.
Winds of War
Iran is making a mistake that may lead the Middle East into a broader conflict.
BY JOSHUA MURAVCHIK , resident scholar at the American Enterprise Institute.
June 25, 2007 – Opinion Journal
Several conflicts of various intensities are raging in the Middle East. But a bigger war, involving more states–Israel, Lebanon, Syria, Iran, the Palestinian Authority and perhaps the United States and others–is growing more likely every day, beckoned by the sense that America and Israel are in retreat and that radical Islam is ascending.
Consider the pell-mell events of recent weeks. Iran imprisons four Americans on absurd charges only weeks after seizing 15 British sailors on the high seas. Iran’s Revolutionary Guard is caught delivering weapons to the Taliban and explosives to Iraqi terrorists. A car bomb in Lebanon is used to assassinate parliament member Walid Eido, killing nine others and wounding 11 more.
At the same time, Fatah al-Islam, a shady group linked to Syria, launches an attack on the Lebanese army from within a Palestinian refugee area, beheading several soldiers. Tehran trumpets further progress on nuclear enrichment as President Mahmoud Ahmadinejad repeats his call for annihilating Israel, crowing that « the countdown to the destruction of this regime has begun. » Hamas seizes control militarily in Gaza. Katyusha rockets are launched from Lebanon into northern Israel for the first time since the end of last summer’s Israel-Hezbollah war.
Two important inferences can be distilled from this list. One is that the Tehran regime takes its slogan, « death to America, » quite seriously, even if we do not. It is arming the Taliban, with which it was at sword’s point when the Taliban were in power. It seems to be supplying explosives not only to Shiite, but also Sunni terrorists in Iraq. It reportedly is sheltering high-level al Qaeda figures despite the Sunni-Shiite divide. All of these surprising actions are for the sake of bleeding the U.S. However hateful this behaviour may be to us, it has a certain strategic logic: « The enemy of my enemy is my friend »
What is even more worrisome about the events enumerated above is that most of them are devoid of any such strategic logic. For example, the Hamas « putsch » in Gaza — as Marwan Barghouti, the hero of the Palestinian intifada, labeled it from his prison cell –was an enormous blunder.
Hamas already mostly controlled Gaza. It is hard to imagine what gains it can reap from its « victory. » But it is easy to see the losses. Fatah, and the government of its leader Mahmoud Abbas, will be able to restore their strength in the West Bank with the eager assistance of virtually the whole outside world, while Gaza will be shut off and denied outside aid far more strictly than during the past year. Israel will retaliate against shelling with a freer hand. Egypt will tighten its border. And Hamas has in one swoop negated its own supreme achievement, namely winning a majority in Palestine’s 2006 parliamentary elections. Until now, Hamas had a powerful argument: how can the West demand democracy and then boycott the winners? But now it is Hamas itself that has destroyed Palestinian democracy by staging an armed coup. Its democratic credentials have gone up in the smoke of its own arson.
Syria’s actions in Lebanon scarcely make more sense. The murder of parliamentarian Eido will solidify and energize the majority that opposes Syria. Some suppose that, having now bumped off two Lebanese MPs (Pierre Gemayel was the other one), Syria plans to shave away the anti-Syrian majority in Lebanon’s parliament by committing another five murders. But if so, this is a crazy gambit. Such a campaign would invite international intervention. It might well fracture the pro-Syrian forces: More Shiites will abandon Hezbollah and more Maronites will turn against Hezbollah’s cat’s-paw, Michel Aoun. And the murders might be for naught anyway: By-elections are already being planned that are likely to replace the martyred legislators with others of the same mind. As for the attack on the Lebanese army, Fatah al-Islam is on the brink of being crushed, leaving behind only more hatred of Syria and a better-armed, more confident Lebanese army.
As for Iran’s actions, while arming the Taliban and Iraqi terrorists may make sense, what is the point of seizing British sailors or locking up the four Iranian-Americans, including the beloved 67-year-old scholar, Haleh Esfandieri, none of whom are involved even in political activity, much less in the exercise of hard power?
The apparent meaning of all of this pointless provocation and bullying is that the axis of radicals–Iran, Syria, Hamas and Hezbollah–is feeling its oats (faire l’important). In part its aim is to intimidate the rest of us, in part it is merely enjoying flexing its muscles. It believes that its side has defeated America in Iraq, and Israel in Gaza and Lebanon. Mr. Ahmadinejad recently claimed that the West has already begun to « surrender, » and he gloated that « final victory . . . is near » It is this bravado that bodes (augure) war.
A large portion of modern wars erupted because aggressive tyrannies believed that their democratic opponents were soft and weak. Often democracies have fed such beliefs by their own flaccid behavior. Hitler’s contempt for America, stoked by the policy of appeasement, is a familiar story. But there are many others. North Korea invaded South Korea after Secretary of State Dean Acheson declared that Korea lay beyond our « defense perimeter. » Saddam Hussein invaded Kuwait after our ambassador assured him that America does not intervene in quarrels among Arabs. Imperial Germany launched World War I, encouraged by Great Britain’s open reluctance to get involved. Nasser brought on the 1967 Six Day War, thinking that he could extort some concessions from Israel by rattling his sword.
