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Archive Juillet 2007 : Archive jusqu’au 02/juillet/2007

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Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le lundi 02 juillet 2007 – 23h22:

Hatte enti, tu ne vois pas que je plaisante…:) :) :) Comme le Jano du cafè.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mab (Mab) le lundi 02 juillet 2007 – 23h11:

«  »J’ai fais le lien ou noss ye MABOULETTE…!
Enfin, tu me prends pour un bidon.

Je t’ai même chanté en arabe. ENTE OMRI YE MAHCHIYA….

Nous sommes en plein dedans. » »

Hass ve Chalom …pkoi bidon … mais ca m a fait rire … c est tout !!!

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mr_Jano (Mr_Jano) le lundi 02 juillet 2007 – 22h56:

Connaissez-vous l’origine de la Boulette..???
Si vous ne la connaissez pas, je vous la raconte.
Mais plus tard.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le lundi 02 juillet 2007 – 22h44:

Si tu peux me faire en boulette, bien enfarinèe.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le lundi 02 juillet 2007 – 22h43:

Pourquoi tu dis que d’autres n’apprécient pas, tout le monde aime le boulette. Enfin.

Honni qui pense mal de MA BOULETTE. :) :) :)

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le lundi 02 juillet 2007 – 22h41:

J’ai fais le lien ou noss ye MABOULETTE…!
Enfin, tu me prends pour un bidon.

Je t’ai même chantè en arabe. ENTE OMRI YE MAHCHIYA….:) :) :)

Nous sommes en plein dedans.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mab (Mab) le lundi 02 juillet 2007 – 22h39:

Michka … il n a pas du faire le lien … MDR… mais t inquietes d autres n ont pas du apprecier ;);)… mais ne t inquiete pas j ai bien compris qu il parlait de la boulette du couscous …

Broukha ha baa … j espere que tu t es bien reposee …

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le lundi 02 juillet 2007 – 22h37:

Goulouli…///

GoulouliIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Goulouli….IIIIIII…
Ahqiouli yâl Mahci lââziz…Mta omi MeihaAAAAA…§§§

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Elli naoure dari, khechmiIII
Ou zeménIIIIIII…Yach’ti yââditè bel mahchi qol nâr jom’ya….
Bel hout, oulle bel lham oulle bel batata khir ménè me femèch…

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Dag dag dag..Nye Nye …

Ente OmriIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
Ente OmriIIIIIIIIIIIIIIII
Ou meghir biq ech’yess’lah el koss’kssi
Ou ser’mel’tou… !

Tarf hrouchout ou tarf melh, tarf fte’tè ouh’na jiné ââl bar

Ye Elbi, ye MahchiyaAAAA
Ye ghéliaAAAAAAAAAAAAAAAA, ye nour aïneyeEEEE

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
…
Kessoua ââla qadeq, meq’bouba mtalia yââla rasséq
Ouenè en tbenen yââl bar el eouè fél chot Hak’él’louet….. !!!’
Chikha ye OmriIIIII MahchiyAAAA el gheliaAAAA
Meghir biq ehne itim ménèEEEEEq….

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Breitou chante LA MAHCHIYA.

Oui Michka je vois,,c’est Maboulette. :) :) :)

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Michka (Michka) le lundi 02 juillet 2007 – 22h28:

Y en a une qui va être contente de ce si joli poème !

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le lundi 02 juillet 2007 – 22h26:

Ye ââzizi Emile,

El aïcha meghir machi ech tesslah, méchi ye baba.
Si tu la veux en judeo, je l’insére aussi ici.Ou en chanson
Ente Omri ye MAHCHIA. Musique de Oum Khaltoum.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le lundi 02 juillet 2007 – 21h55:

Maboulette chérie.

Ton odeur sans nul doute
Point pareille déjà dans le patio de mon enfance
Et lorsque je franchissais le seuil de ma belle maison
A deux pièces, tu m’enivrais déjà de ton parfum.

A mes narines alléchées,
Mes papilles suaient déjà.

Reine du kosskssi,
Posée comme un diadème
Sur le chef vêtu de blanc, Maître Couscous.
Tu règnes en maîtresse sur ses petites graines
Mille et une fois caressées.

