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Archive Mai 2006 : Archive jusqu’au 21/mai/2006

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Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le dimanche 21 mai 2006 – 23h12:

LA SUITE DU PACTE EN BLEU…8 IEME CHAPITRE

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003.

Les Ă©vènements prĂ©cipitĂ©s ici ne peuvent en aucun constituer un plagiat ou Ă  une inspiration quelconque d’une Ĺ“uvre passĂ©e ou rĂ©cente. Tous les noms citĂ©s ici sont imaginaires ainsi que les faits rapportĂ©s.

Première chapitre.

Le Pacte

Les deux amis.

La séparation.

Ils n’Ă©taient pourtant pas jumeaux mais seulement deux amis liĂ©s par une très forte amitiĂ©.
Nés presque le même jour, à une heure près, ils grandirent ensemble dans le même quartier, en Tunisie, à Ferry-Ville. (Menzel-Bourguiba)
Une paire d’enfant que le destin a mit sur son chemin.

La maternelle d’abord, puis l’Ă©cole et le lycĂ©e ensuite, les avaient nouĂ©s de plus belle. MĂŞme classes, mĂŞme profs durant leurs courtes Ă©tudes.

Ces deux jeunes donnaient l’impression qu’ils Ă©taient faits pour s’entendre, le restant de leur temps, de leur vie; Ă  partager les mĂŞmes Ă©preuves, sans que personne ne puisse interfĂ©rer dans leurs affaires.

Une amitiĂ© si forte, que certaines personnes mal avisĂ©es traduisirent cette union, comme une liaison dangereuse; pour de l’amour du pĂ©chĂ©. Il n’en Ă©tait rien ; qu’une idylle amicale qui soulevait jalousies et mĂ©disances. Ils avaient les mĂŞme compagnons mais pas de confidents. Les seuls confidents furent eux mĂŞme Deux associĂ©s en sentiment qui partageaient leurs plus intimes secrets. D’enfance et d’adolescence. Cela le pouvait-il…? Oui, puisque les Ă©vènements qui s’en suivirent plus tard, confondirent mensonges et rumeurs. Ils Ă©taient de vrais petits hommes avec des caractères presque semblables. Leur camaraderie avait pris l’allure d’une grande fraternitĂ©.
Mais la vie, malheureusement allait les séparer.

L’un ne pouvait ‘vivre’ sans l’autre. Quand l’un pleurait, l’autre suivait. La mĂŞme Ă©motion enfermĂ©e dans deux cages thoraciques diffĂ©rentes.

Jean-Pierre est catholique, Samir musulman. Ce qui est loin d’ĂŞtre un accident de la vie.
Beaux garçons, ils aimaient chatouiller les fesses des copines tout en riant et partager ensemble leur phantasme en allant jusqu’Ă  jouir, dans l’air, sur la mĂŞme fille de leur rĂŞve.
Une seule fois, Ă  l’age de l’inconscience, ils osèrent s’embrasser, tout en se masturbant comme s’ils voulaient Ă©changer leur salive pour la vie. Un contrat salivaire; physique et moral. Ce fut leur seule et unique dĂ©viance.

Jean-Pierre Ă©tait français. A18 ans, il reçut sa convocation militaire. L’appel sous le drapeau.
Apprenant cette mauvaise nouvelle, Samir, son grand ami, Ă©prouva un chagrin fou. Son ‘jumeau’ devait s’expatrier en France, Ă  Istres.

A suivre I….

Le jeune homme tomba malade de chagrin durant la semaine qui suivit l’annonce et Jean-Pierre fĂ»t Ă  son chevet pour le rĂ©conforter, lui promettant surtout, qu’une fois son service militaire accompli, il reviendrait au pays, en Tunisie. ‘…..18 mois, ce n’est rien, ma foi….’Lui dit -il en guise d’apaisement. Mais Samir ne voulait pas l’entendre par ses oreilles sourdes. Il voulait partir avec lui, s’engager mais malheureusement Samir ne pouvait prĂ©tendre Ă  cet honneur, en tant que tunisien.

Il s’en accommoda et la sĂ©paration se passa très mal.

Mais avant, ils se jurèrent fidĂ©litĂ© simultanĂ©ment en se piquant une partie de leurs index. Laissant couler une goutte de plasma, qu’ils Ă©changèrent. Un serment du sang, bien connu. L’opĂ©ration fut faite Ă  la terrasse, dans une buanderie sombre. Leur secret ne devait ĂŞtre connu par personne.

Jean-Pierre embarqua sur le Mirabeau, navire destroyer quittant Bizerte. Sous le regard de son « frère’ de sang. Un adieu dĂ©chirant, en prĂ©sence de leurs parents respectifs, qui pleuraient Ă  chaudes larmes, sachant pertinemment que la vie allait faire sans doute son Ĺ“uvre. A l’insu de leurs enfants.

Les Ă©changes de lettres avaient pris leur vitesse de croisière. Jean-Pierre, très disert, lui racontait tout dans les moindres dĂ©tails. L’apprentissage et les conditions de vie, sur sa base, l’atmosphère qui rĂ©gnait dans le mess des officiers. Les nouveaux amis.
Samir lisait et sa crainte augmentait de peur de perdre son confident. Avec ses nouveaux visages.

Six mois plus tard, les missives s’espacèrent jusqu’au jour oĂą Jean-Pierre s’est-tu. Plus de nouvelles car les Ă©vènements de Bizerte allaient tout chambouler. Jean-Pierre fit partie de l’escadrille ‘Honneur et Gloire ‘ qui dĂ©colla de la base de Sidi Ahmed pour aller bombarder les manifestants qui, sous l’impulsion de Bourguiba, allaient donner une dimension internationale Ă  l’affaire que l’on connaĂ®t. 1000 morts et autant de blessĂ©s.

Samir âgĂ©e de 20 ans fut parmi les blessĂ©s graves. Il perdit un Ĺ“il par des Ă©clats d’obus. Jean –Pierre avait promis, quelques mois auparavant, de venir passer les fĂŞtes de fin d’annĂ©e auprès de lui mais hĂ©las, les faits prĂ©cipitĂ©s plus hauts, ont vite fait de dĂ©mentir son projet. La tension Ă©tait si forte, que Jean-Pierre, ignorant que son ami d’enfance Ă©tait devenu partiellement non-voyant, dĂ©senchanta.
Samir portait à présent une ornière à son œil gauche}

Les annĂ©es passèrent, et nos deux amis convolèrent en justes noces. Jean-Pierre se reconvertit en moniteur d’avion Ă©cole tandis que Samir, professeur de français Ă  Menzel-bourguiba ( Anciennement Ferry-Ville ) Puis au lycĂ©e Carnot de Tunis. Il Ă©tait fort apprĂ©ciĂ© par ses collègues mixtes et par ses Ă©tudiants. Il prit pour Ă©pouse une jeune française, professeur de mathĂ©matiques. Elle devint madame Jambeau-Tounsi -Irène.

De leur union naquirent deux garçons. Mohamed Ridha et Noura.

Jean-Pierre de son côté, épousa une collègue de son régiment. Mademoiselle Dorothée Frijean de père colonel durant la guerre de Bizerte. Une fille du nom de Marie- France vit le jour à un certain printemps.

A l’horloge du temps, le temps refila encore.

Ridha, le fils de Samir, poussant ses Ă©tudes de mĂ©decine, s’installa Ă  Marseille. Pas très loin de sa famille, restĂ©e en Tunisie. A une heure de vol. La porte d’Ă  cĂ´tĂ©. Il Ă©tait auprès du professeur Blanchard, cĂ©lèbre neurologue Ă  l’hĂ´pital de La Timone. Ridha, Ă©tudiant très sĂ©rieux sortit major de sa promotion avec les fĂ©licitations du jury. Ce qui fit le bonheur de son professeur et de ses parents, venus expressĂ©ment de Tunis, pour assister Ă  la prĂ©sentation de sa thèse.

Il dĂ©cida de s’installer, son ‘succès’ en poche, dans un cabinet, une reprise, sur le cours LONGCHAMP, Ă  quelques pâtes de l’appartement de deux pièces de Marie-France Lartigue, la fille de Jean-Pierre, l’ancien ami de sang de son père, Samir. Mais cela Ridha l’ignorait.

A suivre…….

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003. ….

Seconde chapitre.

Le Pacte

Marie-France.

Cette dernière, âgĂ©e de 25 ans, Ă©tait une passionnĂ©e de saut en parachute. Son père l’avait initiĂ©e dĂ©s son jeune âge Ă  ce sport de haute voltige. Elle participait avec un groupe Ă  ces sĂ©ances de figurines composĂ©es dans le ciel. Son père en Ă©tait fier d’autant plus qu’elle Ă©tait capitaine de l’ensemble. Chef de groupe. Très belle et distinguĂ©e, elle avait tout de sa mère; une dame issue de la vielle aristocratie. Un aplomb noble et une distinction de bon aloi. CĂ©libataire oĂą plutĂ´t mariĂ©e avec sa passion. L’amour masculin ne l’ayant effleurĂ©, qu’une fois. Ce fut le dĂ©sastre. Et la rupture.

Le hasard, la solitude et sans doute la dĂ©ception, lui firent rencontrer, une jeune femme. SecrĂ©taire d’un mĂ©decin, sa cadette de 5 ans. Une liaison amoureuse impure allait commencer.

