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Commentaires Aout 2007 : Archive jusqu’au 13/août/2007

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Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Breitou (Breitou) le dimanche 12 août 2007 – 21h10:
Je suis passé par L’O.S.O*

(Œuvre de Secours pour les Oubliés*)

Je suis passé par L’O.S.O.
Un pèlerinage programmé.
Juste pour recompter
Ceux et celles qui sont restés. En vie.

Y’a pas de quoi rigoler.

Il manque comme chaque année
Les anciens appelles mais rappelles
A D ieu ne plaise.

Surprise, j’ai retrouvé Traki* la sœur du cordonnier
Gzal qui loin de ressembler à une biche, s’est transformée.
Dilatée, elle m’a reconnue.
Je lui ai demandé des nouvelles de Nelly

‘…Yatia qatra… ! Qu’elle m’a dit.

Une vieille rancune encore d’actualité.
Du temps où j’cantinais’ à l’age de mes hui’ années.

A travers les barreaux de sa ‘prison dorée’
Sa chambre puait le renfermé ….

‘..Ijjé natiq bouchè ye ould Ayouche… !’ (Viens que je t’embrasse)

Je lui tends mes joues affinées, bien bronzées.
Et là, elle me colle d’entre les deux fers forgés
Deux baisers suçons à l’odeur ‘naphtalinée’.

Y’a pas de quoi se marrer. C’est la véritè.

Sur sa lancée,
Elle me demande
Quelques bananes martiniquaises,
Des fraises, des pommes et des fadaises
Je les lui promets pour le prochain été.

En lieu et place de ce marché,
Je lui glisse quelques billets.

Soudain.

Une voix grosse et grasse m’interpelle
Alors que je distribuais trois paires de gros billets.
A la vieille smala qui m’entourait.

C’est le Goliath
Qui de mémoire bénite
Ne m’a pas oublié.

Le fameux diplômé dans la grande mendicité
Au cimetière du Borgel toujours abandonné,
Il accourait d’entre les allées, bien longtemps
Pour réclamer son dû, sa part d’argent.

C’est le Goliath au dos voûté ;
Le célèbre mendiant au couffin usé.
Par tout temps, d’entre les tombes
Il demandait ses pièces de monnaie.

Là devant moi, il est debout
Habillé d’un demi costume en velours.
Un veston couleur brume déboutonné
Sur un caleçon couleur gris sel, ‘Débraguettè.’ * (Sans braguette.)

Y’a pas de quoi rigoler, c’est la vérité.

‘….E gratta gratta ses gros et gras mollets….. BambiNOOOOO…§§§§

‘…Yatini hajjè yé ould Chemyouni… !
Sarqouli flouchi oauqt qen raqed… !
(Donne moi qq chose O toi le fils Siméon
On m’a délesté de tout mon argent alors que je dormais.)

Il continue sur lancée.

‘…Par un matin d’hiveEEEr,
J’ai perdu la lumière, dalmou âïnéyè
On m’a ruiné…. !
Tous mes biens étaient pourtant bien cachés
Sous mon oreiller. Mes millions on me les a piqué
Et je me suis retrouvé plus pauvre que je n’étais… !’

Avec des trémolos dans les yeux
Et des larmes dans la voix.

Y’a pas de quoi se narrer c’est la pure vérité.

L’anecdote qui va suivre est aussi bien vraie.
Car notre sire, aux lèvres retroussées, pensa émigrer.
Au pays de France qui l’attendait, il atterrit
Par une belle journée notre fortuné
Sur le tarmac comme un esseulé.

Si tôt bien pensé, notre ancien richissime
Débarque à Orly avec son couffin usé.
Au premier gaulois bien policé, il rime
Il ânonne qu’il vient travailler dans la mendicitè.

Sans plus attendre, le galonné bien inspiré
Sans ménagement aucun, lui fit dire

‘….Que la France de D’Estaing n’offre plus la charité…. !’

Triste destin pour un paumé.

Dépité mais pas découragé, notre Goliath remonté, et plein de volonté
Repris son chemin d’entre les travées et les tombes abîmées et délavées.

Y’a pas de quoi rire, c’est la bonne vérité.

*O.S.O en réalité toujours l’O.S.E mais il y un non sens parce que cet organisme ne répond plus aux exigences de l’enfance indigente juive.
*Traqi était serveuse dans la cantine ainsi que sa compagne Nelly.

