Kfir et Braham: mille mercis.
Il ne reste plus qu’a esperer que les Turcs nous restituent ce « joyau », qui n’aurait jamais du quitter l’ecrin que constitue son pays d’origine.
Souhaitons voir cette tablette bientot exposee au Musee d’Israel aux yeux de tous.
LE NATIONAL-ISLAMISME : UN PARADOXE IRANIEN ?
Par Masri Feki, né au Caire, président de l’Association Francophone d’Etudes du Moyen-Orient et auteurs de nombreuses publications sur le Moyen-Orient, dont « L’axe irano-syrien, géoplitique et enjeux », Editions Studyrama, Paris, juillet 2007.
Paru dans le Turkish Daily News du 17 juillet 2007
Original : http://www.turkishdailynews.com.tr/article.php?enewsid=78385
Traduit de l’anglais par Nadine Makram pour la presse francophone
Tantôt « panchiite », tantôt « persocentrique », ce qui semble être un paradoxe iranien n’en est pas un. En réalité, il existe une dialectique traditionnelle entre les deux articulations évoquées : le panchiisme renforce les positions de l’État-nation iranien comme acteur régional, tandis que l’existence d’un sanctuaire chiite renforce la volonté de conversion au chiisme de tout le monde musulman.
Un des succès de l’Irak de Saddam Hussein dans sa longue guerre contre l’Iran de Khomeyni (1980-1988) est d’avoir contribué à l’isolement régional de Téhéran et d’être parvenu à contrer la politique panislamiste de la naissante théocratie, puisque les pays arabes étaient majoritairement pro-irakiens. Téhéran était ainsi dépeint dans la propagande arabe comme la capitale d’une communauté d’hérétiques qu’on n’appelait que « Perses » ou « mages », faisant allusion à l’ancienne religion zoroastrienne qui aurait détourné le véritable islam, orthodoxe, vers l’hérésie chiite. Téhéran n’a pu rétablir des relations de confiance avec son voisinage arabe (à l’exception de l’Irak baasiste) qu’une dizaine d’années après le cessez-le-feu de juillet 1988. Seule la Syrie baasiste de Hafez el-Assad a fait exception puisqu’elle trouvait profit à soutenir l’Iran, dès le début du conflit, contre son rival baasiste irakien.
Malgré l’isolement confessionnel et nationaliste entraîné par ce conflit sanglant, Khomeyni a tenté en vain d’affirmer ses prétentions hégémoniques sur le monde musulman : tentative de contrôle du pèlerinage à la Mecque en 1987 (1), revendication de la défense intégrale du Coran par la fatwa (2) émise contre le romancier indo-britannique Salman Rushdie (accusé d’apostasie et de blasphème) en 1989… Les fréquents appels à l’éradication de l’État d’Israël de l’actuel président iranien s’inscrivent sans doute dans la continuité de cette logique de séduction adressée essentiellement aux musulmans du Moyen-Orient.
Le discours des dirigeants de Téhéran n’est cependant qu’une simple rhétorique, une surenchère qui masque une politique traditionnelle d’influence régionale. Ainsi l’Azerbaïdjan peut-il être dominé depuis des siècles par les chiites azéris. Mais, dans son bras de fer avec l’Arménie chrétienne, c’est cette dernière que Téhéran soutient, aux côtés de Moscou, pour faire face aux tentations irrédentistes des Azéris dans leur province du nord de l’Iran. Ainsi la minorité chiite hazara d’Afghanistan (25%) est elle soumise depuis des décennies au joug de la majorité sunnite rigoriste des Pachtounes dans l’indifférence totale des Iraniens qui ne leur ont jamais fourni assez d’armes ni de matériel pour constituer une vraie force politique dans ce pays. A l’inverse, dans les Territoires palestiniens, vides de chiites, l’Iran est en train de devenir le champion de la cause palestinienne et le principal soutien de groupes terroristes comme le Hamas et le Djihad islamique, pourtant très proches, tous les deux des mouvances intégristes sunnites. L’Iran qui peine à étendre son influence sur l’Irak et à arrêter les massacres entre chiites et sunnites dans ce pays, ne voit sans doute pas d’autre solution que de retourner les deux parties contre un ennemi, l’État juif, une cible plus « neutre » qui ferait l’unanimité des musulmans.
L’objectif premier de la diplomatie iranienne est de maintenir la puissance régionale de l’Iran et, pour cela, de tenir à distance ses rivaux traditionnels : la puissance turque, avec laquelle il se trouve en position de rivalité dans le Caucase, et par l’Arabie saoudite dont la rivalité dans le golfe Persique est aggravée par le clivage durable entre le sunnisme dur des wahhabites (3) et le chiisme orthodoxe des Iraniens. A cela s’ajoutent, pour les dirigeants de Téhéran, d’autres « menaces », comme celle du Pakistan avec lequel l’Iran se trouve en concurrence en Afghanistan et en Asie centrale. De manière générale, les trois puissances sunnites évoquées (turque, saoudienne et pakistanaise) sont perçues comme des agents de l’impérialisme américain – puisque toutes ont des accords militaires avec les États-Unis et l’OTAN – qui réservent un sort fort peu enviable aux chiites.
