Koukla l'Harissa puisque nous sommes dans la gaitè en voilà un autre de texte véridique...Apprécie...Khouye...!!
OPERATION ENTERREMENT.
ASSOUR.
Tout ce que je vous relate ici est la stricte vérité.
Sans balout.
Une histoire à dormir debout, à réveiller un défunt.
Ecoutez donc.
Je fus témoin aujourd’hui 29 Mars d’une situation que je n’ai jamais connue auparavant. Et j’en ai vu des enterrements de toutes sortes en tout genre que cela soit chez les musulmans ou chez les catholiques.
Au point que je me suis demandé si je ne rêvais pas.
Mais non me suis-je dis, je vois ma sœur, mon frère, tous mes cousins et consorts.
Il est 14 heures pile quand je gare ma voiture. Je suis en avance. L’enterrement est fixé vers les 14 heures 30. Je bois donc un léger café, attablé à une brasserie ; juste le temps de tuer le temps. Très beau soleil.
Bref, las du panorama des fleurs funèbre, je paye et me lève et franchis le grand portail de l’entrée du cimetière de Pantin. Beïth mta Haim.
Je vise quelques connaissances. Palabres et éloges sur le défunt. Rien qui ne soit extraordinaire dans pareils cas. Bref, le corbillard arrive. Suivit d’une longue file de voitures.
Une trentaine. Je suis la voiture mortuaire, dans les toutes premières places.
Nous arrivons au carré dit, après cinq minutes de trajet.
La voiture s’arrête et les préposés aux funérailles font sortir les tréteaux pour poser le catafalque. Le fils, l’aîné, YECHOUYA, du nom de mon grand-père, petit louba à la barbe florissante, elle se confond par sa longueur avec la broussaille du cimetière, sort du véhicule pour aller inspecter l’endroit provisoire (car la famille a décidé de l’enterrer en Israël après un an et un jour) se rend compte que l’emplacement du caveau se trouve entouré de tombes chrétiennes.
OOOOOOOOOOOOOOOOOOOooo..Kleht …….
( Il faut savoir que par manque de place, les services municipaux , ont décidé de déterrer des tombes trentenaires pour les remplacer par des défunts juifs, donc à la longue a fur et mesure des enlèvements des corps, le carré deviendrait juif à la longue. Mais en attendant une cinquantaine de tombes chrétiennes côtoient quelques enterrés juifs )
Stupeur de l’assistance du moins pour quelques uns qui ont crié au scandale.
‘Assour…..’ Dit l’un des proches de ma famille…..
‘Mais… ! ‘Réplique le responsable de l’entreprise des pompes funèbres…’ Je vous l’avez dis… ! ‘
‘Non…. ! Réplique le fils, je ne le savais pas… ! ‘
Il interpelle ses sœurs qui, elles le savaient mais ignoraient que leur père serait enterré à coté d’un chrétien à sa droite et deux croix à ses pieds.
Khleht…. ! Je vous répète.....Branle bas de combat…
Je m’aventure à donner ma conception des choses…..
‘Mais quel différence qu’il soit… !
‘ASSSOURRRRRRRRRRRRRRRRR…… !!!’
Chedouli fi Assour qu’à la fin je suis devenu A……SOURD………………………..
Bon, le louba file se saisit du téléphone portable et demande à parler au grand rabbin de Paris, Monsieur Sitruk.
‘…Il n’est pas là ‘…Lui répond t’on.
Qu’à cela ne tienne, il compose le numéro du rabbin Rebibo….. !
‘…Il n’est pas là…’…Lui répond t’on…
Je vais refaire une autre proposition intelligente….
‘..Puisque….. !’
‘ASSOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUR…… !
Chedouli fi Ass FOUR…qu’à la fin je me décidais de me taire puisque ce que je disais était ASSOURRRRRRRRRRRRRRRRRR….. !
Notre YECHOUYA , le décideur compose le numéro d’Israël.. Il demande à parler à Rav
Cheninè de Bratislava….
On lui répond …’ A...SSSSSS….’ Il n’est pas là… ! ‘Mais en hébreu….
Je propose d’appeler le grand Rav de New-York….
‘AAAAAA….. !’
Je me tais définitivement mais avec la ferme intention de reparler.
Un cri du coté des tribunes. La sœur , ma cousine, tombe en syncope. Mazar, ma ward, friction Bien être.
Elle reprend ses esprits une demi-heure plus tard.
YECHOUYA revient à Paris et demande cette fois ci à parler à un responsable du consistoire pour demander si la Halakha permet de placer un défunt juif entre des chrétiens.
Au bout du fil……J’entends.
‘..Assour……ASSOURRRRRRRRRRRRRRR…. !
Ne croyez pas que je blague, j’ai des témoins.
Finalement je demande mais qui est ce HASSOURRRRRRR….. !
On me regarde croyant à une plaisanterie de mauvais goût, je crois que Assour veut dire TRIFA ou INTERDIT.
Neuchkeut.
YOSHOUA annonce….
‘Mesdames et Messieurs, j’emmène mon père en Israël….Ce soir…. !
Je vais lui demander comment dans un couffin ou dans un tupéroir congelé… ?
