Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
03 avril 2016, 13:30
LA VOIX DE BREITOU SORTIE D UNE COCOTTE MINUTE....


Un jour, dans son emballage SEM, la cocotte minute
Fit son entrée chez nous…. En grand pompe, bel tzarit, avec des youyous…Second personnage d’une lignée
Issue du canoun…..Après la télé….
Ce fut énorme. Deux semaines, pour comprendre le fonctionnement
Et une fois le mode emploi lu, dix pas en arrière, on risquait l’explosion.
Enfin, avec bcp de délicatesse, maman ferma le couvercle et oublia le bouchon. 30 minutes plus tard, un long filet de fumée, genre volcan monte dans la cheminée
Et là, je dis à maman ‘…Tu as oublié, le bouchon… !’ Elle rajoute le bouchon…

Et dix minutes plus tard, un sifflement strident….Personne d’entre nous eut le courage
D’aller voir….On attendit, la fin du tourniquet qui arrive qd le feu de la gazinière fut éteint.

Maman ouvre donc le couvercle et là, il n’y avait rien…Elle a oublié de mettre les haricots..

Nous avons eu droit à 3 cms d’eau chaude…Juste pour un bain de pied….Lol.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
04 avril 2016, 02:21
LA MACHINE A LAVER.

Arthur Martin est aussi entré chez nous après la SEB. Pour cette dernière, maman a pu avec le temps maitriser l’appareil.
A.M s’est donc invité chez nous avec l’apparence d’un lave linge, rien qu’à la vue des
Boutons maman s’est évanouie et Meiha ma grand-mère à cru que c’était un frigo.

Maman ne sachant faire, elle me dit ‘…Yé ouldi enti hadaq, (toi qui est si intelligent) si tu peux m’expliquer le fonctionnement.
J’ouvre donc le fascicule, 45 pages dont 5 en français et je commence à lire.

Pour la prise c’est facile mais pour le reste, je cherchais la porte. Elle s’ouvrait par en haut.

Je regarde les boutons. J’essaye de comprendre. Je vise la case de la poudre. Puis la minuterie.

Au bout de 5 heures, j’ai tout compris.

‘…Yé mâAAAA…Hader el saboun, tlétè kilou…. !’ ( Prépare le linge sale, pas plus de 3 kgs) mijeneq âineq…(Ton œil pèsera) Elle apporte donc le linge sale, blanc, bleu, vert, jaune, gris, orange etc…..Je prends le gotz ( le tas) et je l’enfourne dans la machine.

Marche…Elle marche et j’entends l’eau couler dans le cylindre.
Ca tourne bien, très bien même….Une heure plus tard, le lavage est terminé et maman sort le linge, un linge comme je ne vous dis pas..PICASSO n’aurait pas mieux fait comme tableau.

Ce qui était blanc est devenu drapeau français, les culottes de mémé vertes, le pantalon de papa, une jambe grise et une orange, période yéyè…

Nous sommes tous sortis au café vert habillés comme des ARLEQUINS…
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
04 avril 2016, 02:51
LA MACHINE A LAVER LA VAISSELLE.

Apres de bons et loyaux services, papa a pensé que les mains de maman devaient se reposer. Il lui offre une machine à laver la vaisselle. Arthur Martin lave plus blanc.

C’est une marque allemande BOSCH. Maman n’était pas très contente parce qu’elle disait que Cela était de l’argent gaspillé dans une vieille maison.

Là encore m'échoit la mission de lire le mode d’emploi.
J’apprends vite et ce jour là, nous étions en été, cousins et cousines soient 30 personnes.

En facance. Pour activer la chose, maman est compagnie fourre toute la vaisselle sale dans les étagères de la machine. Un vrai bric à brac. Tous sens dessous, dessus. Les assiettes sur les bols, et vice versa. Je mets la machine en route en disant ‘…RAB YOSTOR… !’

Je tourne la bouton et je m’éloigne un peu…j’entends comme des grincements…Le tambour peine à tourner.. On se met tous à regarder par la lucarne vitrée et souvent ‘ un bruit presque d’explosion,
On a mit MEIHA à l’abri. Puis, délicatement, j’avance, la compagnie me suit et enfin j’ouvre la portière… Je reçois en pleine tronche des débris de porcelaine, de verres, des cuillères en bois, en alu, bref, un vrai carnage…Il ne restait plus rien de la vaisselle BACCARAT…Tout est parti à terre alors papa a dit ‘…On va tout recoller… !’ Et depuis, nous avions eu des pièces détachées comme ustensiles…Lol.
Des tableaux de recollement…Un kif. On s'est tous recueillis devant ce désastre.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
04 avril 2016, 13:07
Le jour du frigo….