Ridha, de son côté, se sentait mal dans sa peau. Il prit la décision de changer de nom, car pensa t’il un nom arabe dans un pays français sonne mal, surtout dans sa profession.
Il avisa ses parents qui ne trouvèrent rien Ă  redire. Leurs relations Ă©taient au beaux fixe et il ne manquait jamais une occasion pour s’enquĂ©rir de leurs nouvelles. Il fit donc après mures rĂ©flexions les dĂ©marches nĂ©cessaires et quelques mois plus tard, sa nouvelle nomination tomba par un arrĂŞtĂ© paru au journal officiel. Il devint par la mĂŞme occasion, français. Ridha Tunsi, mais sans Mohamed. Tant pis pour les compatriotes laissĂ©s au pays. Après tout, sa maman est bien française. Alors en quoi aurait-il commit un impaire…!. Cet abandon de patronyme servirait ses intĂ©rĂŞts.

A suivre…C. Passe le 12.09/2005

Un jour, Marie-France se plaignant de douleurs cervicales Ă  la tĂŞte auprès de sa maĂ®tresse, lui conseilla, après une folle nuit d’amour, de consulter. Ce qu’elle fit le lendemain matin.
Un rendez vous fut donc prit avec le praticien.
Une semaine plus tard, elle sonna et fut reçut par une secrĂ©taire. Une très jolie femme asiatique aux cheveux très longs et noirs et au regard de braise. Une eurasienne, issue d’un père français ayant combattu en Indochine et d’une mère vietnamienne restĂ©e au pays.

Mademoiselle Chung Challand, sa maîtresse.

Marie-France fut donc introduite dans le cabinet du médecin, par sa concubine.

Dés son entrée, le médecin resta un bon moment à scruter cette belle créature sortit du Paradis et qui franchissait le sien. Il en oublia les questions les plus élémentaires de sa profession.

-‘…Bonjour Mademoiselle..! Vous habitez le quartier Mademoiselle…heu…!’

Et n’ayant pas eut le temps de jeter un regard sur son calepin…
Elle répondit à sa place, le libérant de cette corvée.

-Marie-France…! Docteur…!’
-C’est la première fois que je vous vois…!’ Lui dit – il gauchement..
-Bien…..! Nous venons de faire connaissance, et je viens pour des douleurs cervicales….Docteur…!
-‘ Ah …! Oui bien sur…!Voyons ça….!’

Il se leva, fit le tour de son bureau tout en prenant soin de se laver les mains avant de procéder au toucher de la nuque. Il se posta derrière la belle jeune fille, qui se laissa aller à ses tâtonnements.

A suivre PASSE LE 21/09/2005.

Il souleva sa belle crinière pour dĂ©couvrir une très jolie nuque soutenue par une belle charpente; Sa colonne vertĂ©brale. Il remarqua ses Ă©paules gracieuses et son buste de sportive quand elle se dĂ©shabilla. Le praticien l’invita Ă  s’allonger et tout en lui faisant quelques exercices appropriĂ©s, il eut tout loisir Ă  contempler ses belles jambes et surtout ses seins, bien retenus par un balconnet. Marie-France remarqua l’insistance du regard du mĂ©decin sur son anatomie. Il poursuivait ses massages pour diagnostiquer son mal.
Un quart d’heure plus tard, elle se releva, s’habilla sous l’Ĺ“il prĂ©venant de Ridha qui lui prescrivit quelques onguents.

‘….Une image de scanner serait cependant bien appropriĂ©e lors d’une prochaine visite au cas oĂą les douleurs persisteraient. Mademoiselle…!’

Lui dit- il…..Puis sans hésiter outre mesure….

-‘Mademoiselle…..! Je….!’
-Oui……..! Quoi donc…! ‘

-‘…Me serait-il possible de vous rencontrer en dehors de mon cabinet…..?’

Marie-France, légèrement troublée par cette demande et ne voulant pas paraître impolie, lui remit le numéro de son portable sans sourciller. A toutes fins utiles.
Elle se leva, serra la main de son docteur et tout en sortant, adressa un discret baiser, mimé, à sa copine, qui lui rendit la pareille.

Elle regagna son studio, s’assit un instant sur la moquette tout en se massant du cĂ´tĂ© du cervelet.
Elle informa son père de sa visite médicale, par téléphone.

Il Ă©tait 19 heures lorsqu’elle entendit la clef tourner dans la serrure de la porte. C’Ă©tait son amie Chung qui rentrait de son travail. Elle s’allĂ©gea de son manteau devenu superflu, Ă´ta ses talons, tout en accrochant son sac sur le porte –manteau. Elle salua sa meuf, poussa la porte de la salle d’eau pour couler son bain tout en enfilant une cape de bain pour cacher sa belle de nuditĂ©. Elle avait un corps Ă  damner un diable en l’enfer.
Marie-France, pendant ce temps, Ă©tait occupĂ©e Ă  Ă©tudier un plan de vol; une nouvelle version artistique qu’elle devait prĂ©senter, dans le courant du mois avec ses camarades, lors d’un nouveau gala de haute voltige, quand elle vit sa maĂ®tresse s’approcher vers elle, avec une dĂ©marche fĂ©line, les cheveux lâchĂ©s et le peignoir lĂ©gèrement entre-ouvert, laissant dĂ©couvrir deux belles cuisses lĂ©gèrement bronzĂ©es. L ‘Ă©chancrure de sa cape, Ă  hauteur de ses seins, bien ouverte ajouta encore plus de voluptĂ© Ă  son charme.

A suivre…passe le 27/09/2005.

Marie-France leva les yeux, lui tendit les mains. Chung se mit Ă  genoux sur la moquette, et tout en lui faisant face, prit ses paumes qu’elle porta Ă  ses lèvres. Elle les baisa avec une infinie douceur.
Marie-France s’agenouilla Ă  son tour. Les deux femmes se faisaient front. Devant le miroir. Chung passa ses mains sur les cheveux de sa concubine et, tout en les caressant, rapprocha son visage près de celui de sa maĂ®tresse, toujours sous l’Ĺ“il invisible et vigilant du miroir qui allait reflĂ©ter leurs Ă©bats. Marie-france, tout en libĂ©rant son corps de ses vĂŞtements devenus inutiles, avança de quelques centimètres.
Leurs seins se frĂ´laient et leur nombril se juxtaposait. Elles s’enlacèrent sous de lĂ©gers gĂ©missements. Chung prit l’initiative, celle d’entre ouvrir les lèvres de sa belle amie, qui ne tarda pas Ă  rĂ©pondre Ă  son chaud coup de fouet qui lui balaya son palais parfume. Leurs deux corps se contorsionnaient sous la pĂ©nombre de la chambre. Elles Ă©taient prĂŞtes Ă  sombrer dans les spasmes de l’amour. Leurs phalanges se mirent en mouvement pour caresser coins et recoins sinueux. Sous l’Ĺ“il du beau ‘taffards-miroir’, qui assistait pour l’énième fois Ă  ce spectacle du pĂ©chĂ©, interdit par les gens normaux.
Elles faisaient l’amour avec des gĂ©missements si aigus, que l’une d’entre elle, Ă  tour de rĂ´le, devait poser la main sur la bouche de l’autre afin de ne pas troubler la tranquillitĂ© du voisinage. Une frustration qu’elles contenaient mal. Jeux de posture, positions cent fois rĂ©pĂ©tĂ©es, petites morsures sur le bassin, sur les fesses, sucements de bouts de fleurons, caresses sur le cou, baisers prolongès Ă  proximitĂ© du pubis; Lèvres horizontales qui venaient lĂ©cher et laper goulĂ»ment des sucs dĂ©bordants par d’autres lèvres chauves, calĂ©es Ă  la verticale sous le bas du ventre; Ces petites chaires gorgĂ©es de miel et arrosĂ©es d’un bouillon de nectar au fumet divin dont elles se dĂ©saltĂ©raient presque sous l’Ă©vanouissement.}

A suivre…

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003.

Troisième chapitre.

Le Pacte

Mademoiselle Chung.

Elles venaient de clore leurs Ă©bats d’une heure quand le portable de Marie-France sonna. Elle releva ses cheveux, se remit d’aplomb et porta le combinĂ© Ă  son oreille. C’Ă©tait RĂ©da au bout du fil…
Chung, se leva pour aller se mousser dans son bain parfume Ă  la lavande.

-‘Mademoiselle Marie-France….? ‘
-‘Oui….!’
-‘Bonsoir Mademoiselle….! Est-ce que je vous dĂ©range…?’
-‘Non……! Je vaquais Ă  mes affaires personnelles, que puis-je donc faire pour vous…?’
-‘Non rien du tout, rien….! J’ai pensĂ© que….Bon excusez -moi…!
-‘Ne raccrochez pas…..! Vous pensiez Ă  quoi…?’
-‘Si vous Ă©tiez libre ce dimanche, je voulais vous inviter Ă  une course hippique…!’
-‘Des chevaux qui courent….? Je n’en ai jamais vu, après tout pourquoi pas…! D’autant plus que ce dimanche, je suis absolument libre….!’
-Ohhhh…! Je passe donc vous prendre vers le midi..?’
-Ok…!’
Elle Ă©vita de prononcer le nom de RĂ©da et cela afin de ne point attirer l’attention de sa meuf.
Chung entendit leur conversation mais ne souleva aucune question sur-le-champ, mais deux heures plus tard… Ă  table …..!’
-Tu es donc invitĂ©e ce week-End….?’
-‘Oui……! ‘
-‘J’ai tout entendu…!…Par qui donc….?’
-‘Tiens…..! Tu m’espionnes Ă  prĂ©sent…?’
-‘Pas du tout, c’est en me sĂ©chant, près de la porte, que j’ai entendu ton propos…!’
-‘Je crois qu’il a un Ĺ“il sur moi….!’
-‘Et moi alors……!’
-‘Ben toi tu en as deux ma chĂ©rie..! Dit -elle avec humour.
-‘Tu as des intentions…. ! Avec cet inconnu….?’
-‘C’est peut ĂŞtre lui qui en a….! Il est très beau, tu sais….Chung..!’
-‘Son nom…?’
-‘Ahhh…! P.S.D….! ‘ (Petit Secret DĂ©fense)

A suivre…

Chung, contrariĂ©e et jalouse, se leva de table et regagna sa chambre, sous l’Ĺ“il de sa concubine, laissant son souper intact, sur la nappe.
Marie-France et Chung sortaient, toutes deux d’une dĂ©ception amoureuse quand le hasard, les fit rencontrer dans un bar de quartier, un soir, alors qu’elles cherchaient toutes deux Ă  se remettre d’un chagrin d’amour. De confidences en confidences, elles se lièrent d’amitiĂ©.
Puis, un jour, Chung invita, du moins au dĂ©but, celle qui n’Ă©tait qu’une confidente, chez elle. Elles se laissaient aller sans retenue, sur les dĂ©boires de leurs anciens amis.