Pour les dirigeants iraniens, les communautés chiites du Moyen-Orient sont au service du chiisme – le véritable islam. Et comme l’Iran est le leader de la Révolution islamique, ces communautés doivent être à son service.
Notes
(1) Dès l’instauration du régime islamique en Iran, en 1979, le pèlerinage annuel aux lieux saints musulmans de la Mecque et de Médine est devenu l’occasion d’affrontements récurrents entre pèlerins iraniens et policiers saoudiens.
(2) Avis juridique donné par un spécialiste de loi religieuse islamique sur une question particulière.
(3) Le wahhabisme désigne la doctrine du salafisme, forme rigoriste de l’islam sunnite, telle qu’enseignée par le théologien Mohamed ibn Abd al-Wahhab (1703-1792).
Brèves :
Honneur à la justice française
2007-06-29 01:31:00
« La Cour d’Appel de DIJON a rendu le 28 juin dernier, un arrêt confirmant le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de MACON en janvier 2006, sur la culpabilité de la jeune fille qui avait proféré des insultes antisémites à l’encontre de la chanteuse Shirel lors du Concert des pièces jaunes en 2004 à Macon et la condamnant à 140 heures de travaux d’intérêt général.
La Cour a également condamné l’auteur à verser un euro de dommages et intérêts à Shirel ,outre 1 500 € au titre de ses frais d’avocats.
L’avocat de Shirel, Me Ariel GOLDMANN, s’est félicité de cette décision, estimant que la Cour, qui a examiné avec un soin tout particulier les faits, laisse triompher la vérité dans une affaire où l’auteur a toujours nié contre l’évidence toute implication .
Il a estimé par ailleurs que cette décision « doit contribuer à encourager les victimes d’agissements antisémites à systématiquement porter plainte pour faire rechercher et punir les auteurs de tels actes ».
Al Jazeera fête l’alya
2007-07-30 18:33:00
Décidément l’arrivée des 613 (c’est le chiffre exact) juifs de France en Israël le 25 juillet dernier a attiré l’attention des médias du monde entier… Y compris celle du groupe de presse arabe ‘Al Jazeera’.
Le site internet de ce dernier a d’ailleurs mis en première page une photo montrant un groupe d’immigrants tout juste arrivé sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion et accompagné des responsables de AMI (Pierre Besnainou, Gil Taieb, et Avi Zana).
Contacté par Guysen, le directeur d’AMI a indiqué qu’il considérait cette couverture médiatique comme « positive ».
« Il est vrai que la question de l’alya représente un sujet sensible au sein du monde arabe en général, et le fait de voir qu’un groupe de presse arabe ose en parler est une chose plutôt courageuse en soi » a indiqué Avi Zana.
Selon des spécialistes, le texte en arabe accompagnant la photo serait « technique » et ne comporterait pas d’éléments de propagande.
Ehoud Barak :
Lundi, le ministre de la Défense Ehoud Barak s’est exprimé contre les exemptions du service militaire. « Il faut revenir aux jours où ne pas faire son service était une honte… Tsahal est l’armée du peuple, mais devient peu à peu l’armée d’un demi peuple » a-t-il affirmé dans un discours prononcé à l’université de Tel-Aviv.
Rescapés :
2007-07-30 17:28:00
Après plusieurs mois de discussions, le Premier ministre, Ehoud Olmert a accepté d’allouer une augmentation substantielle des pensions versées aux 120 000 rescapés de la Shoah vivant en Israël.
Selon le programme approuvé par le Premier ministre, 130 millions de shekels seront attribués pour l’année 2007 aux survivants des camps, 250 millions de shekels en 2009 et 300 millions de shekels en 2010.
Cette décision fait suite aux recommandations et aux conclusions d’un rapport soumis par un comité interministériel initié par le ministre des Affaires sociales, Itsrack Herzog, et dirigé par son directeur général, Nahum Itskovitz.
Mais pour la députée travailliste Colette Avital, qui dirige le lobby parlementaire en faveur des rescapés de la Shoah, cette aide serait largement insuffisante.
Critiquant vivement la décision du Premier ministre, C.Avital a en effet estimé que le « gouvernement se moquait des rescapés » et a qualifié de « méprisable » l’aide accordée par l’État aux survivants.
» Comment le gouvernement peut-il prétendre résoudre les nombreux problèmes sociaux et les multiples problèmes de santé des rescapés en leur accordant une somme inférieure à 100 shekels par mois ? » a-t-elle déclaré.
Brèves :
Honneur à la justice française
2007-06-29 01:31:00
« La Cour d’Appel de DIJON a rendu le 28 juin dernier, un arrêt confirmant le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de MACON en janvier 2006, sur la culpabilité de la jeune fille qui avait proféré des insultes antisémites à l’encontre de la chanteuse Shirel lors du Concert des pièces jaunes en 2004 à Macon et la condamnant à 140 heures de travaux d’intérêt général.
La Cour a également condamné l’auteur à verser un euro de dommages et intérêts à Shirel ,outre 1 500 € au titre de ses frais d’avocats.