Avant, nous avions une glacière dans le balcon de l’ancienne maison.
Puis comme, nous avons déménagé pour plus grand, la glacière fut vendue aux enchères publiques goulettoises, c.a.d fel fél jébèlé ( poubelle). Papa achète donc une autre à MELLASINE….FRIGECO. Une belle occasion, la porte se fermait avec une corde. Elle chauffait plus qu’elle ne refroidissait.

Alors pour garder le froid, papa s’est mit à acheter des demis pains de glace.
Nous avions donc, un frigo qui refroidissait avec de la glace. Aucune consommation d’électricité. Dix ans après, papa en a eu marre d’acheter des demis pains de glace.
Il achète, un vrai frigo ARSELIC. Marque turc.
Meiha ‘…Ché che klakné mél telj…. !’( Nous commencions à en avoir marre de la glace.. !)

Elle arrive en grande pompe tandis que l’autre fut mise en bière. Personne ne s’est fait de chagrin pour elle.

Bref, on déballe. Et là, vraiment et enfin un vrai de vrai. Chacun voulait avoir la primauté d’ouvrir la porte et à force de tirer chacun de con coté, on a remit la corde à la place de la poignée, qu’on a gardait.

Je branche et le moteur tourne… Durant une journée très très chaude à la Goulette, alors que la chaleur se faisait intense durant la nuit… Et que nous peinions à trouver le sommeil, Meiha se lève sans faire de bruit, qd je dis sans faire de bruit c'est-à-dire Khlét….On se rendort….Au petit matin, alors que maman est très matinale, et papa aussi, nous sentons comme un froid nordique….Des lambeaux de glace sur les chaises…La télé s’est recouverte de flocons de neige…Nous étions tous givrés….C ‘est que MEIHA, durant sa levée nocturne, a oublié de fermer la porte du FRIGO qui est restée béante toute la nuit…
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
05 avril 2016, 01:28
LES CORDES A LINGE.

Il y a de ceux ou de celles qui, dés leur entrée dans un nouvel appartement, visitent en premier lieu les chambres, puis le balcon, la salle de bain etc…..Nous, dés que nous sommes entrés dans notre nouveau grand appartement, ce fut la cour. Primordiale la cour pour une maman.

Meiha a dit ‘…Ché chè louché ouel raha.. . !’ ( Ché ché enfin de l’espace et du repos… !)

Le lendemain papa prend les mesures latérales de la cour. Et divise les deux longueurs par 15.

Il pensait aux anneaux à sceller afin de nouer les cordes. Donc, il compte 30 anneaux avec pattes à scellement. Dans l’après midi même, les anneaux arrivent et 100 mètres de corde.

Il intime l’ordre à chacun de nous de faire un trou de 10 cms de profondeur. Nous voilà, donc les 4 frères prêts à trouer les murs, soit 30 trous. Comme nous n’avions pas la même taille et que chacun de nous était debout soit sur un seau en plastic, l’autre sur une kinka, le troisième sur un petit escabeau, Richard debout sur un montant d’une courte échelle, Papa debout… Bref, nous n’étions pas àau même niveau ni au même diapason. Après 6 heures de dur labeur, nous procédions à la mise des anneaux. La perspective donnait à l’ensemble deux murs de bagnard. Un cachot de l’ile DU DIABLE.

Papa déroule la bobine de corde, après que le plâtre eut séché. La corde passe d’un anneau à l’autre et à la fin on s’aperçoit que les hauteurs des cordes étaient différentes les unes des autres. Le dénivellement allait de un mètre à cinquante centimètres au dessus du sol.

Maman pu enfin posé son linge tout mouillé et là elle se rend compte que l’espace entre la première série de linge et la voisine était de 15 cms….Mais pire encore, comme les cordes étaient penchées
La première série se retrouvait collée au mur et ainsi de suite….
Conclusion, tout le linge reposait, soit sur le flanc du mur droit soit sur le gauche et donc plus rien au centre….

Pour palier à ce défaut d’engineering, papa eut une idée formidable, acheter des longs bâtons de gueule de loup pour équilibrer l’ensemble…Maman pour poser son linge et au vu de sa courte taille était obligée de changer à chaque fois d’escabeau pour être à la bonne hauteur.

Dés fois, on ne la voyait plus car cachée par la forêt vierge de linge.

