Depuis les premiers pas de Harissa jai écrit souvent sur plusieurs sujets dont le cimetière du Borgel, les souvenirs de jeunesse, et lamitié judéo-musulmane en Tunisie. Jai toujours misé sur la paix, lamitié, la tolérance et ne voulait pas entrer dans une polémique dangereuse qui ne peut finir que par attiser les haines, et de par la même faire le jeu des extrémistes de quelque bord que ce soit.
Malheureusement la situation actuelle au moyen orient, fait que notre site devient au nom de la libre expression, un forum ou les idées exprimées peuvent créer un climat dincompréhension au début pour se transformer en un climat de haine pour finir.
Nous autres, Tunes avons toujours été quelques soient les situations, pour le dialogue, lamitié, la tolérance.
Nous avons en général, laissé la haine, le racisme, lintolérance aux autres. Je dis bien en général, car nous avons aussi nos extrémistes. Je me suis battu pendant plus de 30 années pour le rapprochement, la paix, la coexistence pacifique. Au début, on me traitait de fou, dutopiste, de traitre, selon le coté ou lon se trouvait.
Lorsque les discussions de paix ont commencé, lorsque le rêve devenait réalité, lorsque limpossible pouvait devenir possible, les regards, les attitudes, les relations se sont modifiés.
Qui aurait pu seulement imaginer quun jour, on aurait vu les ennemis dhier se serrer la main, pourtant on la vu. La paix était à porter de nous, paix symbole, paix unique, paix exceptionnelle. La paix du monde, enfin la paix pour les enfants dAbraham, la paix en un lieu symbolique, en un lieu saint, en une terre sainte.
Une terre qui navait plus eu de paix depuis des siècles, pour ne pas dire des millénaires.
Nous la tenions cette paix, elle était là, devant nous. Elle éclairait le futur des ces enfants qui pourraient enfin, sendormir le soir sans craindre un lendemain incertain.
Cette terre semblable a une immense foret, dévastée par le feu de la guerre, foret ou les arbres étaient des humains, humains détruits, anéantis, décimés.
Cette terre sur laquelle des hommes de bonne volonté se sont acharnés pendant des années pour éteindre ce feu, au risque de leur vie , entre autre Sadate, Rabin pour ne citer queux.
Cette terre sur laquelle ont avait cru le feu éteint, cette terre que lon avait enfin cru a labri dun nouvelle embrasement.
Mais sous les cendres, une petite braise était encore là, sournoise, prête ; il ne lui fallait quun tout petit souffle de vent, pour se rallumer.
Ce petit vent est arrivé, cette petite braise sest rallumé, et le feu a repris de plus belle, reprenant son cycle destructeur, transformant en fumée lespoir de millions de personnes éprises de paix pour le bonheur de quelques milliers de fous épris de haine.
Que tous les humains épris de paix fassent tout pour éteindre ce feu dévastateur une foi pour toutes, pour que le futur soit éclairé par le soleil de la paix et non pas par le feu de la guerre.
Joseph Krief
« Joseph Krief – TWSC » jo.krief@planet.tn