*A propos du cimetière du Borgel, rien n’a été entrepris pour remédier à une situation empirique. Pourtant un fond de rénovation a bien vu le jour mais parait t’il la caisse selon certaines rumeurs, s’est volatilisée.

Le préposé en question (Que je ne cite pas ) qui gère les fonds en questions est plus porté sur les voyages. Il se ballade entre Natanya et Tunis.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Braham (Braham) le dimanche 12 août 2007 – 14h17:

cher Moshebe

La seule fois que j’ai ete a Nice date de 1980.
Je me rappelle bien le grand parc en centre ville, le Musee de Shagal.
J’ai pu aussi voir a partir de la colline qu’on voit au fond, l’aeroport de Nice et le decollage de la Concorde.

Nice 1980

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Moshébé (Moshébé) le dimanche 12 août 2007 – 13h09:

Ma chère Girelle, Mon cher Braham

Naturellement et par préférence légitime, je commence cette courte intervention par ma réponse à Dame Girelle
A l’heure où vous me posiez la question de savoir si j’étais donc à Cannes, je m’y promenais sur la croisette avec ma femme.
Peut-être même, nous nous y sommes nous croisés.
Qu’à cela ne tienne. Je serai si heureux de vous rencontrer comme toutes et tous les Harissiens, car je me souviens, lors de mes toutes premières interventions, je commençais à peine, grâce à Braham, à publier des images sur Harissa, vous m’avez très gentiment encouragé, et je crois me souvenir qu’il s’agissait des vitraux de Chagall, à la Synagogue de Yéroushalaïm.
Notre rencontre pourrait avoir lieu, où et quand vous le souhaiterez, et je m’en réjouis à l’avance.

Mon cher Braham,
C’est très probablement grâce à vos conseils que j’ai pris goût à communiquer avec Harissa.
J’aime la photo par inspiration, mais je ne connais pas la technique, et lorsque vous m’avez indiqué la taille à utiliser, j’ai commencé par chercher le moyen sur Photoshop, pour y arriver.
Sans quoi, j’aurai laissé tomber. J’ai souvent détaillé vos images et, parfois pendant des jours, j’ai essayé d’en faire autant. Et lorsque j’y arrivais, j’avais appris quelque chose.
C’est donc tout simplement grâce à vous, et en vous imitant que j’essaye de faire dans la qualité.

Girelle, je suis dans l’attente de votre initiative pour cette très agréable rencontre.
A la limite, vous connaissez mon prénom et mon nom, et vous savez que je suis à Cannes où j’ai le téléphone, n’hésitez pas à m’appeler ou me laisser un message. Ce sera une grande joie.

Braham, peut-être, êtes vous à Cannes vous aussi.
En tout cas, je serais ravi de vous rencontrer, ici ou ailleurs.
Très amicalement

Moshébé

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Email (Email) le dimanche 12 août 2007 – 08h51:

NOS KIFS

le kif c un bon plat tunisien special oeuf thOn olive ou wahda bouga barda ohhhhhhh

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Email (Email) le dimanche 12 août 2007 – 08h43:

Salut,

ça me fait vraiment chaud au coeur de voir « wléd blédi » si attaché à leur culture d’origine et à leur pays. C’est vrai qu’ici en Tunisie on a pas cette mentalité antisémite, on a toujours vécu ensemble en paix, et nous nous aimons réciproquement. On a les memes passe temps, le meme gout pour la musique pour tout ce qui a un rapport avec notre pays. D’ailleurs pour l’anecdote j’ai un cousin dont la grand-mère est juive et le grand père musulman, et ils vivent à carthage paisible et heureux. Invraisemble direz-vous. Mais c’est ce qui nous caractèrisent nous les tunisiens. Par ailleurs j’ai beaucoup d’amis juifs en Tunisie et notamment à la marsa (un ami qui s’appelle shloumon). C’est notre diversité culturelle qui fait notre force.

Ali

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Email (Email) le dimanche 12 août 2007 – 08h28:

Chers Amis

Le Mouvement Francophone israélien et le CRIF en partenariat avec l’Unifan et l’Union des Médias Francophones organisent une grande soirée le 22 Aout à 20h30 au Kikar de Netanya avec Sarit HADDAD et Guy MARDEL, presentation Francky Perez.

Pour voir l’affiche, cliquez sur le lien http://www.terredisrael.com/Informations3.php

L’accès au Kikar est libre.

Nous avons quelques invitations dans l’espace VIP pour nos amis et partenaires.