L’avocat de Shirel, Me Ariel GOLDMANN, s’est félicité de cette décision, estimant que la Cour, qui a examiné avec un soin tout particulier les faits, laisse triompher la vérité dans une affaire où l’auteur a toujours nié contre l’évidence toute implication .
Il a estimé par ailleurs que cette décision « doit contribuer à encourager les victimes d’agissements antisémites à systématiquement porter plainte pour faire rechercher et punir les auteurs de tels actes ».
Al Jazeera fête l’alya
2007-07-30 18:33:00
Décidément l’arrivée des 613 (c’est le chiffre exact) juifs de France en Israël le 25 juillet dernier a attiré l’attention des médias du monde entier… Y compris celle du groupe de presse arabe ‘Al Jazeera’.
Le site internet de ce dernier a d’ailleurs mis en première page une photo montrant un groupe d’immigrants tout juste arrivé sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion et accompagné des responsables de AMI (Pierre Besnainou, Gil Taieb, et Avi Zana).
Contacté par Guysen, le directeur d’AMI a indiqué qu’il considérait cette couverture médiatique comme « positive ».
« Il est vrai que la question de l’alya représente un sujet sensible au sein du monde arabe en général, et le fait de voir qu’un groupe de presse arabe ose en parler est une chose plutôt courageuse en soi » a indiqué Avi Zana.
Selon des spécialistes, le texte en arabe accompagnant la photo serait « technique » et ne comporterait pas d’éléments de propagande.
Ehoud Barak :
Lundi, le ministre de la Défense Ehoud Barak s’est exprimé contre les exemptions du service militaire. « Il faut revenir aux jours où ne pas faire son service était une honte… Tsahal est l’armée du peuple, mais devient peu à peu l’armée d’un demi peuple » a-t-il affirmé dans un discours prononcé à l’université de Tel-Aviv.
Rescapés :
2007-07-30 17:28:00
Après plusieurs mois de discussions, le Premier ministre, Ehoud Olmert a accepté d’allouer une augmentation substantielle des pensions versées aux 120 000 rescapés de la Shoah vivant en Israël.
Selon le programme approuvé par le Premier ministre, 130 millions de shekels seront attribués pour l’année 2007 aux survivants des camps, 250 millions de shekels en 2009 et 300 millions de shekels en 2010.
Cette décision fait suite aux recommandations et aux conclusions d’un rapport soumis par un comité interministériel initié par le ministre des Affaires sociales, Itsrack Herzog, et dirigé par son directeur général, Nahum Itskovitz.
Mais pour la députée travailliste Colette Avital, qui dirige le lobby parlementaire en faveur des rescapés de la Shoah, cette aide serait largement insuffisante.
Critiquant vivement la décision du Premier ministre, C.Avital a en effet estimé que le « gouvernement se moquait des rescapés » et a qualifié de « méprisable » l’aide accordée par l’État aux survivants.
» Comment le gouvernement peut-il prétendre résoudre les nombreux problèmes sociaux et les multiples problèmes de santé des rescapés en leur accordant une somme inférieure à 100 shekels par mois ? » a-t-elle déclaré.
Merci à Kfir d’avoir posté cet interessant article sur la Tablette du Tunnel du Shiloah, et merci à Braham de l’avoir développé.
Aribert Heim, la dernière chasse aux nazis ?
Par David Bronner
Dimanche 29 juillet 2007 à 23:05
L’hebdomadaire allemand « Der Spiegel » daté du 30 juillet 2007 annonce que l’Allemagne traque activement l’ancien médecin nazi Aribert Heim. Selon les toutes dernières informations du Centre Simon Wiesenthal, le criminel serait sur le point d’être retrouvé.
Celui que l’on nommait « Le boucher de Mauthausen » et dont on a perdu toute trace en 1962 se serait récemment caché en Europe puis en Amérique Latine. Agé de 93 ans, il est « chassé » par le Centre Simon Wiesenthal depuis des décennies.
Selon « Der Spiegel », l’Allemagne, qui avait émis un mandat d’arrêt international contre lui en 1979, offre aujourd’hui une prime de 130 000 euros pour toute information conduisant à sa capture ; l’Autriche a aussi promis 50 000 euros à quiconque aiderait à retrouver la trace du médecin nazi.
Aribert Heim est un nazi bien connu des historiens de la Deuxième guerre mondiale. Avec Aloïs Brunner, il fait partie des grands criminels nazis jamais retrouvés. Aribert Heim n’est pas un criminel nazi ordinaire. Soupçonné d’avoir assassiné et torturé plus de 300 détenus déportés au camp de concentration de Mauthausen, c’est en qualité de médecin qu’il tue ses « patients » dans d’atroces souffrances.
Heim est autrichien, comme 40% des officiers et dignitaires nazis. Il poursuit ses études de médecine à l’Université de Vienne et, sans terminer son cursus, il rejoint à l’âge de 21 ans le Parti National Socialiste Autrichien, alors interdit. En 1938, immédiatement après l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, il rejoint les légions SS de Heinrich Himmler.
