Bonjour tunes, moi c’est Naceur, je vous raconte une partie de ma vie et croyez moi c’etait très beau et quant je me souviens des fois je sens mon cur serré. Javais 19 ans (1977) quant jai eu mon bac du lycée de garçon de Sousse , je suis monté à Tunis pour mes études supérieures. Ma tante ma donné un studio à la rue sakiet sidi Youssef à Lafayette . J ai débarqué un samedi accompagné de mon oncle Ali le proprio, la porte de limmeuble etait fermée, ouvre avec sa clé et me la remit, au rez de chaussé le deux appartements etaient ouvert et Margot etait au seuil en train de discuter avec Mina, il me présente, en suite nous montâmes au 1er étage il sonne et me présente à Couca, Denise aussi a ouvert sa porte pour embrasser am Ali , au deuxième étage Baya etait en train dattendre son tour. Am Ali minstalle avant de me laisser entouré de cette communauté juive tunisienne. Au début, les choses etaient un peu difficiles parce que je navait pas certains réflexes entre autre, tirer la porte de limmeuble quant je sortais, mais après les choses se sont arrangées et je gagnais la sympathie de mes voisins. Petit à petit jai connu tout le monde Sauveur Cohen le mari de Margo, Roger Cohen le mari de Denise, Bechi le mari de Couca, et les enfants Anna, Kaki, Roger et Tomi . Avant de venir à Tunis javais en classe des amis juifs on etait en parfaite symbiose, je me rappelle le café palace, le cinéma lABC et le Vox et chez Mesbah , lété les boumes chaque nuit y avait les Zana, les Sitbon ,les Memmi et les Sarfati. Jetais bien admis parce que leurs parents connaissaient ma grande mère lArifa Hmadia patronne de la broderie de Sousse entre les deux guerres. Le jour, la plage de Bou Jaffar mous reunissait et la terrasse du petit mousse, les gâteaux de Bikhour qui ne s’en souvient pas. Je me rappelle mes premier jours à Tunis, cetait le début de lautomne, Roger la nuit caressait son Luth et chantait à faire vibrer les curs, je maccoudais timidement à la fenêtre pour écouter. Un jour en rentrant après les études Sauveur, qui etait déjà bien installe, minvite à revenir boire un verre, Margo etait la championne de la cuisine, la table etait toujours bien garnie, Gateau, salade, plat cuisinés. Plus tard Roger etait descendu avec Denise puis Couca et Bechi, Ce soir Roger a chanté et jai eu une sensation d’echange et damour familial, jai compris certaines choses qui jusque là mechappaient, désormais on à un même sort, nous sommes tous tunisiens, même culture, même espoir et même peur. La suite des jours setait une compatibilité et une compréhension parfaite. Je laissais mon studio aux enfants pour étudier calmement, je me sentais comme le grand frère, jencadrai et je suivais leurs cours jassistais Anna en math, en français. Jetais toujours chez lun ou lautre même mes copines etaient bien acceptées.
Un jour Roger est parti en France, Denise et les enfants ont suivis après. Il faut dire que les affaire ne marchaient plus, cetait en 80. Bechi est décédé un peu après. Dautre locataires sont venus, de temps en temps on recevait un carte de Denise nous informer de la santé et de lévolution des choses. Ils sont même revenus un été passer des vacances à Tunis, en partant Baya les a suivi et dautres locataires sont venus sinstaller à sa place et la vie continuait son petit train train. Margo et Sauveur sentaient de plus en plus le poids des ans et un jour ils sont montés chez moi, graves et tristes, Sauveur me fait part de ses intentions de quitter la Tunisie, il a peur pour Margo, il ma dit « Naceur, tu es mon fils et jai confiance en toi, je suis devenu vieux, jai peur quand je men irais Margo sera seule. Nous allons partir en France, tu sais 74 ans. Je te demande de nous aider il faut le passeport, vendre le trucs et puis nous ramener à laéroport. Ce jour là, jai senti que moi aussi je navais plus rien à foutre au 9 rue sakiet sidi youssef. Chaque jours faisait rapprocher les échéances. Et puis un jour Margo ma demandé de la prendre avec Sauveur à la goulette prendre un café au bord de la mer aussi pour me montrer la maison paternelle, en rentrant on à fait un crochet sur la Marsa cetait un moment émouvant, lange de lamour planait sur eux, ils etaient accrochés lun à lautre ils regardaient le casino. Quelque jours après je les ai accompagné à laéroport et ils sont partis.
Cetait en 1984 un dimanche du mois de décembre, il faisait gris. Je savais que Margo avait un frère à Saint-Denis, il etait boucher. Elle disait à ma mère « Rabbi y kamel alik rajel , sid errjel, ouldi nacher.» Je sais que depuis des choses se sont passées, si quelquun se retrouve dans mon histoire prière me contacter sur Email:
Naceur