LES MEMOIRES D’UN GOULETTOIS
L’ ENFANT DE LA GOULETTE
PAR ALBERT SIMEONI ( BEBERT)
18/3/2001
‘……..MARc ‘ HUMEUR…’
‘La hara ( quatre ) de goulettois accrochés à me lire sont étonnés et surpris. Etonnés par mon style simple et accessible. Surpris par cette pincée de ‘birbe i bourg ‘ (hraouar goulettois (épicé ) …..korkob….fèlfèl jèinè ou pas …karoui mèrhié ….saupoudrèe sur mes articles .Et l’émotion aussi. Ont ‘ils oublié mes amis goulettois nos fois de conneries , de plaisanteries …les farces…..
Fermez les yeux et imaginez une Goulette sur un grand plateau scénique. décor réduit et nous….15 cm de hauteur…..des lilliputiens….étalés sur la plage…..ou flamands sur les boulevards où……..
Trois coups de clairon Daoui notre pétrolier ambulant et rideau……sur …
Anecdotes plaisantes…..
F ..grand fan de l’équipe de Reims et surtout grand myope, pénètre un jour , son cartable sous le bras tout excité chez notre ami le pâtissier Curatolo. Son équipe ayant remportée le championnat de France de football.
Voulant se débarrasser de son cartable , il le pose sur la grande verrière sous laquelle étaient
exposés les gâteaux . Malheureusement pour lui , il ne sétait pas rendu compte quun des panneaux coulissants était grand ouvert. Son cartable écrasa tous les choux ,les éclairs et les religieuses de notre cher pâtissier qui , étranglé par la rage , resta bouche bée avant de ……seffondrer .
Dans sa hâte notre ami Far….emporta son cartable ‘crémeux ‘ et le plateau collé sous son bras.
Parfois , nous jouions a lancer une pièce de monnaie en lair que nous rattrapions avec le dessus de nos chaussure. Exercice dhabilité. Pour ne pas mépriser notre ami ,on le faisait participer à ces joutes. Mais voilà quune fois sa pièce lancée en lair ,il présentait son bout de pied pour la rattraper ……..quelques minutes passaient et , ses yeux levés vers le ciel il attendait la chute de la pièce ; il nous disait Mais bon sang ……où est elle passée la pièce ? en fait celle ci se trouvait par terre à un mètre de la cible ……alors gentils comme on était ….on reposait la pièce sur sa chaussure , lui faisant croire quil avait réussit.
…..Son et lumière….
LA SOEUR
Elle était logée à la même enseigne. Au mois de Mai ,nous vénérions les saints rabbins Meyer et Chimone. Cétait la tournée des maisons où les familles offraient après les prières dusage toutes sortes de gourmandises arrosées de Boukha et de vin. Breiks , makoud(omelettes),salades enjolivaient la table. Certains d’ailleurs profitaient de cette période de ferveur pour reconstituer leurs provisions dhiver. Sur ordre de notre rabbin , et au terme du Bar you Hai un membre de la famille devait allumer les cierges posées sur la table. La soeur , bien attentionnée se chargea de la besogne .On attendit un bon moment , le ventre au bord de lagonie par la faim, avant que la lumière ne fût car la malheureuse séchinait à vouloir allumer le goulot de la bouteille confondant ainsi liège et bougie comme certains auraient pu confondre des vessies avec des lanternes. La pauvre fille ne cessait de répéter :
Pourquoi cette bougie ….elle ne veut pas sallumer.. ya Ra..
biii
iiii….’ je me brûle les doigts…..’
…SPECTACLE DE RUE…
LA COMMUNION (BAR MITSVAH)
On annonça un grand évènement à la Goulette pour les prochains jours. La rumeur samplifia et le bouche à oreille se précisa. On apprit O ! catastrophe ……quun homme de 34 ans
un keffois, allait communier (Bar Mitsvah).Renseignement pris ,il sagissait dun débile …..orphelin à qui on oublia de le rendre adulte. Branle bas de combat dans la cité. Sa fête sera celle de tout le monde . Kiki Agouba , le mécène , se chargea de la Mitsvah.
Le jour arriva. Notre homme propre comme un sous neuf , portant costume un peu étriqué et court coté pantalon , bien rasé , sentant la naphtaline et leau de rose à cent mille lieues à la ronde fût placé sur le dos dun énorme zébu recouvert des couleurs de la Goulette .Rouge et Noir. Cétait bien la première et dernière fois de ma vie que jassistais à un pareil cirque, un haten sur un zébu Ouraas chiffer toura .La pauvre bête , plus surprise que nous, devait se poser mille questions.
Le youyou des femmes anonymes et lodeur du Bkhour (encens)-afin que lon ne prenne pas de loeil le débile- donnaient le signal du départ à cet insolite cortège où le ridicule et le bizarre faisaient chambre commune. Excusez moi du peu. Les infirmes , les éclopés et les handicapés -une vraie cour des miracles- suivaient derrière la procession alors quun orchestre ambulant (bled ou Zèb..u et…zôk…ra )ouvrait la marche sous un air approximatif de Mendelson goulettois revu et largement corrigé . Une vraie bande d Ubert lulu dans une grande ambiance euphorique. Quelques femmes émotives essuyaient une larme tandis que dautres riaient à se fendre la tronche. Il y avait de quoi car notre débile se trémoussait, à la façon John Wayne sans revolvers sur son zébu, tant et si bien, que le pauvre animal bossu -ne supportant ni son locataire ni tous ces éclopés et nécoutant que son instinct- ils voulaient couler un bronze. ils n’y arrivaient pas puisque en leur lier cette chute par notre esprit……..et ils repartaient avec ce bout de mégot coincé entre leurs pattes……
Lança une ruade digne dun toro espagnole daréne. Olèèèèèèèèè. Le cinglé se retrouva le cul assis par terre les bras en lair invoquant le ciel, tout en pleurs. Personne ne sen occupa. Il fallait à tout prix récupérer lanimal qui fonçait à toute allure vers le canal -coté Casino.
Kiki, le propriétaire, pérché livide comme un cacatoès sur son balcon, vociférait. Ce fût le sauve qui peut général. La procession se disloqua et les enfants profitant de l’aubaine couraient derrière la bête cherchant a lui saisir la queue ; La bête glissait sur lasphalte par moment. La fête tourna au drame. Quelques vieilles femmes sévanouirent. On arrêta le couillon bossu à hauteur du Casino non sans mal.
…….CANINE ..Même les chiens n’échappaient pas à nos farces . Vous vous souvenez
de ce qu’ on leur faisaient en tirant sur nos deux doigts entrelacés ..? Quand ils voulaient couler leur bronzes