Muté au camp de concentration de Buchenwald, il sert sous les ordres de Hannes Eisel, un autre médecin nazi. Rapidement promu, Heim est nommé en octobre 1941 médecin chef du camp de Mauthausen où près de 120 000 personnes furent exterminées. Sa « mission » dure sept semaines au cours desquelles il se livre à des interventions sans anesthésie et à des expériences médicales. Les détenus malades sont ses cobayes.
Les archives allemandes du camp, dûment conservées, renseignent sur le détail des actes effectués et le nombre de morts, qui révèle des expérimentations quotidiennes d’une atrocité inouïe. L’historien britannique David Wingeate Pike rapporte dans son ouvrage publié en 2000, « Des Espagnols dans l’Holocauste, Mauthausen, l’horreur du Danube », que Heim réalisait des études comparatives sur des mélanges de poisons, mesurant à l’aide d’un chronomètre la rapidité d’action des injections létales qu’il administrait directement dans le cœur des prisonniers.
Cette pratique lui vaut le surnom de « El Banderillero » par les Républicains espagnols détenus à Mauthausen. On le surnomme aussi « Doctor Tod » (Docteur La Mort) ; ses expériences tuent en moyenne six personnes chaque jour. La police judiciaire de Stuttgart avance le chiffre de 300 morts.
Au mois de novembre 1941, Heim quitte Mauthausen pour rejoindre les Waffen SS, qui se singularisèrent par le nombre de leurs exactions sur tous leurs théâtres d’opérations. Le « docteur » Aribert Heim n’est pas une exception dans la Waffen SS, sociologiquement composée à 14% de professions libérales. Paradoxe allemand, c’est son engagement dans la Waffen SS qui le sauvera au sortir de la guerre.
Au mois de mars 1945, il est arrêté par les Alliés, mais il n’est jugé que pour son appartenance à la « Waffen »… Il est envoyé dans un camp de travaux forcés dont il est relâché en 1947. Il s’installe alors comme médecin gynécologue à Baden-Baden où il se marie et fonde une famille. C’est à l’occasion d’un procès d’un ancien nazi à Wiesbaden que son nom est cité pour la première fois par un témoin. Il disparaît en 1962 alors que la police allemande s’apprête à l’arrêter.
Sa famille le déclare mort d’un cancer depuis 1967, mais des enquêteurs israéliens découvrent l’existence d’un compte bancaire à son nom à Berlin, contenant près d’un million d’euros. Grâce à une fortune importante disséminée aux quatre coins de la planète, il aurait bénéficié de l’assistance de réseaux d’anciens nazis fugitifs comme ODESSA (Organisation des Anciens Membres de la SS). Aribert Heim semble bien vivant.
A la fin des années 1970, Simon Wiesenthal, qui est un survivant du camp de Mauthausen, demande au Ministre de la justice allemande la comparution de Heim devant les tribunaux. La traque se poursuit pendant plus de vingt ans. En 2002, à l’initiative d’Efraïm Zuroff, le successeur de Simon Wiesenthal, le Centre lance l’ « Opération de la Dernière Chance », où Heim figure en deuxième position sur la liste des criminels nazis les plus recherchés, après Aloïs Brunner.
L’homme que l’on compare à Josef Mengele, le médecin d’Auschwitz surnommé « l’Ange de la Mort », a réussi à séjourner dans les pays suivants : Allemagne, Argentine, Danemark, Brésil, Espagne. Localisé dans la ville espagnole de Palafrugell en 2005, Heim serait aujourd’hui au Chili où les enquêteurs ont retrouvé sa sœur Waltraud.
Réussir la capture de cet ancien « médecin » SS permettrait à l’Allemagne de mettre la main sur l’un des derniers nazis vivants. C’est aussi l’ultime épisode de l’histoire de la « chasse aux nazis ». Elle fait désormais partie intégrante de l’histoire de la Shoah, de sa mémoire aussi. Une histoire de justice qui « n’est pas vengeance », pour reprendre la formule du premier chasseur de nazis, Simon Wiesenthal.
Aloïs Brunner, le bras droit d’Adolf Eichmann (l’un des artisans de la politique d’extermination des Juifs par les nazis, arrêté, jugé et pendu à Jérusalem en 1962), n’a toujours pas été arrêté. En liberté aussi, Milivoj Asner, ex officier de la police croate, responsable de l’arrestation et de la déportation de plusieurs centaines de juifs vers les camps de la mort. En liberté, aussi, Erna Wallisch, une garde chargée d’escorter les prisonniers jusqu’aux chambres à gaz de Majdanek.
Aribert Heim n’est pas le seul criminel nazi à avoir échappé à la justice des hommes, pendant plus d’un demi-siècle.
Nous sommes tous sur le même bateau, les juifs et les autres.
Par Caroll Azoulay
Lundi 30 juillet 2007 à 14:58
Depuis son élection à la présidence du CRIF le 13 mai dernier, Richard Prasquier a multiplié les interviews et les interventions dans les médias français pour faire entendre la voix de la communauté juive de France.
Au mois de juillet, il a entamé une série de rencontres avec les représentants du nouveau gouvernement français, dont le point d’orgue a été un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy le 24 juillet au Palais de l’Élysée*.