Contactez nous des que possible.

Yossi TAIEB

Ci-dessous le message du Mouvement Francophone

Israéliens francophones, Juifs de France

La communauté francophone en Israël est très peu organisée, peu structurée, mais certainement pas unifiée.

De fait, il est très difficile pour une telle communauté de faire entendre sa voix et défendre correctement ses intérêts. Les nouveaux immigrants sont les premiers à en souffrir.

Nous constatons l’impuissance des différentes associations francophones qui ont pourtant beaucoup de mérite de par leurs actions à tous les niveaux, mais par leur manque de coordination au niveau national et régional, n’ont pas de représentation capable d’avoir une influence sur nos autorités locales et sur nos politiques.

Une communauté riche des ses différences mais parfois, victime de ses différences qui devient la division …” Mme Colette LE BARON Consule de France à Tel Aviv

Il est grand temps que la communauté francophone harmonise ses actions, parle d’une même voix et prenne sa place en Israël.

Pour l’avenir de tous, il faut maintenant que nous existions, enfin, auprès des autorités de notre pays !

Représentée, officialisée notre communauté s’impliquera réellement dans la vie citoyenne pour l’amélioration du bien être-être des francophones et leur meilleure intégration. Elle facilitera l’accession à la vie politique israélienne et favorisera l’action d’un Lobby francophone en Israël qui deviendra une vraie force d’influence et d’action qui fera entendre la voix de la Communauté auprès des autorités et des politiques en Israël.

Grâce aux représentants que la Communauté aura élu lors des prochaines élections municipales, nous pourrons enfin augmenter la présence d’intervenants francophones dans les administrations israéliennes.

Après avoir créé en 2001 l’Union des Volontaires francophones d’Israel et ensuite l’Union des médias francophones Israéliens, nous fondons le Mouvement francophone israélien qui va accueillir tous ceux et toutes celles (personnes physiques) qui voudront en faire un mouvement communautaire, apolitique, fédérateur d’actions, solidaire et constructif.

Le Mouvement Francophone Israélien que nous créons se propose :

– de mettre sur pied un cercle de réflexion
– de constituer, immédiatement, une équipe dans chacune des villes. Elle deviendra l’interlocuteur communautaire

– d’établir une relation de confiance avec les autorités (Mairie, Police, Ministères, etc …)

– d’insuffler un nouvel esprit dans la communauté, un esprit positif

– d’harmoniser les actions bénévoles de la Communauté

– de développer et de valoriser le volontariat

– de créer un réseau d´influences, d’action et d’entraide

Une intégration réussie est l’affaire de nous tous, anciens et nouveaux olim.
Avec l’UNIFAN et tous ceux qui œuvrent pour l’intégration, nous souhaitons nous donner les moyens de développer une meilleure intégration,
– mieux conseiller les olim, mieux accompagner l’intégration des olims,
– aider à l’emploi,
– mettre en valeur les diplômes et les compétences professionnelles des olim,
– aider à l’intégration des enfants dans les écoles et monter un plan de soutien scolaire,
– organiser des oulpanim plus adaptés,
– créer un dépôt de meubles pour dépanner les olim en attente de leur cadre,
– créer une caisse de prêts relais sur un ou deux mois, etc …

C’est de votre avenir qu’il s’agit …

Le moment est venu d’agir !

Adhérez et soutenez le Mouvement …

Ensemble nous serons plus forts.

http://www.terredisrael.com/inscription/inscription_franco1.php

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Mena (Mena) le dimanche 12 août 2007 – 07h36:

Tour du Golan et notes stratégiques (1ère partie) (info # 011108/7) [Analyse]

Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

Hier, vendredi, ce fut mon tour d’aller prendre l’ambiance dans le Golan et d’inspecter le niveau de déploiement des deux armées se faisant face. Jean Tsadik avait certes déjà effectué cette reconnaissance la semaine dernière, mais deux opinions valant toujours mieux qu’une, j’y suis allé jeter un coup d’œil, en empruntant un itinéraire différent du sien. N’allez surtout pas imaginer une expédition au Pôle Nord ou une traversé du désert de Gobi, le plateau du Golan se situant à une demi heure de voiture de nos bureaux.

Partant de Kiriat-Shmona, dès qu’on dépasse le « Carrefour du tank » – l’endroit le plus avancé jamais atteint par un char syrien – la route s’élève rapidement et devient méandreuse. Des deux côtés de la voie, des concentrations d’Eucalyptus désignent l’emplacement des camps des soldats de Hafez Al Assad à l’aube de la Guerre des Six jours, au printemps 1967.

