A deux pas du café vert, jhabitais limmeuble PEREZ au n°4- de lavenue Pasteur à la Goulette Casino ; jy avais passé pratiquement toute mon enfance. A chaque extrémité de cette avenue, dun coté la gare du TGM ( Tunis,Goulette,Marsa) de lautre, le CASINO, un hôtel restaurant où le poisson complet, le soir, et les parties de bellottes, le matin, apportaient à cette fameuse avenue sa renommée estivale et une atmosphère de fête. Moi je me contentai de mon pain et boutargue une fois tous les deux jours :le marchand ,une planche sur deux trépieds, se tenait face au Casino ;les autres jours cétait le sandwich bouskoutou au nougat. De mon balcon je pouvais apercevoir la mer : la plage était à 100m de la maison. Tous les jours, avec les amis, nous avions droit à une partie de foot ou de volley-ball sur le sable mouillé ;personnellement, jadorais lodeur de cette plage laprès midi : le sable, plus frais, dune couleur ocre, dégageait un parfum indescriptible.
Là, nous dégustions nos bombolonis, dautres leurs frigolos de chez Bébert . Au coucher du soleil cétait lheure de rentrer diner. Oui Oui nous attendait à réclamer son du ; avec sa robe blanche et sa barbe de père noël il faisait partie de notre patrimoine ;ses amandes grillées, ses cacahuètes et ses glibettes blanches ont fait le tour du monde.
Le soir venu, nous nous retrouvions, connus et inconnus, au café « vert ». Nous passions la soirée à blaguer autour dun café turc ou dun thé à la menthe ;de chaque coté de la chaussée il y avait foule. Moi je guettais lâme sur.
A lheure ou je devais me coucher, les adultes faisaient route vers LHACIENDA,pour terminer la nuit en compagnie de Gilbert BECAUD.
par Pierrot Boccara
Pierrot BOCCARA pierrot.boccara@caramail.com