Qu’importe la façon dont on prépare
Ye mahchia, ta forme immuable et fumante
Donne à chaque instant
Cette envie pressante de ‘fourchetter’
Ton ventre gracieux, enveloppé d’une carapace de pomme de terre.
Ou de kardoun.
Cardon.

Mieux qu’un Caron,
Dans mon palais
Tu fonds sur ma langue.
Humm et je goûte
Ta chaire épicée, moelleuse
Mie de pain et charabia
Comme je t’aime
Chérie Maboulette.

Albert dans Ma boulette.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le lundi 02 juillet 2007 – 21h31:

2 JUILLET 2006/2 JUILLET 2007.

Il y a un an jour pour jour, mon gendre Sam, le mari de ma fille Doris, tombait dans le coma.

Un dimanche pas comme les autres.

J’étais assis comme d’habitude devant mon ordinateur lorsque vers les 13H, ma femme m’informe que Sam est à l’hôpital.

J’en demandais la raison mais elle n’en savait pas plus sur le moment lorsque quelques minutes plus tard, l’affreuse nouvelle tombait dans son combiné.

‘..Sam est tombé dans le coma… !’

Sur le moment, j’ai eu un flottement, je ne comprenais rien à ce que m’annonçait ma femme puis retrouvant mes esprits, je réalisais soudain ce que voulait dire ce mot de COMA.

Une montée de chaleur enveloppa mon corps et par instinct, j’enfilais un short et une chemise sans vraiment savoir pourquoi.

‘…Tu vas aller où comme cela…??’ Ma femme.
‘…A l’hôpital… !’
‘…Mais tu ne sais même pas dans quel hôpital il est… ?’
‘…Appelle son frère et dis lui de venir ma chercher… !’

Une heure plus tard, Jonathan son frère était en bas de mon appartement.

Une heure et demain plus tard, nous étions aux urgences de l’hôpital régionale.

Ma fille était déjà sur place ainsi que les parents de Sam.

Le calvaire commençait. Nous ne savions rien mais absolument rien de ce qui s’était passé sauf que Sam vers le midi a hurle en se tenant la tête. Les pompiers sur place, après les premiers soins, ont jugé qu’il fallait le transporter aux urgences après lui avoir fait une piqûre de morphine.

Aux urgences, nous tournions en rond. Ne sachant quoi faire.
Harcelant le médecin de service pour en savoir plus.
Il nous confirma que Sam est dans le coma et qu’il était sous perfusion.
L’hôpital n’étant pas assez fonctionnelle pour ce genre de cas, le médecin nous apprend qu’il sera transfère dans un autre établissement plus compétent.
C’est donc aux environ de minuit que Sam prenait la route pour l’hôpital de LA SALPETRIERE. En ambulance. Nous suivions la voiture.

Une heure plus tard, Sam est admis dans le service des COMATEUX.
L’infirmière de nuit nous confirmait son état critique devant ses parents et ma fille enceinte.

A partir de ce moment là, nous sommes tombés tous dans le noir le plus complet.

Une douleur m’enveloppa.
Je ne sentais plus rien.
Je parlais seul dans le couloir et son papa était aux bords de l’évanouissement.
Sa maman, hagarde, se cramponnait à son mari.
Moi, je ne me cramponnais à rien.
Nous pleurions dans l’obscurité tout en nous dirigeant vers la sortie principale.
Sam venait de mettre pied dans l’anti-chambre de la mort. Malgré lui.

La nuit et jours suivants furent les plus douloureuses que j’ai eu à supporter.

J’ai eu des moments très durs à passer dans ma vie mais celui là fut le plus atroce, le plus difficile à supporter tant la chose me semblait invraisemblable. Tomber dans le coma sans raison apparente est une aberration de la nature et pourtant au fil des jours, j’apprenais que cela se pouvait.
Que des enfants en bas âge étaient victimes de COMA inexplicable.
Que personne n’était à l’abri de ce sombre COMA.

Je rentrais vers les 5 heures 30 du matin pour informer ma femme qui ne dormait pas.