Comme on pouvait s’y attendre, le courant est particulièrement bien passé entre ces deux nouveaux présidents qui semblent avoir en commun le même dynamisme et la même détermination à agir.
Détails :
Vous avez rencontré N.Sarkozy au lendemain de la libération des infirmières bulgares. En avez-vous profité pour évoquer le dossier Shalit ?
Oui. J’ai expliqué à Nicolas Sarkozy que je considérais les infirmières bulgares comme de véritables otages et que j’espérais donc que la libération de ces otages préfigure celle des otages israéliens, aussi bien celle de E.Reguev et E.Goldvasseur kidnappés par le Hezbollah, que celle de Guilad Shalit enlevé par le Hamas.
En quoi la France devrait-elle se sentir impliquée dans la libération de citoyens israéliens selon vous ?
En ce qui concerne Guilad Shalit, vous savez qu’il est français et son cas est donc particulier.
Pour ce qui est des deux autres soldats, la France n’est effectivement pas directement impliquée, pour autant je pense que c’est la France des droits de l’Homme, et cette France que Nicolas Sarkozy représente quand il dit qu’il s’est mobilisé pour la libération de ces otages (israéliens N.D.L.R.) et qu’il en a fait une affaire personnelle, qui est concernée dans le cas présent.
Et je suis fier que le président de mon pays considère qu’il s’agit d’un devoir important pour lui.
Je vous rappelle néanmoins que ces deux soldats ont été enlevés à l’intérieur du territoire israélien au cours d’une opération militaire sanglante dans laquelle leurs compagnons ont été tués.
Contrairement à toutes les règles du droit international et des conventions humanitaires, il n’y a pas eu la moindre information sur leur sort.
Ils sont donc utilisés comme une monnaie d’échange, et encore, nous ne savons même pas s’ils sont vivants ou morts.
Vous savez d’ailleurs la rebuffade qu’a essuyée notre ministre des Affaires Étrangères lorsqu’il a dit qu’il avait cru comprendre, d’après les discours du représentant du Hezbollah à Paris, que les deux soldats étaient vivants…
Justement, vous vous étiez exprimé en qualifiant « d’intolérable » la venue de représentants du Hezbollah à Paris tout en précisant « garder l’espoir » qu’elle puisse offrir une issue heureuse au dossier des otages israéliens.
Au bout du compte êtes-vous déçu de constater que le geste fait par la France n’a absolument pas été récompensé ?
Je ne vais pas vous dire que je suis heureux des résultats, puisque nous n’avons obtenu aucuns résultats, ce d’autant que nous avons encaissé cette rebuffade un peu dure qui a été assenée par H.Nassrallah à Bernard Kouchner.
C’est un comportement de voyous.
Il faut cependant précisé que la conférence interlibanaise n’avait pas pour objectif principal de libérer les otages israéliens, mais d’essayer d’établir des conditions pour le retour à la paix au Liban.
Un retour à la paix qui nous intéresse tous, qu’il s’agisse de la communauté européenne, ou d’Israël puisque la déstabilisation du Liban est un élément de danger supplémentaire pour l’Etat hébreu.
Les otages devaient être un sujet de cette négociation nous sommes absolument convaincus que le président Sarkozy en a fait un thème important.
Il n’en demeure pas moins qu’officiellement, nous ne constatons aucun avancement sur ce dossier extrêmement douloureux pour les familles. Il ne faut cependant pas désespérer. Ce n’est pas en un jour que la libération des infirmières bulgare a été obtenue, et en ce qui concerne les otages israéliens, je suis sûr que les négociations se poursuivent dans le secret, et parfois il vaut mieux garder le secret.
Enfin, il ne faut pas oublier que nous avons affaire avec le Hezbollah, un mouvement terroriste qui ne connaît pas les droits de l’Homme et qui ne veut leur accorder aucune importance. Il ne faut donc pas imaginer que les choses sont simples.
Vous avez également rencontré la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mme Rachida Dati…
J’ai rencontré une femme formidable dotée de qualités exceptionnelles.
Elle m’a beaucoup impressionné par sa fermeté, par la cohérence de son discours et son empathie véritable pour la communauté juive.
Je lui ai dit que ce courant de sympathie était partagé par l’ensemble de notre communauté.
Nous avons par ailleurs évoqué la question de l’antisémitisme et les meilleures façons de le combattre.
L’approche de Rachida Dati consiste en une approche large qui touche toutes les formes de discrimination.
C’est d’ailleurs sur ce terreau de discriminations que repose bien souvent l’antisémitisme lequel, représente dans la plupart des cas un moyen politique de parvenir à des fins.
D’une façon générale quelle impression retirez-vous de ces différentes rencontres avec le gouvernement Sarkosy ?
Je n’ai pas vocation à donner des notes.
Je constate que le président Sarkozy fait fonctionner son gouvernement de façon extraordinairement assidue et avec beaucoup d’énergie.
Je pense qu’un certain nombre de lignes qui paraissaient infranchissables vont être franchies, des jeux vont être recomposés.
Vous parlez du plan politique français ou international ?
Les deux. Il est évident que certaines choses qui paraissaient devoir durer de façon éternelle vont peut-être être modifiées en raison de la réelle créativité dont fait preuve ce gouvernement.