C’est le maître espion Elie Cohen, pendu sur la place publique à Damas, qui avait persuadé l’état-major ennemi de planter ces grands arbres autour des places fortes, pour « donner de l’ombre à la troupe ». En conquérant les pentes de la montagne, on reste étonné du contraste de ces taches vertes sur le paysage ocre qui prévaut ; on évalue, une fois de plus, la position archi-dominante qu’occupaient les Syriens, en observant, dans la vallée et à un jet de pierre, toutes nos agglomérations, le Kibboutz de Daphna, celui de Shamir, et, plus au Nord, mon village de Metula ; et on se dit que la junte alaouite était fort naïve de planter ces arbres, ou que Cohen sut se montrer extrêmement convainquant. Toujours est-il que ces mini-forêts avaient fait du repérage aérien un jeu d’enfant et aussi, que sans le trait de génie d’Elie Cohen, les positions adverses auraient été terriblement difficiles à identifier, tant le versant occidental, abrupte et accidenté, se prête au camouflage.

Je tourne à droite après les ruines de Banias, une ville sur la voie des épices et de la soie, qui égalait Jérusalem, à certaines périodes, par sa taille et sa richesse, je choisis de suivre la route de service de l’oléoduc de l’Aramco, baptisé le Tapline. Ce pipeline, inauguré en 1950, acheminait le brut du nord de l’Arabie Saoudite et de Bahreïn jusqu’au port libanais de Sidon. Il transitait par la face ouest du Golan, à quelques kilomètres de la frontière israélienne d’alors. L’écoulement de l’or noir ne fut pas interrompu par la guerre de 67, du moins pas jusqu’au jour où un tracteur israélien sectionna (plus ou moins) accidentellement la conduite. S’ensuivirent des négociations délicates, qui aboutirent à la remise en état de l’oléoduc, qui transporta du pétrole saoudien sur un territoire contrôlé par Israël jusqu’en 1975 environ. Dès cette époque, les supertankers constituèrent une alternative de transport plus avantageuse et le Tapline se tarit.

La route de service n’est pas entretenue mais elle demeure carrossable avec précaution. Elle traverse d’anciens camps syriens ainsi qu’un nouveau lotissement de villas israéliennes. Parfois, des troupeaux entiers de biches s’aventurent à proximité de la voiture, finissant de donner à ce lieu d’exception un caractère magique.

Je rejoins la nationale et mets le cap au Nord. Ce qui m’intéresse, c’est le niveau d’activité prévalant dans la région de la route de Damas. Situation cocasse : les milliers de touristes qui utilisent la voie principale menant de Boukata (village druze du nord-Golan) au sud du plateau, ne peuvent pas imaginer qu’ils viennent de couper l’artère la plus stratégique du différend israélo-syrien. Il faut dire que la route de Damas n’est pas signalisée et qu’elle ne paie pas de mine. Grise, large, criblée de petits cratères, elle s’enfonce, droite comme un règle à calcul, direction nord-ouest.

La route de Damas est censée se trouver en terrain militaire interdit. Toutefois, des agriculteurs druzes la pratiquent régulièrement pour se rendre à leurs vergers. Si l’on fait fi des interdictions et du danger de se trouver sur le premier axe qui sera assurément bombardé en cas de reprise du conflit, on peut avancer de cinq kilomètres environ, dans un paysage devenant de plus en plus désert et sous une tension de plus en plus palpable. Mais aucun soldat n’est visible. Ceux-ci me regardent depuis les collines – d’anciens volcans éteints, de 50 à 300 mètres d’élévation, qui parsèment le plateau du Golan – et que Tsahal a puissamment fortifiées.

Par temps calme, la plupart de ces positions sont laissées en jachère ; ces jours, elles sont occupées. C’est le signe le plus évident du niveau d’alerte de l’armée israélienne.

Au bout de la route de Damas, juste avant d’arriver en Syrie, un barrage antichar coupe l’horizon. Il est constitué d’énormes blocs de basalte inertes, ne laissant un passage que pour un véhicule à la fois. En cas d’alerte, des bulldozers poussent les rochers sur la chaussée, qui devient ainsi infranchissable. Lorsqu’on a passé ce dernier rempart – ce que je déconseille vivement à nos lecteurs -, on se trouve devant une brève descente, puis la zone de séparation, contrôlée par l’ONU, qui ne dépasse pas ici une trentaine de mètres et où les casques bleus n’assurent pas de présence permanente.