(..Je vous assure, c’est dur d’écrire sans rire)
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
05 avril 2016, 03:11
Papa qui n’était pas à court d’idées décide aussi de changer le mobilier.
Oust l’ancienne table à manger qui penchait de 15 cms sur le coté droit.
Bref, on voit débarquer 8 chaises et une grande table ovale… Du pur bois d’ébène couleur charbon, fham.. Bref, on se débarrasse de l’autre et papa place la nouvelle venue.


Il s’aperçoit qu’un coté du pied est un peu court. Il pose son niveau d’eau, en effet elle avait un gite de 2 nœuds par bâbord. Qu’à cela ne tienne, fissa fissa la scie.

Il coupe un pied soit 4 cms….Il repose son niveau, le gite devient 5 nœuds à tribord.

Il coupe encore un peu l’autre pied… Le gite augmente ce qui fait que les assiettes tanguent à droite et à gauche, il recoupe encore un peu mais il pose un bout de carton sur l’autre pied, le gite devient grave, au bout d’une heure, la table devient basse, soit 15 cms au dessus du carrelage, très énervé il coupe tout, la table est au ras du sol…
Les chaises ont du suivre…MEIHA s’est retrouvé presque à plat ventre pour manger;

Et moi je n’en peux plus de rire…Je sue…

Chez nous tout était bancal.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
05 avril 2016, 11:53
Il était une fois LE GLASS….( L’Armoire)
En un acte.

Sur sa lancée de tout moderniser dans notre nouvel appart, papa DEIDOU que D ieu Pénisse son âme, s’est investit dans le changement tous azimuts, mobilier compris.

Il jette son dévolu sur la vieille armoire de sa chambre à coucher. Je ne sais pas de quel style, elle était …Vintage… ? Baroque.. ? Shakespi rien… ? Mais ‘En pire’ il n’y avait pas mieux. J’insiste sur l’âge de ce GLASS, 45 ans au bas mot. Plus de poignées, les deux battants
Ne se fermaient plus, le miroir était zébré, une bonne partie portait des pansements de scotch. Elle supportait aussi des valises qui n’ont jamais voyagées sauf qu’abriter des vieilles reliques. Il commande donc, une armoire à Tunis chez son ami Edouard. Deux jours plus tard,
Un camion se présente chez nous. Nous étions tous sur le seuil de la maison et les deux livreurs, qui sans sur le champ, commencent à descendre 4 grands colis bien ficelés.

Une fois à terre, ils rentrent dans la chambre à coucher et commencent à démonter la vieille comateuse. Elle expirera dans le camion dans un gros nuage de poussière, un grand râle et puis plus rien.
Les colis prennent donc la place de la défunte. Le mode d’emploi est collé sur le flanc d’un des colis.

Papa s’en saisit, l’étale sur la grande table de la salle à manger…Un vraie carte de géographie… ‘..Ech nefém ména raba el carta…. ?’ (Juron, mais qu’est ce que je comprends donc de cette carte… ?) Je prie donc le contrôle. Mes frères, papa et moi commencions à déballer sous l’œil de la MEIHA.
Au bout de 6 heures de suées, éreintés, fatigués, essoufflés, on termine la chose et comme un seul homme on s’étale sur le lit pour nous reposer qd la MEIHA….

‘…HACHKOM SMALLA….OUINIYE EL MRÂÂYAAAA…. ? ( Mon D ieu mais où est le MIROIR… ?’

On se réveille en sursaut et on se rend compte que l’armoire était placé du mauvais coté, le miroir et les deux portes collés au mur attenant la salle à manger…FISSA FISSA au pas
De course on fait le tour et on se retrouver devant le mur, là où est accroché le petit cadre de maman…CERTIFICAT DE ANTI ALCOLISME… ! ‘ Mais pas de miroir…Papa pousse légèrement
Le cadre pour voir…LE CERTIF rend l’âme…Désespéré, il se saisit d’une masse, prêt à faire tomber le mur…Quand soudain MEIHA ‘…Alléch yé DEIDOU ME DOUROUOUCH EL GLASS… ?’ ( Mais David
Pour quoi ne pas pivoter l’armoire du bon coté… ?’

L’idée de MEME était géniale, on s’est tous mis à pivoter l’armoire du bon coté et enfin le miroir et les deux portes apparurent à notre grande satisfaction.

Comme l’erreur est humaine pourquoi voulez vous qu’une armoire. ne soit pas posé à l’envers… !!! Et c’est avec une grande farha que nous avons vu nos profils se refléter sur la glace…
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
06 avril 2016, 12:18
Albert par la voix de son acteur BREITOU.

