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LE PTB ET MOI.

Envoyé par albert 
Re: LE PTB ET MOI.
11 mars 2008, 10:45
DANS LA SALLE 'LENA' DU PTB....18 HEURES 35

Le 13 iéme épisode de '...Un amour d'handicapè..!' La Ruse. 18 HEURES 45


DANS LA SALLE Div_Boulakia....

Le 5 iéme épisode du policier '...LA CREOLE..!' Le Mensonge. 18 HEURES 42.

DANS LA SALLE ELSA '...H'Nina..!' 6 iéme épisode. Le Mariage.

Y'en a pour tous les goûts et toutes les couleurs.
Re: LE PTB ET MOI.
11 mars 2008, 11:50
Vers libres.


L’une me regarde avec ses yeux bien ronds.
Sa mèche rebelle lui couvre une partie du front.
Lena me tend les bras, elle gigote, elle m’a reconnue.
‘Papou’ qu’elle me lance comme cadeau de bienvenue.

L’autre court vers moi, s’agrippe à mon pantalon
Il rit et laisse apparaître ses deux petites dents.
Il m’invite à monter au lit pour mieux faire la bagarre.
Je monte et nous voilà en pleine guerre sans égards.
Emmanuel Abraham, mon petit garçon aux cheveux blond miel
Sur ma poitrine aux poils grisonnants, m’emporte vers le ciel.

Sharon, elle me boude parfois, ma déveine.
Un jour ‘...Tu es beau papy et je t’aime...’
Un autre soir, elle m’interdit de monter auprès de mamie, dans mon lit.
Je dors donc dans le salon, sur le sofa, pauvre de moi, moi qui suis papi.
Et chez moi.
Si je n’obéis pas, elle se venge en tirant poils épars sur ma vieille poitrine velue.
Alors j’obtempère, elle rit, elle a gagné sa énième épreuve, j’ai encore perdu.

Rachel, encore trop petite, grimace aux anges.

J’attends mon heure en espérant les voir beaucoup grandir.
Le temps passe si vite. Comme je n’aime pas vieillir.
Et finir.


Re: LE PTB ET MOI.
11 mars 2008, 12:15
Vers libres.

Lorsque je les regarde,
J’oublie tout.
Mes soucis fondent.
Je vide tout.

Les enfants ont ce pouvoir.
Le pouvoir de changer les mauvais instants.
De vous faire pénétrer dans leur monde magique.
Alors, je pénètre cette magie du bonheur.
Sans que baguette aux doigts intervienne.

Ils m imprègnent de leur innocence
Et me voilà devenu soudain innocent.
Ils ont le pouvoir de rendre tout beau et tout simple.
D’effacer par leur regard tendre l’obscur moindre.
Et je m’introduis, dans cette lumière, à point.

Ils ‘ointent’ par leur regard doux, le mien.
Cette grâce divine qui fait de moi
Presque un demi-saint.

Je suis dans cette lumière.
Pour quelques minutes.
Lorsque mes petits enfants, sans lassitude aucune,
Me donnent la force de poétiser.
Sans politiser. smiling smiley smiling smiley smiling smiley

Re: LE PTB ET MOI.
11 mars 2008, 14:31
Ces deux poèmes sont très beaux, Albert
Re: LE PTB ET MOI.
11 mars 2008, 14:53
BREYTOU YE KHOUYE, OURASS SHLAGHMI LABYAD, J'AI BEAUCOUP AIME TES TABLEAUX.

C'EST L'ART D'ETRE GRAND PERE
Re: LE PTB ET MOI.
11 mars 2008, 23:24
Merci Girelle. Merci Braham.
Vous en aurez d'autres.
La fonction de Papi le commande et m'inspire.

Ce soir une prose en vers libre sur les enfants assassinés.

Bonne journée à vous tous.