Chung habitait du cĂ´tĂ© de St Joseph, en banlieue marseillaise, alors que Marie-France logeait dans le centre ville. Elle proposa Ă  son amie, alors qu’il faisait grand orage, de passer la nuit chez elle. Dans son lit. Chung, allongĂ©e, auprès de celle qui allait devenir sa maĂ®tresse, se laissa emporter par l’Ă©motion et la confidence. Un intime secret. Marie-France apprit donc, que son amie, fut violĂ©e très jeune, et Ă  plusieurs reprises par un fonctionnaire de police, vivant au village, qui lui disait souvent, lors de ses violences, que son père Ă©tait un chien, qu’elle n’Ă©tait que chienne nĂ©e des amours d’une ‘clĂ©barde’, sa mère. A 10 ans. Son père avait, dĂ©s sa naissance, quittĂ© la pĂ©ninsule indochinoise, la laissant entre les mains de sa mère. Cette dernière se remaria avec un autochtone communiste et dĂ©laissa donc sa fille Chung, ainsi livrĂ©e Ă  son triste sort.

Les services de MĂ©decins Sans Frontières, visitant sa pagode, par un après-midi de mousson, tombèrent sur cette jeune fille, chĂ©tive et presque maladive, souffrant d’une insuffisance cardiaque. Une famille d’accueil en France, les Challans, un couple sans enfant, d’un certain âge, très aisĂ©, habitant la Charente- Maritime, firent les dĂ©marches nĂ©cessaires pour l’adopter et surtout la soigner.

Elle grandit auprès d’eux puis demanda, Ă  l’âge de sa majoritĂ© et parfaitement guĂ©rit, ‘son Ă©mancipation’. Après l’obtention de son bac; elle suivit des cours de secrĂ©tariat et elle put ainsi, subvenir, assez tĂ´t, Ă  ses besoins financiers. Elle fĂ»t donc embauchĂ©e chez un mĂ©decin, marseillais, Monsieur Grignon qui, arrivĂ© Ă  l’âge de la retraite, cĂ©da son cabinet et la jeune fille Ă  Reda

Marie-France Ă©coutait sa jeune compagne quand celle-ci, sans doute, prise par l’Ă©motion, rapprocha sa tĂŞte auprès de cette première pour lui caresser son visage. Surprise par cette rĂ©action, Marie-France , loin de repousser ce geste de tendresse, se laissa apprivoiser alors que Chung, posa ses lèvres sur celles de son amie qui ne put rĂ©frĂ©ner ce mouvement de tendresse.
EnlacĂ©e par surprise et par dĂ©faut, Marie-France, prise d’assaut, sentit monter en elle des plaisirs qu’elle ignorait. Une vague de jouissance sans prĂ©cĂ©dant la firent tressauter 10 fois en une seule nuit.
Et c’est ainsi que Chung dĂ©mĂ©nagea pour habiter chez sa copine.

Chung Ă©tait amoureuse de Marie-France, cette dernière un peu moins, car elle avait toujours pensĂ© que cet accident dans sa vie, ne serait que fortuit. Elle projetait de se marier un jour et Ă©lever des enfants. Elle s’en Ă©tait confiĂ©e Ă  plusieurs reprises Ă  Chung qui esquivait, Ă  chaque fois, les propos de sa meuf.

Elle s’endormirent repues ce soir lĂ , bien dans leur peau.

Reda, klaxonna par deux fois au bas de l’immeuble. Marie-France, aux aguets sur son balcon, lui fit signe de la main. Elle dĂ©vala les marches de l’escalier en bois qui craquait sous ses pas. Reda, avait une très belle voiture, une Mercedes dernier cri. Marie-France, une fois Ă  l’intĂ©rieur, en fit l’Ă©loge.
Ils échangèrent quelques banalités de pure forme. Marie-France portait une jolie et courte jupe en tweed écossais, fendue sur le côté gauche. Une fois calée dans le fauteuil en cuir, elle croisa ses jambes enveloppées dans une paire de bas, couleur chair. Reda loua sa tenue.

– ‘Vous savez Marie-France, quand je vous ai vu rentrer chez moi, j’ai eu une drĂ´le de sensation….!’
– ‘Un flash….!’
-‘ Non, comme une intuition que je ne saurai l’expliquer…!’
-‘ Vous voulez dire que vous m’avez dĂ©jĂ  dĂ©jĂ  rencontrĂ©e ailleurs…!’
-‘ Dans une ancienne vie, …? Non, je ne crois pas au ce mysticisme…!’
-‘ Et pourtant cela existe….!’
-‘ En avez vous les preuves…?’
– ‘ Non…! Pas vraiment…!’
-‘ Des rencontres dans le passe…?’
-‘ Dans le passe…? DĂ©jĂ  bien heureuse de vivre mon prĂ©sent..!’
-‘ Et comment voudrais-tu ton futur….?’
-‘Avec plein d’enfants….Un mari au coin de la cheminĂ©e…Une grande maison…! Vivre comme dans un rĂŞve d’enfant…!
-‘ Ben ce n’est pas difficile Ă  trouver ce genre d’homme….! Peut ĂŞtre que votre ami l’est dĂ©jà…!’
-‘ Je n’ai pas de copain, qu’une amie seulement, avec qui je m’entends très bien…!’

Elle s’Ă©tait bien gardĂ©e de prononcer le nom de Chung, sa secrĂ©taire.

-‘Marie-France, que font vos parents…?’
-‘Papa est moniteur dans une station d’avion-Ă©cole…! Maman, travaille Ă  la Mairie…De Marseille…!’
-‘Et toi que fais-tu ….?’
-‘Je vis aux crochets de mes parents…! Non, je vis dans un studio pas très loin de chez vous, et je travaille dans un cabinet de gestion comptable…!’
-Mes parents vivent en Tunisie…Mon père est prof de français et ma mère, de mathĂ©matiques…!
-‘Ah des tĂŞtes bien instruites…!’
-‘Si on peut le dire comme ça…! Mon père a perdu un Ĺ“il, il y bien longtemps…! Lors d’Ă©vènements douloureux. Il me parlait souvent d’un ami avec qui il Ă©tait souvent liĂ© dans sa jeunesse. Imagine-vous, leur amitiĂ© Ă©tait si forte qu’ils conclurent un pacte de sang….! Bof, vous savez la jeunesse et l’amitiĂ© font parfois de ces serments…!’
-‘Et il ne l’a jamais revu….?’
-‘Non…! Il m’a dit qu’il voulait oublier son nom…! Alors, je n’ai pas insistĂ© mais un jour, je suis tombĂ© sur de vieilles photos et j’ai pu voir son visage mais pas son nom. Que des initiales !….. JPL….!’
-‘Peut ĂŞtre mon père, il s’appelle Jean-Pierre Lartigue…! ‘ Dit -elle en guise de plaisanterie.
-‘SĂ»rement ….! Cela peut ĂŞtre aussi Jacques-Paul Leandri…! Non…!’ Etc….!’

A suivre….

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003.

Quatrième chapitre.

Le Pacte

Reda.

Ils arrivent enfin Ă  l’hippodrome en question.

Marie descendit de la voiture, laissant Reda se garer. Le couple fit son entrĂ©e dans le grand parc Ă  chevaux. Reda, lunette de soleil accrochĂ© au nez, avait fière allure. Il formait un couple parfait. Le jeune homme indiqua Ă  son invitĂ©e de ‘marque’ le restaurant en question. Deux places Ă©taient rĂ©servĂ©es.
Ce dernier Ă©tait au premier Ă©tage et dominait tout le champ de course, par une baie vitrĂ©e. Une vue magnifique s’offrait Ă  leurs yeux.

-‘Oh que c’est beau…!’ Lança Marie-France…
-‘Je viens souvent ici me ressourcer…! Cela me rappelle Sidi Tabeth…! Une rĂ©gion de mon pays oĂą l’on Ă©lève les chevaux de courses, des Ă©talons arabes. Mon oncle y avait un haras…!’
-‘C’est bien la première fois que je viens assister Ă  une joute de chevaux…! Merci Reda.
-‘Il va-y en avoir plusieurs, Marie…!’ Toutes les demi-heures…! Tu vois lĂ  bas, le paddock, les chevaux vont se prĂ©senter une dernière fois devant les parieurs, avant de regagner la ligne de dĂ©part…!’
-‘Et ensuite…?’
-‘Ensuite, un coup de feu donnera le coup d’envoi…!
-‘Et……!’
-‘Et les premiers arrivĂ©s donneront lieux Ă  des gains proportionnels selon leur classement et les mises des parieurs….!’
-‘Vous jouez….? Reda…?’
-‘Mettre mon gagne pain ici, sous les sabots des chevaux…! Tu n’y penses quand mĂŞme pas …! On redoute toujours la fin si on ne sait pas se contrĂ´ler… !’