Nous sommes rentrés dans le balcon. Il faisait doux en ce lundi 3 juillet et sans rien dire nous avions commencé à pleurer. Des sanglots qui n’en finissaient pas.
Nous échafaudions toutes sortes de théories pour gérer cette affreuse situation.
A aucun moment, nous avions évoqué l’après Sam, nous repoussions cette idée avec force mettant l’espoir devant nos yeux. Mais les mauvaises idées reprenaient le dessus.

La première chose que nous avons faite était de préparer la chambre de ma fille Doris.

Doris qui, le soir même, était venue passer ces 33 jours auprès de nous avec sa fille Sharon.

Mes visites aux urgences étaient quotidiennes.
Je quittais ma boutique tous les soirs vers les 16 heures pour aller rendre visite à SAM.
Sam qui était dans une chambre stérilisait, dans le couloir des comateux.
De ceux et celles qui luttent contre la mort.

Ma fille était là bas, tous les jours, depuis 10 heures du matin laissant sa fille aux bons soins de ma femme.

Le soir, nous reprenions le chemin inverse.
Je la suivais en voiture et j’avais l’impression que celle là roulait toute seule.
Ma fille est courte de taille. Et je ne voyais pas très bien sa tête perdue d’entre les fauteuils.
J’avais surtout peur pour elle. Elle qui durant tous ces 33 jours a fait preuve d’un grand courage et d’une volonté d’acier. Doris est une fille qui ne parle pas, qui ne s’extériorise pas. Son beau père l’informait toutes les deux heures et quelques soit l’heure de l’évolution de son état.
Des dialogues nocturnes à voix basse qui n’en finissaient plus sous les oreilles endormies de ma petite fille Sharon.

Et j’étais là aussi debout à écouter les chuchotements, soulevant par moments des remarques de ma fille.

Aux urgences, nous étions tous les jours une vingtaine de personnes à veiller Sam, dans une pièce à coté.
Nous étions aux aguets du moindre progrès.
Je disséquais les paroles de son papa qui nous cachait certaines choses pour ne pas nous effrayer mais nous nous apercevions que son regard trahissait une angoisse et une peur permanentes.

Des prières étaient faites un peu partout dans les synas de Paris.
L’info a couru de partout dans Paris.

Une salle de prières improvisée dans le sous- sol de l’hôpital recueillait une centaine de fidèles. Malgré l’interdiction de la direction.

L’ancien grand rabbin Sirat présidait aux litanies, des psaumes.
Devant tant de ferveur et devant cette lourde atmosphère, je sortais les larmes aux yeux avec mon autre gendre Rodolphe qui me serrait dans ses bras.

Tous les jours nous allumions à la maison et dans ma boutique des cierges par dizaine, sans interruption.
Je décidais quatre jours plus tard, de déléguer ma belle sœur Monette de se rendre à Jerba pour invoquer la sainte Ghriba.
Le président de cette communauté Monsieur Trabelsi a ouvert spécialement pour elle, la syna.

C’est bien plus tard que j’apprenais que cette manifestation religieuse avait une raison.
En effet, le dimanche suivant, le médecin de service informait les parents de Sam que la situation de leur fils passait d’un stade stable à un stade critique c’est-à-dire d’accompagnement. Et qu’ils seraient informés dans le courant de la nuit du 10 au 11 juillet que des mesures d’accompagnement seraient prises.

Une hémorragie inattendue, inondait le cerveau de SAM.
Les parents étaient donc dans l’attente d’une issue fatale.

Le papa n’ayant pas eu de nouvelles le matin même de ce lundi, téléphone au service qui lui apprend que pour une raison inconnue , cette fameuse inondation sanguine a été résorbée et que les soins allaient reprendre. Son état redevenait stable. Au grand soulagement de Paul, de sa femme et de ses enfants. Ma fille ignorait cela. Elle ne sait pas encore à ce jour que son cher et beau mari était sur le point de franchir la barrière.

Durant ces 33 jours, nous avons vécu l’enfer. Le feu qui brûle les entrailles, l’espoir qui se rétrécit, les illusions, les folles espérances des lendemains qui tardaient à venir et où la souffrance ne vous quitte plus.