Braham khelli che'nebet ââa jiya. Tu es beau et encore jeune.
....Laisse de coté tes moustaches couleur gris sel ..Elles ne font pas de toi un vieux.
Re: LE PTB ET MOI.
12 mars 2008, 13:10
Ô Enfants assassinés.... !


Ils étaient bien jeunes
Ces visages d’éphèbes.
Ces profils d’adolescents
Pour mourir ainsi, lâchement assassinés
A quelques coudées des textes sacrés et des cierges.
Leur vie a été soufflée.

Noria, Yonaton, Yonadav, Yohai, Avraham, Seguev,Ro’i, Doron.




Ils étaient bien vierges

Ces mômes aux visages bien faits
Ces adonis d’adolescents bien nés
Tombés sous des balles d’acier.
Eux qui priaient A donaï
Pas très loin des cierges.

Qu’avaient t’ils donc comme armes ??
Une kippa à la place d’un casque...?
Un sidour de Torah au lieu d’un Ouzi... ?
Un visage grimè portant masque... ?
Des tenues militaires camouflées vert olive... ?
Des Talki walkis dans lesquels ils salivent.... ?
Etaient t’ils en campagne... ?

Non, rien de tout cela...
Ils priaient A chem
Vêtus de redingotes noires,affublés de papillotes,
Des fils de lin pour soi, pendus à leurs ceinturons pour rappeler au monde leur foi... ?
Est-ce donc pour cela qu’ils ont été abattus
Sur un sol imprégné de piété... ????


A cheEEEm où donc es-TU...??


Le juron m’est t’ils permis pour hurler ma colère... ?

Peut être parmi eux, un futur sage,
Peut être un grand et vénère Rav...?
Ou alors un président de la République
Un prix Nobel de la paix qui supplie
Un célèbre et imminent scientifique... ?
Et pourquoi pas un professeur en mathématiques... ?
Ou un tout simple jeune homme modeste sans trop grande ambition
Mais un homme qui voulait vivre auprès de sa famille dans sa maison.


Noria, Yonaton, Yonadav, Yohai, Avraham, Seguev, Ro’i, Doron.

De très beaux prénoms d’amour
Que la mort a surpris un jour
Dans un saint lieu où l’on prie Achem
Et tous ses saints sur les parchemins.


ACHEEEEEM OU DONC ES-TU... ????

Re: LE PTB ET MOI.
12 mars 2008, 13:52
JERUSALEM D'OR
.


Vieux remparts herbeux.
Murailles épaisses pieuses mousseuses.
Séculaires pierres muettes, sourdes, confidentes,
De combien de vœux et bons sentiments écrits
Et nichés dans tes entrailles vous nourrissez-vous... ?

De combien de vieux papiers rabougris écrits en toutes les langues
Et dorment dans vos sillons creux vous nourrissez-vous.. ?
Ils dorment en vos seins comme fœtus roupille dans le ventre de sa mère.

Vétustes corbeilles de grâÂÂces
Entendez vous les voix de la douleur... ?
Ne vous émeuvent t’elles pas... ?


Dans leur poitrine mille fois battues par leurs mains pleureuses
La douleur éternelle s’est plantée dans le cœur de toutes ses pieuses.
Ses mamans éplorées, ces pères plies par le chagrin du fils occis.

MAIS SUR QUEL AUTEL ONT T’ILS ETE SACRIFIES.... ?????

Vieux remparts séniles barbus et herbeux
Mille et mille chiffons de papiers griffonnés,
Vous abritez...!!!Vœux tu en veux... ?
Remparts insatiables les voici vos jeunes enfants sous la terre, dormant.
Ceux qui prient en se balançant sous toutes les coutures...!

Mais à quoi servent donc leurs souhaits, leurs priéres si elles ne sont pas exaucès.... ?

Toi qui te pares encore d’Or,
De quel habit te pares tu aujourd’hui....

YERUSHALAIEM CHEL ZAHAR... !!!

Insolente créature que je suis.