En face, de l’autre côté du chemin des patrouilles, la ville de « La Nouvelle Kuneïtra », que les Al Assad ont construite pour remplacer l’ancienne, à 8 kilomètres au Sud, occupée et détruite par les Israéliens en 67. C’est le seul endroit sur la frontière où les intrépides et les désobéissants peuvent apercevoir l’intérieur d’une cité syrienne.

Une grande mosquée sur la droite. Une jeep militaire d’un modèle ancien, pas d’activité frénétique ni de concentration de troupes visible.

Arrière toute, histoire de ne pas attirer l’attention. Destination le sommet du Mont Hermon, les abords de L’observatoire des neiges, (Mitspé Hashlagim), l’œil d’Israël, à 2 400 mètres d’altitude et 42 kilomètres, à vol d’oiseau, de la capitale syrienne. Le grand public peut accéder à un point de vue aménagé en empruntant un télésiège, mais uniquement par groupes, et sous la conduite d’un guide officiel.

Je m’autocensure… les soldats israéliens sont bien installés et ils disposent de tous les moyens nécessaires à identifier un mouvement inhabituel, sur le Golan, dans la plaine qui s’étire en pente douce en direction de Damas, à Damas et bien au-delà.

Dans la capitale syrienne, je distingue, à l’œil nu, la piste de l’aéroport international. Entre nos postes avancés, sur le plateau, mille mètres en contrebas, à mi-chemin de Damas, le gros bourg de Sassa. C’est dans cette région, entre le plateau et sa capitale, que l’armée syrienne a déployé ses roquettes. Du gros, du même type que celles détruites par l’armée de l’air israélienne dans les entrepôts du Hezbollah, au début de juillet dernier. Des engins de 200, de 300 et de 600 millimètres, capables de véhiculer des charges de 100 kilos à une demi tonne. De quoi souffler un bloc d’immeubles entier à Tel-Aviv.

Le problème suggéré par certains analystes civils et militaires : si les Syriens décident d’ouvrir les hostilités, il n’y aura pas de temps d’alarme. Ils peuvent tirer des centaines de ces roquettes, ainsi que des Scud, de l’endroit où ils se trouvent, ce, avant d’activer les systèmes de guidage de leurs missiles sol-air, dont la signature est repérable, et dont la multiplication annonce soit de grandes manœuvres, soit des intentions bellicistes.

En constatant les positions occupées actuellement par l’armée syrienne, il faut exclure une confrontation type Guerre de Kippour. Si Béchar attaque, le seul scénario qu’il puisse suivre est le suivant : noyer nos villes et nos bases militaires sous un tsunami de roquettes, et peut-être de Scud, tout en protégeant ses lanceurs de nos contre-attaques, avec les missiles sol-air et antichars qu’il a reçus des Russes et qui lui sont offerts par les Iraniens.

Je ne conteste pas la possibilité dont dispose Al Assad pour se lancer dans une telle opération. J’admets également que Téhéran le pousse à la guerre, en lui faisant croire que nous allons procéder à une action préventive qui va engloutir son régime. Je concède également que les décisions opérationnelles des Syriens sont parfois intuitives et contre-productives, comme l’assassinat de Rafic Hariri. S’ils n’avaient pas fait ce mauvais calcul stratégique, ils seraient, plus que probablement, encore les maîtres du Liban.

Certes, mais ce qui compte, ce n’est pas comment un conflit commence mais comment il se termine. Or les confrères analystes stratégiques auxquels je fais allusion terminent leur réflexion à l’issue de l’évaluation du risque d’une hypothétique agression syrienne. C’est là qu’ils s’égarent et qu’ils risquent d’égarer une partie de l’état-major : ils oublient soudain qu’un grand nombre de pays possèdent la capacité d’agresser un Etat tiers et de lui infliger des dommages initiaux plus ou moins conséquents. A moins de faire la guerre à tous ceux qui possèdent une armée et qui étalent des intentions hostiles – on n’en finirait pas ! –, il faut considérer que la décision de déclencher une guerre appartient au chef de toute armée et qu’elle ne saurait être contrôlée par l’agressé potentiel.

