(extrait de son livre « La mendiante d’amour »)
Une rose s’effeuille lentement, tristement
Comme pour donner l’aubade
Aux jours qui s’enfuient déjà
Ses pétales, s’amoncellent doucement
Au gré du temps, capricieux et pervers
Pourtant, l’amour frappe à la porte
Un bonheur éminent, envoûte le coeur, l’esprit pour
le plaisir d’aimer, d’y croire, de rêver, jusqu’à l’extase
Ainsi passe la vie que nul ne peut retenir
Cueillir les roses du jardin comme une offrande
devant cet autel qui s’appelle Dieu, amour, vie
Le bonheur d’aimer… .d’être aimé
Un bonheur si fragile et si fort à la fois
Il frappe à la porte sans crier gare
Le parfum des roses engourdit l’être pour l’amener
à la plénitude
Un don, une offrande que l’on ne peut négliger.
Frida Gozlan