Lorsque qu’être se rebelle
Il crie et hurle ses jurons.
Avec raison. Avec passion.
Je criIIIIIIIe.

Henri me dira
‘...C’est la volonté de Achem... !
Cette volonté qui fait des enfants d’Israël d’innocents martyrs... !!!

NB. Ma chère Elsa, la nouvelle poli...ticienne lorsque on veut exprimer ses émotions, on ne fait pas de photos-copiés
On vomit sa colère par ses sentiments personnels.
Re: LE PTB ET MOI.
13 mars 2008, 04:46
LES MEMOIRES D’UN GOULETTOIS
L’ENFANT DE LA GOULETTE
PAR ALBERT SIMEONI (BEBERT)


PHOTO ….

28/8/2001

Dans la série témoignage authentique…



‘......ENTERREMENTS..SANS COMMENTAIRES..’


La maman de mon voisin et ami Félix est décédée. Le respect que je lui dois est tellement immense que j’assistais en ce jour et pour la seconde fois à Paris à une mise en terre. L’exactitude et le professionnalisme sont de rigueur en France....15h30 début de la cérémonie....16h 30 ….on s’en lave les mains….. 16h42…... tous au café...
Au Borgel de Tunis, c’était autre chose. Le défunt avait le temps de se réveiller et de partir. Sans parler des divers incidents qui émaillaient le départ du corbillard comme par exemple un manque de laveur ou de rabbin retenu par une affaire plus lucrative.
On improvisait dans le tas avec les moyens de bord…et personne ne fut oublié...D.ieu merci..
En tant que marbrier, il m’arrivait de vivre des situations pour le moins cocasses. Je suis comme on appelle, par occasion ‘Habir’...c’est à dire que je plaçais le défunt dans le trou. J’ôtais donc mes chaussures et descendais en chaussette a un mètre sous terre.. pour placer le macchabée..

Un jour, un voisin décéda à notre grand ètonnement. Il avait deux mètres de long.
Au lieu dit, on s’aperçut que le trou était handicapé de 20 cm...une erreur de métrage.
On avait donc, entre les mains, un corps, en suspension, recouvert par un linceul qui peinait à se caler...

Voici les conversations authentiques qui s’en suivirent avec beaucoup de sérieux devant la famille du défunt tout surprise de l’étroitesse du ‘caveau’.

-Yé Simon...oukkén tnéjèm thâffar mèl chiréh tà rassou...?
-(Hè Simon...si tu peux creuser un peu du coté de la tête...?’)

-Ou kiffèch thâb nahchillou èl mrkhadéh...?
(Eh..comment veux-tu que je lui place le coussinet....’) ( petit coussin rempli de terre)

-Yattik héddèh..? (Qu’il t’arrive un sommeil ou un repos...éternel’)
Il l’a maudit.
Et la famille qui attend sous le soleil.
-Bon...yé Breitou...haffar lou mèl sakkai...?
(Bon...Albert...creuses du coté de ses pieds..’)

-Oukkén én hâttoullou sakei chwiyèh myawjjin...?’
(Et si on lui repliait un peu les pieds..?)

-Yawèj sakéik mouch rhir...?
(Tords tes pieds c’est pas mieux..?)

Et la famille qui attend sous le soleil.

-Bon...Simon... ! rayjou fèl senddouk..!
(Bon..Simon... ! remets le dans le cercueil )
On remet le préposé dans le ‘senddouk’.

On repioche les bords...à la bonne taille.

-Trâ… Simon.. ! .râkhjjou mèl senddouk..ou séblou chwiyé mazzar..?’
(Bon..Simon... ! ressorts le du senddouk..et aspèrges le de fleur d’oranger...’)
Le cadavre commence à sentir mauvais.

-Yejji mèl mazzar... ? tèwèh èl coumitèh tkôlnâ élli srabnaou.. ?’
(Arrêtes de verser de la fleur....la communauté va penser qu’on l’a bue...)