Le garçon présenta le menu. En cours de repas…..

-‘Marie-France, demain soir je suis invitĂ© Ă  un OpĂ©ra….! Et j’ai deux cartons, l’un d’eux, m’est destine mais le second est seul, voulez vous l’accompagner…?’
-‘Au carton…..?’
-‘Oui…..!’
-‘Je rĂ©serve ma rĂ©ponse pour tout Ă  l’heure….!’ Mais dites–moi….! Comptes- vous m’accaparer…?’
-‘Non seulement vous voir assez souvent …!Je suis seul dans cette ville…!’
-‘DĂ©cidĂ©ment, je ne tombe que sur des esseulĂ©s…!’
-‘Pardon….!’
-‘Je parlais toute seule..!’
-‘Je m’excuse, vous n’ĂŞtes pas obligĂ© d’accepter…!’
-‘Je pensais Ă  mon amie…! C’est tout…!’
-‘Votre ami…? Mais vous m’aviez dit ĂŞtre cĂ©libataire…!’
-‘Je le suis mais….!’
-‘Oui….! Mais….. !’

Il sentit une gêne monter en elle. Elle baissa son regard tout en continuant à dé-coquiller ses moules..

-‘Pour la soirĂ©e de demain, c’est OK….! Mais pour le prochain rendez-vous, si vous en avez encore un dans la tĂŞte, ne pensez pas au dimanche de la semaine en 8, je concourre… !’
-‘Vous concourrez…?’
-‘Oui, ma passion c’est les plongĂ©es dans l’air, libre comme le vent, je fais du saut en parachute….!’
-‘Ah…! Peut ĂŞtre que votre mal provient de ces chutes assez rĂ©pĂ©tĂ©es…!’
-‘Quel mal….?’
-‘Vos maux de nuque….? Pardi…!’ Vous devriez faire plus attention….! ‘
-‘Je pense aussi qu’il vaut mieux se tutoyer…!’
-‘DĂ©cidĂ©ment…..! Tu lis dans mes pensĂ©es….!’

Il la regardait par-dessous ses yeux, comme quelqu’un qui a prit soudainement un coup de foudre dĂ©s l’instant oĂą elle rentra pour la première fois dans son cabinet.
Il voulait lui avouer quelque chose d’intime mais sa langue devenue pesante et ses idĂ©es confuses, lui interdirent une quelconque Ă©mission. Il reporta Ă  plus tard, la confidence qu’il n’a jamais encore dite Ă  une femme. Se demandant, tout en parlant, s’il n’Ă©tait pas trop tĂ´t pour le lui dire. Reda, sentait son cĹ“ur s’accrocher lentement mais sĂ»rement par sa beautĂ© et surtout part sa simplicitĂ©.

-‘Je ne suis pas sorti avec une femme depuis que je suis ici. Non point, par manque de succès ou de timiditĂ© mais pour mieux me concentrer sur mes Ă©tudes….! Et puis faire l’amour comme ça Ă  la volĂ©e ne m’intĂ©ressait guère. C’est un sentiment qui m’est très prĂ©cieux pour le dĂ©naturer…!’

Elle l’Ă©coutait avec une certaine candeur. Elle avait devant elle, un très beau jeune homme d’excellente situation, qui parlait de l’amour avec une façon presque toute religieuse, pieuse, comme si ce geste de ‘fornication naturelle’ devenait presque un crime s’il ‘Ă©tait semĂ© Ă  la volĂ©, comme des petits grains aux hasards des rencontres. Il idĂ©alisait ce sentiment.
Elle le laissait disserter son point de vue. Et sans le juger, elle prĂ©fĂ©ra ne point Ă©mettre d’opinion, se cantonnant Ă  approuver sans confronter sa rĂ©flexion. Tout en sirotant son cafè. Elle ne le laissait pas indiffĂ©rente et le trouvait mĂŞme amusant par moment.

Il la dĂ©posa trois heures plus tard devant son logis. Elle descendit de la voiture tout en lui bisant par deux fois les joues. Il attendit un instant qu’elle s’engouffra dans le palier avant de dĂ©marrer pour s’arrĂŞter un peu plus loin et souffler. Il Ă©tait heureux par cette première rencontre.
Il arriva dans son appartement situĂ© Ă  la rue D’Isly. Un très beau six pièces avec balcon. DĂ©corĂ© avec goĂ»t. Il y rĂ©gnait une bonne chaleur. Il se dĂ©shabilla et s’allongea sur le lit tout en repassant les images de cette belle après midi. Repassant surtout de mĂ©moire, toutes les conversations. Se disant par moment qu’il aurait du dire ceci Ă  la place de cela. En conclusion, il dĂ©cerna un satisfecit personnel Ă  son ego, Ă©tant convaincu de s’en ĂŞtre sortit allègrement.
Il tomba dans un profond sommeil quelques minutes plus tard, après sa rĂ©ussite ‘amoureuse’.

Chung assise sur le sofa, tressaillit sous le coup de la sonnerie de la porte. C’Ă©tait son amie qui revenait de son rendez-vous. Elle ne dit mot et retourna s’asseoir en rongeant son frein attendant que sa maĂ®tresse lance le premier mot.

A suivre…..

PASSE ICI LE 20/03/2006. SUR LE PTB.

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003.

Cinquième chapitre.

Le Pacte

La déclaration.

-‘Bonsoir Chung….!’

L’autre ne rĂ©pondit pas…
-‘Tiens -tu me boudes…..!’

Silence…

-‘Ah …! Je vois…! Une scène de jalousie muette….!’

Toujours pas de réaction.

-‘….Bon…! Puisque c’est comme ça, je ressors….!

A ce moment là, elle sort de son silence …

-‘Bonsoir Marie….!’
-‘Ah enfin, pas trop tĂ´t….!
-‘C’Ă©tait bien, tu as fais l’amour avec lui…..!
-‘Oui….! Merveilleusement bien…!’
-‘Pourquoi me fais- tu souffrir…..!’
-‘Ben, c ‘est toi qui fait les rĂ©ponses Ă  ma place, et si ça peut te consoler, je n’ai aucune attirance pour lui.
Elle mentait pour la première fois à son amie afin de ne pas lui faire de peine, quand son portable retentit..

-‘Marie-France, c’est moi, je voulais te remercier pour cette demi-journĂ©e splendide…!’
-‘Pour moi aussi….! Je suis fourbue, je vais me coucher, Ă  demain soir…!’

Chung…..

-‘Tu ressors demain soir avec lui…..?’
-‘Oui, Ă  l’opĂ©ra ma chĂ©re….!’
-‘Je croyais qu’il n’Ă©tait pas attirant…?’
-‘Oui….! Je profite de son argent comme une belle salope que je suis…!’
-‘Viens….!
-‘Non …! Je suis fatiguĂ©e et tout cela commence Ă  m’ennuyer….!’
-‘T’ennuyer….? Qu’est ce qui t’ennuie…..! Moi…?’
-‘Je ne sais plus qui m’ennuie et qui ne m’ennuie pas OK….? Je vais me coucher…!’ Sur le sofa…!’

Chung faillit s’Ă©vanouir, en deux ans de relation, elles n’avaient jamais fait lit Ă  part. Et lĂ  ce soir…

-‘Tu ne veux pas coucher avec moi….?’
-‘Non….! Je veux dormir seule ce soir, cela te gĂŞne…?’

Chung se prĂ©cipita dans sa chambre et se mit Ă  pleurer Ă  chaudes larmes. Elle prĂ©jugeait du pire, que son amie se dĂ©tache d’elle.
Marie entra dans sa chambre….
-‘Tu agis comme une gamine Ă  qui il manque une sucette….!’

Elle referma la porte et alla s’allonger sur le sofa.

Les rencontres entre Réda et Marie-France devenaient, au fil du temps, plus assidues. La jeune fille planifiant son temps entre son travail, sa passion, le saut, et cette nouvelle situation. Au détriment de Chung. Les querelles, entre elles, avaient atteint leur point culminant. Les échanges devenaient exécrables et finalement Marie- France excédée ….

-‘ Chung……! Je suis lasse par tout cela, je n’en puis plus…! Ok….! Sauvons encore ce qui peut ĂŞtre sauvĂ©, notre amitié…! Il faut que tu t ‘en ailles, d’ici. Retourne oĂą tu veux…!’
-‘Mais…Essayons de reprendre, de recoller…!’
-‘Il n’y a plus rien Ă  recoller, ni Ă  reprendre, cela fait plus d’un mois que je dors sur le sofa…! ‘ Je n’aurai pas fais tout ce tohu-bohu si cela t’Ă©tait arrivé…..! Tu comprends, tu ne peux pas m’accuser de trahison puisque tu Ă©tais censĂ©e connaĂ®tre tous mes projets….!’
-‘Mais alors…. ! Tu cherchais quoi avec moi….?’
-‘Je cherchais quoi…..? Mais si tu rappelles bien, c’est presque par charitĂ© chrĂ©tienne que je t’ai laissĂ© faire ce soir lĂ  cette chose Ă  laquelle je n’y ai jamais pensé…! Je ne le regrette pas, et mon sentiment a Ă©tĂ© toujours honnĂŞte, je t’aime encore, mais il faut que je ‘casse’ tout ça…! Pour mon bien…! Tu ne veux pas mon bien….? Tu veux ĂŞtre Ă©goĂŻste….? A mon Ă©gard….? Je veux donner une chance Ă  ma vie, tu comprends cela et ne pas finir dans 30 ans comme un mollusque comme une vieille moule….! Cet homme est ma chance….HonnĂŞte, prĂ©venant, sĂ©rieux, amoureux…..!’