Mais ce n’est pas ce qui importe en définitive dans une analyse stratégique. Ce qui compte, plus que tout autre chose, c’est d’évaluer correctement les capacités de réaction de l’agressé potentiel, avant, pendant et après que l’agression se produisît. Dans le cas d’une attaque syrienne, selon le scénario envisagé, il s’agirait d’un suicide pur et simple de la part des dirigeants de la junte syrienne, et je ne doute pas un instant qu’ils en soient conscients.

Au pire – on en est loin ! – si l’atteinte tactique s’avérait si énorme qu’elle mettait en danger l’existence même d’Israël et de ses habitants, le gouvernement de l’Etat hébreu possède le recours ultime de détruire la Syrie corps et biens, au moyen des diverses versions de l’arme atomique dont il dispose dans ses arsenaux. Même si nous n’envisageons pas qu’un conflit entre la Syrie et Israël pourrait, dans les normes actuelles, nécessiter la mise en œuvre de cette hypothèse apocalyptique, celui qui s’apprête à faire la guerre à une puissance nucléaire a meilleur temps d’évaluer soigneusement le risque qu’il encourt.

Cela signifie, en particulier, que Béchar Al Assad n’a le choix qu’entre une défaite et une victoire limitée. La possibilité d’infliger une déroute à ses ennemis lui ferait en effet affronter le plus grand des périls. Avouez que cette donnée limite déjà, et même considérablement, la marge de manœuvre de l’armée syrienne. Celle-ci peut ainsi, au mieux pour elle, « récupérer » quelques arpents de Golan et/ou provoquer des destructions non fondamentales dans les infrastructures civiles et militaires d’Israël.

Cela exclut – dans une lecture stratégique excluant les actes menant à un suicide national – l’emploi de missiles dotés d’ogives de destruction massive, genre chimiques ou bactériologiques. Car si c’était le cas, Jérusalem se verrait légitimée à utiliser, à son tour, des armes tactiques. Or Israël se situe dans le peloton de tête dans le domaine de ces armements. Et si la Syrie est totalement incapable, lors d’une agression par surprise, de priver l’Etat hébreu de la capacité de second recours, ce dernier peut, pour sa part, moduler sa riposte à sa guise, en choisissant la proportion du territoire et les cibles qu’il entend neutraliser à coup sûr en Syrie. Le fossé entre les deux niveaux technologiques, et les possibilités qu’ils offrent, est simplement colossal. Suffisamment large pour ramener à la raison les intentions autodestructrices de Damas.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Davideden (Davideden) le dimanche 12 août 2007 – 03h42:

Un terroriste Tunisien pleure ses blessures.
Ya waldi ce n’est rien , moi ils m’ont pris mon pays. Ils sont marrant ces zouaves!!

Tunisian Says US Soldiers Beat Him
By BOUAZZA BEN BOUAZZA, Associated Press Writer

Saturday, August 11, 2007

Tunisian Says US Soldiers Beat Him
By BOUAZZA BEN BOUAZZA, Associated Press Writer

Saturday, August 11, 2007

(08-11) 17:32 PDT TUNIS, Tunisia (AP) —

A Tunisian man released from the U.S. military prison at Guantanamo Bay claims he was beaten by U.S. soldiers while in custody in Afghanistan, his lawyer said Saturday.

The former detainee also says U.S. medics amputated his frostbitten fingers unnecessarily and against his will, according to the attorney, Samir Ben Amor.

Lotfi Lagha, who was returned to Tunisia in late June, spoke with his lawyer for the first time Thursday at a prison in Mornaguia, south of the capital, Tunis. He was held five years at the U.S. detention center for terrorism suspects at Guantanamo Bay, Cuba, and is currently detained in Tunisia on charges of associating with a criminal group.

Amor told The Associated Press that Lagha had traveled to Afghanistan in early 2001 from Italy, where he had settled as an illegal immigrant and become a devout Muslim.

The lawyer said Lagha was in Tora Bora, Afghanistan, at the height of a U.S.-led military campaign that ousted the Taliban regime, although it was not immediately clear why he was there. Police in Pakistan detained him in early 2002 along the border with Afghanistan.

« My hands and feet were frozen from the glacial cold, » said Lagha, according to the lawyer. After three months in a hospital, Lagha was handed over to the U.S. military, which placed him in the U.S.-run detention center at Bagram, north of the Afghan capital, Kabul, Amor said.

It was there that U.S. medics told Lagha it was necessary to amputate his frostbitten fingers, contradicting Pakistani doctors who had said he didn’t need an operation, Amor said.

