LE POURQUOI DU COMMENT :
Quand j’aurais en naissant reçu de ma muse
Les dons qu’à ses amants cette complice a promis,
Je les consacrerais aux mensonge et aux ruses :
Le mensonge et la ruse de tout temps sont amis.
Mais si je ne la crois pas si chérie du Théâtre
Que de savoir orner toutes ces fictions.
On peut donner du lustre à leurs inventions :
On le peut, je le sais : mais le goût en reste saumatre.
Cependant jusqu’ici d’un langage nouveau
J’ai fait parler le loup et répondre l’agneau ;
J’ai passé plus avant : les arbres et les plantes
Sont devenus chez moi créatures parlantes.
Qui prendrait ceci pour un enchantement ?
Vraiment, me diront nos critiques,
Vous parlez magnifiquement De cinq ou six contes d’enfant.
Censeurs, en voulez-vous qui soient plus authentiques
Et d’un style plus haut ? En voici : » Les PéThèbiens,
Après cinq ans de lutte autour de leurs murailles,
Avaient lassé les lecteurs, qui par mille moyens,
Par mille assauts, par cent batailles,
N’avaient pu posté le moindre bout d’essai,
Tant par Minerve inventé, était longue la loghorée.
D’un rare et nouvel artifice,
Cette muse préférée, bloquait donc l’office.
Que de vaillants guerriers, dont Alceste l’impétueux,
Que ce colosse de provocations monstrueux
Avec son escadron devait porter au PéThèbé,
Livrant à leur fureur ses dessins mêmes en proie
Stratagème inouï, qui des manipulateurs
Paya la constance et la peine. »
C’est assez, me dira quelqu’un de nos auteurs :
La période est longue, il faut reprendre haleine ;
Et puis votre cheval de Troie,
Vos héros avec leurs phalanges,
Ce sont des contes bien plus étranges
Qu’un renard qui cajole un corbeau sur sa voix :
De plus, il vous sied mal d’écrire en si haut style.
– Eh bien ! baissons d’un ton. » La jalouse Machine
Songeait à son Amant, et croyait de ses soins
N’avoir que ses moutons et son chien pour témoins.
Triton, qui l’aperçut, se glissant d’ entre ces droles ;
Il entend la bergère adressant ces paroles
Au doux Zéphire, et le priant
De les porter à son amant. »
– Je vous arrête à cette rime,
Dira mon censeur à l’instant ;
Je ne la tiens pas légitime,
Ni d’une assez grande vertu.
Remettez, pour le mieux, ces deux vers à la fonte.
– Maudit censeur ! te tairas-tu ?
Ne saurais-je achever mon conte ?
C’est un dessein très dangereux
Que d’entreprendre de te plaire. »
Les délicats sont donc bien malheureux :
Car rien ne saurait les satisfaire.
Bande annonce sonore du film « Les Simpsons »
http://www.liberation.fr/multimedia/sons/les_sons_du_monde/
Je meurs de rire. Ahahah…Je l’entends comme si elle était là zut..
ELSA POUR TOI. Y’en a d’autres pour plus tard.
‘…Ye Biber yé ouldi… ! Témè’chIII fél glassia tarf bétikh bérèd béch en marmad fom’mIIIi… ?
‘…Bébert… ! Mon fils… : Y’a-t-il dans la glacière une tranche de melon pour rafraîchir ma bouche… ?’)
‘…Eye témè ye mémé yinyin… !’ Oui il y en a mémé… !’ le mot ‘yenyin est ce qu’on appelle une tarbija c’est-à-dire un mot affectif. En trabej biye.
‘…LoukeEEEn mé tèméch me tekh’ssarch rouhouq jiblIII gdimè dé’lay… !’
‘…Si tu n’en trouves pas, ne t’angoisses pas, apporte moi une bouchée de pastèque…’)
Remarquez cette phonie merveilleuse…
‘…Eye témè…. !’
Elle était dure d’oreille.
‘…Bléchi… ! Méllè chouUUUf qen chi témè hara indi berdiIIIIn… !’
( ‘ Sinon, vois moi, si tu ne trouves pas un quart de figues de barbarie bien glacées… !’)
‘…Me té’mèch yé zébiIIII… !Enti mé taré’fch elli el indi yassoOOOOOm… ?’
(…Non pas de figues mais toi tu ne sais pas que les figues constipent… ?’
‘…Ahnè téouè âând ZibIIIIi…. ! Oué’lle qadin fél bétikh, nemchIIIi dour ââliq… ! Zibi mou tou’effa mesquine … !
Quiproco…. ‘ Nous sommes chez le Zibi ou bien dans les melons, que je partes en sacrifice pour toi (elle est partie a 98 ans bien sonnés mais dans sa tête elle avait 60 ans ) Zibi est mort le pauvre… !) Méllè chouffli zouz ââouiiII’ nét hlouin ou bérdIIIIin… !’ Dans ce cas, vois moi deux prunes bien sucrées et bien fraîches…. !’
Ce n’est pas du JILAT Ca…. !
J’étais légèrement peu respectueux envers elle. Bel tssara.
Ecoutez donc cette cassette et ceux qui n’ont pas compris les INSULTES GRAVES ENVERS CETTE JEUNE FILLE, je les traduirais pour eux.