-‘Je vois….!’

Revenons quelques mois en arrière, lors d’une seconde invitation Ă  l’OpĂ©ra. Ce soir lĂ , Marie-France, habillĂ©e d’une robe longue noire, en fourreau toute perlĂ©e, qui lĂ  moulait de haut en bas, et recouverte d’un manteau en vison prĂŞtĂ© par sa maman, descendait les escaliers de son appart, pour aller Ă  la rencontre de Reda qui l’attendait au bas de son immeuble. Elle brillait de mille feux. Elle s’Ă©tait Ă  peine assise auprès de lui que….

-‘Marie…..! Je suis Ă©bloui…!…Qu’elle Ă©lĂ©gance…..!’

Elle ne dit mot. S’attachant Ă  Ă©couter ses Ă©loges. Il continua, comme s’il voulait lui porter l’estocade.

-‘ C’est la première fois de mon existence que je vais dĂ©clarer un sentiment qui ne peut plus attendre……!’

Il la fixa dans les yeux….

-‘Marie…..! Au nom de D ieu tout puissant et qu’il me soit tĂ©moin en ce prĂ©cieux moment, je voudrais te dire combien mon amour envers toi est si pur et vrai…! Je t’aime…!’
En prononçant ces deux dernières paroles, elle vit dans ses yeux des larmes briller…Elle pinça ses lèvres puis lentement prit sa main droite pour la porter à sa bouche. Une grande émotion envahit Réda et sans plus attendre…..Il lui dit..

-‘Je veux t’embrasser….!’

Elle rapprocha sa tĂŞte de son Ă©paule et Reda, bien maladroitement l’embrassa comme un novice. Elle reprit le baiser mais Ă  sa façon. Reda, sentit tout son corps remuĂ©, comme enveloppĂ© par une tornade. Une chaleur intense inonda son ĂŞtre. Il Ă©tait subjuguĂ© par cette femme qui venait, elle aussi, lui dĂ©clarer son amour.

C’est dans la loge, alors qu’on l’on jouait Carmen et qu’elle Ă©tait concentrĂ©e sur le jeu des acteurs, que son ami sortit de son veston, une petite boite recouverte de papier cadeau. Un pĂ©tale de rose Ă©tait collĂ© au petit cordon. Elle fut surprise par le geste et sans attendre, elle dĂ©fit le petit paquet. Un Ă©crin de couleur grenat s’offrait Ă  son regard. Elle souleva la languette lentement, sans trop faire de bruit et lĂ , une bague sertit d’un diamant, brillant de cent feux, enflamma sa vue.

-‘….En guise de reconnaissance pour ce que tu m’offre au quotidien…! ‘Dit-il presque en chuchotant.
-‘Mais je ne t’ai rien encore offert…?’ Dit -elle en bafouillant…
-‘Si….! Chut….! Ta prĂ©sence Ă  mes cĂ´tes et cela depuis presque six mois sans interruption…!
Quelque chose que tu ignore sans doute, des choses auxquelles je rĂŞve sans arrĂŞt et qui me rĂ©veillent tous les matins, en me demandant si je ne vis pas des leurres, des mirages…Des choses qui font bondir mon cĹ“ur dĂ©s que je prononce ton nom, rien que cela… ton nom….! Ton visage est partout. Je n’ai pourtant jamais pensĂ© un seul instant que je me trompais dans mon choix et chaque matin, le doute me prenait en me rĂ©veillant loin de toi…! J’ai alors pensĂ© au pacte de mon père et je m’en suis fais un aussi, en moi-mĂŞme, Ă  ton insu…! Je me suis promis de te rendre heureuse tout le restant de mes jours si tu consentais, un jour, Ă  m’Ă©pouser…!’
Lui confie t’il devant milles spectateurs plus absorbĂ©s Ă  entendre Carmen, qu’une dĂ©claration d’amour chuchotante et enflammĂ©e.

Sans réfléchir, elle lui lança….

-‘…..Oui je le veux….!’

Sa réponse fusa comme une flèche qui a atteint son but.
Ces quatre paroles sorties par sa bouche parfumĂ©e au chewing-gum ‘Hollywood’, envahirent les pensĂ©es de RĂ©da; il ne voyait plus rien, les acteurs et la scène s’Ă©vanouirent devant lui. Plus de Carmen et de colonel…
Il se sentit enveloppĂ© par un halo presque saint, d’Ă©motion et d’amour. Il finit par faire retourner la tĂŞte de Madame la Comtesse de Bluberry, arrière- arrière- arrière petite fille de Louis 11, sa voisine…Par son bĂ©gaiement….

-‘Tu… Tu… Tu…Le veux…?’

-‘Chut….! Lança la vieille ‘bis- monocles’.

Elle répliqua….Doucement..

-‘ Je…..Je..! Je…Le veux….!’

Fin de Carmen…..

PASSE LE 21/03/2006.

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003.

Sixième chapitre.

Le Pacte

La fugue.

Réda, en fin de soirée, proposa la jeune femme, de venir découvrir son appartement. Elle fit connaissance, une demi-heure, plus tard, avec la décoration et le haut standing de ces six pièces pérchè au 8 ième avec balcon. Elle lorgna du côté de la Cathédrale de Notre-Dame de la Garde.
Son fiancĂ© se posta derrière elle et tout en la prenant par la taille, la souleva pour la dĂ©poser dĂ©licatement sur le grand lit, tout en tamisant la lumière. Elle Ă©tait pareille Ă  une belle fleur qui n’attendait plus qu’a ĂŞtre effeuillĂ©e….

-‘Tu sais Marie…..! Tout cela ne vaut rien Ă  mes yeux, par rapport Ă  ce que tu reprĂ©sente pour moi…!’

Elle avait les yeux fermĂ©s. Elle posa sa jambe sur son Ă©paule, dĂ©couvrant ainsi une partie de ses fesses prises dans une petite culotte blanche. Il embrassa ses genoux et tout en s’allongeant près d’elle surplomba son corps pour bĂ©coter sur son front. Son visage fut couvert de bisous. Il n’Ă©pargna aucun endroit de son joli minois. Puis, dans sa lancĂ©e, il ‘dĂ©-fermertura’ sa robe longue tout en dĂ©grafant son soutien. Elle laissa tomber ses chaussures Ă  talons. Il baisait ses bouts de seins en Ă©rection. Elle lui baissa le pantalon. Ils Ă©taient nus Ă  prĂ©sent. Avec pudeur, elle ignora pour l’instant son membre dressĂ©. Laissant Ă  plus tard, ce dessert dont elle se rassasiera.
Il plongea dĂ©licatement sa tĂŞte dans son fourrĂ©. Il se gorgeait par son parfum intime. Elle Ă©carta un peu plus ses jambes, pour mieux ressentir les lapements de sa langue. Elle en oublia son amie Chung sous ses vrilles qui lui donnaient le tournis. Elle gĂ©missait lĂ©gèrement. Il avait Ă  quelques centimètres de son nez et de sa bouche, la plus belle corolle Ă©panouie en chaleur qui soit. Il laissa son instinct de male approfondir son intĂ©rieur. Il burinait sans relâche les contours de son chou, avalant au passage, ses gouttes de nectar qui s’Ă©chappaient par son pubis aux poils roux.
Marie-France, retrouvait lĂ  l’homme qu’elle avait ignorĂ© depuis deux ans.
Elle se releva, les joues couleur pourpre, et prit les rĂŞnes. Elle se positionna devant son maĂ®tre et lĂ , elle cala son beau gland rosĂ© entre son palais et sa langue. Elle aspirait son membre, levĂ© comme un flambeau, qu’elle triturait avec dĂ©lice alors que Reda la dominait de haut. La suite sans dĂ©tail, est Ă  deviner. Elle baigna dans la jouissance, il fut inondĂ© par le bonheur.

Retour au présent

Chung reprit…..
-‘….Je ne veux en aucun cas ĂŞtre un obstacle Ă  ton bonheur….!’

Elle se leva, prit un escabeau pour atteindre le haut de l’armoire.

Marie-France…

-‘Tu pars tout de suite…?’
-‘Oui…LĂ  tout de suite Ă  l’hĂ´tel…!’

Elle ramassa ses quelques affaires et une heure plus tard, se retrouva dans la rue avec sa valise. Elle claqua dĂ©finitivement la porte de son ex maĂ®tresse. Marie-France, ne s’interposa pas au dĂ©sir de son amie, supposant par- lĂ  que cela ne serait qu’une fugue, une sorte de mauvaise humeur et que Chung reviendrait après avoir rĂ©alisĂ© avec le temps, la justesse des idĂ©es de son amie.

Légèrement torturée par la conversation de la veille, elle téléphona à Réda, le lendemain…

-‘Allo…..! ChĂ©rie…..? ‘
-‘Bonjour Marie…!’
-‘Est ce que ta secrĂ©taire est arrivĂ©e ce matin….?’
-‘Non, justement, elle a tĂ©lĂ©phonĂ© pour me dire qu’elle se sentait lĂ©gèrement souffrante, et qu’elle reprendra le service demain matin…! Pourquoi me demandes tu ça….?’
-‘Oh…! Pour rien…! PlutĂ´t si, je voulais prendre rendez vous pour un ami, et je ne voulais pas te dĂ©ranger….! Bon…! C’est pas grave, Ă  ce soir…!