Democracies, it is now well established, do not go to war with each other. But they often get into wars with non-democracies. Overwhelmingly the non-democracy starts the war; nonetheless, in the vast majority of cases, it is the democratic side that wins. In other words, dictators consistently underestimate the strength of democracies, and democracies provoke war through their love of peace, which the dictators mistake for weakness.
Today, this same dynamic is creating a moment of great danger. The radicals are becoming reckless, asserting themselves for little reason beyond the conviction that they can. They are very likely to overreach. It is not hard to imagine scenarios in which a single match — say a terrible terror attack from Gaza — could ignite a chain reaction. Israel could handle Hamas, Hezbollah and Syria, albeit with painful losses all around, but if Iran intervened rather than see its regional assets eliminated, could the U.S. stay out?
With the Bush administration’s policies having failed to pacify Iraq, it is natural that the public has lost patience and that the opposition party is hurling brickbats critique violente). But the demands of congressional Democrats that we throw in the towel in Iraq, their attempts to constrain the president’s freedom to destroy Iran’s nuclear weapons program, the proposal of the Baker-Hamilton commission that we appeal to Iran to help extricate us from Iraq — all of these may be read by the radicals as signs of our imminent collapse.
In the name of peace, they are hastening the advent of the next war.
Henri Chalom Ou Vrakha,
Tout d’abord merci d’avoir lu mon commentaire de 2001 et d’avoir pris le temps d’écrire. J’espère que le calme que tu décris durera longtemps. Amen. Pour ton information je ne fais aucune concurrence a ceux qui ont la vie plus facile ou plus difficile. Ton opinion est très encourageante. Mais n’oublie pas qu’Israël est a deux pas pour moi et quand je vais là-bas je ne vais qu’en famille.
PARIS, 26 juin 2007 (AFP) – Moshe Kantor élu président du Congrès juif européen
L’industriel Moshe Kantor a été élu mardi président du Congrès juif européen (CJE), pour un mandat de deux ans, au cours de l’assemblée générale qui s’est tenue à Bruxelles, a annoncé le CJE dans un communiqué.
Il a obtenu 55 voix contre 30 au Français Pierre Besnainou, président sortant et 2 abstentions. 87 délégués étaient présent sur les 89 qui représentent les 40 communautés juives d’Europe, a précisé le CJE.
Moshe Kantor, 54 ans, Israélo-russe né à Moscou, est président du Fonds juif européen et président du Congrès juif de Russie.
« Je ne transigerai jamais avec la sécurité des juifs en Europe ni avec la sécurité d’Israël », a-t-il déclaré après son élection.
Moshe Kantor est né à Moscou en 1953 et diplômé de l’Institut d’aviation de Moscou. Après plusieurs années consacrées aux satellites et systèmes automatiques pour l’aéronautique, il a fondé le groupe agrochimique Acron (engrais), qui est une des 40 plus grosses entreprises de Russie.
Depuis 2002, il est vice-président du Congrès juif euro-asiatique et depuis 2003 membre du présidium du CJE. Lui et sa famille ont la double nationalité israélienne et russe.
Le CJE, basé à Paris, est une des branches du Congrès juif mondial. Il a été créé en 1986 par Théo Klein, alors président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), pour fédérer et rendre plus « visibles » les communautés juives d’Europe.
Le rôle du CJE est de « porter la parole juive auprès des instances nationales et européennes ». Il s’emploie à combattre l’antisémitisme, à développer le dialogue interreligieux et à revitaliser la culture juive en Europe centrale et orientale. Il travaille aussi au dialogue entre les pays européens et Israël.
Gaza : «usual suspects»
Les Européens portent une responsabilité en refusant de dialoguer avec le Hamas.
Par Daniel, pseudonyme d’un haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères.
QUOTIDIEN : mardi 26 juin 2007
Le désastre humain, social, politique qui vient de se dérouler à Gaza est un nouvel épisode d’une interminable agonie : celle du projet national palestinien et du processus de paix. Est-il utile de chercher les responsabilités de ce désastre ? Car les fautes sont en apparence simples à démêler, et les coupables, ces usual suspects des crises proche et moyen-orientales sur qui retombent toujours les soupçons : Israël, l’Iran, le Hamas.
Israël, l’éternel fauteur d’occupation et des violences d’Etat ; l’Iran, éternel fauteur de fanatisme théocratique et antioccidental ; le Hamas, éternel fauteur de terrorisme, d’islamisme, de radicalisme. Et si le désastre de Gaza était le produit d’une longue chaîne d’erreurs dont les responsables seraient tout autres que nos suspects habituels ? Entendons-nous : il ne s’agit d’exonérer aucun de ces trois acteurs de leurs responsabilités très réelles dans la crise présente. Mais il s’agit de comprendre qu’Israël, l’Iran et le Hamas se comportent de manière rationnelle, cohérente, et sans erreurs majeures au regard de leurs intérêts propres.
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