Et la famille qui attend sous le soleil….kobbarra allikôm..

Enfin le défunt est remis dans le trou....Les ‘Habir d’un jour’ sont remontés.

-Ye Braitou....hâttitlou èl mrkhèdeh....’?
( Et Albert... lui a -tu posé le coussinet....?’)

-In yaddin râb....k nchittou...!’
-(Juron....je l’ai oublié...!)

Les fossoyeurs vont, à présent, poser les dalles en ciment pour recouvrir le corps.
Les dalles ont 45 cm de large sur 1 m de long…On s’aperçoit qu’ils ont pioché large … ce qui fait une ouverture de 10 cm...du coté des pieds…encore une erreur d’appréciation…On voit le mort....N’oublions pas, nous sommes au Borgel…pas à Pantin.

Et la famille qui contemple médusée , sous le chaud soleil qui va bientôt se coucher, par la lucarne, leur cher père....immobile et inerte.

-Téwé en râtyouou btarf louh...’
(On va le boucher avec une planche.)

lança ingénument…à la volée.... l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées En Travaux des Pompes Funèbres et des …..Planches à Voile. (P.C.E.T.P.F.P.V. en abrégée).


Et la famille qui assiste impuissante à la manœuvre...à la pose de la dernière planche..

Il n’est pas bon d’avoir 2 m de long au Borgel...sinon il vous arrive cela.... -
Re: LE PTB ET MOI.
13 mars 2008, 04:57
Koukla l'Harissa puisque nous sommes dans la gaitè en voilà un autre de texte véridique...Apprécie...Khouye...!!

OPERATION ENTERREMENT.

ASSOUR.



Tout ce que je vous relate ici est la stricte vérité.
Sans balout.
Une histoire à dormir debout, à réveiller un défunt.

Ecoutez donc.

Je fus témoin aujourd’hui 29 Mars d’une situation que je n’ai jamais connue auparavant. Et j’en ai vu des enterrements de toutes sortes en tout genre que cela soit chez les musulmans ou chez les catholiques.

Au point que je me suis demandé si je ne rêvais pas.
Mais non me suis-je dis, je vois ma sœur, mon frère, tous mes cousins et consorts.

Il est 14 heures pile quand je gare ma voiture. Je suis en avance. L’enterrement est fixé vers les 14 heures 30. Je bois donc un léger café, attablé à une brasserie ; juste le temps de tuer le temps. Très beau soleil.

Bref, las du panorama des fleurs funèbre, je paye et me lève et franchis le grand portail de l’entrée du cimetière de Pantin. Beïth mta Haim.

Je vise quelques connaissances. Palabres et éloges sur le défunt. Rien qui ne soit extraordinaire dans pareils cas. Bref, le corbillard arrive. Suivit d’une longue file de voitures.
Une trentaine. Je suis la voiture mortuaire, dans les toutes premières places.

Nous arrivons au carré dit, après cinq minutes de trajet.

La voiture s’arrête et les préposés aux funérailles font sortir les tréteaux pour poser le catafalque. Le fils, l’aîné, YECHOUYA, du nom de mon grand-père, petit louba à la barbe florissante, elle se confond par sa longueur avec la broussaille du cimetière, sort du véhicule pour aller inspecter l’endroit provisoire (car la famille a décidé de l’enterrer en Israël après un an et un jour) se rend compte que l’emplacement du caveau se trouve entouré de tombes chrétiennes.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOooo..Kleht …….

( Il faut savoir que par manque de place, les services municipaux , ont décidé de déterrer des tombes trentenaires pour les remplacer par des défunts juifs, donc à la longue a fur et mesure des enlèvements des corps, le carré deviendrait juif à la longue. Mais en attendant une cinquantaine de tombes chrétiennes côtoient quelques enterrés juifs )

Stupeur de l’assistance du moins pour quelques uns qui ont crié au scandale.
‘Assour…..’ Dit l’un des proches de ma famille…..