Voilà comment on traite les jeunes filles tunisiennes au pays de la chéchia.
http://www.youtube.com/watch?v=5oICotaUDAY&mode=related&search=
J’ai vécu assez longtemps en Tunisie.
A la Goulette surtout.
Je peux en parler ; des mœurs, des us et coutumes.
J’ai côtoyé quatre cultures : la juive, la musulmane, l’italienne et la maltaise.
Mes rapports étaient emprunts de respect, de convivialité et de fraternité.
Je ne peux le nier ou l’occulter.
Cependant une chose me choquait, c’était la manière dont les musulmans, du moins certains d’entre eux, se moquaient de notre parlé en judéo/arabe, celui de nos mamans et grandes mamies.
Ses dernières usaient d’un judéo qui ne ressemblaient pas au parlé arabe populaire.
Chez elles, les syllabes étaient allongées vers la fin et cela donnait par exemple …
‘..Ye ChouilEEEm jibli khobzAA mâând el attAAAAr… !’
(‘..Charles apportes moi une baguette de chez l’épicier..!)
Un parle que je nomme, judéo confiture. Trop mou.
Il était donc sujet à moquerie de la part de certains énergumènes qui ne se gênaient pas à nous ‘humilier’ en public par notre façon de palabrer. Moralité, nous devenions ‘el youdi’.
Honorable distinction.
L’arabe parlé chez eux, est séc, gutturale sans rallonge dans les finalités. Exemple
‘…Yè Ali, ye ouldi, neh’di’li bouq… !’ Ali, mon fils appelle moi ton père… !’
Nous sommes loin du ‘…Ye AliIII ye oulLLLDiIII ââ’yetlIII bouUUq… !’
Certains mots aussi nous distinguaient des arabes qui ne disent pas ‘…Sedour’ pour livre mais ‘…Kteb…’ qui emploient ‘…Medli…’ pour le ‘…Aâtini’ (donnes- moi) ‘… Meqtèb…’ pour ‘…Ascoula…’ (école) plus couramment utilisés chez eux etc….
Sans cette forme de langage nous devenions reconnaissables et donc sujet à l’ironie.
J’ai dû donc m’adapter à cette nouvelle situation en mémorisant certains mots et à changer du tout au tout ma façon de m’exprimer pour me noyer dans la ‘masse’.
Mon métier de marbrier ne devait pas souffrir de cette distinction au vu de mes relations quotidiennes que j’avais avec une clientèle musulmane.
Parfois, certains clients s’étonnaient du nom que portait l’enseigne de ma boutique. Elle prêtait à équivoque. A confusion. Je disais donc que j’étais de père français et de mère tunisienne mais pas juive à ceux qui voulaient en savoir plus par curiosité.
Ils étaient satisfaits de ma réponse qui n’était que pur mensonge.
Les séries télés tunisiennes éduquaient aussi mon langage.
Je n’étais plus judaïsant dans mes formules mais ‘arabisant’.
‘…Bja rabi, ye Naceur qolli loue jarna Houcine habsouou… !’ ( Je t’en prie Naceur dis moi pourquoi notre voisin Houcine a été incarcéré.. !’
‘…Yekher enti ma sm’ââtch… ! Chedoue bqi’lou ne’ffe bida… !’
(…Comment tu n’as pas entendu… ! Il a été arrêté avec un kilo d’héroïne blanche… !)
Lorsque je suivais certaines séries du HAJ KLOUF par exemple, très célèbre à l’époque, l’héroïne OMI TRAKI et son fils Hattab, à ma grande surprise, s’exprimaient comme nos anciennes mémés juives.
‘…YeEEE OuL/ DIIIII…. ! OuUUUUU ye RSSSOOOOOuLLLL La… ! Kiféch kiffécHHH….KhaltèQQQQ AmiRRAAAA…. ! Jét ou ménich fi ôÔÔlmiII… ?
( Mon fils, par le prophète, comment… ! Comment… ? Ta tante Amira est venue et tu ne m’en informes pas… ???’
Et voilà, comment j’ai pu prendre ma revanche en les ‘dérisionant’ à mon tour.
Juste retour des choses.
‘…Dorèe….!’
Pas mieux placée que toi. Tu es un être qui possède de la consistance et c’est une richesse peu répandue tant les êtres restent pour la plupart dans la superficialité et toujours sous contrôle sur tout.
Ils ignorent qu’ils créent leur propre prison.
On ne doit jamais interdire à une émotion de s’exprimer.
Elle est fibre. Elle appartient surtout à ceux qui ont du cœur.
La cacher serait contraire à ce que nous sommes.
Des humains sans émotion ressemblent à un végétal séc et sans âme.
Tu es mieux placée que moi pour le savoir.
Mon cher Albert,
Que c’est gentiment dit. Tu sais ça vient quand une émotion est si forte que l’écriture suit.
Ma chére Michka,
Tu devrais encore nous épater à l’avenir par tes poésies émouvantes.
-Mon très chér Henri, je passe mes vacances à Solenzara cette annèe. Je publierai les photos que je prendrais.
Henri,
Là-bas, ce n’est pas un village qui regarde la mer.
Si je me souviens bien, c’est dans une région où on extrait des granits uniques au monde pour leurs couleurs.