De temps en temps elle entraîne des phénomènes qui nous tourmentent, je pense notamment à l’arrivée du Hezbollah, ce n’est pas quelque chose qui nous fait plaisir.
Il est possible que d’autres événements de ce genre surviennent dans l’avenir, nous les suivront.
Mais ce que nous savons, c’est qu’il y a chez N.Sarkozy une empathie vis-à-vis du peuple juif et d’Israël qui est absolument certaine.
En ce qui vous concerne, quel est le message qui vous tenait à cœur de faire passer au cours de ces différentes rencontres ?
Mon message consiste à rappeler que nous sommes placés devant une situation très difficile face à la montée en puissance d’un intégrisme qui se situe aux antipodes de toutes les valeurs de notre civilisation, et qui met à bas tout ce sur quoi nous avons fondé notre société.
Ce mouvement a beaucoup d’attrait pour une partie des jeunes, et c’est cela qui est extrêmement inquiétant.
Face au danger, nous devons donc renforcer nos valeurs, combattre ensemble car nous sommes tous sur le même bateau, les juifs et les autres.
Ce travail doit être mené à l’intérieur de la République, et avec tous ceux qui participent à la République, quelles que soient leurs origines.
Un dernier mot sur l’alya massive des juifs de France vers Israël ?
Je vois avec beaucoup d’émotion tout mouvement d’alya qui se produit de façon réfléchie, organisée et avec des perspectives de développement professionnel, personnel et spirituel.
Dans la mesure où il est accompagné par les organisations habituelles je ne peux qu’y applaudir.
Je suis cependant attristé quand l’alya est une alya négative, une alya de fuite qui proviendrait du fait que les gens se sentent mal dans leur peau en France et espéreraient se sentir bien dans leur peau en Israël.
Ce comportement serait un grand signe d’échec pour la France. Mais l’alya dont vous parlez aujourd’hui est une alya d’enrichissement spirituel et non une alya de fuite.
*Lors de sa rencontre avec Richard Prasquier, le chef de l’État a relevé la baisse des actes de violence antisémite mais a réaffirmé sa détermination à continuer » la lutte ». Richard Prasquier a appelé l’attention de Nicolas Sarkozy sur les risques de « banalisation du discours antisémite « .
Pour lutter contre les stéréotypes, mais aussi pour préparer l’avenir, le président du CRIF a souligné l’importance qu’il attachait à l’engagement de l’Etat à soutenir le mémorial du camp des Milles, près d’Aix-en-Provence.
Seul camp d’internement et de déportation des Juifs en France pendant la Shoah encore intact, le mémorial des Milles devrait s’ouvrir fin 2008 pour devenir « un lieu d’éducation civique et de culture ».
Nicolas Sarkozy a annoncé à Richard Prasquier la participation de l’État au budget de fonctionnement du futur mémorial du camp des Milles à hauteur de 500 000 euros par an.
Lors de cet entretien, Nicolas Sarkozy a par ailleurs indiqué qu’il ne relâcherait pas ses efforts pour obtenir l’entrée d’Israël dans l’Organisation Internationale de la Francophonie et confirmé qu’il a invité Shimon Peres, le président de l’État d’Israël, en mars 2008.
Les feux du crépuscule (info # 012907/7) [Analyse]
Par Guy Millière © Metula News Agency
Je viens de rentrer en France après plusieurs semaines passées aux Etats-Unis. M’extraire de ce pays à intervalles réguliers est devenu nécessaire à ma santé physique, mentale et morale. Ce n’est pas tant qu’il n’y ait pas d’imbéciles et d’esprits étroits aux Etats-Unis, c’est qu’il y est, davantage qu’en France, possible de les éviter. C’est aussi que les imbéciles et les esprits étroits ont moins de pouvoir aux Etats-Unis, et qu’il reste dans la population américaine davantage de salubrité mentale.
Cela s’exprime d’abord dans la vie quotidienne. Personne, aux Etats-Unis, n’aurait l’idée pour débile profond de poser des blocs de béton au milieu de la chaussée aux fins de créer des embouteillages et de dire que cela est destiné à « lutter contre la pollution ». Le maire d’une grande ville qui proposerait de mettre tout le monde à vélo serait envoyé consulter le psychiatre le plus proche et se verrait répondre qu’un vélo, ce n’est pas très pratique pour aller faire ses courses du mois ou transporter le petit dernier à la crèche. L’ouverture des magasins le dimanche ne fait pas débat, les supermarchés sont ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, et nul ne songerait à asphyxier des activités qui rendent service à la population et créent des emplois. Une fois de retour, je vais regarder les gens mettre deux heures à faire cinq kilomètres dans Paris, à dix-huit heures comme à minuit ; je vais contempler Delanoë essayer de faire davantage d’adeptes de la pédale, je vais voir les gens s’entasser à la caisse d’un supermarché, un samedi soir vers vingt deux heures, juste avant la fermeture obligatoire. Je saurai que cela peut fonctionner différemment, et j’aurai envie de sourire. Je penserai aussi que cela fait partie du déclin français et européen. « Ce n’est pas tant que l’Europe meurt, c’est qu’elle se suicide en s’asphyxiant elle-même », me disait, voici quelques années, un ami installé depuis longtemps à San Francisco. Et plus le temps passe, plus ses propos me semblent exacts et renvoyer à bien davantage.