‘Mais… ! ‘Réplique le responsable de l’entreprise des pompes funèbres…’ Je vous l’avez dis… ! ‘

‘Non…. ! Réplique le fils, je ne le savais pas… ! ‘


Il interpelle ses sœurs qui, elles le savaient mais ignoraient que leur père serait enterré à coté d’un chrétien à sa droite et deux croix à ses pieds.

Khleht…. ! Je vous répète.....Branle bas de combat…

Je m’aventure à donner ma conception des choses…..

‘Mais quel différence qu’il soit… !

‘ASSSOURRRRRRRRRRRRRRRRR…… !!!’

Chedouli fi Assour qu’à la fin je suis devenu A……SOURD………………………..

Bon, le louba file se saisit du téléphone portable et demande à parler au grand rabbin de Paris, Monsieur Sitruk.

‘…Il n’est pas là ‘…Lui répond t’on.

Qu’à cela ne tienne, il compose le numéro du rabbin Rebibo….. !

‘…Il n’est pas là…’…Lui répond t’on…

Je vais refaire une autre proposition intelligente….

‘..Puisque….. !’

‘ASSOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUR…… !

Chedouli fi Ass FOUR…qu’à la fin je me décidais de me taire puisque ce que je disais était ASSOURRRRRRRRRRRRRRRRRR….. !

Notre YECHOUYA , le décideur compose le numéro d’Israël.. Il demande à parler à Rav
Cheninè de Bratislava….

On lui répond …’ A...SSSSSS….’ Il n’est pas là… ! ‘Mais en hébreu….

Je propose d’appeler le grand Rav de New-York….

‘AAAAAA….. !’

Je me tais définitivement mais avec la ferme intention de reparler.

Un cri du coté des tribunes. La sœur , ma cousine, tombe en syncope. Mazar, ma ward, friction Bien être.

Elle reprend ses esprits une demi-heure plus tard.

YECHOUYA revient à Paris et demande cette fois ci à parler à un responsable du consistoire pour demander si la Halakha permet de placer un défunt juif entre des chrétiens.

Au bout du fil……J’entends.

‘..Assour……ASSOURRRRRRRRRRRRRRR…. !

Ne croyez pas que je blague, j’ai des témoins.

Finalement je demande mais qui est ce HASSOURRRRRRR….. !

On me regarde croyant à une plaisanterie de mauvais goût, je crois que Assour veut dire TRIFA ou INTERDIT.

Neuchkeut.

YOSHOUA annonce….

‘Mesdames et Messieurs, j’emmène mon père en Israël….Ce soir…. !

Je vais lui demander comment dans un couffin ou dans un tupéroir congelé… ?

Il me regarde et me dit…..

‘..D ieu est grand, il va faire un miracle et mon père vient de me dire qu’il va trouver une place ce soir ici, parmi les juifs… !’

Ma mère s’affale sur un banc par la fatigue, ma tante est épuisée, moi qui suis venu avec pleins de pleurs dans la poche, je me retrouve à sec.

La foi des pleurs est partie. On forme des petits groupes. On discute, on propose, on essaye de trouver une solution à cette situation pour dénouer le problème qui s’est posé…

‘…Yechouya …. ! Peux- tu me dire quel est la signification d’un carré… ? ‘ Si ton père est dans un carré, on n’a pas déterminer la longueur ni la largeur…. ! Donc il sera enterré dans son carré et non pas dans un carré COMMUN….. !’

J’aurai mieux fait de taire ma connerie. Il m’envoie un éclair …..Et je vois sa barbe se raidir.

Mchit. Je ne dis plus rien. Mais dans un quart d’heure je reviendrais pour donner encore mes avis.

Un quidam….
‘Je n’ai jamais vu ça de ma vie…. !’

‘Si ça continue, mon oncle va se lever et on va courir derrière lui car je crois qu’il commence à en avoir marre… !’