The lawyer said that Lagha vehemently opposed the procedure, but was drugged one night and woke the next day to find his fingers had been amputated, leaving only his thumbs. When he woke up, he claims he was beaten and kicked by U.S. soldiers, Amor said.

Reached by the AP by phone Saturday, Pentagon spokeswoman Cynthia Smith did not have details about Lagha’s case, but said all detainees are treated humanely.

Amor said Lagha, who is in his 40s, is expected to go on trial in Tunisia later this year. He could face up to six years in prison.

The United States holds about 360 men at Guantanamo on suspicion of terrorism or links to the Taliban or al-Qaida. About 80 have been declared eligible for release, and the United States says it is in discussions with their home countries or other nations to accept them

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le dimanche 12 août 2007 – 00h56:

Israël et la Syrie au bord de la guerre ?

Editorial de la semaine du 11/08/2007

Par Guy Senbel

Jeudi 9 août 2007 à 23:26

Cette semaine, nous souhaitons attirer l’attention de nos lecteurs sur la question de la frontière israélo-syrienne, et d’un probable conflit que l’on n’ose annoncer. A l’heure où la relance du dialogue sur la paix entre Israël et l’Autorité palestinienne fait la Une de la presse, suite au plan de paix soumis par Shimon Pérès à Ehoud Olmert, aucun calendrier n’est pourtant fourni, aucune déclaration de principes n’a été présentée, tandis que le scepticisme prévaut toujours du côté des Palestiniens.

Le maintien d’une « tension pacifique » entre Israël et l’Autorité palestinienne permet surtout d’occuper le terrain médiatique et de confirmer que les modérés du Moyen Orient seraient bien dans une phase constructive… Elle voile à peine une « tension belliciste » bien réelle entre la Syrie et Israël, une menace lancinante qui a provoqué pour la sixième fois en six semaines la réunion des membres du cabinet de sécurité israélien. Au cours de la réunion du 8 août, qualifiée de « très sensible », les ministres participants ont été priés de laisser leurs téléphones portables à l’extérieur.

Les propos ambigus du Président syrien Bashar El Assad exigent qu’Israël se prépare à toutes les éventualités. Mais les récents mouvements de l’armée syrienne et son développement militaire aux frontières d’Israël obligent Jérusalem à prendre des mesures concrètes pour protéger son territoire et ses habitants. De l’autre côté du Hermon, les tractopelles creusent des tranchées. Les Syriens vivant au Liban ont reçu l’ordre de revenir sur leur territoire.

Les rampes de lancement syriennes ont été changées, elles permettent désormais de tirer des missiles de 600 millimètres capables d’atteindre le cœur d’Israël. Il ne s’agit pas de missiles « Scuds » contre lesquels Israël est désormais équipée de systèmes anti-missiles « Hetz », mais d’un armement sophistiqué susceptible de transporter des bombes de plusieurs centaines de kilogrammes.

Lancés en simultané, ils sont capables de transformer Tel Aviv en un champ de ruines en quelques heures.

L’autre atout majeur militaire de la Syrie : la capacité de son commandement militaire à transformer l’armée syrienne en une armée de guérilla. Les stratèges arabes ont observé les difficultés de Tsahal à combattre le Hezbollah ; ils ont tiré les conséquences stratégiques des faiblesses de Tsahal au cours de la Deuxième guerre du Liban. Les combats en petits groupes, mobiles et flexibles pratiquant une guerre de harcèlement, d’embuscades, sans ligne de front, furent pour Tsahal difficiles et inattendus.

Les Syriens ont récemment rappelé qu’ils attendaient le retour du Golan à l’intérieur de leur frontière au cours du mois de septembre 2007. C’est une condition de la paix disent-ils, mais c’est plutôt un ultimatum qu’il faut lire entre les lignes d’un apparent appel à la paix.

L’avenir du Golan forme toujours la pierre d’achoppement la plus lourde. Outre le caractère vital du plateau pour la sécurité d’Israël, rappelons qu’il n’existe pas en réalité une ligne de séparation entre Israël et la Syrie, mais trois : la frontière tracée en 1923 par la France et le Royaume Uni, les limites fixées par l’accord d’armistice de 1949, et le front du 4 juin 1967, à la veille de la guerre des Six jours.