Ce que l’on constate au niveau de la vie quotidienne renvoie, de fait, à un arbitraire politique, à une confiscation de la démocratie, à un système de droit et de justice dévoyé, à des phobies disséminées, à l’inculcation de comportements ineptes et d’une vision du monde profondément perturbée.
En France, Nicolas Sarkozy, qui vient d’être élu Président de la République, est présenté comme un homme de droite et, à écouter ce qu’en dit la gauche, comme un « libéral ». En Grande-Bretagne, on le situe cependant sur la gauche de Tony Blair et de Gordon Brown, qui, eux-mêmes, aux Etats-Unis, apparaissent déjà trop marqués par le socialisme à l’européenne ; trop dangereux pour le dynamisme économique, même pour en faire des candidats à l’investiture du Parti Démocrate. En France, dans le même temps, on ne comprend strictement rien à la mondialisation en cours, et on tente vainement de l’expliquer en recourant à des raisonnements économiques qui, outre-Atlantique, ont été relégués, à gauche comme à droite, au magasin des antiquités depuis un bon quart de siècle.
En Europe, on essaie de rafistoler la « construction européenne », en feignant de ne pas s’apercevoir, qu’à l’heure des réseaux, de la dématérialisation de la monnaie et de la prééminence des services, elle ressemble de plus en plus à un Titanic ressuscité, lancé à pleine vitesse contre l’iceberg de la réalité contemporaine. Plutôt que de voir les rigidités réglementaires et pyramidales qui viennent tout pétrifier, et qui font que les vingt sept Etats de l’Union ont d’ores et déjà moins d’autonomie et de liberté de décision que n’importe lequel des cinquante Etats des Etats-Unis, on entend encore réduire l’autonomie et la liberté de décision des Etats européens, et ce au nom de l’ « efficacité ».
On essaie de voir comment sauver le « modèle européen » en ne discernant pas que les engrenages redistributifs, le politiquement correct, l’amnésie, en termes d’histoire, contribuent à une fuite dans le présent, à une peur de l’avenir, à un aveuglement collectif et à une dénatalité. Qu’ils hypothèquent le futur et feront du continent, d’ici trente ans, un hospice de vieillards occidentaux, entourés de jeunes musulmans frustrés et pas du tout prêts à payer les retraites de ceux qui se seront montrés si peu prévoyants en leur temps. A ce moment là, je ne sais si on parlera encore d’éoliennes et d’effet de serre, mais je sais qu’on lira largement le Coran : de manière radicale ou modérée ? La question ne semble pas préoccuper grand monde aujourd’hui. A ce moment là, je ne vois pas comment la démocratie qu’on est en train de réduire à néant sur le sol européen pourra renaître de ses cendres. George Santayana disait qu’une société démocratique, pour fonctionner, devait être d’accord sur l’essentiel et ne plus débattre que de points relativement secondaires. Au cœur de cet essentiel, Santayana situait la liberté individuelle. Les Européens semblent avoir renoncé à la liberté pour eux-mêmes, sinon accepteraient-ils ce qu’ils acceptent avec résignation dès aujourd’hui ? Ils paraissent aussi renoncer à la liberté pour les autres ou la trouvent inadmissible.
Cela commence, disais-je, par la vie quotidienne qui, en France et ailleurs en Europe, est striée de renoncements. Cela se poursuit dans la politique, entre confiscation de la démocratie et endormissement de l’esprit d’initiative, sous l’édredon passivant de l’Etat providence. Cela se prolonge dans un rêve cotonneux, où le seul problème sur terre est « l’exploitation de l’environnement », où les entrepreneurs sont potentiellement méchants et les bureaucrates gentils, et où la paix éternelle règnerait si tout le monde s’anesthésiait au même instant. Le rêve cotonneux vient définir l’Europe comme une expression du positif, dont les Etats-Unis et Israël seraient le négatif.
Les Etats-Unis sont, en effet, un pays où la liberté de parole, d’initiative et de décision garde encore un sens. C’est un pays où règnent une prospérité et un dynamisme de plus en plus impensables en Europe. Où la contrepartie de la prospérité et du dynamisme sont quelque chose de plus impensable encore en Europe : la nécessité de prendre ses responsabilités et d’assumer les risques qui vont de pair avec les responsabilités.
Les USA forment un pays où on ose encore parler du bien et du mal et de la nécessité de combattre le totalitarisme, lorsqu’il se profile et menace. En Europe, ni le bien ni le mal ne s’énoncent encore et tout est négociable, y compris les compromis avec les totalitaires, qu’on n’ose plus appeler par leur nom. Israël est un pays qui doit rester debout et dynamique pour vivre. Et c’est un pays où le mal se trouve redéfini chaque jour par l’incessante menace terroriste et fanatique. Les Etats-Unis et Israël sont des empêcheurs de s’anesthésier en rond et de mourir paisiblement. Des contrées qui rappellent que l’histoire n’est pas achevée et qu’on peut et doit faire, devant la barbarie, autre chose que se coucher et fermer les yeux.