Je revois encore ma Sharon demander après son papa.
Je la revois un certain soir étouffer sans raison apparente.
Je revois ma fille hurler en pleine nuit devant cela.
Je revois comme dans un mauvais film les visages de tous ceux qui ont vécu une tragédie.
Où les rebondissements euphoriques laissaient place à un océan d’amertume.
Je revois ma traversée du corridor des sursitaires.
Des femmes, des hommes, des jeunes de toutes origines intubés, entre la vie et la mort, les yeux clos, la tête penchée, la bouche ouverte d’où sort un tuyau.
Le bruit des machines, les écrans blancs zèbres de lignes en mouvement.
Je revois SAM ‘trachéotomisè’ essayant d’enlever ce tuyau de survie.
Je revois la misère humaine couchée sur des lits d’hôpital.
Je sens mon impuissance devant tout cela.
Je pense à la bêtise humaine.

AU 20 ième jour Sam, sort de son coma, commence alors la lente rééducation.
Au 25 ième jour, Sam est autorisé à voir sa fille SHARON.
Un grand jour de bonheur.

Assis sur une chaise roulante, Sam les cheveux gomines, rasé de près et propre comme un sou neuf s’apprête à rencontrer sa fille qui n’en finie pas de le demander.
Il est vêtu d’une combinaison bleue et porte des gants.
Sam est déjà dehors assis sur un banc. Il guette.
Doris et sa fille arrivent en voiture.
Nous sommes près de lui.
Il sourit faussement.
Il retient mal son angoisse.
Il redoute la réaction de sa fille.
Sharon descend de la voiture en tenant la main de sa maman.
Elles viennent vers lui.
Sam cache mal ses pleurs. Nous aussi.
Sharon est devant lui. Elle s’accroche à la jupe de sa maman.
Elle hésite. Elle ne va pas vers son papa.
Elle reste assise sur les genoux de sa maman.
Elle regarde son papa mais n’ose pas encore l’embrasser.
Elle dira plus tard ‘…J’ai perdu mon père… !’
Elle s’est trompée ma petite fille.
Au bout d’une demi heure, elle consent enfin à aller dans les bras de son père qui retient mal ses pleurs. Moi, je me suis caché derrière un arbre, la scène est trop dure à supporter.
Le pari était gagné.
Sam retrouve sa fille. Lui qui en plein délire la demandait au point que Doris fut obligée de lui coller au pied de son lit sa photo.

Les jours qui suivirent furent miraculeux.
Sam se remettait peu à peu de son accident dont on ne connaît pas à ce jour la cause.
Sa fille retrouvait son papa chéri, comme avant.

Nous avons fait cette année au mois de Mai, le pèlerinage de Jerba.
Nos deux familles réunies afin de rendre grâce à la sainte Ghriba que je chante souvent.
Un miracle s’était produit et pas besoin de l’expliquer.

Aujourd’hui, Sam va bien Barouch Achem.
Il pose sa tête sur mon épaule et je lui caresse ses cheveux gominés.
Il conduit sa voiture et vaque à ses occupations.
Toujours avec ses farces et son entrain.
Il ne se rappelle pas très bien de son passé mais faut t’il se rappeler de son passé pour vivre le présent et l’avenir… ? N’avons-nous pas laisse quelque part tous son passé… ? Avec regret certes mais pas au point d’en mourir.

Sam a ouvert un soir tout ce que j’ai écrit sur lui car il ignorait toutes ses péripéties.
Il a tout imprimé et il ne s’est pas empêche de pleurer.

Aujourd’hui la vie a repris son cours normal.

Nous allons rendre visite à nos enfants autant de fois que nous le pouvons.

Entre temps LENA est née. Le 25 décembre 2007.
Elle ressemble à sa maman qui nous a dit un jour du mois de juillet

‘…Je m’en fout de ce que j’ai au ventre… !’ Sous entendu SAM compte plus pour moi.
Aujourd’hui, elle se trompe car LENA compte autant que lui.
D ieu n’a pas voulu nous faire souffrir plus et nous lui en rendons grâce.

Quant à SHARON, ma belle petite fille, j’ai pour elle les yeux de L’AMOUR.

R.M.

Albert.

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