En imaginant que le gouvernement d’Ehoud Olmert reprenne à son compte le principe de rétrocession du Golan à la Syrie accepté par Yitzhak Rabin, Damas a toujours exigé un retrait de l’armée israélienne sur ses positions du 5 juin 1967 tandis qu’Israël se réclame de la frontière de 1923… Entre les deux, un écart de vingt kilomètres carrés environ, qui détermine l’accès au lac de Tibériade et à la haute vallée du Jourdain.

Si l’engagement de Rabin a été contesté par différents responsables israéliens, la position de Damas ne varie plus. Pour Bashar El Assad, dans la lignée de son défunt père, Israël doit s’engager à se retirer sur les lignes du 4 juin 1967.

Bashar El Assad sait qu’il existe aujourd’hui une occasion historique de prendre le leadership du monde arabe au Moyen Orient. Première hypothèse : le retour du Golan à la Syrie serait une « victoire blanche » sur Israël et le Président syrien tirerait d’énormes bénéfices d’un tel accord. Les Etats-Unis effaceraient la Syrie de la liste des pays soutenant le terrorisme, l’Union Européenne lui accorderait une assistance substantielle permettant de développer un pays qui traverse une crise économique profonde et durable, et l’hégémonie syrienne au Liban, « nouvel agent de la paix », deviendrait sans doute plus acceptable par les Occidentaux. Oubliée, l’enquête sur la mort de Rafic Hariri ; relativisé, le soutien au Hamas et au Hezbollah…

Deuxième hypothèse : Israël ne répond pas aux « exigences syriennes », et le prétexte de paix devient un argument pour déclencher la guerre. L’alliance entre Damas et Téhéran, vieille de trente ans et qui a défié toutes les épreuves serait alors consacrée, les efforts en vue de construire une paix israélo-palestinienne seraient sans doute ruinés, et le mythe d’une unité arabe, mis à l’épreuve depuis la césure entre modérés et extrémistes, retrouverait sans doute sa vigueur. La présence d’Ahmadinejad en Syrie le 19 juillet dernier rend peu plausible la thèse d’un prochain accord de paix.

Ainsi, ce qui est une frontière pour Israël depuis quarante ans n’est toujours qu’une « ligne » pour la Syrie. Une ligne qu’elle est prête à franchir…

Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit, Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, les trois soldats de Tsahal retenus en otage depuis plus d’un an par le Hamas et le Hezbollah, des mouvements terroristes que la Syrie et l’Iran soutiennent, guident, et contrôlent.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Kfir (Kfir) le dimanche 12 août 2007 – 00h48:

Le Sheik Raed Salah inculpé.

2007-08-09 15:14:00

De nouvelles charges ont été retenues par Israël contre le chef de la section Nord du mouvement islamique, le Sheik Raed Salah. Celui-ci est en effet désormais inculpé d’incitation à la violence et au racisme.

 »Le devoir de chaque arabe et musulman est d’aider les palestiniens à lancer la troisième Intifada ».
« Nous vivrons notre plus beau moment lorsque nous rencontrerons D. ieu en tant que martyres dans la mosquée d’Al-Aqsa », avait-il déclaré aux fidèles présents lors d’un rassemblement en février 2007, organisé pour protester contre les travaux organisés près de la ‘porte des Maghrébins’ près du Mont du Temple.

Le Sheik Salah leur avait indiqué à tort que ces travaux avaient en réalité pour objectif de raser la Mosquée Al-Aqsa afin d’y ériger le (3e) Temple à la place.

« Nous ne sommes pas une nation de haine. Nous, nous ne nous sommes pas permis de manger du pain trempé dans le sang d’enfants. Ceux qui ne comprennent pas de quoi je parle, qu’ils demandent ce qui est arrivé aux enfants en Europe » avait-il notamment déclaré.

Suite à ces propos, la police avait interpellé le chef arabe, pour le libérer peu après, mais en lui interdisant d’organiser des réunions de plus de 8 personnes et d’approcher de la Vieille Ville.

À noter que le Sheik Salah avait également été arrêté, après avoir été soupçonné de transférer de l’argent au Hamas. Il avait cette fois été libéré par manque de preuves.

Haut de la pageMessage précédentMessage suivantBas de la pageLien vers ce message Par Girelle (Girelle) le dimanche 12 août 2007 – 00h43:

Moshébé, seriez vous à Cannes?

Cannes si vivante ce soir avec ses bateaux somptueux dans la baie, son public élégant et ses boutiques illuminées…

Si vous êtes là, faites signe, les harissiens locaux seraient ravis de vous rencontrer.

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