Elle raccrocha vite fait.

Comme il le fait tous les matins, RĂ©da, s’arrĂŞta un instant devant son kiosque Ă  journaux et lĂ , il vit en première page du France-Soir, la photo de Chung, avec comme titre….’
‘…….Une jeune fille trouvĂ©e morte sur la plage de la Ciotat……’
Suivait un long article Ă  l’intĂ©rieur en page 4…….

A suivre……

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003.

Septième chapitre.

Le Pacte

Le suicide de Chung.

On y lisait qu’une jeune fille de 20 ans, de type asiatique a Ă©tĂ© retrouvĂ© morte sur la plage de la Ciotat. Le visage tumĂ©fiĂ©. La police enquĂŞtait pour Ă©lucider cette affaire qui apparemment n’est qu’un suicide.

Il froissa son canard et téléphona à Marie…

-‘Allo…! Marie….? ‘
-‘Oui….!’
-‘Je viens de lire une chose Ă©pouvantable sur le France-Soir, au sujet de ma secrĂ©taire….
Mademoiselle Chung….On l’a retrouvĂ©e morte sur la plage du cĂ´tĂ© de la Ciotat…?’
-‘Tu parles de Chung…?’
-‘Ben oui je n’en ai pas d’autre,…..! Marie…!’
-‘Tu dis ….! SuicidĂ©e…..?’
-‘Oui….! D’après le journal….! La police ne va pas sĂ»rement tarder Ă  venir me voir…!’
Allo…..! Marie….! Marie….!’ Zut, ça c’est coupé….!

Marie avait coupé la conversation.

Elle était abasourdie, elle se jeta sur son lit et se mit à sangloter à chaudes larmes.
Elle ne rĂ©alisait pas que son ex, puisse aller jusque lĂ . Qu’elle serait, elle, Marie, la cause de sa mort. Elle redoubla ses pleurs. Elle frappait le lit, tout en mordant l’oreiller Ă  plusieurs reprises.
Elle se culpabilisait, se redisant mille fois, dans sa tĂŞte, qu’elle n’aurait pas du agir de la sorte, et que sa conduite trop sèche et irrĂ©flĂ©chie Ă  conduit Chung Ă  cet affreux geste.
Elle se leva, les cheveux en bataille, pour s’asseoir sur la moquette. Elle repassa cette fameuse soirĂ©e d’adieu dans son esprit. Les cigarettes s’enchaĂ®naient les une après les autres. Elle avait besoin de sortir, s’Ă©vader de ce studio qui lui rappelait trop de souvenirs. Les murs Ă©taient encore imprègnes par son parfum. Ses quelques affaires Ă©taient encore suspendues dans son armoire. Marie sentait qu’elle devenait folle. Elle se prĂ©parait Ă  sortir quand la sonnerie de la porte retentit. Quand….

-‘Bonjour…! Mademoiselle….! Nous sommes de la police judiciaire. Je suis l’inspecteur Boulakia de la crim et lĂ  mon collègue Gilbert. Nous avons quelques questions Ă  vous poser, pour vĂ©rification. Nous vous retiendrons pas longtemps……! Pouvons- nous entrer…?’
-‘Oui, certainement inspecteur…!’
-‘VoilĂ , nous avons trouvĂ© des papiers sur une certaine Mlle Chung Challand, qui habitait ici, sa dernière adresse connue; Carte d’identitĂ©, votre photo apparemment et diverses adresses et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone…..etc…! La connaissiez vous, Mademoiselle…..Marie-France…?’
-Oui, et je vais aller tout droit au but, elle Ă©tait ma maĂ®tresse et nous vivions ensemble ici, sous le mĂŞme toit, depuis deux ans. Nous avons eu, hier soir, une querelle. Je lui annonçais qu’il fallait que l’on se sĂ©pare car je suis tombĂ© amoureuse d’un homme. Elle a très mal pris la chose. Elle a fais ses affaires me disant qu’elle passerait la nuit dans un hĂ´tel…! Elle travaillait comme secrĂ©taire chez un mĂ©decin…’
-‘Nous avons dĂ©jĂ  interrogĂ© Monsieur RĂ©da Tunsi…! Charmant…Monsieur…! Ben, je ne vois pas ce que nous pouvons ajouter Ă  notre enquĂŞte…Un suicide suite Ă  un chagrin d’amour…!’
-‘Qu’allez vous faire Ă  prĂ©sent….Monsieur L’inspecteur Boulakia…?
-‘Classer l’enquĂŞte……! Mademoiselle….! Les affaires de cĹ“ur sont les plus faciles Ă  rĂ©soudre…!’
-‘Je vous serai grès de ne pas dĂ©voiler cette intimité….!’
-‘A qui donc….! Mademoiselle…! Nous sommes lĂ  pour Ă©lucider et pas pour faire des ‘ragotages’…! Au revoir….!

Elle serra la main de l’inspecteur et de son accompagnateur.

Elle entama un second paquet de clopes Gitane.

-‘Qu’elle conne…! Mais qu’elle conne, je suis…! Comment n’ais-je pas pu deviner son angoisse…! Mais qu’aurais-je pu faire….!’

Des questions sans réponses qui venaient sans cesse la remettre en cause. Elle avait rompu un pacte sans deviner les conséquences funestes qui allaient se produire. Ses pensées volaient en éclats.
La nuit tomba. Elle ferma son portable pour ne point ĂŞtre dĂ©rangĂ©e. En plein milieu de la nuit, elle se rĂ©veilla en transe…Elle voyait son amie debout sur un rocher pour se jeter du haut. Elle suait dru. Elle se leva, s’Ă©pongea le front et reprit une clope. Elle ne pouvait plus se rendormir. Elle noya deux cachets effervescents dans un fond de verre Ă  moitiĂ© remplit d’eau, qu’elle but pour attĂ©nuer ses maux de tĂŞte. Ensuite, elle dĂ©cida sans trop rĂ©flĂ©chir Ă  appeler son RĂ©da.

-‘J’arrive ma chĂ©rie…! Dans une demi-heure, je serais près de toi…!’

Il était trois heures du matin, quand Réda frappa à sa porte. Elle était déjà prête.
Seulement vĂŞtue d’un peignoir. Elle jeta dans un sac Ă  dos quelques affaires superflues, un survĂŞtement, une paire de basket. Elle s’engouffra dans la voiture sans rien dire. Ils roulèrent sous les ‘fanales’ de la grande avenue LA CANEBIERE. A vive allure.

-‘Je ne veux plus retourner dans mon studio….!’
-‘Je voulais te le demander, et bien merci pour ta dĂ©cision….!Demain matin, tu fais les magasins, tu renouvelles ta garde robe et tu jettes toutes tes affaires sales……!’

Elle releva ses derniers mots comme si elle recevait des ordres impératifs

‘… Affaires sales…’ pourquoi ‘…Affaires sales….?’ Se doutait – il de quelque chose…..? De quelle ‘ Sale relation…’ …..Y avait il un rapport avec Chung…..? Lui avait elle dĂ©voilĂ©e sa relation par jalousie…? Par dĂ©pit amoureux..!’

Tous ces doutes se bousculaient dans sa tĂŞte migraineuse.

Elle était mal en point pour donner un certain crédit à des paroles peu être dites sans intention.

Ils arrivèrent dans l’appartement. Sans Ă´ter sa cape de bain, Marie-France se jeta littĂ©ralement dans le lit encore chaud et dĂ©fait de son fiancĂ©e. Il fit de mĂŞme. Et elle ferma les yeux tout en enlaçant son RĂ©da.

Elle se rĂ©veilla dix heures plus tard. Vers les 16 heures. Elle dĂ©couvrit un petit message sur la commode.’…Bonjour chĂ©rie..! Je reviens dans une demi-heure..!’ Elle se leva, versa un larme de cafè, enflamma une cigarette et resta un moment pensive. Sans se dĂ©tacher de ses idĂ©es noires.
Elle fouilla dans son sac Ă  main et tira un petit rĂ©pertoire tĂ©lĂ©phonique, qu’elle feuilleta. Elle l’ouvrit Ă  la lettre. C comme Challand…. Le numĂ©ro de la famille d ‘accueil de Chung.

A suivre…

Albert Simèoni
Récit.
Le 6/11/2003.

Le Pacte

Madame Challand.

Une voix au bout du fil..
-‘Allo……?
-‘Madame Challand…?’
-‘Oui….! Qui est Ă  l’appareil….?’
-‘Marie-France…..! Madame Challand..!’
-‘OOOOOhhh….! Marie-France…..! Marie-France…! Quel malheur….! Nous sommes effondres mon mari et moi….Notre Chung….’

La dame sanglotait comme une Madeleine..
Marie-France sentit monter en elle , des larmes. Elle se retint….
-‘ Mais que c’est t’il donc passe….? Nous venons de recevoir, hier une lettre dans laquelle elle nous disait ‘Adieu’ …! Mon D ieu…..Mais pourquoi donc….?’
-‘Que disait elle d’autre cette lettre madame Challand…?’
-‘Elle parlait d’un grand chagrin d’ amour, sans plus, elle ne cite pas le personne…! Mais nous savions qu’elle frĂ©quentait un homme de bien, charmant, gĂ©nĂ©reux, qui la rendait heureuse, qu’ils allaient convoler en justes noces très prochainement, un mĂ©decin…..!’
-‘Un mĂ©decin……? Un mĂ©decin…..? Son nom madame Challand….S’il vous plait…?’
-‘Ecoutez, nous n’avons pas le temps de discuter, nous devons aller Charles et moi Ă  la morgue pou reconnaĂ®tre le corps de notre fille…..!’
-‘Mais le nom s ‘il vous plait….!