LA POSE DU CARRELAGE.

Après les déboires que nous avons eu à placer le mobilier, papa, pour couronner le tout décide de changer le carrelage du nouvel appartement loué chez mr COHEN.

Il prend les mesures des chambres (papa est marbrier, je le rappelle donc maçon aussi).

Comme il ne sait pas faire les multiplications, il fait les dessins des chambres, vu de haut.

Un cm pour un carreau. Il lui a fallu dix jours et je ne sais pas combien de carrées de cms pour arriver à 83 m2. Il me dit ‘…Loucen él jlij âân’dou 40 arbyane fouk arbyan, kaddesch mél jéljiliè thabli ye ouldi….° ( Si je pose du 40X40 combien de carreaux il me faut mon fils… ? ‘…Calcule papa, 40 SUR 40 cela fait 160 cm2…. !) Tok’ssom 160 mââ 80 Mitrou… !( Donc tu divises 160 cm2 par 80 m2..
Lejjem tbedel él mitrouét bél centimétres béch taref qaddech mél jel’jiyé thab’leq… !( Tu dois convertir les mètres en cms pour connaitre la quantité de carreaux qu’il te faut… !)

Il prend tous les journaux de la maison et il commence à faire des patrons 40 X40.

Maman voyant s’empiler dangereusement les patrons lui dit ‘…Ouéne kif’ech nââmel béch nem’chah él bélar mta el chbé’beq… ? ( Et moi comment vais-je faire pour essuyer les vitres des fenêtres… ?) Bichah jeyi… !’ ( pâque arrive) ‘…In yaddin rab el chbé’beq, qol marra éh’li nhab nââmel hajjé fél dar, lejjem tnoue’bej’ni… !)
(Juron sur les fenêtres, toutes les fois que je veux faire qq chose de bien, tu me mets en rogne.. !)

Sur ces entre-faits MEIHA sort de sa chambre et elle ne voit pas la pile de patrons…Elle pose ses pieds dessus et adieu piles et patrons…Tous transformés en confettis…

‘…In yaddin rab él jlij, ou sakei’qe yé Meiha… !’ (Juron sur les carreaux et tes pieds de Mémè.. !)

A suivre…
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
09 avril 2016, 12:08
BICHAH…..

Tous les compteurs sont mis à zéro.

C’était l’angoisse des mamans à cette époque où chaque mère prenait un grand soin à nettoyer la maison…On appelle cela EL NAK’YEN…Au sens figuré…Nak’yan c’est l’épilation.

La maison deux ou trois semaines avant Pâque devait être astiquée, débarrassée de tout ce qui pouvait être HAMES…Impur. L’impureté des murs tout d’abord…Des placards, des commodes, des lits, la chasse aux impuretés afin qu’un nouveau cycle de propreté commence. Toutes les mamans étaient au diapason. Penchées ou à genoux, la traque commençait et rien n’était laissé au hasard. Tout reposait sur les épaules de la maman qui s’honorait de bien faire….
Le badigeonnage était de rigueur. Lits déplacés, recouverts, les ustensiles de cuisine dans la grande bila, nettoyés à fond…La voiture…Les cartables…Tout devait briquer….

Les deux semaines d’avant Pâque se disaient Aâdeb mesrayem….La fatigue des juifs.

Et comme par miracle cet Aâdeb s’effaçait comme par enchantement le soir du CHIDER.
Re: LE PTB ET MOI ZOUZ.
10 avril 2016, 01:32
Au début, chez nous, le fameux shistou (la corbeille des amertumes) faisait un petit cercle au dessus de nos têtes. Il y avait juste 5 têtes et c’est maman qui le faisait tourner. Périmètre du cercle 2 mètres trois fois renouvelable et encore trois fois pour maman.

Puis le cercle s’est élargie avec la naissance du cadet…50 cms de plus x trois.
Puis est arrivé le troisième….1 mètre x trois, au quatrième encore 50….Et la venue de ma sœur augmenta le périmètre, pour devenir 6 mètres. Et comme maman avait une envergure de bras de 1 mètres, il a fallu que papa prenne la relève pour compléter le reste du cercle…
Meiha dés fois était hors du cercle alors papa lui disait
‘…Mé tnejemch dekhél rasseq….Taht el shistou… ? (Tu ne peux pas entrer ta tête sous la corbeille… ?°) Elle s’oubliait la vieille et de temps en temps elle se faisait remonter les bretelles…. Elle en riait.

Comme il est parfois pénible de sortir du cercle durant le SEDER. Sans recevoir des remarques.]
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