Quand j’étais aux Etats-Unis, voici quelques jours encore, on parlait de la menace iranienne sans circonlocutions ; on exposait le danger incarné par l’islam radical, par le Hezbollah et par le Hamas. Des adeptes d’une lamentable politique politicienne, tels Harry Reid, John Murtha ou Barack Obama évoquaient un retrait précipité d’Irak, mais ils se voyaient répondre par des gens parlant de la nécessité de ne rien céder au terrorisme. Des éditorialistes critiquaient Israël, mais d’autres éditorialistes, bien plus nombreux, de gauche et de droite, présentaient Israël comme un pays confronté à mille haines sans fondements et à défendre sans réserve.
De retour en France, je ne vois guère mention de l’islam radical et de ses périls ; le Hamas est défini comme un groupe d’ « activistes », comme toujours, et le Hezbollah, comme un « mouvement politique libanais ». L’Irak est, plus que jamais, présenté comme un « bourbier » et classé dans la grande rubrique « c’était tellement mieux sous Saddam ». Le mot « terrorisme » est utilisé pour définir les attentats manqués de Londres et de Glasgow, mais pas pour qualifier les attentats suicides du côté de Bagdad.
Si la paix n’avance pas au Proche-Orient, c’est, bien sûr, la faute d’Israël, et, cela va de soi, celle des Etats-Unis, pas celle des islamistes. Le colonel Kadhafi vient de mettre fin à une prise d’otage qui a duré plus de huit ans, après avoir obtenu le beurre, l’argent du beurre et même la fromagerie, et il se voit récompensé par des courbettes obséquieuses. Le discours biaisé des hommes politiques se tient en harmonie avec le discours également biaisé des journalistes et des commentateurs. De toutes façons, c’est l’été, et l’important, pour des dizaines de millions de Français, est qu’il fasse beau sur les plages, y compris celle que Delanoë a installé le long de la Seine. Sous les pavés la plage, disait-on en Mai 68. Sur la plage ? Les lueurs d’un crépuscule dans lequel, je ne puis décidément plus me reconnaître.
Cher Mr Milliere Je vous felicite pour votre expose sur la situation dans la region .
Les dirigeants actuels savent aussi tous ce que vous dites Mais Quand il faut agir ils ne savent pas pourqoi ? pour qui? ou pour quelle raison? vu le probleme primordial de l’identite !!independemment de la survie !
bien a vous sarel
La Tablette du Tunnel du Shiloah’
(Bazooka et tous ceux qui s’y interessent)
C’est le journal israelien Maariv du vendredi 16 juillet qui a devoile la rencontre entre le maire de Jerusalem M Loplianski avec l’Ambassadeur de Turquie en Israel M Namik Tan.
Le maire de Jerusalem avait demande que le Musee d’Istamboul restitue a sa ville la Tablette du Tunnel du Shiloah » d’où elle avait ete arrachee en 1880 (Jerusalem etait sous domination Ottomane) et transportee a Istanbul.)
La Tablette relate (en Hebreu Antique) la rencontre des ouvriers qui avaient creuse le Tunnel qu’ils avaient commence a piocher, partant chacun d’une des extremites. Le groupe en amont partait de la Source du Guih’on, l’autre, en aval partait du reservoir du Shiloah’.
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Le Tunnel etait un des projet monumentaux realise sous le regne du Roi de Judee Ezechias (-727 a -698 avant notre ere), d’une longueur de plus de 500 metres, il n’avait pas plus d’un demi metre de denivellation, sa hauteur permettait le passage d’un homme debout.
Cette Tablette a ete datee, par les moyens les plus modernes de nos jours, comme venant de cette periode. Le texte grave sur la Tablette relate l’evenement tel qu’il figure dans la Bible (Rois 2, 20, 20 et Chroniques 2, 32, 2-4 et 30)
Etant donne que tous les musees du monde, et surtout ceux des Empires europeens, contiennent la plus grande partie des tresors archeologiques des anciennes civilasations et que la loi de respecter la propriete du pays d’origine (la Charte de Hague) votee en 1954 n’est pas retroactive, seul un geste de bienveillance et d’amitie de la part de la Turquie pourrait repondre a la demande du maire de Jerusalem.
La reponse aurait ete que la Tablette serait empruntee a Israel pour une periode determinee (un an peut etre).
Bien qu’il fut souvent difficile de trouver une grande correlation entre les recits Bibliques et les decouvertes archeologiques en Israel, cette science a commence (avec les Templiers et les Anglais) et continue toujours a se faire avec la Bible a la main.
L’importance immense de cette Tablette est qu’elle relate exactement un evenement decrit dans la Bible et qu’elle fut gravee a la meme epoque relatee par la Bible.
Pour plus de details chercher sur le net sous les titres:
Shiloah… Silwan…Siloam…. Ezechiah Tunnel….. Nikbat hashiloan ….
Le Tunnel peut etre visite .
Bonjour Bazooka,
La réponse vous a été expédiée par mail.
Bonne réception, et cordiales salutations.