La dame raccrocha….

Marie se sentait défaillir.

‘….Un mĂ©decin….? Alors, RĂ©da sortait peut ĂŞtre avec nous deux, Ă  notre insu….!’

Se dit’ elle dans son for intĂ©rieur.

‘ Mais comment ….! Non…! Ce n’est pas possible, elle me l’aurait dit…! Oui….! Et pourquoi me le dirait ‘ elle, j’ai bien cachĂ© mon union Ă  RĂ©da….! Alors …? ‘

Elle se boucha les oreilles. Ne voulant pas croire Ă  sa situation. Ses maux de nuque redoublèrent d’intensitĂ©.
Elle ramassa son baluchon, prit l’ascenseur et se retrouva dans la rue. Le mistral lui fouettait le visage. Elle marchait sans savoir oĂą allait. ArrivĂ©e Ă  hauteur de la Canebière, elle s’engouffra dans une bouche de mĂ©tro. Un quart d’heure plus tard, elle en ressortait. Hagarde. Son portable sonna, le numĂ©ro de RĂ©da s’afficha. Elle ne rĂ©pondit pas.
PrĂ©fĂ©rant se rendre Ă  son studio. Elle jeta un coup d’Ĺ“il dans sa boite aux lettres, et lĂ  elle reconnut l’Ă©criture de son ancienne compagne sur une enveloppe, qui lui Ă©tĂ© adressĂ©e. Elle l’enfouit dans son sac Ă  main, laissant Ă  plus tard sa lecture.

Elle monta les marches, puis arrivĂ©e Ă  hauteur de son palier, fit tourner la clef dans la serrure pour se retrouver Ă  l’intĂ©rieur de son home. Les affaires Ă©taient encore lĂ , comme elle les avait laissĂ©es la veille. Une odeur d’enferme titilla ses narines. Elle alluma une baguette d ‘encens. Avec une cigarette. Les deux odeurs enfumèrent la pĂ©nombre, ouvrit les volets clos pour respirer un bon bol d’air frais, Ă©purĂ© par le vent marin et froid. Elle se mit Ă  fouiller les tiroirs dans l’espoir de surprendre une missive oĂą un petit mot que RĂ©da aurait pu Ă©crire Ă  Chung, ce qui confirmerait ses soupçons. Mais, hĂ©las, elle ne dĂ©couvrit aucun mot qui lui mettrait la puce Ă  l’oreille. Elle se rappela la lettre de son amie. …..

‘Ma chĂ©rie,

Je vais commettre le geste le plus abject qu’il ait donnĂ© Ă  une femme amoureuse de faire.
La vie sur terre, n’est pas faite pour moi. Je me suis contentĂ©e de peu et de beaucoup par ta prĂ©sence et par l’amour que j’ai reçu de ta part, cela me donne l’impression d’avoir vĂ©cu dans un trop grand rĂŞve que je voulais dĂ©finitif; sans penser Ă  toi. Je me suis rendu compte combien, mon Ă©goĂŻsme Ă©tait accaparant au point d’avoir voulu t’enfermer dans ma prison dorĂ©e. Je n’Ă©prouve aucun chagrin, sauf de celui de te quitter pour un monde meilleur, mais au contraire, une sorte de libĂ©ration pour nous d’eux car comme tu me l’as dis, il fallait que l’une de nous deux, quitte l’autre. Je vais le faire dans quelques minutes afin d’effacer une partie de ton passe et n’ĂŞtre plus pour toi, qu’un lointain souvenir qui ne te ferait plus ombrage. Je ne serai plus lĂ  pour te rappeler aussi cette mauvaise chose que je fus. Tout au long de notre relation, je n’ai eu d’ yeux que pour toi et pour personne…Je t’aime comme personne n’a pu aimer. Fidèle et fière. Adieu.
Merci Marie-France.
Chung.

Retournons en arrière.

Chung se retrouva donc ce fameux soir lĂ  , avec sa valise sur le macadam, vers les 19 heures. Elle trouva facilement un hĂ´tel. Elle paya sa chambre et se retrouva au premier Ă©tage dans un studio. Sans se dĂ©vĂŞtir, et comme pressĂ©e, elle sortit de son sac un stylo, s’assit devant un petit bureau. Par un des tiroirs, elle retira un carnet Ă  lettres aux pages lignĂ©es. Elle se mit Ă  Ă©crire deux lettres assez brèves; Une destinĂ©e Ă  sa famille d’accueil et l’autre Ă  Marie-France. Une fois sa tâche terminĂ©e, elle les timbra et les posta.

Elle se retrouva vingt minutes plus tard, sous un abri bus. Elle monta machinalement dans le bus de la ligne 28. Une demi-heure plus tard, elle marchait Ă  pied la grande avenue de la Corniche, qui longe la mer, juste en bas de la CathĂ©drale de Notre DAME DE LA GARDE. Elle jeta un coup d’Ĺ“il par-dessus la balustrade en ciment qui sĂ©pare la route du prĂ©cipice. Elle jugea qu’il lui fallait plus de hauteur et se mit Ă  gravir la route. Toujours plus haut. Elle arriva finalement Ă  un dĂ©tour, bien cachĂ© des automobilistes. Elle escalada le parapet en ciment pour juger du bas; les rochers et surtout la mer dĂ©montĂ©e. Sans rĂ©flĂ©chir, elle se lança du haut de la corniche, surplombant la mer d’une hauteur de 20 mètres. Son corps, disloquĂ© par les coups reçus lors de sa chute, se retrouva dans l’eau froide. Ce n’est qu’au petit matin, que des pĂ©cheurs dĂ©couvrirent Mademoiselle Chung, inerte, avec un visage tumĂ©fiĂ© qui avait dĂ©rivĂ© du cĂ´tĂ© de La Ciotat, toute la nuit..

‘…Elle retint la dernière phrase…’ Je n’ai eu d’yeux que pour toi….!…..Fidèle.!

Elle comprit que le doute n’Ă©tait plus permis. Elle s’allongea un instant, comme si elle voulait s’imprĂ©gner une dernière fois du parfum de son ex maĂ®tresse, quand la sonnerie de son tĂ©lĂ©phone perturba ses pensĂ©es.

-Allo……..! Marie-France…? C’est moi, Madame Challand…! Je voulais vous dire que l’enterrement de notre fille est fixĂ© pour Lundi prochain….! En l’Ă©glise de Notre –Dame- de la RĂ©demption..! ‘
-‘J’y serais, madame Challand…!’
-‘Je me suis souvenu du nom de son amoureux….Un certain Georges, Ă©tudiant en mĂ©decine…!’
-‘Oui, je vois, de qui elle veut parler, en effet ils s’aimaient beaucoup…! Mais voilĂ , il Ă©tait porteur d’une grave maladie et il est mort une semaine avant elle, elle a Ă©tĂ© le rejoindre, Madame Challand..!
-‘Quelle gĂ©nĂ©rositĂ© de cĹ“ur…! Ma fille…!’

Elle avait mentit pour réconforter cette bonne dame qui ignorait tout de leur relation.

Elle ferma la porte et en bas de l’escalier, elle eut la surprise de voir son RĂ©da l’attendre, au bas de son immeuble.

-‘ChĂ©rie….! Je suis si heureuse de te retrouver….!’
-‘Mes parents arrivent demain soir….!’
-‘Les miens sont dĂ©jĂ  là…!’
-‘Alors, on pourra se rencontrer et demander ta main Ă  tes parents..!’
-‘Oui, j’en ai dĂ©jĂ  parle Ă  ma famille. Ils sont d’accord de te rencontrer…!’
-‘Les miens aussi..! Je suis si heureuse..!’

A suivre….

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le dimanche 21 mai 2006 – 22h44:

AHAHAHAHAH…Exact Meyer tu es clairvoyant…

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Meyer (Meyer) le dimanche 21 mai 2006 – 22h41:

Dernières nouvelles sur les volatiles :

Les oies, les poules et les canards sont sortis des poulaillers, mais les corbeaux restent sous haute surveillance.
Les pigeons aux ailes coupées ne voyagent plus.
Les pies échangent les nouvelles au café du commerce en sirotant un thé à la menthe.

Et les alouettes ont oublié de faire le printemps.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mam_Haye (Mam_Haye) le dimanche 21 mai 2006 – 21h47:

‘…Feuilles de vignes…..???

Pourquoi ti parles di FEUILLES DESVIGNES…????

Enti???? Hein…? Ti as appris qq chose…????

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par P_Nina (P_Nina) le dimanche 21 mai 2006 – 20h33:

Man Fis ya Douda pourquoi ti es parti si loin de ta maman Pnina, maintenant tes petits frères ils
deviennent voyous, tellement ils ont plus peure de rien, alors reviens pour leur donner le bon exemple.

Tu ti rends compte ce que les petits ils s’amusaient ce matin, ils m’ont fait renvoyer la bonne.

On m’a raconté que le petit ZgouGou était étendu sur le sable, avec son petit frèreZguiGui, sur la plage de nudistes de Hak El Ouet, quand la boulice elle n’avaient pas encore commencé à obliger les braves gens, à porter des feuilles de vignes.

Il regarde les gens pendant un moment et tout Ă  coup il demande Ă  ZguiGui :

– « Pourquoi il y a des hommes qui ont le Zgig en l’air et d’autres qui l’ont en bas ? »

ZgiGui tu t’rends compte déjà à son age il sait tout, et il dit à sont petit frère :
-« Eh bien ceux qui ont le Zgig en l’air sont riches, et ceux qui l’ont en bas sont pauvres ».