Il me regarde et me dit…..
‘..D ieu est grand, il va faire un miracle et mon père vient de me dire qu’il va trouver une place ce soir ici, parmi les juifs… !’
Ma mère s’affale sur un banc par la fatigue, ma tante est épuisée, moi qui suis venu avec pleins de pleurs dans la poche, je me retrouve à sec.
La foi des pleurs est partie. On forme des petits groupes. On discute, on propose, on essaye de trouver une solution à cette situation pour dénouer le problème qui s’est posé…
‘…Yechouya …. ! Peux- tu me dire quel est la signification d’un carré… ? ‘ Si ton père est dans un carré, on n’a pas déterminer la longueur ni la largeur…. ! Donc il sera enterré dans son carré et non pas dans un carré COMMUN….. !’
J’aurai mieux fait de taire ma connerie. Il m’envoie un éclair …..Et je vois sa barbe se raidir.
Mchit. Je ne dis plus rien. Mais dans un quart d’heure je reviendrais pour donner encore mes avis.
Un quidam….
‘Je n’ai jamais vu ça de ma vie…. !’
‘Si ça continue, mon oncle va se lever et on va courir derrière lui car je crois qu’il commence à en avoir marre… !’
L’atmosphère devient pesante et les deux tiers des présents sont partis. Kalkou.
Conversations dans les portables. La situation semble bloquer et Yechouya à la ferme intention de prendre son père…..Sans savoir où il va le mettre.
Nous sommes tous énervés par les événements.
L’un des badauds me demande d’aller donner mon énième avis…
‘Je suis ASSOUR…….. ! Ok…. ! Donc je ne dis plus rien…’
Les enfants trouvent le temps assez long mais YECHOUYA plein de vigueur et de foi nous en impose par sa philosophie.
‘..Je vous dis qu’il va y avoir un miracle…. ! Vous ne connaissez pas la grandeur de
D ieu… ! Soyez patient et vous verrez …. !’
En martelant le cercueil, de ses poings, pas encore sortit.
Je me suis assis sur l’herbe pour attendre le miracle. Mes yeux tendus vers le ciel.
Au bout d’un quart d’heure, une angoisse m’étreint et prend la place du miracle.
J’ai envie de crier contre YESCHOUAAAA……
Et voilà que……Un préposé du cimetière vient annoncer qu’ils ont trouvé une place libre un peu plus loin chez les juifs, un défunt vient de partir, il offre sa place gratuitement…..Ca alors …. ! Le MIRACLE DE KADDOUCH BAROUKHOU….. !’
Nous montons tous dans nos voitures.
Branle bas de combat.
Nous roulons deux cents mètres. Par choc contre par chic, tchica tchica stambali.
Pieds à terre sauf pour mon oncle. Trop fatigué pour marcher.
On cherche des yeux le nouvel emplacement. On se renseigne et là nous tombons effectivement sur une place libre herbeuse comprise entre des tombes juives bien fraîches.
On commence à espérer, voir la fin du calvaire de mon oncle lorsqu’on s’aperçoit que l’excavatrice, qui est arrivée une demi-heure après notre reconnaissance du lieu, est trop large pour passer par l’étroit chemin.
Deux hommes commencent à piocher….Piocher… ? Alors qu’il 16 H 30…. ?
Mais il leur faut au moins au bas mot, même avec ‘des hauts mots..’ s’ils décuplent leurs efforts, plus de 4 heures d’excavation.
Il ne reste plus qu’une trentaine de personnes pour assister à la mise en bière.
Finalement, l’excavatrice après maints efforts, se faufile à travers le chemin escarpé. Lentement mais en avançant sûrement. Elle arrive à se placer aux millimètres près de la terre à creuser.
Et là en moins d’une demi-heure, le trou est fait. Il est 17 HEURES 30. TFEDINE…La tfinè peut commencer.
On sort mon oncle pour les prières d’usage. Personne ne pleure. Sauf les enfants.
Nous passons pour lancer la poignée de sable en catamini comme des voleurs.
Je suis dégoutte par ce cas de force majeure.
Quant à YECHOUYA , mon cousin, il criait au miracle. Il était sur que son père était à présent dans un grand appartement, dans un pavillon plein de fleurs. Un immense jardin près des bienheureux. Alors que j’en suis sur, il aurait préfère rester dans son F5. Ici. Pour les fêtes de Pâques. Bref. MEKTOUB.
Bienheureux je serai, si je pouvais obtenir une chambre de bonne @#$%& mais dans de bonnes circonstances. ZECKH…
Une dame que je connais me dit…..
‘Albert, tu veux gagner une mitsvat ?.’
‘Même deux si tu veux…. ! ‘
‘Accompagne moi chez moi… ! J’habite à la rue St Maure… !’
J’ai fais monter ma mitsvat. C’est toujours ça de gagner.
Je rentre au magasin et le téléphone sonne…..
Je prends le combiné…..
‘….. Albert, c’est moi ASSSSSSSSOUUUUU…..S, ton beau frère… !’
J’ai pété les plombs et ce n’est pas la faute aux Saturniens.