L’atmosphère devient pesante et les deux tiers des présents sont partis. Kalkou.

Conversations dans les portables. La situation semble bloquer et Yechouya à la ferme intention de prendre son père…..Sans savoir où il va le mettre.

Nous sommes tous énervés par les événements.

L’un des badauds me demande d’aller donner mon énième avis…

‘Je suis ASSOUR…….. ! Ok…. ! Donc je ne dis plus rien…’

Les enfants trouvent le temps assez long mais YECHOUYA plein de vigueur et de foi nous en impose par sa philosophie.

‘..Je vous dis qu’il va y avoir un miracle…. ! Vous ne connaissez pas la grandeur de
D ieu… ! Soyez patient et vous verrez …. !’

En martelant le cercueil, de ses poings, pas encore sortit.

Je me suis assis sur l’herbe pour attendre le miracle. Mes yeux tendus vers le ciel.

Au bout d’un quart d’heure, une angoisse m’étreint et prend la place du miracle.

J’ai envie de crier contre YESCHOUAAAA……

Et voilà que……Un préposé du cimetière vient annoncer qu’ils ont trouvé une place libre un peu plus loin chez les juifs, un défunt vient de partir, il offre sa place gratuitement…..Ca alors …. ! Le MIRACLE DE KADDOUCH BAROUKHOU….. !’

Nous montons tous dans nos voitures.

Branle bas de combat.

Nous roulons deux cents mètres. Par choc contre par chic, tchica tchica stambali.

Pieds à terre sauf pour mon oncle. Trop fatigué pour marcher.

On cherche des yeux le nouvel emplacement. On se renseigne et là nous tombons effectivement sur une place libre herbeuse comprise entre des tombes juives bien fraîches.
On commence à espérer, voir la fin du calvaire de mon oncle lorsqu’on s’aperçoit que l’excavatrice, qui est arrivée une demi-heure après notre reconnaissance du lieu, est trop large pour passer par l’étroit chemin.

Deux hommes commencent à piocher….Piocher… ? Alors qu’il 16 H 30…. ?

Mais il leur faut au moins au bas mot, même avec ‘des hauts mots..’ s’ils décuplent leurs efforts, plus de 4 heures d’excavation.

Il ne reste plus qu’une trentaine de personnes pour assister à la mise en bière.

Finalement, l’excavatrice après maints efforts, se faufile à travers le chemin escarpé. Lentement mais en avançant sûrement. Elle arrive à se placer aux millimètres près de la terre à creuser.
Et là en moins d’une demi-heure, le trou est fait. Il est 17 HEURES 30. TFEDINE…La tfinè peut commencer.

On sort mon oncle pour les prières d’usage. Personne ne pleure. Sauf les enfants.

Nous passons pour lancer la poignée de sable en catamini comme des voleurs.

Je suis dégoutte par ce cas de force majeure.

Quant à YECHOUYA , mon cousin, il criait au miracle. Il était sur que son père était à présent dans un grand appartement, dans un pavillon plein de fleurs. Un immense jardin près des bienheureux. Alors que j’en suis sur, il aurait préfère rester dans son F5. Ici. Pour les fêtes de Pâques. Bref. MEKTOUB.

Bienheureux je serai, si je pouvais obtenir une chambre de bonne @#$%& mais dans de bonnes circonstances. ZECKH…

Une dame que je connais me dit…..

‘Albert, tu veux gagner une mitsvat ?.’
‘Même deux si tu veux…. ! ‘
‘Accompagne moi chez moi… ! J’habite à la rue St Maure… !’

J’ai fais monter ma mitsvat. C’est toujours ça de gagner.

Je rentre au magasin et le téléphone sonne…..
Je prends le combiné…..
‘….. Albert, c’est moi ASSSSSSSSOUUUUU…..S, ton beau frère… !’

J’ai pété les plombs et ce n’est pas la faute aux Saturniens.
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