La réponse satisfait le jeune ZgouGou et il continue à regarder. Peu de temps après, ZguiGui lui demande :

– « Au fait as-tu vu oĂą elle est passĂ©e notre gouvernante ? ».

Et ZgouGou il lui répond :

« Oui, elle était en train de parler à un homme pauvre, qui est devenu riche, et elle est en train de lui pomper tout son pognon ! ».

C’est un petit brel, mais il apprend vite ce ZgouGou.

En plus, ils ont tenté de faire chanter la bonne, en demandant chacun un tiers de ce qu’elle a pompé, mais la bonne les a dénoncé, et moi j’ai renvoyé la bonne, qui les a mal éduqués.

Alors ya Brel ! yési mel censure mt’aak, reviens vite j’arrive plus avec les deux petits voyoux.

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mam_Haye (Mam_Haye) le dimanche 21 mai 2006 – 15h59:

‘..Ye p_nina wineq???

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mr_Germain (Mr_Germain) le dimanche 21 mai 2006 – 14h54:
…LA REMISE DES OSCARS….ANNEE 2005….!’

BientĂ´t ici, la soirĂ©e des OSCARS D OR…

DES TROPHEES SERONT REMIS A UNE QUINZAINE D ACTEURS POUR LEUR ROLE DANS DIVERS FILMS ET COMMEDIE…

UNE BANDE ANNONCE VOUS PREVIENDRA DE CE GRAND GALA TOUT EN COULEUR….

QUI SERA RELEVE PAR LA PRESENCE DE SON PRESIDENT MR. HALFON ET DE SON DIRECTEUR THEATRAL MR ALBERT….!’

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mr_Germain (Mr_Germain) le dimanche 21 mai 2006 – 12h44:
SUITE A L ENQUETTE SUR LE CORBEAU D HARISSA….

DES FUITES SE SONT PRODUITES….

LES INTERROGES ONT REPONSE A TOUT….??????

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mr_Germain (Mr_Germain) le dimanche 21 mai 2006 – 00h43:
BientĂ´t UN GRAND SCOOP ICI…

QUI VOUS SERA ANNONCE CETTE SEMAINE….
PARRR…………………….

AHAHAHAHAHAHAAH….

PREPAREZ VOUS….

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le samedi 20 mai 2006 – 23h15:
BAR…….//////
KHEEEEEEE…NOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU….
A…….CHEM ELOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
KENOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU
BEKHOL…
BEKHORRRRR..
BEKHOL…MAAA YASSE YA DENOU…….………

OU VA KHER….ET CHENA TENOUUUUU…..

OU TEN….TEN…TEN….TEN ..§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
OU TEM OU TA MA TA…
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
ADAMAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH…
MA MA MA….aaaadama……

A mardi….

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Albert (Albert) le samedi 20 mai 2006 – 23h12:
CHAVOUA TOOOOOOOOOOOOOOOOOOVVVV..§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

AHAHAHAHAHAHAHAAHAH

…….ELSA…MAM…MICHKA…ZAZA…VAL…GIRELLE…MEYER…LA DOUDA….HAI….SHIRA…LALLA…BRAHAM….JNE YEN….MAXI..TAOUFIQ …EMILE…ET VOUS TOUS….

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mamili (Mamili) le vendredi 19 mai 2006 – 22h15:

Je ne peux pas m’absenter 5 minutes sans que vous dĂ©lirez grave!

Elsa marhasek moi Ă  Lille chez Morrisse???
si tu savais oĂą je suis !!!!!
Non Girelle (pas avec Brad lé oqp avec la Jolie)

Madame Pnina ! j’adooooooooooore la suisse, les perroquets et les catous ….mais je dois dire que votre fable de la chebala m’a Ă©poustouflĂ©.

Breitou brass omok haye ne passe pas la suite de la saga avant mon retour ! des fois qu’Elsa la lise par hasard et qu elle nous fassa un coup de calgon ! Ne prend pas de risque

Chabbat chalom et soyez sages !

Haut de la pageMessage prĂ©cĂ©dentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le vendredi 19 mai 2006 – 21h47:

CHANSON TIREE DE GHRIBE YE GHRIBE…ChantĂ©e en langue arabe du Sud dite ‘Fezzèni’.

‘….TAC TAC TAC TAC TACTACTACTAC…….Nyè …Nyè…..

Refrain…

§§§§§§…§§§§§§§…§§§§

Lèï’lèt chèbèEEEEEt ..!Ekèl lèïÏÏÏÏÏ’lè…!
Léï’lèt chèbèt ..! Ekèl lèïÏÏÏÏ’lè…!
Léï’lèt chèbèEEEEEt…! Ou chat’aha abèl
Houira bnèi’yèEEEEt èEEEEkel leĂŻĂŹĂŹĂŹĂŹ’lè….!

AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
OURIRIRIRRIRIRIRIRIRI……

TAC TAC TAC….

‘Le Vendredi soir…! Cette soirĂ©e là…
……………………………………….
………………! Une grande ambiance..
Quatre filles ce soir là….!’

.§§§§§§§..§§§§§§§§…§§§§§§

Solo…

Yâ’châkh mahtaAAAAAAAAr….! Houssèè zââÄAAA’ bèEEEEnè..
Chou’fta mèl zonaAAAAr tèmchi bĂ©l khèEEEEEEEE’lè..
Mèl bab èl daAAAAAAr.……..! Kaouèt JormanaAAA..
YaĂŻt ââl ââmlè ââ’dèb èkèl léï’lè….!

‘ Je suis amoureux aigrie……! Son visage rieur
Que j’ aperçois par l’encadrement de ma porte alors qu’elle marche avec son oncle.
Du seuil de ma porte …! Je vois tout le cafè Jormana.
AttirĂ© par sa beautĂ© de ce soir lĂ ’)

Refrain…
Lèilèt chèbèt ..! Ekèl lèï’lè…!
LĂ©ilèt chèbèt ..! Ekèl lèï’lè…!
LĂ©ilèt chèbèt…! Wèl cha’tahat è’blouni..!
Houira bnèi’yèt èl dèl leĂŻ’lè….!

…§§§§§§§§§§§§§…§§§§§§§§§§§

Solo
Aâl rouchallaièm..! Chmiyè èl brèkhè…!
SchĂ©’lloum â’likhim toubè ou brèkhè..!
Brass’èl kèlim…!Barèk brè’khè..!
Bèl ââ’chrè kè’lmèt ââl hè’di èl lèï’lè…!

‘Sur JĂ©rusalem…! J’ai entendu la prière
Que la paix soit avec vous merci pour la prière !
Sur ces paroles ….! Prie ton invocation.
Avec les dix commandements sur cette soirée là.

..§§§§§§§§§..§§§§§§§§§§§§

Refrain…

Lèï’lèt chèbèt ..!Ekèl lèï’lè…!
Léï’lèt chèbèt ..! Ekèl lèï’lè…!
Léï’lèt chèbèt…! Ou chat afèl
Houira bnèi’yèt èl di leĂŻ’lè….!

Solo.
En jik…! En jik….! Yè bent èl rèbbi..
MĂ©llè brass oubouk lè tya’dèb guèlbi..!
Ehni makhbout allaisch djè’nèni..!
Ou doukt Ă©lli ââd, ââl Ă©kèl leĂŻ’lè..!

(‘J’arrive….! J’arrive o toi la fille du rabbin
Mais sur la tête de ton père ne fais pas souffrir mon cœur
Je suis un peu échaudé alors pourquoi me rends-tu fou
Et je veux venir goĂ»ter au met de cette soirĂ©e lĂ !’) ( Il veut coucher avec elle )

….§§§§§§§§§§§§§§…§§§§§§§§
Refrain…

Lèï’lèt chèbèt ..!Ekèl lèï’lè…!
Léï’lèt chèbèt ..! Ekèl lèï’lè…!
Léï’lèt chèbèt…! Ou chat afèl
Houira bnèi’yèt èl di leĂŻ’lè….!

Solo.
Allaish….! Allaisch…! Châ’yalt’ nââri..
Fi oust Ă©l jèj fèk’hassibèk rabbi..!
Kayèlt blèch….! Bèyèt nèt garwah..!
Mèni’ fĂ©’èit èlli ââd tĂ  Ă©kèl leĂŻ’lè…!

(‘…Pourquoi..! Pourquoi…! As- tu allumĂ©..!
Le centre de mon cœur et je te souhaite de rendre des comptes à D ieu
Je ne ‘sieste’ plus et je dors tout remuĂ©..
Je ne voudrais pas rater la tradition de cette soirée là.

…….§§§§§§§…..§§§§§§…§§§§§

Lèï’lèt chèbèt ..!Ekèl lèï’lè…
Léï’lèt chèbèt ..! Ekèl lèï’lè…!
Léï’lèt chèbèt…! Wèl chatahat èblouni..!
Houira bnèi’yèt èl dèl leĂŻ’lè….!

TAC TAC TAC TACTACTACTAC…….Nyè….Nyè…..Nyè…..

Explication de la chanson.
Il s’agit de quelqu’un d’amoureux qui a jetĂ© son dĂ©volu sur une jeune fille. Il est amoureux mais elle ne rĂ©pond pas Ă  ses avances. Il aurait voulu qu’elle soit Ă  lui ce vendredi.
Il faut savoir que le vendredi soir la femme, après son hammam et surtout les agapes du ce soir lĂ  , doit se donner Ă  son mari. J J J Chikhè tacht èl batania.. ( Un kif sous les couvertures après l’apĂ©ro et le couscous..)

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